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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 08:25

LogoDalSix listes sont en présence.

La campagne se déroule bien, chaque liste défendant son orientation.

On peut lire sur le tract diffusé par la CGL la phrase assassine suivante

« Nous intervenons toute l’année, pour défendre les locataires, qu’ils soient individuels ou collectifs.

Pas comme certains seulement au moment des élections ou pas du tout »

La CGL devrait réfléchir avant d’écrire.

En effet si certains aiment les sièges en permanence, d’autres agissent au quotidien

Pour défendre les locataires sur le terrain.

C’est le cas de la CSF, du DAL nouveau venu aux élections mais très présent dans les quartiers

Ou de la CNL.

L’honnêteté nous conduit à ne pas parler seulement du DAL, de sa liste que le CDAFAL qui tient des permanences, soutient mais aussi d’autres.

L’enjeu justement ce n’est pas seulement de présenter des listes mais d’agir ensemble, au-delà de nos appartenances pour défendre les sans toit, les mal- logés et tous les locataires.

Quant à la CGL, c’est bien cette liste dirigée par un conseiller municipal de Melun qui, dans les conditions d’attribution vote comme le représentant de la ville où il est élu.

Bonjour l’indépendance !

 

Jean-François Chalot

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 16:39

LOGO-CNAFAL.jpgLOGO-DAL.jpg

 

 

Du 15 novembre au 15 décembre 2014, 4 millions de locataires Hlm sont appelés à élire leurs représentants, qui siégeront aux conseils d’administration de leur organisme Hlm.

L’enjeu est important car c’est le Conseil d’administration de chaque office de l’habitat (nouvelle dénomination) qui prend des décisions importantes concernant tous les locataires, qu’il s’agisse de la politique de construction, des réhabilitations, du coût des loyers ou de l’attribution des logements.

Ce scrutin a lieu tous les quatre ans.

Le taux de participation est faible. En 2010 il frisait les 20% avec des différences notables en fonction de la localisation du parc.

Il existe de nombreuses associations de locataires : cinq associations nationales considérées comme représentatives siègent à la commission nationale de concertation créée en 1986, il s’agit de l’Association Force Ouvrière Consommateurs ( AFOC), de la Confédération Générale du Logement ( la CGL), de la Confédération Nationale du Logement ( la CNL), de la Confédération de la Consommation, du logement et du cadre de vie (CLCV) et de la Confédération syndicale des Familles ( CSF).

La CNL est de loin la première association de locataires.

Aux dernières élections en 2010, 43,61% des votants ont choisi des candidats de cette confédération.

Elle est très présente sur le terrain, il faut le reconnaître.

L’image et la politique des associations ont un impact, certes mais ce qui compte c’est avant tout, le travail de terrain et l’implantation locale.

C’est ainsi que telle association peut être majoritaire dans un office alors que nationalement elle ne caracole pas en tête.

Des nouveaux sont arrivés sur le terrain…

C’est ainsi qu’est apparu le DAL (Droit au Logement) en 1990.

Cette association a très vite percé, pas au niveau électoral car elle ne présente pas de listes partout, loin de là mais parce qu’elle défend les mal- logés et mène des actions énergiques pour le droit au logement : manifestation de rues, soutien aux occupations de locaux vides…..

Quand une manifestation parisienne ou même nationale pour le droit au logement a lieu, le cortège du DAL est plein de couleurs et imposant.

Seule, la CNL comme association nationale est capable, elle aussi de regrouper beaucoup de monde.

Aux élections au Conseil d’administration de l’Office de l’Habitat de Seine et Marne, pour la première fois une liste DAL soutenue par le CDAFAL (Conseil Départemental des Associations Familiales Laïques) est déposée.

Pourquoi une telle candidature ?

Les associations familiales laïques de Seine et Marne qui regroupent plus de 700 familles sont très souvent sollicitées par des familles en difficulté(s) pour se loger et par d’autres, locataires ayant des retards de paiement et risquant de se retrouver dans la rue.

En septembre 2013, un DAL, droit au Logement est créé en Seine et Marne et cette nouvelle association départementale agit en partenariat étroit avec les militants du CDAFAL.

C’est ainsi que les deux associations tiennent des permanences communes, chacune restant dans son champ  propre.

Cette action a permis de débloquer des situations et de défendre efficacement des familles :

On est beaucoup plus efficaces à plusieurs !

