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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 16:32

NFO-DETTES, HUIT ANS APRES …



Créé en 2006, le collectif d’associations intitulé « Info-Dettes » est né de la réflexion d’un bénévole qui représentait les familles et les consommateurs au sein de la Commission de Surendettement du département de Seine et Marne. Dans cette position, Jean METREAU avait constaté que nombre de dossiers de surendettement faisaient l’objet de beaucoup d’allers et retours entre le secrétariat de la Commission et les particuliers avant de suivre le cours normal de la procédure pour la raison qu’ils étaient incomplets dans leur rédaction, et ne comportaient pas tous les justificatifs nécessaires.

Pour remédier à cette situation et mettre plus rapidement les débiteurs en position de répondre à leurs créanciers, Jean a imaginé qu’en associant un groupe de quelques bénévoles déterminés, il serait possible d’aider ces particuliers à remplir des dossiers de surendettement qui « tiennent la route » et, consécutivement, cheminent plus rapidement dans les méandres de la procédure.

Il n’a pas été long à convaincre quelques « fondateurs » qui ont mutualisé leurs moyens humains respectifs pour proposer à la direction de l’UDAF 77 de mettre sur pied une convention qui formalise la création d’un collectif d’associations fonctionnant dans plusieurs communes du périmètre de Melun, la finalité de ces associations étant différente mais toutes ayant le souci d’améliorer les conditions de vie de leurs contemporains. Une douzaine de « pionniers » ont rejoint ce collectif qu’ils ont baptisé « INFO- DETTES ». L’UDAF 77 a financé à leur attention une formation très efficace qui, au terme d’un stage pratique de 2 fois trois jours, leur a donné les moyens de se lancer dans leurs premières permanences, qui à Melun, qui à Dammarie les Lys, qui au Mée, qui à Vaux le Pénil.

La tenue de ces permanences fût basée sur les simples principes suivants :

  • Service totalement gratuit proposé aux personnes concernées

  • Aucune adhésion à l’une des associations membres du collectif ne peut être demandée aux débiteurs aidés

  • Permanences en « libre-service » à des dates et des lieux fixés suivant un calendrier établi à l’avance.

  • Garantir la confidentialité aux débiteurs ou familles endettées

  • Ne pas se substituer aux services sociaux ou acteurs du champ social

Après une période de « rodage » consacrée au démarrage de cette activité puis à nous faire connaître des publics concernés, nous avons vu croître le nombre de personnes reçues et la quantité de dossiers que nous avons contribué à préparer.

Au-delà des quatre lieux d’accueil que les centres sociaux ou associations ont mis à notre disposition pour abriter les débuts d’Info-Dettes (Melun, Dammarie, Le Mée, Vaux le Pénil), nous avons été conduits à proposer nos services dans d’autres lieux pour étendre le périmètre de nos actions. La permanence de St Fargeau-Ponthierry a rapidement accueilli des familles surendettées. Puis le CCAS de Moissy Cramayel nous a octroyé un bureau dans ses locaux. Dernièrement, une convention a été signée entre le Centre d’Accès au Droit du Tribunal d’Instance de Melun et l’UDAF 77 pour que la Maison du Droit et de la Justice de Savigny le Temple soit un lieu d’accueil pour trois permanences de Info-Dettes.

En regard de ces ouvertures réussies, nous regrettons l’insuccès des permanences que nous avions mises en place sur Pontault-Combault et Fontainebleau.

Enfin, en 2015, nous ambitionnons de permettre aux habitants de Nemours et ses environs de nous consulter dans le cadre du Point d’Accès au Droit que le Tribunal mettra à notre disposition dans le courant de l’année.

Au fil du temps l’effectif des bénévoles qui se consacrent à cette activité a augmenté pour arriver à plus de 35 permanents en 2014. Cette situation nous a conduits à mettre en place une formation interne qui permet, à moindre coût, d’initier nos nouveaux collègues aux arcanes de la procédure, et d’informer les « anciens » des évolutions de cette procédure qui aura connu plusieurs modifications significatives ces dernières années.

Les statistiques au niveau national, régional et départemental montrent en 2014 un fléchissement du nombre des dossiers de surendettement déposés dans les différentes commissions du territoire. Cette situation ne fait pas faiblir la motivation de nos bénévoles qui continuent de voir une quantité croissante de personnes ayant besoin de leurs conseils et de leurs explications pour mieux appréhender les différentes étapes du processus dans lequel elles s’engagent en sollicitant Info-Dettes.

QUELQUES CHIFFRES......QUELQUES CHIFFRES......QUELQUES CHIFFRES....

 

Le temps indiqué ne tient compte ni de la préparation, ni des temps de transport, ni des démarches ultérieures.

 

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infodett4.jpeg

 

    Ce tableau reprend le nombre de dossiers traités par la commission départementale "surendettement" et donne les ratios pour les villes où notre collectif assure des permanences.

 

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Notre nombre de bénévoles est en hausse.

Nous sommes une trentaine et nous sommes prêts à en accueillir d'autres.

Le collectif assure l'accompagnement et la formation des bénévoles.

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 07:11

 

 agir

 

Depuis un an et demi, l’ association « Familles laïques » de Vaux le Pénil et le Secours catholique

suivent et accompagnent une famille.

Je rappelle le film :

Une femme est expulsée avec ses trois enfants de son logement pour des impayés de loyers.

Ils se retrouvent tous les quatre dans un hôtel à 15 Km de leur domicile.

Le secours catholique m’alerte pour que j’intervienne.

Je téléphone au bailleur « social » pour que cette famille puisse revenir dans ses murs en lui proposant un échelonnement des dettes.

Les deux associations s’engagent à faire que les dettes soient honorées.

Devant le refus du bailleur, nous procédons au déménagement des meubles que nous mettons en sécurité, j’interviens auprès du collège du lieu d’hébergement pour que les deux grands soient scolarisés.

Les parents qui étaient séparés se retrouvent, le père ne voulant pas laisser sa famille en difficulté.

Après de longues démarches, les deux associations précitées réussissent à obtenir un bail glissant pour la famille et un dossier de surendettement est déposé.

Le cauchemar allait se transformer en conte de fée :

Une famille réunie

Un logement obtenu….

