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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 06:53

cnafal

 

Le 30 juillet 2014

Communiqué de presse 

JEAN JAURES : UNE PENSEE EN ACTES 

 

 

Au centième anniversaire de son assassinat, ils sont nombreux à vouloir s’accaparer la «Mémoire » de Jaurès 

comme si cette captation représentait pour les uns un brevet de positionnement à gauche et pour les autres un brevet d’humanisme.

Le fil conducteur de sa pensée et de sa trajectoire c’est comprendre la réalité, se confronter à elle pour la transformer. Ses racines paysannes dans le Tarn et ensuite ses études supérieures de philosophie sur « la réalité sensible » expliquent cette facilité à saisir les lignes de force du réel, sa capacité à s’indigner et à se battre pour l’amélioration de la condition humaine.

Il a onze ans et demi lorsque la Commune se fait écraser dans le sang et il connaît le prix des révoltes ouvrières : il s’en souviendra en soutenant la grève des mineurs de Carmaux, les grévistes de Draveil, de fourmies, mais aussi en soutenant les grèves aux quatre coins de France pendant vingt ans avec pour objectif : conforter la résistance ouvrière pour renforcer ses organisations et gagner des droits nouveaux ; être un témoin de la rude condition ouvrière et paysanne et c’est pour cela qu’il se fait journaliste ; être un médiateur politique car les gouvernements bourgeois sont prompts à faire donner la troupe… De 1871 à 1900, c’est une grave crise économique qui frappe la France avec son cortège de misère, de précarité avec en même temps une accélération de l’industrialisation.

Pour Jaurès, son mandat de député est une caisse de résonance pour les luttes ouvrières et les idées socialistes. Ce n’est pas une fin en soi et donc il prend tous les risques pour pousser dans le sens de l’émancipation humaine.Il ne supporte pas la lâcheté et le renoncement des « bien pensants » même lorsqu’ils se prétendent progressistes. C’est un défenseur de la République sociale, et il tire ses ressources de la Révolution Française dont il écrit l’histoire car, en cette fin du XIXème siècle, il sait la République précaire. Il comprend très vite que, derrière l’affaire Dreyfus, c’est la République qui est menacée et que la République est toujours à consolider. Il se réfère à la Philosophie des Lumières et combat Barrès, chantre du nationalisme. Il mène la bataille des idées sans faiblesse. Ouvrir les yeux, faire appel à la raison, jeter le germe de l’esprit critique, enseigner tout court pour enseigner la République à tous : d’où le combat de l’école républicaine, la laïcité.

Lorsque, inlassablement, il cherche à unifier les différentes familles socialistes, c’est toujours parce qu’il se veut pédagogue de la vie politique et sociale et qu’il ne supporte pas, dans un contexte de scandales financiers et autres, les « démagogues viveurs, effrontés et césariens » qui enterrent et altèrent, par leur dévoiement et leurs actes, la République. C’est pourquoi il irrite car il agit toujours en homme libre, en ayant pour seule boussole le progrès humain dans toutes ses dimensions.

Pacifiste dans l’âme, il ne récuse pas la nécessité pour la République de se protéger mais, c’est au sens des soldats de l’an II, de la Nation en armes.

En juillet 1914, il pressent que ce sont les peuples qui vont être saignés mais, en même temps, il désigne à l’avance les responsables de ce futur carnage.

« Nous allons vous dénoncer » dit-il à Abel Ferry (sous-secrétaire d’Etat), « dussions-nous être fusillés… ». 

Quelques heures plus tard, il est assassiné.


Jean-Marie Bonnemayre 

Président 

06 87 37 16 64 

Jean-François CHALOT

Secrétaire Général

07 89 05 54 64

 

 

Le CNAFAL est agréé, organisation nationale de consommateurs depuis 30 ans. Il siège au Conseil National de la Consommation. Il est attaché à une approche sociale et citoyenne de la défense de consommateurs sans ignorer l’économie et l’exploitation de l’homme par l’homme. Son originalité est d’être non-consumériste. Il est membre de 

CONSO-FRANCE.CONTACT : CNAFAL - Conseil National des Associations Familiales Laïques – 108 avenue Ledru Rollin – 75011 Paris

 Tél. : 01.47.00.02.40 – Fax : 01.47.00.01.86 - Site : www.cnafal.org - Messagerie : cnafal@cnafal.net

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 08:53

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Le réalisateur français Nils Tavernier, auteur du film « De toutes nos forces » qui aborde le thème du handicap chez l’enfant, a accordé un entretien exclusif à « Familles Laïques ».

Un thème difficile mais fédérateur. Avec De toutes nos forces, sorti en salle le 26 mars 2014, Nils Tavernier s’attaquait à un sujet fort : le handicap chez un enfant et son impact sur la cellule familiale. Entouré par Jacques Gamblin et Alexandra Lamy, le fils de Bertrand Tavernier livre un film juste et émouvant.

Familles Laïques : Votre film  De toutes nos forces  a ému les familles qui l’ont vu. Les retours sont tous extrêmement positifs. Vous attendiez-vous à un tel succès ?