Les élections au conseil d’administration représentent une occasion de mieux se faire connaître et de prolonger notre action afin de peser sur les choix de l’office.

La liste déposée est une liste DAL soutenue par le CDAFAL.

Il est important et essentiel que les élus ne soient pas coupés de la base, de leurs électeurs et qu’existent à la fois une présence dans les instances et à la fois une défense sur le terrain des familles.

Trop souvent des associations trop faibles localement se contentent de présenter des listes sans assurer le suivi et la défense quotidienne des locataires.

Ce n’est pas notre conception de l’action militante.

Sylvie Chevallet, présidente de l'AFL de Melun

Jean-François Chalot, secrétaire général du CDAFAL 77                  

Thomas Christophe, président du DAL 77             

 

 

 

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 12:08

 

C'était un gros chat  !  

Depuis plusieurs jours, une inquiétude montait dans notre département :

un tigre aurait été aperçu dans notre campagne seine et marnaise.

Un article a été publié dans le Parisien.

Toute la presse nationale en a parlé !

 

DE FAIT C'ETAIT CHAT.....

Voici deux illustrations que le dessinateur GdB nous a permis de reproduire, qu'il en soit remercié.

http://www.gdblog.info/

 

 

chat-1.jpg

 

 

chat-2.jpg

Tous les journaux en ont parlé et laissons la conclusion à Ouest France

 

http://www.ouest-france.fr/seine-et-marne-et-si-le-tigre-netait-en-fait-quun-gros-chat-2974751

et-si-le-tigre-netait-en-fait-quun-gros-chat.jpg

 

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 23:21

service-civique.jpg

 

Il y avait le fameux service civique pour les jeunes, service optionnel, véritable dérogation du code de travail…..Ce service civique va être maintenu.

Le projet de François Hollande vise à élargir ce service civique à tous les jeunes qui veulent s’engager.

Il vaut mieux un petit boulot mal payé que pas de boulot du tout diront certains.

Sauf que ce boulot est payé sous le seuil de pauvreté et fonctionne comme  un tremplin, non pour l’emploi mais pour le départ vers le chômage.

Tout le monde sait bien que les associations qui accueillent ces services civiques n’ont pas les moyens de créer un poste à l’issue  et à le pérenniser.

 « Tout est encore à construire. Il nous faudra trouver une formule adaptée pour s'adresser à tous », explique François Chérèque, qui un jour fut syndicaliste.

Notre président de la République vient d’avoir une idée « géniale », celle qui consiste à rendre ce service universel, c’est-à-dire « obligatoire » !

Pour ce faire, il envisage un référendum pour un service obligatoire, non rémunéré, bien entendu.

Qu’en pensent certains opérateurs actuels ?

L'association Unis-Cité est claire et nette : « Accueillir en masse toute une génération de jeunes – 800 000 personnes – pour seulement deux ou trois mois, c'est impossible, ce serait une vraie usine à gaz ».

La présidente-fondatrice précise sa pensée :

 « Des missions de deux ou trois mois non indemnisées, ce n'est plus du service civique, avec ses composantes d'accompagnement, de formation, d'acquisition de compétences humaines et sociales, c'est du bénévolat »….

Même les principaux partisans du service civique refusent ce travail obligatoire pour les jeunes…..qui n’a rien à voir avec l’ancien service militaire.

Ils ont raison.

 

Jean Bouet

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 23:11

 

expulision

 

Il y a quelques années, la majorité des dossiers de surendettement déposés  découlait d’une utilisation des crédits révolving.

Beaucoup tombaient dans le piège tendu par les grands magasins avec leur cartes « pass » et les banques qui ne cessent d’inonder par courrier et par mail les familles de propositions alléchantes…. A première vue.

Depuis deux ans, les associations de solidarité reçoivent presque exclusivement des familles qui tombent dans la précarité et qui sont des surendettés passifs :

Les revenus stagnent, diminuent même et beaucoup ont des retards de loyers accumulés.

Que peuvent - ils faire ?

Un accompagnement et une aide sociale peuvent contribuer à remettre ces familles à flot mais provisoirement car elles sont dans une trappe à surendettement.

Le nombre d’expulsions locatives explose  et c’est pour les familles le début de « la descente aux enfers » : un logement d’urgence à l’hôtel ou chez des amis, une perte de repères, une démoralisation et un risque d’éclatement de la famille.