C’était sans compter sur les services sociaux et la juge des enfants qui décide dès l’été 2013 à placer les enfants dans des familles d’accueil.

C’est le retour du cauchemar, en pire : la famille est disloquée, les parents sont désespérés et les enfants déboussolés.

Les deux associations, le Secours Catholique et les Familles laïques, chacune dans son champ de compétence mais ensemble  ont accompagné et accompagnent la famille.

Après un an de placement des enfants et de droit de visite des enfants dans un cadre souvent contraint et pas au domicile, une juge des enfants, une nouvelle, décide de renforcer le cadre contraint .

Aujourd’hui les parents se lamentent et perdent l’espoir.

A Noël ils ne pourront pas recevoir leurs trois enfants.

Une des deux filles qui a été renvoyée dans un foyer a été agressée par un garçon…

Les parents prévenus  plusieurs jours après l’agression s’inquiètent à juste titre.

C’en est assez !

Nous contactons les services sociaux, le lien aux parents doit être renforcé et un bilan contradictoire doit être tiré avec les services sociaux qui suivent les enfants et nos deux associations qui sommes dans l’accompagnement des parents.

LES FAMILLES QUI ONT ETE EXPULSEES DE LEUR LOGEMENT NE DOIVENT PAS SUBIR UNE DOUBLE PEINE : LA VIE EN HOTEL PUIS L’ECLATEMENT DE LA FAMILLE PROQUE  PAR LES AUTOTITES ;

 

Jean-François Chalot

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 18:40

SOLIDAIRE.jpg

Depuis deux ans, « Familles Laïques » de Vaux le Pénil, l’association familiale laïque de Melun et le DAL (Droit au Logement) assurent des permanences « consommation », accompagnement des familles.

Des personnes rencontrant des difficultés : logement insalubre, recherche d’un logement ou problème de consommation viennent rencontrer des bénévoles.

Après une période d’écoute, l’association ou les associations interviennent  sous des formes adaptées aux situations :

Des démarches téléphoniques ;

La visite à domicile pour des constats d’insalubrité...Nous pouvons ainsi ensuite contacter le bailleur ;

L’envoi d’une lettre en recommandée au bailleur, au service concerné ou au Préfet....

Parfois nous faisons intervenir la presse.....

Jamais nous ne lâchons l’affaire.

Nous travaillons en relation étroite avec le secteur « CONSO » du CNAFAL , ce qui nous permet d’obtenir un soutien quand le cas traité dépasse nos compétences ou lorsque nous avons besoin de conseils juridiques.

Avant de continuer, il faut préciser que nous ne défendons que des personnes de bonne foi, en difficultés....

Jamais nous n’avons rencontré  des personnes masquant une réalité ou nous racontant des histoires.

Sans avoir ni la formation, ni les compétences des professionnels auxquels nous ne nous substituons pas, nous prenons nos précautions.

En cette fin d’année, plusieurs familles ont obtenu satisfaction et d’autres situations ne sont pas encore résolues.

La dame d’Esbly qui dormait dans sa voiture a obtenu un hébergement pour plusieurs mois suite à notre intervention ;

La vieille dame à qui un plombier a extorqué 1500 € sans faire de réparation à sa chaudière vient d’être totalement remboursée : ah le « miracle » de la lettre recommandée !

Le couple avec quatre enfants vivant dans 25 M2 a enfin emménagé dans un appartement adapté....

Nous avons donc des sujets de satisfaction et d’autres d’inquiétude et nous veillons.

En cette période de fin d’année nous en appelons aux bonnes volontés pour élargir l’équipe de bénévoles, d’autant plus qu’avec les élections aux HLM, notre association amie le DAL 77 va avoir un local sur Melun et là nous tiendrons des permanences communes.

 

Evidemment nous assurerons des formations aux bénévoles.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 15:01

 

 nelson.jpg

 

 

Cela se passe en France dans le pays des Droits de l’Homme.

150 000 de nos concitoyens dorment dehors et parmi eux il y a 30 000 enfants, aujourd’hui

dans un pays moderne et riche.

Le 115 ne répond plus ou peu, faute de moyens et de lieux d’hébergement.

Les familles avec enfants étant prioritaires, les célibataires sans enfant ne trouvent pas à se loger.

Dans une petite ville de Seine et Marne, une femme dort sous le froid à Esbly dans sa voiture.

Combien sont-ils dans ce cas ? beaucoup, trop.

Pas un seul être humain ne devrait dormir dehors.

Des municipalités ouvrent des gymnases quand les centres d’hébergement sont en nombre suffisant.

Des bénévoles, des citoyens de toutes origines  et de toutes croyances s’engagent à trouver des lieux d’hébergement.

Certains , des justes du 21 ème siècle sont poursuivis par la « justice » pour avoir considéré qu’il n’était pas possible de laisser des personnes dehors sans abri car ils risquaient leur santé et leur vie.

C’est le cas d’un prêtre, voici l’histoire rapportée par 20 minutes

« Le père René Riffard, curé de Saint-Etienne, a été jugé en appel mercredi à Lyon. La justice lui reproche d'avoir hébergé pendant 239 jours des sans-abri (50 adultes et 15 enfants) dans une salle de la paroisse alors que la mairie et l'Etat le lui avaient interdit pour des raisons de sécurité.

A la barre, le petit homme voûté ne se démonte pas. «Vous seriez d'accord pour coucher sur le trottoir ce soir?, interroge-t-il d'une voix douce. Il y a une nécessité de mettre à l'abri des gens qui dorment dehors. Humainement, ça ne se discute pas.»

Cet homme a tout bien fait, il a changé les détecteurs de fumée, fait apposer des extincteurs supplémentaires….

Il a même aménagé et construit un espace pour se laver.

Rien n’y a fait.

La Municipalité de Saint Estienne lui a dit que c’était insuffisant….

Une Municipalité humaine et un peu sociale l’aurait aidé, soutenu ou aurait ouvert un autre espace.

Eh bien Non.

Relaxé en première instance, la sentence sera rendue le 27 janvier.