Nils Tavernier : Non, je ne m’attendais pas au succès. On va faire 700 000 spectateurs, effectivement le taux de satisfaction est énorme … Je suis ravi.

Le premier objectif était que les familles qui ont un enfant différent s’y retrouvent, ce qui était le cas le plus souvent. Mais je ne voulais pas faire un film seulement pour les parents d’enfant handicapé. Je voulais élargir le propos et là, clairement, au vu des résultats, c’est le cas. Donc nous avons touché une population de personnes non victimes de la maladie ou du handicap. Elargir le propos, c’était le vrai enjeu. Mais réussir à rassembler autant de spectateurs ? Non, je ne pensais pas. Rien qu’avec 400 000 entrées j’aurais été déjà très content. Alors là… c’est une très belle aventure.

Comment vous est venue l’idée de faire ce film ?

J’avais passé deux ans à l’hôpital Necker à Paris en neurologie car j’avais un ami victime d’une infirmité motrice cérébrale, donc je connaissais le handicap. J’étais tombé sur la famille Holt aux Etats Unis quand le gamin avait demandé à son père de participer à un « Ironman» (compétition sportive très exigeante). Des enfants à l’hôpital m’avaient emmené les voir faire du sport avec plaisir.

En vérité on ne sait pas très bien pourquoi on fait les films, on ne le sait qu’après. Mais, une chose est sûre, on fait des films pour dire aux grandes personnes de s’occuper des enfants.

La force et la détermination du jeune Fabien, victime d’un handicap, ont étonné certains spectateurs qui ont estimé que vous avez forcé le trait…

C’est faux. Déjà dans la réalité, je m’inspire d’un fait réel, un gamin qui a demandé de faire un «  Ironman » avec son père. Des enfants qui veulent faire du sport avec leur père, c’est fréquent. Ceux qui doutent de ce genre de courage peuvent aller voir les associations. Les jeunes demandent à faire des choses exceptionnelles. Je ne comprends pas pourquoi les gens pensent que c’est exagéré. Ils ne font pas confiance aux enfants, ce sont des personnes qui n’ont pas écouté les enfants. On réalise des films pour combattre ce genre de point de vue. Aller voir l’association Perce-neige et voyez ce que les enfants demandent aux éducateurs, ils souhaitent faire des choses folles ! Pourquoi un enfant n’aurait pas envie de faire des choses incroyables ? Mais il y a aussi des familles qui ne se sentent pas représentées par le film car leur enfant n’est pas touché par la même pathologie et que le papa ou l’enfant n’ont pas la même énergie. Par exemple, dans le film, Fabien n’a pas de problèmes psychologiques, ou très peu. Un enfant qui a des problèmes de relation, ce sera plus difficile d’en faire un joli film.

A Vaux-le-Pénil, nous avons un jeune homme de 18 ans qui a des problèmes de motricité des mains, il nous a fait un montage audiovisuel formidable.

Vous connaissez des exemples, j’en connais 200, on en connaît tous !

Comment avez-vous choisi les personnages ? Et notamment celui de Julien ?

Nous avons sélectionné un peu moins de 200 établissements accueillant des enfants en situation de handicap et principalement, des enfants IMC (infirmes moteurs cérébraux), j’en ai vu beaucoup, je leur ai demandé de m’envoyer des bandes vidéo d’eux pour se présenter. Quand j’ai vu celle de Fabien, je me suis dit qu’il avait une bouille d’enfer et un super sourire. Je suis allé le voir, on a effectué des essais pendant trois semaines et je lui aiarticle FL108 DTNF 2 donné le rôle, mais il a travaillé pendant quatre mois avec un coach.  Jacques Gamblin, que je connaissais bien, est un acteur formidable. Il est toujours bon, il est sportif, il peut faire passer l’émotion à travers son visage et son regard. C’est un acteur qui a besoin de très peu de texte pour faire passer les émotions. Alexandra Lamy, je ne la connaissais pas, je lui ai raconté l’histoire deux fois pour découvrir la qualité d’écoute que je voulais ressentir chez elle et ...elle est formidable !

Dernière question, quel regard avez-vous sur l’accueil des handicapés dans la société française ?

Je pense qu’il part dans le bon sens mais qu’il y a beaucoup de progrès à réaliser pour surmonter la peur due à l’ignorance. Les jeunes adultes ont un mal fou à trouver des places dans les institutions, c’est un vrai problème pour les parents. Le soin de l’enfant handicapé à l’hôpital est parfois mal abordé et les médecins ne savent pas toujours quoi faire. Ils sont très paniqués, mais cependant cela va dans la bonne direction. Je ne suis pas un spécialiste du handicap, mais voilà déjà quelques années que je fréquente le milieu hospitalier et j’ai le sentiment que ça évolue bien. Pas assez vite, mais quand même dans le bon sens.

Propos recueillis par Jean-François Chalot

 

Familles Laïques n°108 – Avril, mai, juin 2014.

