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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 08:39

 

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Voici un texte que nous a adressé l'auteur qui sera présent au salon littéraire de Vaux le Pénil ( le 9 octobre 2011)

Bien évidemment vous pouvez à loisir réagir et vos contributions seront publiées.

Merci à Alain Bentolila pour sa contribution

( c'est nous qui avons choisi les dessins)

 

 

 

Alain BENTOLILA, professeur à l’université Paris Descartes

 

TELEVISION : LA PERVERSION SEMIOLOGIQUE

 

Il ne s’agit nullement de dénoncer ici la totalité des émissions de télévision. Il en est bien sûr de remarquables ; il en est qui invitent à la réflexion ; il en est qui nous surprennent et qui nous enchantent Mais, avouons le, celles qui sont le plus regardées sont d’une affligeante débilité. Ce qui est infiniment inquiétant, c’est l’effet pervers produit par la production télévisuelle massive sur l’intelligence de nos enfants et… sur la nôtre. Insidieusement, elle impose des habitudes sémiologiques et des gestes intellectuels qui éteignent nos ambitions de compréhension et de découverte. Elle parvient à dissuader les enfants et leurs parents de tout élan de curiosité et de tout audace de conquête, en les persuadant que ce qui n’est pas connu d’avance est hors de portée de leur effort intellectuel. Elle réussit à disqualifier le désir de « l’in-connu » en matraquant à longueur d’émissions le déjà-vu et le déjà-su. Année après année la télévision est parvenue à briser le courage et l’envie intellectuels des téléspectateurs.

La production audiovisuelle voue aujourd’hui un véritable culte au « prévisible » et tient l’imprévisible pour une erreur de stratégie. Même au niveau fictionnel, dans les séries les plus « haletantes », on tient l’inattendu en laisse, on en adoucit les angles jugés trop aigus pour la mollesse intellectuelle supposée du téléspectateur. La plupart des séries sont présentées aujourd’hui en deux épisodes sans séparation publicitaire. À la fin du premier épisode, on présente les moments les plus forts du second épisode. Dans le souci de conserver le maximum de ses téléspectateurs, la chaîne leur tient cette promesse scandaleuse : « Restez avec nous, puisque vous savez déjà ce qui va se passer ! » Tel est le slogan d’une télévision qui tient le « déconcertant » comme un élément dangereux qu’il faut contrôler si l’on ne veut pas faire fuir des téléspectateurs incapables de l’affronter.

Dans l’immense majorité des séries télévisuelles, il n’est même pas nécessaire d’annoncer la couleur de l’épisode suivant. La stéréotypie des personnages, le confinement dans un lieu unique et le conformisme absolu de l’intrigue aux modèles de pensée majoritaires suffisent pour que l’on ait toujours un temps d’avance sur les images et dialogues et que l’on goûte ainsi au plaisir particulier de ceux qui se sentent « initiés ». Enfin, poussant le cynisme à ses limites, on multiplie les rediffusions : « best of » d’émissions éculées, épisodes de série subrepticement insérés dans une suite, films cent fois mis à l’antenne . La télévision a ainsi créé un club d’affidés en donnant à ceux qui la regardent cette garantie, ô combien précieuse, qu’on ne courra jamais le risque de ne pas comprendre parce que justement il n’y a rien à comprendre. Sachant déjà une grande partie de ce qu’ils vont voir et entendre, les téléspectateurs peuvent alors s’enfoncer mollement dans un univers débarrassé de toute exigence de questionnement. Certains d’être à tout coup intellectuellement « à la hauteur », ils feignent d’ignorer que la hauteur est nulle et prennent l’habitude de ne cheminer qu’en terrain plat, découvert et sans surprises. Ces fictions familières, ces rediffusions à n’en plus finir, les portent comme les porterait la houle lente d’une mer tiède et grise ; elles les bercent jusqu’à l’écœurement. Et à la longue, eux comme leurs enfants en viennent à aimer cette connivence rassurante, à chérir cette dépendance rituelle, à caresser ce joug sémiologique, en même temps que leur devient étranger le goût de la conquête et de l’exploration. Quel bonheur, dans ce monde incertain où l’on ne sait jamais de quoi demain sera fait, d’avoir le sentiment qu’enfin on a une prise sur le futur, fût-il immédiat. « Ah ! Je l’avais bien dit » se félicitera-t-on. Sans se rendre compte que c’est : « Ah ! On me l’avait bien dit » qu’il faudrait avouer.