« Appelé à témoigner en faveur de l'accusé, Paul Bouchet, «90 ans passés», ex-bâtonnier deLyon, ex-conseiller d'Etat et président d'ATD Quart-Monde, élève la voix . «La rue peut tuer. Aujourd'hui, il y a une insuffisance des réponses aux besoins croissants d'hébergement d'urgence. Le 115 ne satisfait pas la moitié des demandes.» Et de poursuivre d'une voix parfois éraillée mais déterminée : «Cet homme incarne la solidarité. Il ne faut pas en faire un coupable mais un exemple».

La loi est celle-là, il faut la rappeler :

« Article L345-2-2 (code de l’action sociale) « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence. Cet hébergement d’urgence doit lui permettre, dans des conditions d’accueil conformes à la dignité de la personne humaine, de bénéficier de prestations assurant le gîte, le couvert et l’hygiène, … »

Article L345-2-3 : « Toute personne accueillie dans une structure d’hébergement d’urgence doit pouvoir y bénéficier d’un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu’elle le souhaite, jusqu’à ce qu’une orientation lui soit proposée. Cette orientation est effectuée vers une structure d’hébergement stable ou de soins, ou vers un logement, adaptés à sa situation. » Loi de réquisition des logements vacants :
Article L641-1 (code de la construction) : « Sur proposition du service municipal du logement et après avis du maire, le représentant de l’Etat dans le département peut procéder, par voie de réquisition, pour une durée maximum d’un an renouvelable, à la prise de possession partielle ou totale des locaux à usage d’habitation vacants, inoccupés ou insuffisamment occupés, en vue de les attribuer aux personnes mentionnées à l’article L. 641-2. »

 

Honte à ceux qui ont osé conduire cet homme  devant un tribunal!

Il doit être relaxé et le centre d’hébergement doit être ré-ouvert, celui-ci ou un autre et au plus vite !

Vive tous ceux et toutes celles qui expriment leur solidarité avec les sans abri !

Je pense notamment au 115 du particulier qui, sans subvention apporte un soutien énorme aux SDF et aux personnes en difficultés.

http://www.le-115-du-particulier.fr/

 

 

Jean-François Chalot

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 16:59

POUBELLE.jpg

Jean Valjean dans les Misérables a été envoyé au Bagne pour le vol d’un trognon de pain….

A Montpellier trois jeunes risquent la prison pour avoir fouillé dans une poubelle pour y trouver de la nourriture !?

 

Trois jeunes sont cités à comparaître le 3 mars 2015 devant le tribunal de grande instance de Montpellier pour « soustraction frauduleuse » de produits périmés dans la poubelle d’un supermarché.

 

Rappelons pour mémoire que ces personnes risquent de 7 à 10 ans de prison !

 

Quelle honte !

 

Non pour  Léa, étudiante, Mike, chômeur  et Adrien,  technicien du spectacle qui essayent de survivre tant bien que mal sans causer de préjudice…. Mais honte au supermarché et à la BAC (Brigade anti criminalité) et à la justice.

 

Il se jette tous les jours des tonnes et des tonnes de produits à peine périmés et souvent encore consommables.

Quel crime ont commis ces trois jeunes et tous ceux qui récupèrent ici et là des produits qui sont destinés à la décharge ?

 

Je ne connais pas la marque de ce supermarché, ce que je sais c’est qu’il fait partie de ces enseignes qui n’hésitent pas à clamer à qui veut les entendre qu’ils offrent leurs surplus aux associations caritatives ! ?

 

SOLIDARITE AVEC LES 3 DE MONTPELLIER !

 

Tous les jours ou presque, nous recevons à nos permanences, ici en Seine et Marne des familles en grande difficuté.

Parfois nous arrivons à trouver une solution.

Le plombier qui avait soutiré 1500 € à une vieille dame pour une chaudière qu'il n'avait pas réparée vient de rembourser sa dette juste après avoir reçu une lettre recommandée que nous lui avons adressée....

Voici une conclusion positive.

D'autres situations difficiles sont étudiées et nous faisons notre possible.

Seuls ou avec notre réseau : souvent nous envoyons des familles au Secours populaire pour une distribution alimentaire....nous avons quelques succès.

Il y a tant à faire.

Alors oui parfois nous avons des colères.... contre ce plombier ou contre cette poursuite judiciaire à Montpellier .....

 

Jean-François Chalot

 

COURRIER PROVENANT D'UN BENEVOLE

 

Bonjour Jean-François
 
Les raisons de s'indigner sont de plus en plus nombreuses et les combats contre l'injustice innombrables...
 
Je suis dans la boucle aussi pour de nombreuses causes du développement durable et de la consommation modérée des ressources naturelles. C'est donc au moins à double titre de défenseur du droit à se nourrir des "Res Nullius" et de défenseur des ressources de notre terre que je suis indigné par ces affaires.
 
Le droit français fait une différence entre les poubelles laissées sur le domaine public et celles déposées sur un domaine privé. Dans le deuxième cas, il ne s'agit pas de "Res Nullius" mais de propriété privée. Si j'ai bien compris c'est là que le bas blesse dans le cas qui nous intéresse.
     
Néanmoins on peut toujours, faute d'y aller, signer la pétition ci-après : https://secure.avaaz.org/fr/petition/Parquet_du_procureur_de_la_republique_Soutien_aux_GarsPilleurs/?aKSWjib              
 
 
Solidairement.
     
Jean-Dominique Cartier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 08:21

colloque-reseau.jpgChaque année, depuis 2008, l’association familiale laïque de Vaux le Pénil  organise un colloque dé réflexion et d’échanges en partenariat avec la Ville de Vaux le Pénil, la CAF et le Conseil Général.

Si le thème retenu était à chaque fois en relation avec nos préoccupations, cette septième édition est particulière puisque nous nous sommes fixés un objectif principal ambitieux :

DEBOUCHER  SUR  DES OBJECTIFS OPERATIONNELS

DEBOUCHER SUR DU CONCRET

Les colloques précédents nous ont permis de débattre, voire aussi de créer des contacts afin de continuer et d’échanger entre associations.

AUJOURD’HUI NOUS VOULONS , COMME ANNONCE PAR L’AFFICHE :

CONSTRUIRE UN RESEAU LOCAL DE SOLIDARITE

 

Nous avons défini ensemble les problématiques

Nous avons ensemble établi un diagnostic simple

Nous avons identifié les différents partenaires prêts à œuvrer ensemble : les associations et les institutions.