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 08:43

 

Voici un texte écrit par Julien Guérin, vice-président de l'AFL de Melun

Julien est professeur d'Histoire.

Il habite à Vaux le Pénil

 

Le 31 juillet 1914 tombait Jean Jaurès

 

 

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 100 plus tard reprendre le flambeau !

 


  Colloques, publications, expositions, spectacles c’est à un foisonnement d’initiatives auquel on a assisté depuis quelques semaines pour le centième anniversaire de la mort de Jean Jaurès le 31 juillet 1914. L’homme de l’unité socialiste, l’orateur pacifiste, le brillant intellectuel, le député défendant avec fougue les droits sociaux ou la laïcité est tombé il y a 100 ans jour pour jour. Première victime de la guerre de 14, Jaurès demeure une référence pour nos combats actuels.

Du républicanisme au socialisme

Jaurès est né en septembre 1859 à Castres dans le Tarn. Il est un brillant étudiant qui va s’élever grâce à l’école de la République. Normalien, agrégé de philosophie en 1882, Jaurès défendra toute sa vie une éducation laïque qui assure l’émancipation du peuple. Très tôt saisi par le virus politique, il se présente à la députation en 1885 et est élu sur une liste républicaine. Bien que déjà sensible à la question sociale, Jaurès n’est pas encore formellement socialiste. Battu aux législatives de 1889, le jeune Jaurès redevient professeur à l’université de Toulouse et écrit des articles pour la Dépêche. En 1890, il est élu maire adjoint de la ville rose, il est chargé des questions scolaires. Il œuvre à la construction d’écoles élémentaires laïques. C’est en 1892-1893 que se situe le grand tournant dans l’itinéraire de Jaurès. À Carmaux, ville minière où le marquis de Solage règne en maître, un ouvrier nommé Calvignac est élu maire. Prenant prétexte de ses absences, le marquis, patron tout-puissant des mines, le licencie. Les ouvriers se mettent alors en grève et font appel à Jaurès pour les soutenir. Il écrit des articles en faveur de la grève, pour la réintégration de Calvignac et se rend sur place à plusieurs reprises. Calvignac a finalement gain de cause, Solage se sent humilié, démissionne de son poste de député et provoque donc une législative partielle. Le contact avec les mineurs en grève, les échanges avec les socialistes de Carmaux ont une influence profonde sur Jaurès. Candidat à la partielle il est élu député en janvier 1893.

La République sociale sur tous les fronts et l’unité !

C’est un autre homme qui revient à la chambre des députés, il est fréquemment appelé par des ouvriers en grève et multiplie les interventions sur les questions sociales. Il opère une synthèse originale entre la pensée marxiste et l’héritage républicain. Il est en faveur de la collectivisation des moyens de production, mais reste attaché à la république émancipatrice issue de 1789 et 1793. En 1898-1899, Jaurès s’engage en faveur de Dreyfus et publie un ouvrage intitulé « Les preuves » où il démontre l’innocence du capitaine. La gauche est alors très divisée. Deux partis socialistes polémiquent ardemment : le PSF, dirigé par Jaurès défendant la participation à un gouvernement bourgeois si la République est menacée, et le PS de France de Guesde qui s’y oppose. C’est l’Internationale socialiste qui, lors du congrès d’Amsterdam en 1904, pousse à l’unité qui se réalise enfin en avril 1905 avec la constitution de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO). Toujours en 1905, Jaurès prononce un vibrant plaidoyer pour la laïcité et en faveur de la loi de Séparation de l’Église et de l’État. Il a aussi lancé le journal L’Humanité en 1904. Il défend la mise en place de retraites solidaires à 60 ans, la journée de huit heures et l’abolition de la peine de mort.

 

Pacifisme et internationalisme

A partir des années 1909-1910, il oriente son action vers la défense de la paix menacée par les impérialismes qui s’affrontent. De congrès en congrès, Jaurès défend l’idée de la grève générale ouvrière internationalement organisée pour repousser toute menace de guerre. En 1913, la SFIO organise une vigoureuse campagne contre la loi des trois ans qui rallonge d’un an le service militaire. Les bruits de bottes de sont de plus en plus assourdissants et Jaurès tempête contre le capitalisme « qui porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ». La droite l’accuse d’être vendu à l’Allemagne. Ces campagnes nationalistes vont fournir les armes idéologiques aux assassins du grand Jean. En juin 1914, l’escalade militaire qui fait suite à l’assassinat de l’héritier du trône d’Autriche-Hongrie conduit l’Europe à la boucherie. Jaurès tente jusqu’au bout d’éviter la guerre. L’espoir est mince, mais Jaurès se démène tout au long du mois de juillet. Alors qu’il dîne avec ses proches au café du Croissant à Paris, il est abattu par le nationaliste Raoul Villain, le 31 juillet au soir. Celui qui apparaissait comme le dernier rempart face à la guerre venait de tomber, précipitant le honteux ralliement des socialistes français et allemands à « l’Union sacrée » derrière leurs gouvernements respectifs…

