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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 13:57

 

 

Avertissement

 

Le texte qui suit a inspiré des réactions et des contributions.

Si vous le souhaitez vous pouvez demander la publication

de votre avis.

Un lecteur d'Avogarox m'a adressé cette information :

l'existence d'un flash vidéo qui vaut le clic

 Quand vous faites vos courses, hésitez bien si vous ne voulez pas vous retrouver comme ce jeune homme ! http://www.youtube.com/watch?v=w1msBskfa5E&NR=1 

 

 

LA « MALBOUFFE » : NOS ENFANTS TRINQUENT !

 

De plus en plus nos assiettes sont envahies de produits d'origines animales provenant des grandes entreprises agroalimentaires.

Des textes, voire des directives ainsi que des contrôles réussissent encore à nous éviter le pire. Mais l'élevage industriel, avec les volailles en batterie, les injections d'antibiotiques et les porcs confinés dans des espaces où ils ne peuvent pas bouger nous « offre » une nourriture avec un goût parfois douteux et des craintes pour notre santé.

Le « végétarisme » est un choix qui est propre à certains consommateurs qui préfèrent par éthique ne pas manger de viande.

Les autres familles, nombreuses qui considèrent que la consommation de viande est un choix culturel et naturel ont droit à une nourriture saine...

Les associations familiales et de consommateurs se doivent d'organiser une campagne de sensibilisation contre (certains) élevages industriels et ses conséquences pour notre santé et celle de nos enfants.

Le livre de Jonathan Safran Foer nous montre le chemin sans issue qu'il ne faut pas prendre : celui de « l'agriculture » Etats-uniennes .

 

 

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« Faut- il manger les animaux ?

De Jonathan Safran Foer

Éditions de l'Olivier

janvier 2011

362 pages

22 €

Les « élevages » industriels au banc des accusés

 

 

Ils martyrisent bien souvent les animaux, recherchent le rendement et en plus empoisonnent nos rivières....quant aux produits qui arrivent dans notre assiette ! N'en parlons pas trop !

Le réquisitoire de ce jeune écrivain américain est implacable. Son étude de terrain, minutieuse ainsi que la retranscription des débats qu'il a menés avec des acteurs de divers bords ne peuvent que nous mobiliser contre un fléau qui met en danger notre santé.

 

50 milliards de poulets sont abattus et mangés chaque année dans le monde, la plupart et notamment dans les pays occidentaux sont « élevés » en batterie.

On oblige ainsi des milliards d'oiseaux à vivre et à mourir de manière industrielle, inhumaine...Peu voient le jour et méfiez vous des étiquettes qui indiquent « élevés en plein air »

Aux États Unis 99% des animaux consommés proviennent des « chaînes » industrielles...

Alors qu'autrefois les déjections animales permettaient la constitution d'engrais utiles au sol, aujourd'hui la concentration effrayante sur une petite surface des porcs conduit à une pollution dévastatrice des rivières et des sols.

« En tout, les animaux d'élevage aux États-Unis produisent 130 fois plus de déchets que la population humaine-environ 39 tonnes de merde par seconde. La capacité de pollution de cette merde est 160 fois plus importante que celle d'eaux usées municipales non traitées. »

 

Pendant trois ans, l'auteur a sillonné les campagnes américaines pour étudier la réalité de la culture.

Il a rencontré quelques éleveurs traditionnels qui veulent le bien-être des animaux et qui refusent le système de l'empire agro-alimentaire...

La résistance est difficile dans un pays où de toutes façons l'abattage est tenu par ceux qui recherchent un profit maximal pour un moindre coût...

Devons-nous devenir tous végétariens ou végétaliens ou nous organiser afin de combattre cette logique infernale qui conduit à faire souffrir les animaux, à contrecarrer la nature et à nous offrir que la « mal-bouffe » ?

Ce n'est pas la peine de se réjouir d'être français et de ne pas habiter outre-atlantique...L'exemple de l'élevage porcin breton nous montre que les éleveurs français suivent le même mauvais chemin que leurs collègues américains.

Alors... comme l'affirme l'auteur de ce livre :

 

« L'élevage industriel prendra fin un jour à cause de l'absurdité de son économie. Il n'est tout simplement pas viable. La Terre finira par se débarrasser de l'élevage industriel comme un chien se débarrasse de ses puces. La seule question est de savoir si elle ne se débarrassera pas de nous par la même occasion. »

 

Jean-François Chalot

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 18:12

JF PAGE 9

 

 

COLLOQUE : UN TOIT POUR TOUS

 

Pour la quatrième année consécutive, Familles Laïques de Vaux le Pénil organise un colloque.