Voici quelques pistes concrètes de travail  sous la forme d’une résolution.

LE RESEAU LOCAL EST FORMALISE : TOUTES LES PARTENAIRES IDENTIFIES ET PRËTES A S’IMPLIQUER

PEUVENT Y ADHERER .

-         Ce réseau n’est pas une association déclarée mais un collectif souple qui travaille, un peu comme fonctionne infos-dettes

-         Un annuaire va être édité, nous avons besoin d’un document simple utilisable et réactivé régulièrement

-         Une réunion se tiendra en janvier sur l’Agglomération pour formaliser ce réseau et se fixer des tâches :

JE PROPOSE LUNDI 13 JANVIER A 20 HEURES A VAUX LE PENIL  POUR QUE L’ENGAGEMENT SOIT EFFECTIF

-         Un engagement est pris d’entraide entre les membres du réseau.

Quand une famille en difficulté est suivie par une association, l’accompagnateur s’ait qu’il peut s’appuyer ou demander une aide à d’autres partenaires en fonction de leurs spécificités.

Exemple :

Une famille surendettée peut s’adresser à infos-dettes qui l’aide à monter un dossier  et si c’est nécessaire le bénévole pourra orienter la famille vers une association caritative pour une aide alimentaire, la MDS et la CAF pour des aides financières spécifiques.

IL RESTE UNE QUESTION FONDAMENTALE, CELLE DU LIEU D’INFORMATION DES FAMILLES

LES CCAS QUI EXISTENT DANS CHAQUE COMMUNE SONT LES ESPACES BIEN IDENTIFIES .

Les CCAS sont très souvent surchargés de travail et connaissent des difficultés avec les transferts de compétences vers les collectivités territoriales sans transfert de moyens.

La proposition c’est qu’ils puissent être sans surcharge de travail un espace d’orientation

 

Merci à vous tous et vous toutes pour votre implication et place à l’apéro convivial puis au repas.

Colloques-4050.JPGColloques-4052.JPG

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 17:09

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 Quand une association de solidarité reçoit des familles, elle doit souvent garder sa colère rentrée ….

Le bénévole est là pour apporter des conseils et un soutien….Quant à la colère elle s’exprime dans un autre cadre quand collectivement nous manifestons contre les expulsions et pour le droit au logement.

Les deux actions sont complémentaires.

La première est immédiate.

 

Beaucoup de familles en difficultés ignorent les rouages et les textes et se retrouvent

Sans appui ou presque.

Je viens de rencontrer une femme retraitée qui a quitté son logement volontairement le 15 mars à la demande de son propriétaire qui lui reprochait des retards de paiement de loyers.

Ayant déposé un dossier de surendettement jugé recevable de la Banque de France, puis ayant obtenu un plan de remboursements échelonnés, accompagné d’effacements de certaines dettes, cette dame ne pouvait pas être expulsée….

Mais voilà, comme elle le dit : « Je  ne voulais pas faire d’histoire »

Elle vit dans sa voiture à Esbly….

Aujourd’hui il fait froid.

J’ai interpellé Madame le Maire puis j’ai écrit au Préfet de Seine et Marne.

Cette femme qui aujourd’hui touche une petite retraite est prioritaire DALO, cela signifie clairement que six mois après le dépôt de son dossier, la Préfecture est tenue de lui proposer un logement social….Le calcul est vite fait : ce sera à mi- mars 2015, à la date d’anniversaire de son expulsion…..

Si la Préfecture faiblit, cette femme pourra attaquer le Préfet au tribunal administratif.

Quelle belle affaire : en attendant c’est la rue !

Nous nous mobilisons pour qu’une solution humaine et sociale soit trouvée : un toit ! et nous ne lâcherons pas l’affaire.

C’est cela la fonction d’une association de consommateurs :  accompagner et soutenir les familles.

Le même jour, j’ai reçu l’appel d’une femme m’avertissant que sa mère de 86 ans avait été « grugée » de 1500 € par un plombier indélicat qui n’avait d’ailleurs rien réparé du tout.

Lisez l’article qui relate l’affaire, c’est édifiant :

http://www.cnafal.org/cest-le-plombier/

 

UN VRAI CAUCHEMAR POUR CETTE DAME

Nous ne lâcherons bien.

Le plombier malhonnête  m’a raccroché au nez, il ne l’emportera pas au paradis, nous porterons plainte et comme l’abus de faiblesse aggrave l’acte malhonnête accompli  par ce « professionnel », il risque gros.

Aujourd’hui de plus en plus de familles font appel à notre association.

Il n’est ni dans notre vocation et dans nos capacités de régler tous les « litiges », ce sera là une des tâches du réseau local de solidarité : augmenter le nombre de lieux d’information et d’intervention en défense des familles en difficultés.

La mutualisation doit permettre de faire mieux et d’être plus fort.

Les militants qui accueillent les familles qui demandent du soutien sont totalement bénévoles, leur seule récompense et elle est grande c’est quand enfin une famille est tirée d’affaire et si en plus celle-ci s’engage à son tour, c’est la belle et grosse cerise sur le gâteau.

 

Jean-François Chalot

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 15:49

Jean François CHALOT

interventionJFC.JPGAvant de donner la parole, je souhaite préciser qu’il existe des réseaux qui fonctionnent bien sur la Communauté d’Agglomération :

Sur Vaux-le-Pénil, nous avons un réseau, «le transport solidaire», dans lequel plusieurs associations travaillent ensemble : le Secours Populaire, le Secours Catholique, Familles Laïques, France Bénévolat. Il vient en aide aux personnes en difficulté qui n'ont pas de véhicule.

Un autre réseau, «le Cercle de Silence», existe sur la Communauté de l’Agglomération et même au-delà.

Et puis il y a aussi le réseau collectif «Info dettes », pris en charge par le Secours Populaire, Familles Laïques, Familles Protestantes, CSF….