Nous ne voulons cependant pas faire de ce centième anniversaire la simple commémoration posthume d’un Jaurès muséifié et rangé au rayon des idoles d’un passé glorieux mais révolu. Au contraire, demeurer fidèle à l’héritage jaurésien, c’est rependre ses grands combats. Cela signifie concrètement :

- lutter pour un projet radical de transformation sociale

- œuvrer à l’émergence d’une VIe République permettant la pleine expression de la souveraineté populaire

- défendre les droits des salariés (salaires, retraites, code du travail) pour que la démocratie ne s’arrête plus devant la porte des entreprises et se battre pour le droit au logement pour tous 

- refonder une école émancipatrice et laïque assurant l’application effective du principe « les fonds publics à la seule école de la république »

- défendre une Europe des peuples et non l’actuelle Europe de la concurrence acharnée jetant les travailleurs les uns contre les autres

- reprendre le combat internationaliste et pacifiste pour construire un autre monde débarrassé des impérialismes de tout poil. A l’heure où la population de Gaza est écrasée sous les bombes, cette lutte n’a rien perdu de son actualité.

Alors cent ans après, célébrons Jaurès au café du Croissant à Paris et faisons vivre sa pensée au quotidien !

Julien GUERIN

Jaurès sera à l’honneur en octobre 2014 à Vaux le Pénil avec plusieurs initiatives :

-              Le mardi 7 octobre aura lieu une conférence au petit théâtre de la Ferme des Jeux sur Jaurès  avec Jean-Numa Ducange, maitre de conférences à l’Université de Rouen

-              Un spectacle de 50 minutes sur Jaurès imaginé par Jean-Christophe PAGES sera joué le 9 ou 10 octobre en destination des trois classes du lycée Simone Signoret.

 

-              Notre  salon littéraire du dimanche 12 octobre sera marqué par deux temps forts autour de Jaurès :         le déjeuner-débat organisé par Familles laïques et l’Association de la Ferme des Jeux à l’Artiste avec Pierre CLAVILIER (historien et auteur de l’ouvrage Jaurès, un éveilleur de conscience), tandis que  le spectacle de Jean-Christophe sera rejoué à 15 h 30 au petit théâtre.

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 11:56

Les PPP, véritables opérations financières toxiques

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« Tout le monde, il est beau, tout le monde il est joli », il suffit de se donner la main !?

Nous sommes dans le rêve, dans le conte de fée, la réalité étant plus triviale.

Daucuns ont présenté le « partenariat public-privé », le PPP comme le miracle.

Ce nouveau concept apparu en Grande Bretagne en 1992 et qui a servi de modèle en France consiste pour un entrepreneur privé à construire un édifice public, par exemple un   hôpital dont il gèrera les activités non médicales.

Ce serait du gagnant-gagnant : la collectivité territoriale ou létablissement public nayant pas à sendetter et lentreprise trouvant un investissement durable.

Cette politique est fortement encouragée par lUnion Européenne dans le cadre de la réduction drastique de la dette publique, par la Banque mondiale, lOCDE et naturellement la Banque européenne dinvestissement.

Les PPP permettent que le financement et la gestion de léquipement soient effectués par des prestataires privés, entreprises ou autres comme les fonds de pension américains friands de ces opérations.

Les contrats de partenariat, PPP, particulièrement aboutis ont vu le jour grâce à lordonnance du 17 juin 2004.

Ce partenariat « gagnant-gagnant » est un pâté dalouette. Un leurre très coûteux pour le public.

La mésaventure transformée en cauchemar de lhôpital sud-francilien a mis un terme à limage dEpinal véhiculée par certains médias du PPP.

Le Centre Hospitalier Sud-Francilien (CHSF) situé entre les villes de Corbeil-Essonnes et Evry était lié par contrat au groupe Eiffage par lintermédiaire de sa filiale Héveil.

Le contrat emphytéotique devait se terminer en 2041 !

Linvestissement de départ sest élevé à 341 millions deuros avec une obligation de maintenance des lieux ;

En contre-partie, lhôpital devait verser au groupe Eiffage durant 30 ans un loyer annuel de 40 millions deuros !

Faites vos comptes.Cest du gagnant-gagnant pour le privé et du perdant-perdant pour le public.

Après le scandale des milliers de contre-façons constatés et le surcoût qui aurait été à la charge de lhôpital, le contrat a été dénoncé. Le coût de la dénonciation (80 millions deuros) est élevé mais cest peu, d’après certains au regard des tarifs pratiqués dans le cadre des loyers….Pour moi c’est de toutes façons une arnaque limitée mais une arnaque : ce sont les entreprises qui auraient dû verser cette somme à l’hôpital public !

La Cour des comptes a établi un rapport qui critique sans ambiguïté la faiblesse des PPP du plan hôpital 2007.

Comme le rappelait un communiqué du CNAFAL publié avant les élections municipales, ce système des PPP dissimule deux bombes à retardement : « 

Tout d’abord les loyers versés au privé reviennent au final à payer deux à trois fois plus cher le coût de l’équipement et pour cause : les entreprises privées

empruntent à des taux plus élevés que les organismes publics ou les collectivités, ils

sont de fait répercutés sur le coût global et les intérêts sont de plus soumis à la TVA.