Cette initiative est prévue pour novembre 2011.

Le thème retenu, en adéquation avec les préoccupations des familles :

 

LE DROIT AU LOGEMENT

Principes et réalités sur le territoire de Melun Val de Seine

 

doit conduire à des échanges entre les professionnels, les associations familiales, les collectivités territoriales et les institutions.

Ce colloque sera organisé conjointement avec le CDAFAL et en partenariat avec le Conseil Général, la ville de Vaux le Pénil, la CAF et la direction départementale de la Cohésion sociale.

Les différents offices de l’habitat et notamment l’office départemental seront sollicités ainsi que les associations de locataires présents sur le territoire départemental.

Cette rencontre sera préparée par un comité de pilotage qui se réunira mensuellement à partir de février 2011

 

NOTE D’OPPORTUNITE

 

LE DROIT AU LOGEMENT AUJOURD’HUI !

 

  • De nombreuses familles attendent longtemps avant de trouver un logement, des jeunes qui ne trouvent pas à se loger sont contraints de rester chez leurs parents ;

  • des personnes âgées recherchent en vain des loyers décents proches des commerces et des espaces de soin.

Quel est aujourd’hui le bilan sur notre département des différents dispositifs comme le DALO (Droit au logement opposable) ?

N’y a-t-il pas une distance importante entre les intentions affichées et les résultats obtenus ?

 

Des décideurs justifient leur déficit territorial en logements sociaux par le refus d’une grande partie de la population de voir s’installer près de chez eux une population que l’on ne connaît pas ou dont on se méfie.

Ne s’agit-il pas là d’une crainte injustifiée, née d’une peur entretenue ?

Beaucoup de professionnels et d’acteurs prônent à juste titre une réorganisation territoriale mettant fin aux concentrations de population socialement et économiquement homogène.

Des couples disposant d’un pavillon, interrogés expriment leur inquiétude : « nos enfants n’arrivent pas à se loger sur la commune, l’offre est insuffisante et ce qui est disponible est hors de prix ! »

Le « social » ce ne sont pas que les autres mais aussi nos propres enfants.

 

Le logement n’est pas un objet de consommation courante. Il constitue un besoin fondamental et un droit qui assurent la survie des familles et des individus.

Il existe une urgence en France et dans notre département : permettre à chaque famille de disposer d’un logement de qualité.

Pour atteindre cet objectif, reconnu comme prioritaire par le Conseil Général, par de nombreuses municipalités et les associations familiales, il faut à la fois une volonté partagée et des financements.

Quel bilan pouvons-nous tirer de l’application de la loi Solidarité et renouvellement urbain qui impose aux communes de plus de 3500 habitants de compter 20% de logements sociaux dans leur périmètre sous peine de pénalité financière ?

Comment soutenir les municipalités qui ont la volonté d’appliquer la loi et comment inciter très fortement les autres à construire le nombre nécessaire de logements sociaux ?

Des villes disposant d’un parc locatif important et dégradé ont décidé de mettre à bas des tours et barres et de mettre en place une réhabilitation urbaine des quartiers. Mais les nouveaux conventionnements conduisent à des hausses de loyers.

Cette politique ne mène t-elle pas à réduire l’offre sociale à bas loyer dans le parc existant et aussi à travers la reconstruction avec des prix de sortie qui s’avèrent nettement supérieurs à ceux du prix d’origine ?

 

Les aides à la personne financées conjointement par l’Etat et les régimes des prestations familiales permettent à environ 6 millions et demi de ménages de faire face à leurs dépenses de logement, soit comme locataires, soit comme accédants à la propriété.

Les barèmes de ces aides à la personne ne devraient ils pas être revalorisés ?

Les aides à la pierre indispensables pour permettre la construction et la réhabilitation des dizaines et dizaines de milliers de logements sont indispensables. Elles doivent être effectives et massives.

En l’absence d’engagements de la part de l’Etat, les offices publics seront dans l’incapacité de faire face aux nouveaux besoins. C’est le constat que font de nombreux Offices.

Qu’en est-il dans notre département ?

Enfin « habiter un logement » est une représentation psychosociale qui ne va pas de soi pour tout le monde, notamment ceux qui vivent dans la précarité, ce qui suppose parfois un accompagnement spécifique.