 

DEBAT

 

RESOLIS est une jeune association qui existe depuis 2010. Nous avons pour objectif de lutter contre les problèmes de précarité, mais sous un angle différent : nous n’intervenons pas directement auprès du public, nous sommes une association au service des associations, et plus largement, des acteurs de terrain. Nous avons rencontré RESO77 il y a à peu près un an, et ce qui a retenu notre attention, c’est la transversalité de RESO et le fait que le dénominateur commun de leurs adhérents était le territoire, ce qui est vraiment un enjeu dans la mise en œuvre des actions sociales. En effet, il faut savoir qui est sur le terrain, comment nouer des liens et comment prendre le temps de travailler ensemble alors que chacun a ses objectifs et ses contraintes. Accompagnés de quelques étudiants, nous avons pu voir le fonctionnement de RESO77 et de ses adhérents.

Par rapport au fonctionnement et à la création du réseau, vous nous avez dit : "On a besoin de s’exprimer, on est en recherche de coordination et on cherche à mutualiser nos moyens." En fait, RISOLIS essaye d’être facilitateur dans les actions entreprises par les associations. Nous fournissons quelques outils pour aider les acteurs à optimiser leur manière d’agir. Concrètement, ce sont des comptes-rendus d’actions sur le terrain. Toutes ces informations sont mises à disposition en accès libre et gratuit sur internet - ce qui permet aux personnes de s’exprimer de façon individuelle, mais aussi de se rendre compte qu'il existe beaucoup de convergences dans les informations collectées.

Toute cette information rassemblée donne plus de force à ce qui se passe localement : nous proposons de nous rencontrer et d’échanger les retours d’expériences pour vous coordonner.

Nous proposons d’accompagner les associations pour dire de manière objective quels ont été leurs résultats, quelles difficultés elles ont rencontrées, et comment elles ont dépassé les obstacles. Nous mettons en relation les acteurs de terrain pour qu’ils échangent leurs bonnes pratiques afin de s'enrichir les uns les autres. Nous proposons quelques outils pour aider et améliorer, à notre échelle, le progrès social.

Nous proposons la mutualisation sous deux formes :

- mettre en relation les acteurs autour de grandes thématiques, par exemple un programme qui s’adresse spécifiquement à la précarité énergétique.

- organiser des rencontres pour rassembler les acteurs qui répondent directement à ce problème afin de nouer des échanges et faire évoluer des pratiques.

 

MARIANNE : Militante depuis longtemps je m’inscris un peu en froid avec ce qui est dit : la communication, se mutualiser, internet, faire des listes, c’est ce qui explique l’échec du mouvement social. Je serais ravie que cela soit la bonne solution, mais je ne le pense pas. Je suis d’accord pour entrer dans un réseau local de solidarité, mais je ne n'ai pas tout compris : «RESO77» et «RESOLIS», quelles sont vos actions pratiques sur le terrain ? Qu’avez-vous amélioré ? Qu’en est-il ressorti ? Je veux bien qu’il y ait des gens qui viennent donner des coups de main en nous mettant en relation, mais au bout de quarante ans de militantisme, on a un sacré réseau ! Bien sûr que c’est bien de se retrouver et d’élargir notre réseau, mais notre réseau est là ! Je crois qu’il faut savoir ce que c’est qu’une association : il y a des associations de loi 1901 et des associations missionnées par l’Etat, par la Préfecture. L’Etat français a donné beaucoup de missions : par exemple les handicapés, le logement social.

Nous recevons dans nos permanences de Souffrance au Travail de plus en plus de salariés d’associations qui sont horriblement mal payés et mal traités. Je trouve qu’il faut balayer devant sa porte et voir un petit peu comment on fonctionne.

 

Sylvie CHRISTOPHE : Présidente de Famille Laïques de Melun, je fais également partie de la grande formation 'Info Dettes" et du DAL77 dont mon mari est président,

Nos associations travaillent ensemble depuis le début de l'année sur de nombreux dossiers de familles en grande précarité : problèmes de surendettement, problèmes énergétiques, problèmes d’expulsion locative.

Nous sommes très attachés au réseau associatif, parce que dans certains dossiers nous avons eu des soucis avec la CAF ou la Sécurité Sociale. On a beau avoir beaucoup de volonté, on ne peut pas résoudre les problèmes des gens tout seuls : il nous a fallu faire appel aux CCAS des Communes, au Conseil Général, à la Préfecture, à des associations, et il est tout de même mieux d’avoir déjà des liens avec toutes ces personnes, bien se connaître, savoir quels sont les rôles de chacun, pour avancer positivement dans les dossiers. Bien et vite. En effet, lorsque les personnes commencent à avoir des problèmes, elles frappent un peu à toutes les portes et créent ainsi des obstacles.

L’année dernière au mois de juillet, nous nous sommes retrouvés, mon mari et moi, sans eau et à deux doigts de l’expulsion. S’il n’y avait pas eu ce travail des associations, de la Mairie de Melun, du Conseil Général, de la Préfecture, du DAL de Paris, tout ce travail commun, on nous aurait retiré notre bébé et nous nous serions retrouvés à la rue. C’est pour des raisons comme celle-ci qu’il faut absolument travailler ensemble et je pense que Fabienne a voulu dire qu’elle ne contraignait pas les gens à travailler ensemble, mais qu’elle proposait juste de les présenter les uns aux autres pour qu’ils voient ce qu’ils peuvent en retirer. Cette association nous permet de passer les étapes, et les présentations étant faites, de gagner du temps pour aider les familles.

 

JULIEN : Association secteur Coulommiers, jeune adhérent de RESO77. Je voulais revenir sur l’importance d’un réseau. Nous nous sommes créés en début d’année, et nous avons été surpris de voir que chaque association travaillait sur son domaine, sans mutualiser.

Nous nous sommes donc rapprochés de RESO77 pour travailler la mutualisation. Par rapport à ce que Marianne a dit précédemment, il est vrai que l’objectif de notre association est d’éviter aux personnes de se retrouver à la rue en proposant des hébergements-tremplins, mais notre objectif est de donner l’information à la personne, une information efficace, et pour cela la seule manière de faire est d’avoir un réseau de partenaires où l’on sache qui fait quoi. C’est ce qui manque énormément sur notre secteur : nous nous retrouvons avec des CCAS qui ne savent pas faire une demande d’HLM.