Autre problème, autre surprise : des clauses peuvent contraindre notamment la collectivité à reverser au privé un complément en cas de besoin (voir l’exemple du centre hospitalier sud francilien).

 

 Ce système conduit à moyen et à long terme à des opérations financières toxiques qui obèrent l’avenir des collectivités pour de très nombreuses

années.


Nous demandons que ces PPP soient abandonnés définitivement et que les pouvoirs publics assument leur responsabilité en termes d’équipements et d’investissements.


Cette politique de pleine responsabilité éviterait tout dérapage, qu’il s’agisse de partenariats au profit du privé ou d’une complémentarité qui fait la part belle aux cliniques.


En effet  la complémentarité, ce sont des spécialités qui ne sont plus assurées par l’hôpital public et l’obligation pour se soigner de passer sous les fourches caudines du dépassement d’honoraires.


Aucun PPP ou aucune complémentarité n’est acceptable, car c’est à chaque fois l’hôpital public qui est sacrifié et le privé qui directement ou indirectement reçoit la manne du public.


La loi HPST, dite loi Bachelot qui organise la baisse draconienne des personnels et des moyens indispensables pour assurer l’accès au soin pour tous doit être abrogée.


Il est nécessaire et indispensable que soient maintenus et que se créent des hôpitaux publics de plein exercice, seuls établissements pouvant assurer

l’accès aux soins pour tous.

 

Jean-François Chalot

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 14:36

EMOTION ET SOLIDARITE AVEC LES FAMILLES DE NANGIS

 

Je ne vais pas me prononcer sur les circonstances exactes de cet accident entre un minibus et un camion. L’enquête apportera toutes les informations nécessaires.

Cet accident mortel m’a particulièrement touché.

Comme l’a exprimé le maire de Nangis, Michel Billout : « ce sont nos enfants ».

Ce drame a frappé des familles de Nangis, commune de Seine et Marne et toute la communauté éducative des centres de vacances.

Chaque directeur, chaque responsable, chaque organisateur sait que des risques existent.

Quand notre association « Familles laïques de Vaux le Pénil » a organisé une sortie à la Mer de sable, le président et moi-même n’ont eu cesse de donner des consignes et naturellement nous avons téléphoné plusieurs fois aux animateurs chauffeurs…..

Comme tous les organisateurs, l’inquiétude ne nous a pas quittés jusqu’au retour

L’ accident de Courteranges près de Troyes nous a particulièrement touchés

C’est un drame épouvantable….Six personnes dont quatre enfants ont trouvé la mort.

Le Maire, très ému est notre ami et l’un des enfants morts était l’élève d’un responsable de notre association.

Si les accidents graves de voiture sont nettement plus nombreux- toute proportion gardée- lorsque les familles se retrouvent dans leur véhicule que lorsque les enfants sont en colo ou sorties collectives, un drame comme celui marque les esprits et suscite l’émotion.

Tout est fait dans les accueils de mineurs, qu’il s’agisse des mini camps ou colonies de vacances pour assurer une sécurité maximale.

Les sorties en minibus sont très cadrées avec du personnel préparé à cette tâche et reposé.

Quand un animateur assure la conduite, il doit être en forme et respecter toutes les consignes de sécurité.

Le directeur se charge d’ailleurs de préparer dans les meilleures conditions possibles les transports d’enfants pour aller aux activités qui se situent à l’extérieur du centre.

La sécurité peut être encore renforcée, bien entendu mais malheureusement les accidents sont toujours possibles.

Comme vous tous j’ai une pensée très forte pour les familles de ces victimes….

Ce sont leurs enfants et les nôtres.

 

Jean-François Chalot

-oOo-

 

 

Vaux le Pénil, le 23 juillet 2014

 

 

Monsieur Michel BILLOUT

 

Sénateur Maire de Nangis

 

Mairie de Nangis

 

77370 NANGIS

 

Monsieur le Maire,

 

En ces terribles circonstances, face au drame qui touche au plus près une communauté toute entière, les associations familiales laïques ne peuvent rester insensibles.

 

Par la présente, nous tenons à vous faire part de notre soutien et notre compassion, tout d'abord aux proches des victimes touchés dans leur chair, mais aussi à vous même et tous vos collaborateurs et à l'ensemble de la population.

 

Présents aussi à notre esprit, tous les camarades de ces jeunes, leurs animateurs qui malgré les circonstances vont devoir continuer à vivre et à qui nous souhaitons de surmonter au mieux ce traumatisme.

 

 

Il nous arrive à nous aussi d'organiser des manifestations, des sorties et nul n'est à l'abri de l'accident, du dérapage, et nous imaginons sans peine les sentiments qui habitent les uns et les autres.