Toutes ces problématiques seront au centre des réflexions que nous mèneront collectivement au cours du colloque qui se tiendra à Vaux le Pénil le 18 novembre 2011

 

 

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 08:11

 

Le droit au logement opposable, revendication légitime a donné lieu au vote d'une loi, le DALO et à la mise en place de commissions départementales.

Le rapport très officiel du comité de suivi tire la sonnette d'alarme.

Un quart seulement des familles jugées prioritaires a été relogé sur l'Ile de France, il manque cruellement de logements et dans de nombreux départements l'absence de soutien aux familles voulant effectuer une demande de logement en urgence  les empêche de fait de déposer des dossiers complets recevables.

Voici donc le message d'alerte du comité de suivi officiel.

Si vous voulez le rapport du comité de suivi dans sont intégralité, allez sur le site du CDAFAL 77 où nous l'avons publié

http://www.re3.freesurf.fr/rapportDALO.pdf

 

Un message d’alerte

 

Chargé par la loi de remettre un rapport annuel au Président de la République, au Premier

Ministre et au Parlement, le Comité de suivi a souhaité leur adresser un message d’alerte. S’il

est incontestable que le Dalo permet à des ménages en difficulté d’être relogés, s’il est réel

que l’administration et ses partenaires font plus et mieux qu’avant, force est néanmoins de

constater que le droit n’est pas pleinement assumé.

On ne peut se satisfaire d’un droit respecté dans trois départements sur quatre : il doit être

effectif partout. L’Etat, qui en est le garant, se trouve aujourd’hui condamné par les tribunaux

administratifs. Le non respect de l’obligation de résultat est d’autant moins acceptable qu’il

s’aggrave : chaque mois, le stock des ménages non relogés augmente.

Le Comité de suivi n’ignore rien du contexte de manque de logements abordables sur certains

territoires. Dès 2007 il avait pointé les difficultés et formulé des propositions. Il les complète

et les enrichit encore dans le présent rapport. Cette année, le Conseil économique social et

environnemental a lui aussi remis un rapport. Peu de lois font l’objet d’un tel suivi, appuyé

sur des données précises et des propositions partagées par les acteurs.

Il n’y a ni fatalité à ce que la loi Dalo ne soit pas partout respectée, ni automaticité à ce

qu’elle le soit. Le Comité de suivi appelle l’Etat à une implication sans faille : il ne peut

pas rester hors la loi.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 16:04

 

« Le secret de Chanda »

De Olivier SCHMITZ

Aff Secret de Chanda

UN FILM A NE PAS MANQUER

Ne passez pas à côté d'un grand moment

de bonheur et d'émotion.

C'est du moins ce que disent tous ceux qui ont déjà vu ce film.

  Patrice THEVENY

 

  • Dimanche 23/01/2011 à 18h15 
  • Lundi 24/01/2011 à 20h30
  • Mardi 25/01/2011 à 14h00 (séance scolaire+mardi cinéma)
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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 08:58

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Abolissons la misère !

 

Plus de 8 millions de nos concitoyens peuvent être considérés comme des pauvres. !

Alors que le taux de personnes pauvres a diminué entre 1970 et 1995, il a stagné entre 1995 et 2000 pour connaître une hausse depuis le passage dans le nouveau millénaire.

Avec la crise économique et financière, une nouvelle hausse apparaît et cette pauvreté toucherait près de 15 % de la population.

Le seuil de pauvreté en Europe correspond à 60% du revenu médian.

Le revenu pris en compte pour un foyer est le revenu dit « disponible » après paiement de l'impôt et perception des prestations sociales.

Le revenu disponible est divisé par 12 puis par le nombre d'Unités de Consommation.

  • le premier adulte du foyer est évalué à 1 UC

  • le deuxième à 0,5 UC

  • les enfants de moins de 14 ans à charge de 0,3 UC

Le seuil de pauvreté en France aujourd'hui pour une personne seule est de 949 €

Qui peut vivre seul, en couple ou avec des enfants quand il se trouve sous ce seuil et parfois bien en dessous ?

Rappelons pour mémoire qu'il y a 3,3 millions d'allocataires des minima sociaux et que la personne qui vit seule, sans emploi reçoit un RSA de 466,99 € par mois !

 

La paupérisation s'étend et cet hiver les Restos du coeur risquent de battre le record du nombre de repas servis qui était durant l'hiver dernier de 100 millions pour 800 000 personnes!