L’absolue prévisibilité de la production télévisuelle massive nous tire ainsi vers le degré zéro de la compréhension. Elle détruit l’idée même d’une quête du sens laborieuse et incertaine ; elle écarte toute velléité de questionnement et de critique. Nous sommes tous atteints par cette douce maladie qui racornit nos intelligences et qui réduit nos exigences linguistiques. Certains résistent mieux que d’autres, parce qu’ils ont été mieux entraînés à la précision et à la vigilance, mais il est rare que l’on y échappe vraiment. À la longue, elle habitue nos enfants à n’accepter que les discours, les textes et les images dont le sens leur est par avance en grande partie connu. Elle les amène à se méfier de toute aventure de compréhension qui pourrait comporter le moindre risque de difficulté et d’échec. Ainsi imposée par une télévision uniquement préoccupée de forger une audience passive, l’addiction à la prévisibilité est devenue aujourd’hui l’ennemi mortel de la lecture. Elle a induit en effet un divorce sémiologique entre le jeune lecteur et l’auteur d’un livre en faisant du « déjà-su » la condition nécessaire à l’acte de lire. « Je ne te lirai que si je sais par avance ce que tu as écrit », telle est l’exigence que beaucoup « d’enfants de la télé » adressent silencieusement à l’auteur avant d’ouvrir son livre : savoir tout ou, du moins, une grande partie de l’histoire avant même d’avoir lu le premier mot du texte. Toute tentative de lecture devient dès lors un impossible exploit, une insurmontable angoisse.

Car les premières pages d’un livre posent toujours au lecteur la même question : « Allez-vous me comprendre ? » Qui n’a pas ressenti cette pointe d’anxiété propre au commencement d’une lecture nouvelle ? Rien n’est d’emblée assuré, rien n’est donné au départ ; tout est à prendre ou, du moins, à com-prendre. En ces débuts voilés, on ne prévoit rien ou si peu de choses ; on doit découvrir avec circonspection, mettre au jour avec prudence, se frayer des chemins parfois incertains. Et puis, peu à peu, les couloirs obscurs s’éclairent ; notre regard porte un peu plus loin, anticipant le prochain virage, la prochaine bifurcation. Ces personnages que l’on s’est donné la peine de connaître deviennent plus proches ; on en prévoit mieux les comportements et les relations, sans complètement s’y fier. Ces lieux dont on a, mots après mots, vu se dessiner les contours deviennent les décors plus familiers de nouveaux événements. Ce qui, au commencement, était une terre inconnue et, par là même, inquiétante se transforme, à mesure que l’on s’y fraie un chemin, en un lieu de retrouvailles et de reconnaissance. C’est parce que, nous lecteurs aguerris, avons su, de livres en livres, faire poindre cette aube rassurante que nous pouvons accepter le moment si difficile de l’abord. L’instant où l’on accepte l’effort intellectuel et la maîtrise émotionnelle qui seuls permettront de dissiper les ténèbres et d’ainsi mériter de devancer peu à peu les mots du texte. En matière de lecture, la prévisibilité ne nous est jamais octroyée ; elle se gagne en acceptant que le plaisir de l’imagination soit le juste prix du labeur intellectuel consenti.