L’importance d’un réseau est là pour casser cette stigmatisation et surtout pour informer les personnes qu’il existe des structures et des associations qui peuvent les aider. On n’est pas là pour faire le travail des personnes ou des associations ou des institutions qui le font déjà bien, mais juste pour donner l’information : il faut aller vers les gens. Mutualisation et réseau, OUI !

Fabienne RESO77

Je reste persuadée de l’intérêt des réseaux, même si je suis persuadée que l’on ne doit pas rentrer dans tous les réseaux et dans n’importe quel réseau - et puis il y a des moments où l'on n’en a pas besoin. Il n’y a aucune obligation d’appartenir à un réseau : on y va parce qu'à un moment donné on en a envie ou besoin. Lorsque j’ai créé RESO77, ce devait être une grande plateforme. C’était une envie de partager avec l’autre : l’autre a besoin de nous et on a besoin de l’autre ; en aucune manière ce n’est une obligation. Cependant je pense que l’actualité du moment et les difficultés que rencontrent les associations, amènent à une nécessité de travailler avec l’autre, sans obligation d'un réseau formalisé. Moi, je viens des centres sociaux, et les centres sociaux sont la base première (locale) d’un rassemblement de partenaires. Il y a vraiment une nécessité : on crée tous notre réseau. L’intérêt de RESO77 est sa transversalité et moi ce que j’aime, c’est lorsqu’une association nous remercie de lui avoir fait rencontrer une autre association - qu'elle n'aurait jamais rencontré autrement. Je prends pour exemple un établissement pour personnes handicapées qui a rencontré l’association «Culture du Cœur» oeuvrant pour une culture accessible à tous. C’est une très très belle association. Ils ont créé un partenariat !

Je crois aussi au partenariat : on ne peut pas tout faire. Il faut s‘associer à des associations comme RESOLIS pour mettre en valeur le travail que font les associations de terrain et apporter quelque chose à nos adhérents. Comme l’a dit Agnès (RISOLIS) on n’est pas une association opérationnelle, on n’est pas avec le public. Je sais ce que l’on vit dans les associations ; nous, nous n’avons pas d’urgence.

RESOLIS : nous avons créé un partenariat avec URIOPSS (Union Régionale Interfédérale des Organismes Privés Sanitaires et Sociaux) parce qu’ils ont des compétences techniques et juridiques que nous n’avons pas.

Parfois on nous appelle aussi pour une expertise.

RESOLIS

Nous ne nions pas du tout que les associations fonctionnent déjà en réseau à leur échelle et c’est ce qui nous intéresse.

L’association RESOLIS fait de la communication, mais pas que de la communication, car ce serait réducteur : nous sommes intéressés par le savoir des associations. Toutes les informations des acteurs de terrain ont une utilité pour tout le monde : pour celui qui les formule, mais aussi pour les autres associations, pour les bailleurs (au niveau local), pour les institutions publiques (en vue d’orientations futures). Certaines ont déjà obtenu des financements parce que nous leur avons proposé de présenter différemment leurs résultats pour correspondre aux critères de financement, qui sont de plus en plus exigeants, ce qui a valorisé leurs actions. Toutes les associations doivent pouvoir bénéficier de ce savoir-faire pour bénéficier des bonnes pratiques et essayer d’éviter certains échecs.Debats-1.JPG

Par exemple : nous avons un programme qui se concentre sur l’alimentation responsable. Nous avons identifié plus d’une centaine d’initiatives locales inconnues et nous les portons à la connaissance des politiques afin qu’ils s’en inspirent.

Les savoir-faire des associations sont une vraie richesse.

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 09:07

 

Colloques-0869.JPGJ’interviens à plusieurs titres, j’ai la charge de la vie associative au sein du Conseil Général, je préside ce que l’on appelle la conférence territoriale des solidarités au niveau de la Maison Départementale de solidarités de Melun Val de Seine et je suis avec Jacky Laplace qui m'a demandé de le représenter ici, l'un des conseillers généraux du territoire.

Parler de réseau en matière de solidarité alors que nous mêmes nous représentons une institution ce n’est pas facile. Parce que si on se repositionne à partir du vécu des usagers, la solidarité surtout lorsque l’on est en grande difficulté c’est souvent un maquis. Non seulement on ne sait pas à qui s’adresser parce que les questions de logement, d’hébergement ne sont pas traitées de la même façon ni par les mêmes acteurs. En outre, lorsque l’on est en grande difficulté on est dans l’urgence et on a plus de mal que d’autres à se repérer dans les institutions.

Moi-même j’organise des permanences citoyennes et donc les habitants en difficulté viennent me voir. Notre rôle en temps qu’élu ne peut pas être de régler chaque cas individuel mais c’est d’organiser un dispositif qui va pouvoir apporter une réponse globale et en faisant confiance aux professionnels. Je pense notamment aux travailleurs sociaux dans nos Maisons Départementales des Solidarités parce qu’ils ont un travail essentiel. Ils et elles ont une tâche de plus en plus difficile parce que lorsque la précarité augmente les difficultés se ressentent dans les Maisons Départementales des Solidarités. Elles se ressentent également pour celles et ceux qui travaillent et qui sont à la fois déçus de ne pas pouvoir répondre à chaque difficulté et qui se trouvent confrontés à ces situations difficiles. Je voudrais saluer leur travail.

Les Maisons Départementales des Solidarités, nous en avons 14 en Seine et Marne qui regroupent des bassins de vie. Sur le territoire ici il y en a une qui regroupe Melun Val de Seine et une autre qui regroupe Sénart. Historiquement chacun faisait son travail de son côté. Et il y a quelques années avec l’expérience nous nous sommes dit qu’il fallait travailler en réseau : à la fois avec les travailleurs sociaux, les associations, avec les usagers, avec les communes.

Et nous avons mis en place des conférences territoriales des solidarités à l’échelle de chaque bassin de vie qui réunissent l’ensemble de ces acteurs. Pour monter ensemble des projets.

Mais avant même de monter les projets il s’agit de se connaître et d’avoir un réseau d’information parce que souvent ce dont on manque c’est le réseau d’information.

Ces expériences sont mises en commun au niveau départemental dans le cadre d’une conférence départementale des conférences territoriales. Bien sûr ceci ne résout pas tous les problèmes loin s'en faut. Mais ça a le mérite d’exister avec un risque que çà s’étiole au fur et à mesure de l’existence.