 

 

 

Au nom du Conseil Départemental des Associations Familiales Laïques de Seine et Marne,

 

de Jeannine JOUANIN sa présidente et de son vice-président Jean-François CHALOT,

 

 

Au nom de l'Association Familiale Laïque de Vaux le Pénil,

 

à titre personnel

 

je présente à l'ensemble de la communauté nangissiene, aux familles, de très sincères et douloureuses condoléances.

 

Patrice THEVENY

 

Président de Familles Laïques de Vaux le Pénil

 

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 08:49

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On voit encore dans des  séries policières françaises des enfants  morts de trouille devant un couple patibulaire venant de la DASS .

La DASS  n’existe plus en tant que telle et ce sont les conseils généraux et leurs services sociaux qui sont chargés de la protection de  l’enfance

 

Lorsque les parents rencontrent des difficultés dans l'exercice de leur responsabilité, la législation prévoit deux modes de protection : la protection administrative, sous l'autorité du président du Conseil général et la Protection judiciaire sous l'autorité de la justice.

 

Ces deux institutions travaillent ensemble.

 

Aujourd’hui, dans le cadre de l’application de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, les enfants ne sont plus placés d’office dans des familles d’accueil, les MDS cherchent des solutions pour aider les familles en difficultés, notamment grâce à de l’accompagnement, à l’aide sociale.

Tout cela c’est sur le papier, bien huilé….

Malheureusement la réalité est toute différente, les MDS travaillent à flux tendu et les travailleurs sociaux se déplacent peu ou pas.

On fait dans l’urgence.

Au début de l’été dernier notre association familiale laïque locale melunaise  a accompagné une famille en difficulté.

Cet accompagnement s’est effectué en partenariat avec le Secours catholique et le DAL: chacun intervenant dans le cadre de son créneau propre, les deux agissant de concert pour les démarches et le soutien de la famille.

Nous avons réussi ensemble à ce que le couple qui vivait dans un hôtel, suite à une expulsion locative retrouve un logement décent.

Tout s’est effectué  dans une démarche de responsabilisation, le couple règle ses dettes dans le cadre d’un plan de surendettement et acquitte régulièrement ses loyers…..

Enfin….

Malheureusement les trois enfants placés par la juge des enfants en juin dernier dans trois familles d’accueil ne voient leurs parents que dans un cadre contraint, quelques heures tous les quinze jours….

    On attend de la MDS qu'elle agisse, comme elle sait  le faire pour que cette famille soit enfin réunie....C'est de sa responsabilité dans le cadre de la préparation de la prochaine audience. 

Les parents ne sont pas maltraitants, bien au contraire ! Les enfants leur ont été retirés après l’expulsion locative et aujourd’hui, il n’y a plus de raison de maintenir ce placement insupportable

La prochaine audience avec le juge se prépare, entendra- t-elle l’appel désespéré des parents et recevra-t-elle les représentants des deux associations qui accompagnent ce couple depuis plus d’un an.

Jean-François Chalot   - Patrice  Thèveny

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 07:26

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Le mal logement, les difficultés sociales sont des fléaux qui ne touchent pas que les locataires.

Beaucoup de copropriétaires  ont des logements dégradés et des communs en mauvais état.

Ils ont acheté un petit bien et peu à peu les dépenses de copropriété ont augmenté, à tel point qu’ils se sont retrouvés dans l’impossibilité de faire face….

Certaines familles, femmes seules ou couples de retraités sont là depuis longtemps avec une petite retraite insuffisante pour faire face aux dépenses de copropriété surtout quand il faut refaire la façade, les couloirs, les ascenseurs ou l’étanchéité.

D’autres viennent d’acheter parce que c’est plus facile d’acquérir  que de louer. Ils sont à la limite du surendettement et cette limite est vite dépassée quand les notes de copropriété arrivent.

La France des copropriétaires, c’est 6,6 millions de logements à ce jour.

Parmi ces logements, un million sont en mauvais état et plus de 100 000 sont plus que dégradés.

Si 77% des propriétaires occupent leur logement, les autres sont généralement des petits rentiers ou des marchands de sommeil.

Comme l’explique bien « et les autres », le journal de la Fondation Abbé Pierre dans sa livraison de juillet 2014 dans un dossier central intitulé : « copropriétés dégradées : sortir du piège , à propos des marchands de sommeil : 

« Ballet mensuel des grosses voitures noires pour récupérer les loyers, boites à lettres aux noms multiples et temporaires, squats dans les caves, dégâts des eaux persistants….autant de dommages que les « anciens » de l’immeuble subissent et énumèrent amèrement. Au délabrement de leur bien, s’est ajouté un sentiment d’impuissance et d’abandon. »

Il y là matière à action publique pour la rénovation de ces appartements, pour sauver les propriétaires- ceux qui occupent – du naufrage qui arrive et pour poursuivre et faire condamner les propriétaires véreux  qui exploitent la misère du monde.

Les familles qui sont entassées dans des logements insalubres et petits qui payent souvent des sommes exorbitantes sont les victimes de ce non droit toléré par des pouvoirs publics sans moyen ou sans volonté !

La loi du 14 novembre  1996 dite « plan de sauvegarde » doit être appliquée avec vigueur et détermination.