En plaçant la prévisibilité au centre même de sa démarche de séduction, la production audiovisuelle a fait progressivement perdre à nos enfants l’audace, le courage et le goût de se frotter au sens construit par un autre. Elle a installé insidieusement une culture du pré-dit, du pré-vu qui est une sorte de contrat d’assurance contre tous les risques d’ambiguïté, de malentendu ou de… désaccord qui font justement de la lecture une aventure proprement humaine. Un texte questionne et s’offre au questionnement. Il est à la fois un espace où se négocie pied à pied le sens avec l’auteur et aussi parfois l’objet de mises en cause et de critiques. Un auteur invite ses lecteurs à discuter chacun des mots qu’il a choisis, chacune des articulations qu’il a utilisées. Un texte est vulnérable, c’est-à-dire qu’il s’expose à la réfutation, à l’interprétation et à la critique. La télévision, elle, ouvre uniquement au papotage, à l’anecdote, au constat superficiel et à l’émotion ; elle détruit émission après émission la capacité d’analyse et l’audace de la critique. Comment s’étonner qu’entre la transparence, certes monotone mais combien rassurante, des répétitions télévisuelles et l’opacité, certes excitante mais combien inquiétante, de l’inédit du livre, certains enfants mal accompagnés préfèrent s’alanguir dans les bras accueillants de la télévision. Jour après jour, la télévision formate les cerveaux des plus fragiles de nos enfants les rendant souvent, à des moments clés de leur apprentissage, sémiologiquement réfractaires à la lecture, à l’écriture et à toutes formes d’heureux labeur intellectuel.

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 07:42

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Les promenades nous permettent parfois de faire des découvertes intéressantes.

C'est ainsi que j'ai pu , entre autres faire corps avec une chanson émouvante interprétée par « Dégâts d'chez nous » dont je ne vous livre que le refrain

« Plus de haine, plus de guerre

Nous voulons tous vivre en paix

Plus de larmes , plus de misère

J'en appelle au monde entier »

En ces temps où la haine, la guerre et la misère règnent sur la terre, il est bon d'entendre de telles paroles …

Evidemment il ne suffit pas chanter mais le chant c'est aussi la traduction d'une idée et quand l'idée est humaniste, elle invite à l'action dans une bonne direction....

 

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Les chants de rue ont encore de l'avenir !

 

L'été est propice aux balades et aux rencontres fortuites avec des talents réels.

Si sur les « grands plateaux » on peut écouter les chanteurs et orchestres qui ont pignon sur rue,

il existe dans notre beau pays des centaines de groupes de musiciens et chanteurs qui méritent plus qu'une écoute distraite.

A u début juillet j'ai eu le loisir de rencontrer « Dégâts d'chez nous »...Il s'agit de cinq musiciens

amateurs comme on dit qui agrémentent les soirées des touristes mais aussi des autochtones.

Ils vont puiser leur répertoire dans la tradition populaire et dans le registre des marins en y apportant leur petite note originale et la voix de deux chanteurs, Alain et Tiyou.

La transmission culturelle contribue à ne pas rompre le fil du passé et à faire connaître les drames d'hier et d'aujourd'hui comme ces naufrages en mer qui continuent à endeuiller régulièrement des familles et des villages.

La tradition, ce n'est pas chez eux une vision passéiste .

Ils sont à la fois des passeurs de témoin et des artistes qui veulent faire partager leur soif en un monde plus humain et plus fraternel..

Non contents d'interpréter avec goût ces petits trésors musicaux parfois ignorés ou oubliés, ils

interprètent des chants dont ils ont écrits les paroles et la musique.

La presqu-île guérandaise est leur lieu de vie, la Bretagne constitue leur espace privilégié d'inspiration, ce qui ne les prive pas d'étendre leur répertoire et de répondre présents quand une association ou une Municipalité de n'importe quelle région les sollicite.

S'ils sont capables- ce qui n'est pas donné à tout le monde- de s'installer à un coin de rue, ils organisent aussi des concerts plus classiques dans des salles de spectacles.

A chaque fois ils réussissent très vite à capter l'attention du public, à le captiver et aussi à le faire chanter certains morceaux choisis.

La visite de leur site donne aux curieux quelques idées

http://www.degadchenous.com/

et l'audition de « les vieux langoustiers »

http://www.agoravox.fr/IMG/mp3/16_Track_16.mp3

, chanson écrite par un de leurs chanteurs Alain Baillet donne envie d'aller voir de plus près ! N'est-ce pas !?