Des enfants sont placés dans des familles d’accueil par le juge pour enfants….

Les parents ayant le seul tort  d’être pauvre et expulsés de leur logement  se retrouvent séparés de leurs parents qu’ils ne voient que dans un temps et un lieu encadré.

Le 20 novembre 2014, nous soufflerons des 25 bougies de la Convention Internationale des enfants.

Cette convention garantit un certain nombre de droits fondamentaux  notamment le droit à l’identité, à la santé, à l’éducation et à la protection.

Il y a une distance énorme entre ce texte, l’engagement de la France et la réalité sociale que connaissent de nombreuses familles.

Le CNAFAL vient de rendre public un document chiffrant le coût d’une expulsion locative, vous

Pouvez prendre connaissance de cette étude qui est sur notre blog et le site national du CNAFAL

http://www.cnafal.org/le-cout-dune-expulsion-locative/

Une expulsion locative a un coût financier exorbitant pour les pouvoirs publics et les institutionnels nettement celui qui consisterait à laisser les familles menacées d’expulsions  dans leur logement d’origine.

Le CNAFAL fait des propositions alternatives, d’autres associations de solidarité, confrontées à ce fléau social et humain lié à la pauvreté qu’est l’expulsion et ses conséquences ont peut d’être d’autres pistes de transformation.

 

Discutons- en ensemble !

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 10:20

C'est un pénivauxois , Bernard Corbel qui est le co-auteur de ce récit poignant et vrai de la vie de Kim Ang Srun.

Ce livre peut faire comprendre à tous ceux et toutes celles qui côtoient ou rencontrent des immigrés que ces personnes, ces familles ont une histoire et que la France est et doit être une terre d'accueil .

 

fortunes.jpg

 

« Fortunes et infortunes

d’un exilé cambodgien »

Récit  de Kim Ang Srun

Avec la collaboration de Bernard Corbel

Editions Riveneuve

253 pages

Octobre 2014

                                               L’EXIL OU LA MORT

 

Ils sont là en France, à côté de nous, certains sont d’origine africaine, d’autres viennent d’Asie.

Chacun à son histoire et si beaucoup cherchent à fuir la misère et essayent de trouver en vain l’Eldorado, il y en a qui n’ont que cette rive pour leur survie car ce sont des réfugiés politiques, menacés de mort.

Kim Ang  Srun est l’un de ces anciens immigrés qui aujourd’hui vit et travaille en France avec un foyer qu’il a fondé ici.

Ingénieur hydraulique à Paris depuis 1987 , il est reconnu dans son travail comme un éminent spécialiste et est « intégré » depuis de longues années.

Mais quel parcours depuis son départ au début des années 70 du Cambodge, ravagé par une guerre civile sanglante !

L’écriture de cette autobiographie réalisée avec l’aide d’un de ses collègues permet à la fois de faire disparaître le déni du Cambodge, très fort chez lui et à la fois de nous ouvrir une page d’histoire si dramatique.

L’action, parce qu’action il y a,  commence au Maroc quand Kim, réfugié  se retrouve  prisonnier  avec ses compagnons  du Front Polisario au Sahara Occidental.

Il est là, ils sont là pour une mission scientifique et se retrouvent dans  une situation où leur vie ne tient qu’à un fil.

Kim se souvient de son arrivée dans ce pays, de ses études, de l’angoisse qui l’habitait loin des siens, voués à une mort certaine.

« Ici à Casablanca, je suis maintenant un homme seul, déraciné, sans familles et sans patrie, dans un pays d’une culture radicalement différente de celle de mon enfance. »

Il rencontrera l’amitié mais aussi la corruption à « tous les étages » et le communautarisme qui lui empêche de bâtir une famille.

Kim a commencé sa vie par connaître les violences meurtrières au Cambodge, il est hanté par ses souvenirs mais possède une énergie hors du commun.

Il cherche un autre lieu pour bâtir sa vie.

Ce sera la France après un essai « improductif » en Amérique.

Ce livre qui n’est un roman mais un récit  nous transporte dans le milieu de l’immigration pour nous raconter la vie de cet homme qui a fui ce qu’il appelle le génocide cambodgien, provoqué par le colonialisme et la folie de ces khmers rouges…..qui sont tout sauf des communistes ( permettez- moi cette remarque personnelle !)