« Un plan de sauvegarde est un dispositif permettant une aide de l'Etat à destination des copropriétés en grandes difficultés.----. Il vise à redonner aux habitants d'une copropriété en difficulté un cadre de vie plus adéquat, et à redresser la situation de la copropriété. La démarche peut provenir du préfet de département, ou du maire de la commune sur laquelle est situé l'immeuble en difficulté. Elle peut aussi résulter d'associations, de copropriétaires, ou encore de riverains. Le plan de sauvegarde peut régler différents types de problèmes (dysfonctionnements juridiques, réalisation de travaux d'urgence...). »

L’URGENCE EST LA : Empêcher l’abandon de personnes et éviter l’existence et le développement de zones de non droit !

Jean-François Chalot

 

 

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 07:14

Le gouvernement va-t-il résister aux pressions des grands groupes et des distributeurs ?

L’amendement de la Ministre est à soutenir par les associations de consommateurs et familiales car il s’agit là de la défense de l’environnement :

 « Le CNAFAL soutient le projet d’amendement de la Ministre de l’écologie

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Interdiction d’utiliser des sacs de caisse en plastique en 2016 

 Un amendement a été déposé le 25 juin 2014 par la Ministre de l’écologie au projet de loi « biodiversité ».

Les points de vente ne pourraient plus distribuer des sacs plastiques à usage unique à partir du 1er janvier 2016, à l’exception des sacs compostables et « biosourcés ».

Pour le CNAFAL, la défense de l’environnement et de la santé humaine est à ce prix.

La pollution des plastiques sur les milieux marins et la biodiversité représentent 250 millions de particules de plastique en mer qui contaminent toute la chaîne alimentaire des poissons.

D’après l’Ifremer, plus de 112 millions de sacs plastiques souillent nos 5 000 km de côtes françaises.

Cette pollution porte atteinte à la santé humaine par l’alimentation.

Alors que le nombre de sacs plastiques est de 12 millions dans le cadre de la vente des fruits et légumes, les professionnels de la grande distribution protestent et menacent une hausse des prix sur les produits de consommation.

Alors que le pouvoir d’achat des ménages et des familles est en berne, la distribution fait du « chantage économique ».

Le CNAFAL rappelle que les deux plus grands groupes ont bénéficié déjà avec le Contrat de crédit pour la compétitivité et l’emploi (CICE), de 70 à 45 millions d’euros (Le Monde du 10/07/2014) et sans oublier le pactole attribué par le pacte de responsabilité aux entreprises qui est évalué à 40 milliards d’euros.

Le CNAFAL et les familles se félicitent et soutiennent ce projet d’amendement de la Ministre de l’écologie. Cet amendement encourage et participe à un autre modèle économique plus protecteur de notre environnement, plus protecteur de la santé humaine et plus protecteur des générations futures. »

Les distributeurs et des grands magasins doivent proposer des sacs compostés et biosourcés gratuitement (ou à prix coûtant) et non profiter de l’occasion pour se désintéresser de cette question.

C’est l’un des enjeux de cet amendement qui doit être maintenu.

Jean-François Chalot

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 08:02

LA MER DE SABLE


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Le samedi 5 juillet  l'Associtation Familles Laïques a organisé
 pour la deuxième fois une sortie familiale. 
Le choix a porté sur la Mer de Sable.
Pour cette journée les participants n'ont déboursé que 5 Euros par personne et Familles Laïques à pris le reste en charge. 
Le lieu de rendez-vous pour le départ était prévu au service technique de VLP entre 8h00 et 8h30 et le retour pour 18h00.

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Malgré le temps qui n’était pas au rendez-vous, notre journée s'est bien passée.

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Les enfants ainsi que les grands ont pu profiter pleinement des attractions et spectacle sans trop attendre leur tour.

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Familles Laïques de Vaux le Pénil remercie encore les chauffeurs M. CORNU, M. COINDET ainsi que Fabien et Cindy mais aussi la mairie de Vaux le Pénil qui a bien voulu nous prêter les mini-bus de la ville ainsi que la voiture Inter-g qui nous  a été très utile.

Cindy et Carinne
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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 21:03

 

La famille que nous avons accompagnée avec le DAL ( se reporter à l'article de jeudi dernier et de celui du parisien, reproduit) a reçu un courrier de la Préfecture lui annonçant qu'un logement lui sera proposée.

C'est la CAF qui va elle aussi se penche sur le problème pour envisager un recours amiable pour le versement de l'APL.

L'AFL de Melun, le DAL et notre association restent vigilants et mobilisés;

VOICI UN CAS EN BONNE VOIE

l'article du Parisien du 12 juillet  2014

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"Bonne nouvelle pour la famille Oladoye ! Ce couple du quartier de l'Almont, et ses quatre enfants, devrait être relogé rapidement ( voir notre édition de jeudi). La préfecture de Melun assure que « la situation de la famille a bien été prise en..."                                   

MAIS COMBIEN D'AUTRES ?