 

Jean-François Chalot

 

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 14:59

FAMILLES LAIQUES,

la revue de notre association nationale vient de sortir

Nous vous livrons ici le sommaire

 

N° 96 · AVRIL, MAI, JUIN 2011

SOMMAIRE

· En France, un paysage dévasté p. 2 à 4

DOSSIER

· L'État-providence avec les loups p. 5

· Le service public est-il une espèce menacée ? p. 6 et 8

· La République ébranlée p. 9

· Quand un retour historique s'impose p. 10 et 11

· La laïcité à bon port à La Seyne-sur-Mer p. 12 et 13

· « Nous sommes autre chose que des chiffres » p. 14 et 15

REBOND

· Laïcité, « j'écris ton nom... » p. 16

 

Si vous êtes intéressés par les autres articles, il vous suffit de nous faire une demande pour un abonnement annuel de 4 € ou/et un envoi par internet du numéro entier

 

Voici le texte de l'intervention du Maire de la Seyne sur Mer au Congrès National du CNAFAL, en cette année européenne de l'engagement associatif il met avec force les pieds dans le plat et son intervention est intéressante, n'est-ce pas !?

 

« Nous sommes autre chose que des chiffres »

 

LE MAIRE DE LA SEYNE-SUR-MER, MARC VUILLEMOT, A EXPRIMÉ SA COLÈRE DURANT LE 22E CONGRÈS DU CNAFAL FACE AU DÉSENGAGEMENT CROISSANT DE L'ÉTAT DANS LA VIE PUBLIQUE.

ÉCLAIRAGE

 

Marc Vuillemot a été élu en 2008 maire de La Seynesur-Mer sous l'étiquette Parti socialiste. Il a succédé à l'UMP Arthur Paecht dans cette ville ouvrière qui fut longtemps un bastion du PCF (1947 à 1984)

 

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D'abord un grand merci d'avoir choisi La Seyne-sur-Mer pour tenir votre congrès national des associations familiales laïques.

 

Sachez que, de vos horizons divers, d'où que vous veniez, La Seyne vous accueille d'autant plus volontiers que ce qui vous unit, ce sont deux lois, et non des moindres : celle de 1901 sur la liberté d'association, et celle de 1905, de séparation des Églises et de l'État. Et sachez aussi que ce qui vous unit nous unit. Je me sens totalement des vôtres, et je peux m'exprimer au nom de mon équipe municipale. Je ne serai pas long mais je tenais absolument à passer vous saluer et vous souhaiter personnellement la bienvenue et remercier aussi particulièrement la présidente du conseil départemental des associations familiales laïques, Nathalie Rocailleux, d'avoir défendu la tenue de ce congrès ici même où, si je ne me trompe, elle a vécu, à La Rouve. Merci donc, à toi Nathalie, et à vous tous.

Reparlons un peu de la laïcité, de l'État, des associations...

Je sais que les Familles Laïques font du chemin dans les instances démocratiques représentatives de la famille. Et il y a encore bien du chemin à faire, ce combat est le vôtre, ce combat est le mien, il l'a été dans mon parcours professionnel au sein de l'éducation nationale, dans mon quotidien durant des années au sein du tissu associatif seynois et dans mon activité de maire. Ce combat, porteur de sens, demande une énergie constante. Défendre la laïcité est une nécessité à vocation universelle, préservant les libertés de culte et d'opinion et permettant de vivre ensemble dans un espace public concerté. Mais ce combat ne doit pas dévier de sa trajectoire et rester l'idéal à atteindre : il est fondamental si l'on veut faire une société où vivre ensemble ne se résume pas à la somme de nos égoïsmes. Les associations, elles aussi, sont l'héritage de luttes pour une liberté de construire des projets partagés, d'utilité sociale, générateurs de richesses humaines et financières. Aujourd'hui, et je parle enfin de l'État, ces associations agonisent, vous êtes bien placés, vous toutes et tous, pour le savoir, puisque vous devez le vivre dans vos structures.