Kim accomplit sa longue marche  pour revenir 40 ans après son départ  dans le pays de ces ancêtres…..

S’il est soulagé et heureux de voir que le Cambodge  s’est reconstruit, son pays d’accueil et de vie, c’est la France.

 

Jean-François Chalot

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 08:43

 

 

LES RENDEZ VOUS DE NOVEMBRE

 

Nos amis communiquent

 

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Le Comité des Fêtes de Vaux le Pénil organise 


  UN THE DANSANT


  de 15h à 20h

 

à la Buissonnière

 

 

dimanche 16 novembre 2014

 

animé par l'orchestre de PATRICK ROBIN

 

 

buvette sur place

 

vente de billets à l'entrée: 15€

 

10€ pour les habitants de Vaux le Pénil

avec justificatif de domicile


renseignements et réservations

01 64 10 46 94 (heures de bureau)

 

06 16 28 74 97 (de 18h à 20h)

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 09:39

ATD Quart Monde est une association que nous connaissons bien.

Cette association qui conjugue au quotidien la réflexion et l'action de terrain participe à nos salons littéraires de Vaux le Pénil.

ATD vient de sortir cette année une étude originale, fouillée et intéressante sur la révolution française et l'action de Dufourny pour que les plus pauvres deviennent des acteurs.

Voici une recension de ce livre

dufourny.jpg

 

« Le souci des plus pauvres

Dufourny, la Révolution française

Et la démocratie »

Essai de Michèle Grenot

426 pages

Editions Quart Monde

Février 2014

                                                               Une démocratie inachevée…..

 

C’est une étude magistrale et passionnante que nous propose l’auteure qui dans la publication de sa thèse revient largement sur la période révolutionnaire et sur une problématique souvent ignorée ou peu abordée : celle relative à la démocratie et à l’accès de tous les adultes aux droits politiques.

Le suffrage universel n’existait pas et n’a pas été conquis lors de cette révolution française de 1789 :

Les femmes en ont été exclues, ainsi que les pauvres, ceux qui n’avaient pas de domicile fixe et ceux qui n’étaient pas assujettis à l’impôt.

Michèle Grenot nous entraîne dans les combats et les débats qui ont traversé cette fin de siècle révolutionnaire.

C’est ainsi que nous découvrons un personnage historique peu suffisamment connu qui a défendu dès la préparation des états généraux, l’idée que la discrimination était inacceptable.

Tous les citoyens devaient avoir droit à la parole.

Malheureusement les  infortunés, ils sont en nombre, seront exclus des lieux de débat et de décisions.

Seule, la constitution de 1793 ira dans la bonne direction malgré ses imperfections : les conditions de cens ( versement d’un impôt) sont supprimées certes mais il faut pour être citoyen disposer d’un domicile..

Dufourny va continuer à œuvrer inlassablement pour la démocratie ouverte à tous, y compris contre son propre camp.

Malheureusement la réaction thermidorienne et la constitution de 1795 vont balayer les quelques avancées obtenues.

Ce quart monde, victime de la famine, de la pauvreté doit pouvoir obtenir enfin des conditions décentes de vie et disposer des droits politiques….

C’est pour Dufourny une exigence ce qui le conduit à continuer jusqu’à sa mort à défendre cette orientation.

Quand l’auteure de cette œuvre passionnante évoque Dufourny, son action et son regard critique sur la société de la fin du 19 ème siècle, on a l’impression à la lecture de ses lignes qu’il existe quelques ressemblances avec la France d’aujourd’hui :

Les vexations suivent et accompagnent l’infortune :

« Nombreuses sont les occasions d’avoir des démêlés avec la justice, endettement, vagabondage, mendicité, non-  paiement de loyers, de nourrices….Il ajoute les « tourments de l’âme », ce qui veut dire sans doute l’angoisse du lendemain, de l’absence de toit, de travail….. »

Ce que Louis-Pierre Dufourny ne pouvait pas prévoir, c’est que 220 ans après sa mort, la pauvreté ne serait pas endiguée et qu’un français sur 7 vivrait sous le seuil de pauvreté…..

Le combat qu’il a mené courageusement, sans faiblir est poursuivi aujourd’hui par de nombreuses associations comme  ATD Quart Monde afin que chacun et chacune puisse participer à la vie politique et accéder à tous les  droits sociaux.