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MAL LOGEMENT ET SUROCCUPATION DE LOGEMENTS

Les études de l’INSEE et notamment celles de 2010 sont sans appel :

560 000 ménages franciliens de deux personnes ou plus vivent dans un logement sur-occupé.

Cette sur-occupation touche 17,7% des résidences principales alors qu’elle n’est que de 4,7% en province.

« Un logement est réputé occupé de façon correcte quand il est composé d’au moins une pièce de séjour, d’une pièce pour chaque couple, d’une pièce pour chaque autre adulte, d’une pièce pour deux enfants s’ils sont de même sexe ou ont moins de sept ans et d’une pièce par enfant sinon. »

On est très loin du compte et cette suroccupation augmente encore en région parisienne, à Paris, en Seine Saint Denis au-delà des 25% .

Cette progression se poursuit aujourd’hui et le mal logement a différentes causes qui parfois se cumulent :

L’inadaptation de l’offre de logements au regard de la taille des familles ;

L’absence de logement

Les difficultés d’accès au logement : la durée d’attente entre le dépôt d’une demande de logement sociale et la première offre peut atteindre plus d’un an, voire plusieurs années, ce qui pousse les familles à prendre un logement privé petit et plus cher ;

Le manque de confort et l’insalubrité

L’assignation à résidence : on a un petit logement mais comme il n’y a aucune alternative, on y reste.

LA LOI EST MAL FAITE, ELLE INSTAURE LA DOUBLE PEINE

Si le logement est trop petit, la règlementation de la CAF s’applique mécaniquement et la faute ne revient pas aux personnels de la CAF mais aux textes.

L’allocation logement peut ainsi être retirée à une famille qui vit dans un logement trop petit.

Dans un premier temps , la famille qui « vit » par exemple à cinq dans un 25 m2 reçoit un courrier de la CAF lui demandant de chercher un logement décent, plus grand.

Comme si cette famille n’avait pas tout tenté.

Dans un deuxième temps, c’est la suspension de l’APL qui survient peu de mois plus tard.

Voici la double peine : le confinement dans un très petit logement et la suspension de l’APL.

« Autrefois », les professionnels de la CAF se déplaçaient pour rencontrer les familles, une écoute permettait de prendre en compte les problèmes et un recours amiable pouvait aboutir à maintenir l’aide au logement.

Aujourd’hui c’est plus difficile, il y a l’austérité, les restrictions budgétaires avec des postes en moins et comme le déclarait le président de la CNAF le 16 mars 2013 dans un entretien au Parisien

«Les Caisses d’allocations familiales traversent une crise sans précédent : jamais nous n’avions accumulé autant de retards dans le traitement des dossiers. La situation actuelle est inédite par son ampleur — 70% des CAF sont concernées — et par sa durée. Depuis septembre, nous sommes confrontés à une hausse progressive et permanente des demandes d’allocataires. Rien ne laisse espérer une amélioration. ».

 

En 2014, la situation a empiré….

Quant au déficit de logements sociaux vastes, il augmente.

DE LA DOUBLE PEINE ON PASSE A LA TRIPLE

C’est ainsi que des enfants peuvent se retrouver placés dans des familles d’accueil pour mal logement.

Cette décision inique est assez rare mais elle existe.

Parfois il ne s’agit que d’une menace  mais cette menace non exécutée met les parents concernés dans une détresse incommensurable….

Malheureusement ce que j’écris ne découle pas de généralités mais de constats à Melun dans l’agglomération où le CDAFAL (Conseil Départemental des Associations Familiales Laïques) agit…

Evidemment quand une association est présente pour accompagner les familles et interpeller les pouvoirs publics, on arrive à trouver des solutions positives et à débloquer la situation….

Malheureusement beaucoup de familles se retrouvent seules.

 

Jean-François Chalot

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  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77

AGENDA

 

 

  -oOo-

 

PROCHAINES PERMANENCES "INFO DETTE"

  à VAUX LE PENIL

 

Vendredi 12 Mai 2017

 

    Affiche surrendetement RVB    

 

Prochaines permanences "Info dettes"

à Vaux le Pénil

 

 

Vendredi 09 Juin 2017 

 

 

 

 

 

Sinon, toute l'année,  il y a des permanences hebdomadaires à 

 Melun, Dammarie, Le Mée, St Fargeau-Ponthierry,

Renseignez vous auprès de notre secrétariat !

Qui sommes nous ?

Association fondée sur le principe de la laïcité,

intervenant dans tous les domaines

 où l'intérêt des familles est concerné.

     logo rose afl

Animée uniquement par des bénévoles, l'association propose différentes actions telles que : Accompagnement scolaire, alphabétisation, info dettes, écoute et soutien des familles, écrivains publics, informatique, échanges de savoir-faire. 

 

Surtout n'hésitez pas à nous laisser des commentaires en utilisant le lien en dessous de chaque article De même, lisez les commentaires, ils vous en inspireront peut-être d'autres Notre PAL est subventionné par la Caisse d'Allocations Familiales 77 et le Conseil Régional d'Ile de France