Difficultés financières provoquées, contrats précaires donnés comme des miettes aux associations puis supprimés sans autre forme de procès. Ici dans le Var, mais aussi dans la France entière, la rentrée de septembre sera terrible pour la petite enfance et les crèches qui, pour certaines, comptaient sur des permanents en contrats aidés. Le résultat sera terrible pour ceux qui connaissent des difficultés financières, tandis que les autres, plus à l'abri, achèteront leurs prestations plus chères... et feront tant qu'ils le peuvent le dos rond. On ne prête décidément qu'aux riches. Je dois vous dire qu'en tant que maire j'en ai plus qu'assez, à l'heure où je vous parle, de voir mourir des associations mal préparées à évoluer dans ces revirements incessants et brutaux, dans cette politique d'effets d'annonce, de retrait, de coups de pub, de ne même plus pouvoir les aider alors qu'elles fournissent sur mon territoire une action essentielle pour tous les publics, pour les publics souvent délaissés, et souvent dans le prolongement des politiques municipales. Jusqu'à quelles limites l'Etat se désengagera-til ? Des mouvements d'indignation de populations étranglées plantent leur protestation comme autant de tentes sur la voie publique. Le dialogue ne peut-il s'instaurer qu'après une immolation ? Les méthodes sont pour le moins barbares et, lorsque la barbarie est cultivée, nous tous sommes menacés. Et aujourd'hui, nous sommes menacés, en tant que citoyens, en tant que consommateurs, en tant qu'édiles, en tant qu'acteurs de la société civile, dans nos projets bénévoles, au coeur de nos activités professionnelles... Ce sentiment devient une réalité grave.

Je veux retenir, j'y tiens, la leçon que le Conseil national de la Résistance édifia en vrai projet de société dans son programme pour l'après-guerre qui s'intitulait « Les jours heureux ». J'en adopte le titre, l'attitude et la posture, je le fais mien aujourd'hui encore plus qu'hier, je vous engage à le lire et à le faire vôtre, comme, si ce n'est déjà fait, à lire le livre de Stéphane Hessel, Indignez-vous. Je veux en effet croire que nous, nous tous, sommes autre chose que des chiffres, des quotas, des critères, des indices. Je veux croire que la démocratie doit prévaloir à la destinée d'obscures officines de notations internationales, d'agences assermentées instituées à la marge de toutes formes de dialogue civil, avançant tête baissée pour encorner du citoyen, fouler au pied les revendications, les préoccupations et les inquiétudes des gens, des habitants, des usagers, qui voient par pans entiers sombrer des acquis fondamentaux. Le service public tout comme l'action d'utilité publique et sociale ne doivent pas faire partie des premières économies consenties qui auront des répercussions bien plus onéreuses à terme. Il faut veiller, sans cesse, à ce qu'on arrête de nous faire passer l'idée que la casse orchestrée du service public est la conséquence de son inefficacité, que la situation de péril, en la demeure associative, est la faute d'un manque de professionnalisme, que les valeurs républicaines sont obsolètes et que seule l'économie reste. Je ne crains pas de le dire : Sarkozy a réussi à affoler la boussole de notre société, à la désorienter, à perdre dans ce fatras ce qui nous fait vivre ensemble ; il a réussi à diviser, à surveiller, il a montré un pouvoir sourd et reste habilement aveugle.

Face à cela, permettez-moi de vous féliciter pour le travail dans lequel vous êtes engagés, pour les valeurs pour lesquelles vous militez, pour la place du citoyen que vous continuez à oxygéner, à faire vivre malgré tout, pour le maintien sur la place publique d'une volonté de dialogue et d'expression collective et pour la prééminence de l'intérêt général et l'absolue nécessité de la démocratie. J'espère que vous vous sentirez bien à La Seyne, le temps de votre court et laborieux séjour. En tout cas, je vous le redis, vous y êtes les bienvenus. Je crois savoir que, ce soir, vos pas vous guideront au pied du Pont levant, ancien pont des chantiers navals, un peu devenu notre tour Eiffel, pour assister au concert hommage à Claude Nougaro et vous détendre. Merci de votre patience et de votre attention. Et bon travail.

 

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 16:54

 

 

18h00- place Saint Jean à MELUN

 

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Nous espérons que, malgré les vacances, le cercle ne sera pas trop restreint.

 

Le cercle de silence est une action non violente

qui rassemble régulièrement, dans un espace public, des hommes et des femmes de divers horizons et de toutes convictions philosophiques, politiques et religieuses. Il s’agit d’alerter tous les citoyens sur le sort réservé aux personnes étrangères venues en France pour mieux vivre ou sauver leur vie

 

Par notre participation au cercle de silence

Nous voulons dénoncer:

les obstacles administratifs qui visent à rendre de plus en plus difficile l’obtention d’un titre de séjour et qui forcent les personnes à vivre et à travailler dans la peur et la clandestinité.