 

Jean-François Chalot

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 16:09

 

Le coût d’une expulsion locative

 

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Depuis 2004, le CNAFAL chiffre le coût social et financier d’une expulsion locative et avant même que Martin Hirsch ne produise en 2013, son ouvrage « cela devient cher d’être pauvre » nous l’avions démontré dans le champ du logement, en chiffrant le coût d’une expulsion locative. Voici notre tableau réactualisé.

1)       Coût juridico-administratif lorsque les sommes à recouvrer sont comprises entre 128 € et 1 280 €. Au-delà les émoluments varient suivant le montant de la créance à recouvrer ; ces tarifs s’appliquent en province. Il va de soi qu’à Paris et en région parisienne, cela est beaucoup plus important.

 

 

TTC

Impayé de loyer

Lettre recommandée avec accusé de réception

4,62 €

Lettre de mise en demeure

10 €

Huissier

Signification et commandement de payer, assignation au tribunal

103,71 €

Notification (dénonce assignation)

56,19 €

Avocat

Frais de dossier et plaidoirie

243,60

Huissier

Signification de jugement

50,90 €

Facultatif

Appel possible – Nouveaux frais

Entre 400 et 500 €

Notification jugement

62,73

Obligatoire

Commandement de libérer les lieux

52,23 €

Dénonce commandement

56,19 €

Lettre recommandée au Préfet pour l’alerte du jugement d’expulsion

4,62 €

Itérative expulsion

56,19 €

Huissier

Tentative d’expulsion

44,31 €

Demande d’intervention de la force publique

56,19 €

Expulsion véritable, PV reprise

44,31 €

Frais du commissaire

33 €

Frais du serrurier (facultatif)

137 €

Frais de déménagement en moyenne facturé au locataire. Le bailleur fait éventuellement l’avance.

1 000 €

Frais de garde meuble pour 233 par trimestre et facturé au locataire (prix moyen).

150 €

Fourchette basse coût d’une expulsion……………………………………………………………………………………………………………………. 780 €

Fourchette haute, dont une grande partie (85%) à la charge du locataire expulsé……………………………………………….. 2 000 €

2)       Coût financier social assuré par les CCAS ou les conseils généraux

 

Si placement  d’enfants consécutif à l’expulsion et à l’absence de logement

Coût moyen par enfant et par mois, à la charge du Conseil Général………………………………………………………… 5 000 € environ

Si famille avec enfants, prise en charge de l’hôtellerie entre 3 et 5 jours
en général comme au CCAS………………………………………………………………………………………………………… Entre 80 € et 120 €/jour

Sans compter le coût social et humain (parcours scolaire hiératique troubles du comportement, santé déficiente, éclatement des familles, marginalisation, etc.).

3)       Pour être exhaustif, il conviendrait d’ajouter les coûts administratifs des différentes réunions dites de prévention des expulsions, à savoir SDAPL : section départementale des aides publiques au logement, FSL (Fonds de Solidarité Logement), CAPPEX (Commission de Prévention de Expulsions), loi DALO (relogement dans le cadre du droit au logement), Commission de surendettement sur l’ensemble de la chaîne locative qui mobilise bailleurs sociaux, travailleurs sociaux, fonctionnaire de l’Etat, du Conseil Général , des mairies :

Base salaire brut :

Fourchette très basse sur la base d’une évaluation globale : 9 600 € par commission et par mois

Avec un minimum de réunions  (des cadres supérieurs participent et la fréquence des réunions peut être très élevée dans les départements en grande difficulté sociale…

4)       Il faudrait ajouter les coûts de l’ASL (Accompagnement Social Lié au Logement, de la MASP (Mesure d’Accompagnement Social et budgétaire Personnalisé  etc.), sans compter les procédures des commissions de surendettement. Naturellement, cet accompagnement est nécessaire et doit être de qualité. Le CNAFAL dénonce les attaques récurrentes, depuis une décennie, ayant pour cibles les « assistés ».