 

Avec de la solidarité aujourd’hui on ne fait pas de Comm parce que les problèmes sont graves et puis parce que dans le grand public lorsque l’on parle de solidarité il y a malheureusement une certaine méfiance. Et nous Conseil Général qui avons la responsabilité des politiques sociales, des politiques de solidarité, cela devient une grande difficulté.

 

Je voudrais également vous parler de notre action en matière associative. Nous avons lancé un diagnostic en seine et marne. Il y a 15 à 17 000 associations. Des actions extrêmement diverses : solidarité, sportives, culturelles…….

Des associations il y en a toutes sortes, certaines qui fonctionnent avec des salariés et d’autres plus petites qui fonctionnent seulement avec des bénévoles.

Nous avions pris l’engagement de mettre en place un centre de ressources de la vie associative. Nous l’avons construit avec des partenaires : le cdos, le crib, reso77……..

Nous avons pensé qu’il était plus pertinent de mettre en place un portail internet qui ouvrira d’ici 1 semaine. Ce sera un guichet unique d’entrée sur les politiques du département, mais il y aura aussi des aspects sur la création des associations. Il y aura des expériences réussies d’associations et il y aura aussi des renvois vers l’ensemble des partenaires qui souhaitent participer.

 

Dans un deuxième temps, nous passerons à un aspect plus collaboratif. C’est-à-dire que ce sont les associations elles-mêmes qui pourront approvisionner le portail internet. A travers cela on pense par exemple mettre en place un agenda des manifestations sur la seine et marne. Egalement un échange d’information sur la recherche de bénévoles parce que l’on sait que c’est l’un des problèmes que rencontrent les associations.

L’objectif n’est pas de faire à la place « de », de faire ce qui se fait déjà, mais d’apporter un plus et de fédérer au plan départemental.

J’ai envie de dire n’opposons pas les associations aux acteurs publics. Je crois que les acteurs publics ont besoin des associations.

 

Je voudrais seulement terminer sur un point qui me tient à cœur. Je disais tout à l’heure: on attend souventColloques-0864.JPG des élus, des locaux ou des financements. Moi je pense que les élus ne sont pas là pour contrôler les associations. Les associations ont leur propre vie et leur propre raison d’être. En revanche, nous nous sommes là pour permettre d’animer le dispositif. Pour faire qu’en se connaissant mieux les associations vivent mieux ensemble. C'est la condition d'une meilleure cohésion sociale.

 

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 09:59

colloque tribune CL1

Intervention de Mme Llech Maire-adjointe.

 

Bonsoir, Mesdames et Messieurs,chers amis j’ai l’honneur et le plaisir de vous accueillir à la demande de Monsieur le Maire qui doit nous rejoindre au cours des travaux de ce colloque .Il m’a donc chargé de vous souhaiter la bienvenue. Jean-François a présenté l’ensemble des partenaires avec lesquels nous avons l’habitude de travailler et d’accueillir régulièrement dans nos locaux. Parce que les travaux, les engagements, les résolutions dans lesquels vous vous engagez nous semblent extrêmement importants et il évident que nous souhaitons continuer avec votre concours..

Je salue aussi la présence de Jean Marie BONNEMAYRE qui nous fait l’honneur et l’amitié de participer aux travaux de ce colloque aujourd’hui.

Alors bien sûr, vous savez le partenariat auquel Jean François Chalot a fait allusion il y a quelques instants dure déjà depuis plusieurs années et l’objectif sur lequel votre colloque a prévu de travailler aujourd’hui « simplifier le réseau local de solidarité » est un objectif qui nous parait à la fois ambiteux, parce que il s’attache à mettre en lumière et à coordonner, à fédérer toute une série de dispositifs qui existent parfois de façon séparés mais aussi,parce qu'il s'agit d'un objectif qui est tout à fait essentiel en cette période sur laquelle je n’insisterais pas davantage. Voilà pourquoi, il me semble nécessaire et facile en même temps ,car je sais que vous en êtes tous capables et vous l’avez déjà montré, de vous souhaiter des travaux riches et bien sur les conclusions auxquelles vous arriverez, soyez assuré que la municipalité de Vaux le Pénil apportera tout son soutien et s’appliquera à travailler dans les directions que vous aurez dégagées.

 colloque tribune JMB2

Intervention de Jean Marie Bonnemayre Président du CNAFAL.

 

Merci aux animateurs des Associations Familiales Laïques de Seine et Marne de m’inviter chaque année, merci aux élus, aux collectivités qui soutiennent cette initiative.

Pour faire un constat, nous sommes dans une situation de grave crise sociale, économique, politique qui ne facilite pas le travail des associations.

On partage tous, de la plus petite association à la plus grande, au niveau national, cette inquiétude sur notre devenir. Il y a la baisse des dotations qu’elles soient de la part des ministères, ou qu’elles soient de la part des collectivités locales, elles-mêmes contraintes par la baisse des dotations de la part de l’Etat.

Ça ne veut pas dire que la plupart des associations ne vivent que de subventions. Si on chiffrait le travail des bénévoles au prix coûtant, on serait sans doute édifié par l’apport du tissu associatif, y compris dans les économies locales et nationales. D’ailleurs, de nombreuses associations commencent petit à petit à chiffrer les heures de bénévolat, pour que les pouvoirs publics se rendent compte de l’investissement qui est produit.

On le voit, la citoyenneté politique est en train de décliner. On voit bien que les niveaux d’abstention s’élèvent depuis 25 à 30 ans, qu’il y a une désaffection, une déception profonde. C’est peut être une affaire spécifique de la République française que d’avoir développé la citoyenneté sociale à côté de la citoyenneté politique, par différents dispositifs. De nombreux représentants d’usagers siègent dans des conseils d’administration, dans des représentations. Il y a eu dernièrement les élections de représentants des locataires dans les offices. Je sais qu’il y a eu des bons résultats pour les Familles Laïques. C’est important de pouvoir figurer dans ces conseils, mais au-delà, ça veut dire qu’il faut pouvoir maîtriser à la fois les circuits, mais je dirais aussi la manière dont s’élaborent les décisions dans ces conseils d’administration. Et c’est tout l’enjeu de l’éducation populaire. Ce n’est pas seulement défendre les gens lorsqu’ils sont en difficulté, faire du dépannage, mais c’est aussi faire accéder au droit et donc, c’est tout ce travail que l’éducation populaire doit faire et fait. C’est son essence même.