 

538211-atd-quart-4cb9c5ef_jpg.jpg image ATD Quart Monde

 

 

Les chiffres que communiquent les associations caritatives sont alarmantes et malheureusement exacts.

Dans notre pays moderne et riche qu'est la France, il y a plus qu'une pénurie de logements.... Certains en arrivent à comparer l'hiver 2010 au triste hiver 1954....

Nous n'en sommes pas là, quoique !? :

  • près de 100 000 personnes vivent sans abri,

  • 100 000 autres vivent en camping, dans une cabane ou un mobile-home;

Plus de 13% des Français vivent dans des logements inadaptés à la composition de leurs familles.

Comment voulez vous parler d'égalités des chances quand des enfants sont entassés dans des pièces exigües ?

Avec les augmentations des tarifs de l'énergie et le niveau bas des revenus de subsistance, huit millions de personnes dont deux millions d'enfants « vivent » dans des logement insuffisamment chauffés.

Dans Actes et paroles, Victor Hugo écrit :

« le vrai secours aux misérables, c'est l'abolition de la misère »

Il avait raison et si les associations de solidarité et les associations familiales remplissent une mission sociale essentielle, elles ne font que soulager, agir en marge.

Il faut faire plus et exiger que, par une action politique à la hauteur des enjeux :

  • aucune personne ne se retrouve sous le seuil de pauvreté actuel;

  • le droit au logement soit respecté, ce qui suppose la mise en chantier des

800 000 logements qui manquent à ce jour.

 

Jean-François Chalot

 

nb

1- Je renvoie le lecteur à l'excellente revue « grandir ! Loisirs et territoires »

des Francas .

Il s'agit plus particulièrement du numéro 20 de septembre 2010 qui porte comme titre:

«  Pauvreté et loisirs éducatifs des enfants et des jeunes : un défi pour les territoires »

 

2- Veuillez trouver ci-joint La Lettre de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale 1-2011

http://www.onpes.gouv.fr/IMG/pdf/01LETTREOnpesJan2011_V8.pdf

Cette Lettre constitue la première publication de l'ONPES dans sa nouvelle configuration.

 

 

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 09:23

 

Commander et lire « Familles Laïques »revue trimestrielle du CNAFAL

couverture-Familles-laiques.jpg

 

 

 

 

Le dernier numéro paru, le numéro 94 traite de la question de l'immigration avec comme titre

«  La France, terre d'écueils »

Vous pouvez trouver comme articles:

 

1- « L'immigration, c'est toute une histoire »

 

Il s'agit là de l'éditorial  signé par le président du CNAFAL, Jean Marie Bonnemayre

 

bONNEMAYRE

 

 

La France est depuis très longtemps une terre d'immigration et comme le montre l'auteur , « tant que nous n'accepterons pas de regarder notre propre histoire en face, nous ne pourrons pas progresser vers l'intégration. »

 

2- « Quelle frontière entre un apartheid racial et social »

Hassna Jampama aborde la question de la place des français issus de l'immigration, plus particulièrement touchés par l'exclusion sociale et la pauvreté.

La laïcité est et reste un instrument permettant que nous vivions ensemble sans distinction.

« Elle seule permet, dans un monde d'égoïsme où l'argent est roi, de maintenir les équilibres fragiles. Elle seule assure la dignité de l'homme et donne sens à notre société. »

 

3- « La santé en voit de toutes les couleurs »

L'auteure, Nicole Damon informe les familles de la réalité de la politique gouvernementale qui prévoit un coup de rabot sur l'aide médicale d'état.

C'est ainsi que l'AME ( l'aide médicale d'État) fondé en 1893 sera limitée aux seuls « soins urgents » et qu'une franchise de 30 euros pour les bénéficiaires de l'AME est programmé par le gouvernement à l'occasion de l'élaboration du projet de financement de la Sécurité sociale.

C'est une mesure qui s'adresse principalement à des étrangers résidant en France depuis moins de trois mois et qui remet en cause le principe de l'accès aux soins de tous.

 

4- Un entretien avec un groupe de percussionnistes composé de jeunes musiciens d'origines diverses.

« Être citoyen, c'est être bien là où on est »

 

5- « Al-Fârâbî, le second maître », philosophe arabe de la fin du IX ème siècle au milieu du Xème.