Comment peut-on vivre avec le RSA social : 499 €/mois et RSA avec un enfant : 654 € ? Payer toutes les charges incompressibles malgré les tarifs sociaux, manger, se soigner, payer un loyer. Il faut dire la vérité : les défauts de paiement de loyer sont devenus, la plupart du temps, structurels parce que c’est le défaut de ressources qui entraîne cela… Le CNAFAL rappelle à cet égard que, contrairement aux idées reçues, les minimas sociaux en France sont les plus bas d’Europe occidentale…

5)       A cela, il conviendrait d’ajouter un coût social inchiffrable aujourd’hui :

Le parcours des familles précarisées est chaotique : un nomadisme social s’est institué depuis une quinzaine d’années avec des hébergements provisoires, des parcours de meublés en meublés, des locations produisant des impayés et des départs à la cloche de bois, d’une commune vers une autre, à l’intérieur même d’un département, mais aussi de départements voisins : une sorte d’errance structurelle, qui pour les familles « ballotent » les enfants au niveau de leur scolarité : d’où souvent du fait de la condition socio-économique qui leur est faite : échec scolaire, décrochage scolaire, pour les jeunes : squats, trafics…

Rappelons qu’une majorité des jeunes SDF (moins de 30 ans), selon les statistiques, sont issus de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance dépendant des Conseils Généraux) un comble ! C’est-à-dire que les enfants les plus fragiles sont majoritairement condamnés à la rue, à l’errance !

Comment chiffrer ces dégâts ? Il faudrait ajouter les problèmes de santé avec fragilisation chronique et les coûts de prise en charge, des soins en psychiatrie.

6)       Enfin, le CNAFAL, depuis 15 ans aussi, dénonce le chiffre noir des expulsions locatives. Combien de familles partent d’elles‑mêmes avant le jugement, après le jugement d’expulsion, après les tentatives d’expulsions légales instrumentées par voie d’huissier, mais aussi celles qui se procèdent par intimidation, harcèlement du bailleur et de ses agents, etc. celles qui interviennent juste après le commandement de déguerpir, etc. Le CNAFAL considère, tous secteurs confondus, qu’il faut multiplier le chiffre par 2 ou par 3 pour approcher la réalité.

7)       Une spirale infernale qui marque un échec de notre société, dite solidaire et républicaine, un échec du travail social, du fait de l’extrême complexité des procédures, de leur enchevêtrement qui fait que, à leur corps défendant, les professionnels du social font plus de dossiers administratifs, que d’enquêtes sociales sur le terrain, à domicile, en accompagnement rapproché des familles ou de personnes en détresse.

Le CNAFAL veut montrer l’absurdité de ce système qui brise chaque année des milliers de familles.

En 2013, il y  a eu 161 000 assignations au tribunal pour rompre le bail de location.

En 2012, 126 000 décisions d’expulsions ont été prononcées par les tribunaux. Dans 98% des cas, les personnes assignées ne se présentent pas devant les juges et donc la machine judiciaire devient un abattoir, où seul l’avis du bailleur l’emporte ! Pierre Joxe, l’ancien ministre analyse très bien cette dérive judiciaire sur d’autres tribunaux spécialisés (les TASS). Bien évidemment, c’est la machine judiciaire qui est en cause et non les juges.

De 2011 à 2012, les décisions de justice, aux fins d’expulsion ont augmenté de 4,8% contre 1,2% entre 2011 et 2012.  

A la vérité, les commissions DALO et CAPPEX sont « détournées » de leur mission : bien souvent des personnes ou des familles sont cataloguées ingérables ou pas dignes d’un relogement. Les familles sont étiquetées et une « traçabilité » existe chez les bailleurs privés ou publics, qui ne se privent pas de l’exploiter pour récuser des dossiers.

De même, des logiques contradictoires s’affrontent : les bailleurs sociaux sont rivés à leurs pertes financières et ils ont obligation de déclencher des poursuites. La MILOS (Mission d’Inspection du Logement Social) est attentive à la « rationalité » économique des organismes. Dans le même temps, un préfet a des instructions pour « limiter » les expulsions locatives, car l’Etat dans ce cas-là doit indemniser les bailleurs du montant des loyers perdus par les propriétaires.

Dans les années 2000, la masse des indemnisations versées au propriétaire était équivalente à la masse des sommes distribuées dans tous les départements par les FSL (Fonds de Solidarité Logement) ; d’où aussi le forcing des préfets : à Nice, récemment une femme de 98 ans a été expulsée, mais c’est loin d’être un cas isolé.

De plus en plus, l’expulsion exécutée avec ou sans forces de l’ordre, devient de plus en plus périlleuse : suicide par défenestration, etc.