Faire en sorte que chacun puisse mieux se défendre par rapport aux pouvoirs publics et privés et faire valoir tous les droits que l’on a.

Ces 20 dernières années, le droit s’est complexifié. On a bien vu dans tous les domaines, chacun dans son secteur produit une nouvelle loi qui met à bas la précédente, qui la modifie. Ce qui fait que tout le travail de réappropriation qui est fait dans le champ de l’éducation populaire, que l’on soit bénévole ou salarié, est à recommencer en permanence, parce que les choses bougent. Et c’est notamment vrai dans le champ du travail social, qui n’a jamais été aussi complexe. Ce qui fait, que les recours lorsque l’on a besoin de les actionner, deviennent de plus en plus difficiles et parfois se perdent dans les sables de l’administration. D’ailleurs, de plus en plus dans ce secteur là, les gens deviennent des dossiers administratifs et on oublie que l’on a en face de véritables personnes qui sont en grande difficulté, qui ne savent plus à quelle porte taper et bien sûr, le rôle associatif est plus que jamais essentiel.

Dans un tissu social qui est de plus en plus abimé, ce sont les associations qui fabriquent le lien social et c’est essentiel. C’est dans cette liaison que l’on évite aussi « la violence ».

Lorsque que quelqu’un est face à une situation qu’il ne comprend pas, il se heurte effectivement à une forme d’anonymat, d’indifférence par rapport à un certain nombre d’interlocuteurs, d’administrations, etc. Bien souvent cela dégénère et ce n’est jamais la bonne solution. La bonne solution, c’est de conduire les personnes vers leur accès au droit, de leur expliquer leurs recours, de les accompagner jusqu’à ce qu’elles puissent être autonomes.

Alors là, nous sommes dans un contexte de plus en plus difficile. Plus la crise s’accentue, plus on a de l’intrusion d’associations qui ne font plus que du « dépannage » : en gros les associations caritatives. Je ne leur jette pas la pierre, parce qu’elles ont leur utilité. Mais en ce qui nous concerne, on ne se situe pas tout à fait sur le même registre. D’abord parce que, et on le voit bien, il y a des appels aux dons en permanence. Elles-mêmes sont en grave difficulté, parce que les dons n’arrivent pas et que de toute façon, les ressources ne sont pas inépuisables de ce côté là. Et c’est là où l’on voit toute l’utilité de l’éducation populaire, qui est d’apprendre aux gens, bien évidemment, à résoudre leurs problèmes et je dirais la force du collectif, parce que lorsqu’il y a une coupure d’eau, une coupure d’électricité, lorsqu’il y a une expulsion locative, si on est seul face à une machine administrative qui est un peu aveugle, il vaut mieux être soutenu par une association qui se mobilise, qui accompagne les gens et établit un rapport de force . C’est aussi le rôle des mouvements d’éducation populaire de faire agir la force du collectif.

Autre complexité de ces dernières années, les lieux de pouvoir ne sont pas toujours répertoriés parce que les politiques ont multiplié les intermédiaires. On le voit au niveau national, les politiques ont abandonné une partie de leur pouvoir aux hautes autorités. Ils l’ont abandonné, à des agences qui sont pilotées exclusivement par des technocrates et à qui ils ont délégué une grande partie de leurs pouvoirs politiques, administratifs et financiers. Ce n’est jamais facile, à partir de là, d’interpeller des gens qui ont une large autonomie et qui ne répondent plus devant le pouvoir politique, parce que cette sphère-là s’est complétement autonomisée. Autre problème de ces 15 dernières années, et on le voit à travers les médias : on ne peut plus avoir un débat politique ou il ne peut plus y avoir une question de société qui ne soit évoquée quelque part, sans que l’on ait « Monsieur l’expert » qui vienne pour dire sa vérité, et finalement pour dire ce qu’il faut penser sur telle ou telle question. L’éducation populaire, face à cela, dit que chacun d’entre nous, à travers son expérience, localement, a aussi sa propre expertise qui est tout aussi valable que celle que l’on nous fait défiler sur les plateaux de télévision, à propos de n’importe quel problème. Partir du vécu, partir de constats qui sont faits sur le terrain, c’est tout aussi important que d’être dans la stratosphère, pour décrire un certain nombre de situations. une partie de l’activité associative a été parasitée par l’ensemble de ces phénomènes et plus que jamais, il faut se réapproprier tout cela. Ca commence par le terrain, et c’est important, plus il y a de monde dans une association, plus il y a reconnaissance sur le plan local et en même temps cela permet d’être des interlocuteurs valables à l’égard des pouvoirs publics. Ça aussi c’est important, d’avoir du répondant, de pouvoir dialoguer avec les personnes dans les quartiers sur l’ensemble des sujets. L’élu n’a pas la science infuse, et même si c’est un élu de terrain, il faut absolumement qu’un retour lui soit fait de telle sorte que l’on puisse adapter un certain nombre de procédures à la réalité que l’on a devant soi. C’est comme ça que les choses avancent.

A travers le tissu associatif, il y a de l’innovation sociale qui se fait au fur et à mesure. Il y a beaucoup de législations, notamment dans le champ social, qui se sont faites, se sont fabriquées, à partir des réalités de terrain et parce que les associations de terrain ont innové dans un certain nombre de domaines. Et comme le retour d’expérience se faisait, le politique ou le législateur a entériné à partir de là l’expérience de terrain pour fabriquer une partie de la législation.

C’est une expérience inestimable que de travailler dans les associations, de travailler en équipe d’une manière collective et de ne pas se laisser impressionner par les autorités. Il faut se réapproprier l’ensemble des circuits, l’ensemble des rouages, les diffuser, les faire partager, vers le plus de personnes possible. Parce que c’est comme ça, qu’à travers la citoyenneté sociale, on se réappropriera la citoyenneté politique. Parce qu’il faut investir les lieux de décisions.

 salle-grande.jpg


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  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77

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