Nourradine Ettajani nous fait découvrir ce second maître après Aristote qui visait la perfection dans l'éducation, alliant le savoir à un comportement vertueux, « elle est tout à la fois le bonheur et le bien. »

 

6- « Ecoliers d'ici, enfants d'ailleurs »

Dans ce texte, Claude Jahier lie l'éducation et l'instruction de ces enfants issus de l'immigration et les conditions d'existence.

Pour que l'école puisse assurer au mieux sa mission, il est nécessaire, voire indispensable que ces enfants ne soient pas victimes de la précarité.

Claude revient sur la politique d'immigration et rappelle les propos de Marie-Rose Moro:

« Ces expulsions produisent chez les enfants des effets comparables à ceux de la guerre » !

 

7- «  L'avenir en route pour se conjuguer au pluriel »

 

Ruben Uurrutia rend hommage à l'essayiste et journaliste qui dans son ouvrage « le commencement du monde » apporte un éclairage rafraîchissant :

«  Que nous le voulions ou non, nous serons pluriels et métis. Il nous reste à en tirer profit, sans démagogie et sans xénophobie. Quant à la haine de l'autre, aux envies d'expulsion et de fermeture qui saisissent parfois nos consciences, ce sont des réactions aussi vaines que celles des « civilisations » qui s'efforçaient jadis, de contenir les peuples sous l'autorité d'une métropole armée de canon. »

 

8- « Dans quel monde vivons-nous ? »

 

Jean Marie Bonnemayre revient sur une récente enquête de l'Institut des études démographiques (INED) pour aborder les questions liées à l'inégalité sociale.

Cette première étude qui prend en compte les origines ethniques fait des constats étonnants qui méritent plus qu'un détour.

Jean Marie Bonnemayre explique pourquoi « l'éducation scolaire et l'apprentissage de la langue du pays d'accueil sont fondamentaux et doivent s'opérer le plus vite possible ».

 

9- « L' Alsace, terre d'accueil »

 

Nathalie Portman nous apporte là un éclairage fort utile sur la réalité de cette région qui de tous temps a été un lieu de passage, de transit et d'échanges de biens et d'idées...

 

10- « Quand le travail n'est pas étranger à l'intégration »

 

Le président du CNAFAL en appelle au pacte républicain qui permet par une politique sociale et solidaire de faire reculer le communautarisme et de permettre aux immigrés une intégration citoyenne dans l'appropriation des valeurs communes.

Il revient sur l'histoire des trente glorieuses pour rappeler que le travail avait un pouvoir intégrateur indéniable et conclut son propos en mettant en exergue la laïcité, « cadre protecteur des personnes qui interdit à la foi de dicter sa loi, à la loi que se donnent collectivement les hommes à eux-mêmes. »

 

11- « La médiation, oui mais avec l'action de groupe »

 

Hugo Cadet du service juridique du CNAFAL présente la commission de la médiation, mise en place en application de la loi du 1er juillet 2010.

Cette médiation peut permettre le règlement amiable des petits litiges, il participe au désengorgement des tribunaux mais ne peut pas en aucun cas « pallier les attentes du consommateur en matière de contentieux de masse... »

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 15:35

 

Les Municipalités du Mée sur Seine et de Dammarie Les Lys pourraient ne pas oublier de présenter leurs meilleurs vœux aux « gens du voyage »



Dans Rue 89 du 28 juillet 2010, on pouvait trouver l'excellent article de Chloé Leprince, intitulé :

« Sarkozy et les gens du voyage : des années de stigmatisation »

Ce texte rappelait qu'aujourd'hui la loi Besson s'applique encore :

"La loi Besson de l'année 2000 impose aux communes de plus de 5 000 habitants de créer un terrain d'accueil pour les groupes nomades.

Ce texte précise à l'article 3 que les préfets peuvent se substituer aux communes qui y dérogent (autrement dit aménager le terrain et forcer les villes à prendre en charge les dépenses de fonctionnement).

Et Louis Besson, l'ancien ministre socialiste qui a donné son nom à la loi de 2000, déplore précisément que les préfets, représentants de l'Etat, n'aient jamais joué leur rôle en la matière, malgré « le consensus parlementaire » :

« En 2000, l'opposition de l'époque avait agité l'argument de l'inconstitutionnalité, arguant de la liberté des collectivités territoriales. Mais le conseil constitutionnel avait donné raison au législateur.
Depuis, la loi a été modifiée deux fois par la nouvelle majorité, notamment à l'époque où Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur. Or ni en 2003, ni en 2004, la représentation nationale n'a abrogé cette disposition. Il n'y a donc aucune excuse à ce qu'elle ne soit pas appliquée. »"

 

Dans l'agglomération melunaise, deux communes importantes n'ont toujours pas appliqué la loi :

il s'agit du Mée sur Seine et de Dammarie les Lys.