Le CNAFAL souligne aussi que, avant exécution d’un jugement, le maire de la commune doit être systématiquement informé pour avis. Il est évident qu’un maire qui refuse une expulsion locative et se bat pour enrayer « la machine à broyer » en s’opposant à l’emploi du concours de la force publique, peut obtenir des résultats car un préfet hésitera toujours à s’opposer à un élu et à prendre des risques.

De plus, il n’est pas acceptable que des expulsions soient effectuées » « à l’aveugle » avec des « enquêtes sociales » non efficientes, parce que les locataires « se murent » littéralement chez eux et des dossiers passent en commission avec la mention « enquête sociale non effectuée ou en échec » ! Ce qui n’autorise aucune appréciation et à la limite justifie l’expulsion…

Le CNAFAL devant ce diagnostic désespérant fait deux propositions :

a)       Aucune expulsion de personnes ou de familles vivant en dessous du seuil de pauvreté ne doit avoir lieu. L’accompagnement social et éducatif doit être prioritaire.

b)       La SDAPL fonctionne aujourd’hui d’une manière absurde : au bout de 2 échéances consécutives non payées, l’APL est suspendue. Pour les petits revenus, la dette de loyer « bondit » immédiatement et est multipliée par 3, 4 ou 5 fois. L’effet psychologique est désastreux pour les familles précaires et vivant en dessous des seuils minimaux : au bout de 5/6 mois d’échéances non honorées, la dette apparait colossale et insurmontable ! Effet désastreux qui décourage les familles, les enferment sur elles-mêmes et les font déprimer ; ce qui explique qu’elles ne répondent plus à aucune sollicitation des pouvoirs publics pour la plupart. Cercle vicieux et infernal.

Le CNAFAL propose de ne plus suspendre l’APL pour les familles vivant en dessous du seuil de pauvreté.

A l’origine, la suspension était faite pour « alerter » le locataire et obliger le « bailleur à réagir » au plus tôt, au début de la dette et non au bout de 2/3 ans, comment cela se voyait à la fin des années 1980 et au début des années 1990.

Aujourd’hui ce système est obsolète pour les plus précaires. Voilà une mesure de simplification administrative rapide et simple à appliquer !

 

 

Conclusion

 

Les logiques institutionnelles à l’œuvre depuis 20 ans dans le secteur du logement, broient les familles, amplifient la précarité, coûtent de plus en plus cher et conduisent notre société jusqu’à l’absurde dans une impasse.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 08:02

coup-de-pouce.png

 

Chacun peut être à la fois « apprenant » dans un domaine et formateur dans un autre.

C’est ce qui se passe à l’EVS (l’ Espace de Vie Sociale) animé par l’association « Familles laïques de Vaux le Pénil »

Chacun peut être un proposant…..

L’important c’est que l’activité nouvelle soit ouverte à tous et soit gratuite et que nous ne soyons pas en concurrence avec une association locale existante.

La relaxation du vendredi rentre dans ce cadre, elle n’est proposée que par notre association.

                                               ATELIER D’ANGLAIS DU LUNDI

Un professeur d’anglais, bénévole  ouvre ainsi un atelier « coup de pouce en anglais » :

QUAND ?

Le lundi en période scolaire de 16 H 30 à 17 H 30

POUR QUEL PUBLIC ?

Enfants de 12- 13 ans

Nous prenons les inscriptions dès maintenant.

Si vous êtes intéressés, contactez le secrétariat

 

L’activité est ouverte pour un groupe de cinq enfants

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  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77

AGENDA

 

PROCHAINES PERMANENCES

"INFO-DETTES"

  à VAUX LE PÉNIL

 

 Vendredi 12 Juin 2026

sur rendez-vous au 

09 75 38 81 13 

   

    

 

Qui sommes nous ?

Association fondée sur le principe de la laïcité,

intervenant dans tous les domaines

 où l'intérêt des familles est concerné.

     logo rose afl

Animée uniquement par des bénévoles, l'association propose différentes actions telles que : Accompagnement scolaire, alphabétisation, info dettes, écoute et soutien des familles, écrivains publics, informatique, échanges de savoir-faire. 

 

Surtout n'hésitez pas à nous laisser des commentaires en utilisant le lien en dessous de chaque article De même, lisez les commentaires, ils vous en inspireront peut-être d'autres Notre EVS est subventionné par la Caisse d'Allocations Familiales 77 et le Conseil Régional d'Ile de France