Nous attendons toujours du Préfet qu'il fasse respecter la loi qui doit être la même pour tous

 

Jean-François Chalot





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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 15:23

Nous ouvrons là une nouvelle rubrique du secteur "conso" du CDAFAL 77

 

Augmentation de la TVA - faculté de résiliation pour le consommateur au regard de l'art L121-84 du code de la consommation 

 

Alors que les opérateurs téléphoniques s’apprêtent à appliquer la hausse tarifaire conséquence de la TVA, je vous rappelle la principale disposition qu’il convient d’avoir à l’esprit :

Il s’agit de l’article L121-84 du code de la consommation par lequel le fournisseur doit notifier au consommateur tout projet de modification des conditions contractuelles et ce au moins un mois avant l’entrée en vigueur.

 

Ainsi cet article donne  la faculté au consommateur de résilier  gratuitement pendant les 4 mois qui suivent !!

 

Article L121-84

 Tout projet de modification des conditions contractuelles de fourniture d'un service de communications électroniques est communiqué par le prestataire au consommateur au moins un mois avant son entrée en vigueur, assorti de l'information selon laquelle ce dernier peut, tant qu'il n'a pas expressément accepté les nouvelles conditions, résilier le contrat sans pénalité de résiliation et sans droit à dédommagement, jusque dans un délai de quatre mois après l'entrée en vigueur de la modification.

 Pour les contrats à durée déterminée ne comportant pas de clause déterminant précisément les hypothèses pouvant entraîner une modification contractuelle ou de clause portant sur la modification du prix, le consommateur peut exiger l'application des conditions initiales jusqu'au terme de la durée contractuelle.

 Toute offre de fourniture d'un service de communications électroniques s'accompagne d'une information explicite sur les dispositions relatives aux modifications ultérieures des conditions contractuelles.

  

 

 Le Service Juridique du CNAFAL
 Hugo CADET

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 08:25

Communiqué de presse du CNAFAL 2011_christmas_new_year-1280x720.jpg

 

 

Paris, le 5 Janvier 2011

 

Bonne année 2011 !

 

Les drôles d’étrennes du gouvernement pour les consommateurs citoyens : une longue liste à la Prévert.

En ce début d’année 2011 : « les français seraient les champions du monde du pessimisme »! Devons nous en être étonnés, il ne semble pas que les  familles aient à se réjouir de ce changement d’année compte tenu de la série d’augmentations annoncées ?

 

En effet : augmentation des impôts,  suppression des avantages accordés aux couples qui se marieront ou se pacseront en cours d’année, hausse de la TVA sur les forfaits abonnements « triple play », augmentation de la redevance télévision, suppression de l’abattement des charges sociales sur les emplois à domicile, suppression du crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunts, réduction des crédits d’impôt relevant de la fiscalité écologique, toutes ces mesures auxquelles il faut  ajouter, les hausses de l’électricité, du gaz, des carburants, des contrats d’assurance, des mutuelles, des frais de santé, des courses de taxis… Si le moral des ménages s’est dégradé en décembre, il risque de se dégrader un peu plus en ce début d’année.

En 2010, une grande majorité des français avait déjà  du mal à faire face aux dépenses incompressibles : logement, chauffage, nourriture, habillement… qu’en sera-t-il en 2011 ? 

 

Où sont passées les promesses du candidat Sarkozy de ne pas augmenter les impôts ? Il a beau faire des contorsions, la pression fiscale va peser de plus en plus lourd sur des familles de classe moyenne et plus modestes.

Le CNAFAL  entend réagir à tout ce qui atteint le pouvoir d’achat des familles et se battra toujours aux côtés des plus démunis.

 

 

Claude  Jahier

Secrétaire Générale

 

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 12:55

 Nous poursuivons notre réflexion autour de la question du logement.

Vous trouverez ci-dessous la contribution de Pierre Alain REYNAUD que l'auteur nous a autorisé à reproduire .

Vous pouvez aussi en cliquant sur le lien CDAFAL 77, présent sur notre blog, prendre connaissance d'un article écrit par un architecte, ancien élu de Chelles.

Qui pourra sauver les SDF ?                    Couverture_bd_9782858158829.jpg

Notre société devrait avoir honte ... Et en particulier les pouvoirs publics ! Les SDF ne seraient-ils pas des humains ? Doit-on les laisser mourir dans la rue ?

Après un séjour professionnel à l’étranger, je viens de rentrer en France quelques jours avant Noël. Le lendemain de mon arrivée, je suis allé comme d’habitude chez mon boulanger, puis chez mon marchand de journaux où j’ai coutume d’acheter mes quotidiens, histoire de suivre et de lire les nouvelles nationales ou locales.

Quelle fut ma stupeur d’apprendre que Bob et Heiner, deux SDF qui vivaient depuis longue date dans le quartier, étaient décédés victimes du froid.

Personnellement, je connaissais beaucoup moins Heiner que Bob. D’origine allemande, il s’absentait parfois d’une manière assez prolongée pour revoir son pays disait-il, puis ensuite revenait reprendre un jour son emplacement à l’angle du Bar-Tabacs proche de la rue Voltaire.

Par contre, j’avais une contact plus proche avec Bob, un homme de 53 ans pour qui la vie n’avait jamais bien souri. Bob était un garçon charmant, toujours souriant, malgré les affres de son existence. A plusieurs reprises, il m’avait parlé souvent de sa jeunesse, de ses parents qui l’avaient choyé jusqu’à l’âge de 12 ans, au moment de leur disparition survenue pour l’un et pour l’autre à quelques mois d’intervalle, chacun d’eux atteint d’une maladie incurable.

Bob avait fait des études d’électronique qui lui avaient permis de trouver un emploi dans une entreprise en région parisienne. Vingt trois ans passés dans cet établissement lui permettaient d’espérer une carrière complète, quand son employeur décida un jour d’arrêter toutes ses activités en France pour … s’installer à l’étranger !

C’est alors que la galère commença. Et c’est ainsi qu’il va être confronté à de gros soucis d’ordre familial : sa femme, enseignante, un peu fragile et sans doute incapable de faire face à cet accident de vie, ne supporte pas cette nouvelle situation. Elle finit par quitter le domicile conjugal pour refaire sa vie. Leur fils commun décide de suivre bientôt sa mère et Bob se retrouve alors seul dans un état dépressif extrême.

Par tous les moyens, il essaie de retrouver un emploi, mais la malchance intervenant, ses efforts restent vains. A un moment donné, ne bénéficiant plus des allocations de chômage, il doit abandonner son appartement, se retrouve donc dans la rue en trouvant refuge dans sa voiture, puis directement sur le trottoir quand son véhicule est incendié par de petits voyous de quartier.

C’est l’errance qui gère désormais sa pauvre vie. Son allocation de RMI lui permet simplement de pouvoir s’acheter un peu de nourriture, et de boire un café dans un bar où il vient de temps à autre se réchauffer. L’existence est très difficile pour lui, mais il fait preuve de courage et de volonté en voulant rester digne et soigne le mieux possible sa tenue vestimentaire.

Bob ne veut pas sombrer dans la déchéance et je l’aide du mieux possible afin qu’il garde confiance.

Pendant cette longue épreuve, nous parlions souvent autour d’un verre et j’essayais toujours de le réconforter moralement, sans oublier de lui apporter un soutien matériel et parfois financier.

Deux jours avant de partir en Chine, je l’avais rencontré et il m’avait apparu très optimiste pour la simple raison qu’il venait de décrocher un emploi de magasinier à temps complet pour le début du mois de janvier. C’était une immense joie pour lui à laquelle je m’associais largement de mon côté, tant j’avais connu sa longue misère.

Et je me souviens avoir fêté avec lui cet évènement dans un petit café-restaurant du quartier où nous avions partagé un repas très convivial autour d’une bonne bouteille de bourgogne.

Mais je ne savais pas cet instant que c’était la dernière fois que je le voyais. Aujourd’hui, l’image de cet homme souriant et plein d’espoir reste bien présente et ne pourra jamais se détacher de ma pensée et de mon cœur.

Au moment où sa vie allait changer totalement, à l’instant où un avenir meilleur était prêt à l’accueillir, Bob est mort, dans la rue, tout simplement de froid.

Oui, Bob est mort de froid et son bonheur de retrouver un jour une vie normale s’est arrêté brutalement avec son destin, dans cette terrible nuit d’hiver qui l’a enlevé à notre monde. Personne n’en a parlé, ni les médias locaux, et encore moins les médias nationaux. Quelle importance la mort d’un ou de plusieurs SDF ! Parfois, au hasard de la rue, j’ai entendu même certains individus lancer que la disparition des sans domicile fixe était salutaire pour la société ! Quelle honte dans un pays soi-disant civilisé …

Mais revenons à Bob !

Depuis, j’ai rencontré le médecin qui a constaté son décès. Il m’a précisé que son corps quelque peu fragilisé par ces années d’existence éprouvante, n’avait pu résister aux très basses températures de cet hiver particulièrement rigoureux.

Donc, Bob est mort victime du froid certes, mais surtout victime de la SOCIÉTÉ. Une société qui n’a plus guère le sens de la fraternité ni de la solidarité. Chacun pense à son bien-être et à son confort, sans se soucier de son prochain. Bien entendu, nous avons tous nos problèmes, nos contraintes, nos ennuis parfois, mais doit-on oublier pour autant ceux qui souffrent du froid, de la faim, et qui n’ont pas de logement, ou tout simplement vivent dans des habitations insalubres ?

Même s’il n’existe pas vraiment de chiffres très officiels, il faut savoir qu’il existe environ plus de 200.000 personnes SDF en France, c’est-à-dire la population d’une ville comme Bordeaux ou Rennes. Ne sont pas compris évidemment tous les mal logés dont le nombre dépasse aujourd’hui plus de 3, 3 millions d’habitants. Sans prochain effort réel de la Nation, ces chiffres ne feront qu’augmenter, et dans de telles conditions, selon prévisions relativement précises nous aurons dans une dizaine d’années soit donc aux alentours de 2020, plus de 500.000 SDF avec au moins 7 millions de personnes mal logées.

La France, Pays des Droits de l’Homme, laissera-t-elle vivre encore longtemps certains de ses enfants dans le désarroi et le désespoir ? Et nous citoyens d’une République démocratique, pouvons-nous tolérer que le Pays des Droits de l’Homme que tous nous représentons, puisse se désintéresser de tant de malheurs et de souffrances ?

Il y a quelques jours, j’ai lu dans un quotidien dans la rubrique des faits divers, une personne qui avait été condamnée par un tribunal correctionnel pour non-assistance à personne en danger. Selon les faits rapportés, le prévenu avait été trop lent (selon l’accusation) pour appeler les secours lors d’un incendie survenu dans un logement insalubre occupé par de pauvres gens. Je n’ai pas assez d’éléments pour évaluer la responsabilité de cet homme, mais quel que soit son degré, il n’est pas plus fautif que les pouvoirs publics qui abandonnent les citoyens les plus fragiles dans la misère et le dénuement.

Ainsi, l’Etat ne devrait-il pas être considéré comme responsable de la pauvreté qui sévit sur son territoire ? Ne pourrait-on pas l’assigner devant les tribunaux pour non assistance à citoyen en danger ? A vrai dire, les associations caritatives devraient intervenir beaucoup plus énergiquement pour mettre en demeure l’Etat dans son comportement irresponsable vis-à-vis des exclus de notre Pays.

Par le présent message, je tends la main à tous ceux et celles qui partagent mon opinion dans ce domaine, et je leur propose même de se rassembler pour faire progresser la lutte anti-pauvreté.

Le combat à mener sur de nombreux fronts doit rendre la dignité à tous ceux qui l’ont perdue. Coluche avait créé les « Restos du Cœur » pour une durée qui devait être provisoire. Hélas, le provisoire dure depuis 25 ans et n’est pas prêt de diminuer.

Alors, je lance un appel à tous les internautes qui liront cet article afin de trouver une solution aux problèmes des sans-abris. D’ici 5 ans, il faudrait réduire à ZEROou presque le nombre de SDF en France.

Aujourd’hui, on n’a plus le droit, ni d’avoir faim, ni d’avoir froid …

Qui sont les SDF ?

Le plus souvent, ce sont des personnes souffrant de maladies psychiques, des jeunes en rupture familiale, des travailleurs pauvres, des familles surendettées, des chômeurs de longue durée, des clandestins, mais aussi d'anciens détenus. Plus antérieurement, les sans-abris étaient surtout des hommes, mais depuis quelques années, le nombre de femmes a considérablement augmenté.

Pierre Alain Reynaud

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