 

Nous refusons

les lois de plus en plus contraignantes et les suspicions dont sont victimes les demandeurs d’asile qui sont exposés à de graves dangers dans leur pays d’origine.

 

Nous refusons

les conditions de vie dans les centres de rétention administrative, les zones d’attente dans les aéroports, et avant tout , leur existence. les traitements inhumains et dégradants réservés aux migrants du seul fait qu’ils n’ont pas de papiers en règle, les humiliations liées aux contrôles et les « interpellations au faciès ».

 

Nous refusons que soient prises et appliquées en notre nom des décisions ( lois, décrets, circulaires) qui brisent des vies humaines, des couples, des familles et maintiennent des

personnes dans la peur et l’absence de tout projet.

 

Nous voulons que la France reste un pays d’accueil, sans cesse enrichi et transformé par l’apport de personnes venues du monde entier, une France où il est possible de vivre ensemble

 

Avec ou sans papiers, l’étranger est une personne.

La dignité de chaque personne ne se discute pas,

elle se respecte.

 

Notre silence le crie



 

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 10:04

 Après les réductions des aides alimentaires par l'union Européenne, voici le gouvernement français qui réduit massivement l'aide aux sans abri !

Jusqu'où iront-ils ?

 

Tout est bon pour faire des économies !

 

Le gouvernement a décidé, contre l'avis des centaines d'organismes d'accueil et de réinsertion sociale de réduire de 593 millions d'euros l'aide apportée aux hébergements d'urgence.

Pour justifier sa décision stupéfiante, le gouvernement ose prétendre qu'il réduit cette aide afin de favoriser l'accès aux logements pérennes....

Où sont ces logements promis ? Et à des prix accessibles à ceux qui n'ont que le RSA pour vivre ?

Encore une fois on déshabille Pierre sans habiller Paul !

Le CDAFAL 77 partage la colère de Xavier Emmanuelli le président fondateur du Samu Social et comprend que ce responsable puisse annoncer sa démission.

En effet « Le gouvernement ne comprend pas ce qu'est l'urgence sociale »...

Les équipes de professionnels et de bénévoles n'en peuvent plus...Des sans abri restent dans la rue parce qu'il n'y a plus de crédits pour payer les chambres d'hôtels nécessaires.

Le CDAFAL 77 qui défend l'intérêt matériel et moral de toutes les familles exige que le gouvernement annule sa décision inique et que des crédits supplémentaires permettent de créer de véritables  lieux d'hébergement avec des chambres individuelles, des coins cuisines et des espaces collectifs.

Ce qui fut possible hier avec les foyers de jeunes travailleurs peut l'être aujourd'hui pour les SDF .

 

Et pendant ce temps-là ...

La France a envoyé en Libye 8 Rafale et 4 Mirage 2000. Le coût d’une heure de vol d’un Rafale est de 40 000 euros et entre 15 et 30 000 euros de l’heure pour les autres avions. Le porte-avions Charles de Gaulle coûte 50 000 euros par heure d’intervention. Un sous-marin coûte environ 10 000 euros par heure d’intervention.

A cette facture déjà salée pour la guerre en Libye (et n'oublions pas l'Afghanistan, la Côte d'Ivoire, etc), il faut évidemment ajouter le coût des missiles, obus, roquettes, munitions…

Ce sont les munitions qui représentent la part la plus importante de la facture : 60 millions d'euros depuis trois mois. Les bombes guidées par laser ou GPS, utilisées par l'armée de l'air et l'aéronavale, coûtent de 20 000 à plus de 100 000 euros pièce. Il faut par exemple compter 850 000 euros pour un seul missile de croisière Scalp.

Les primes des soldats engagés dans l'opération s’élèvent déjà à 25 millions d’euros. Elles concernent principalement les marins du porte-avions à propulsion nucléaire Charles-de-Gaulle et du Groupe Aéronaval (GAN) et ceux du navire de projection et de commandement Tonnerre. Le Charles-de-Gaulle est en mission depuis 22 mars ; le Tonnerre depuis le 17 mai.

Selon le ministère de la Défense, le surcoût généré par les opérations en Libye est déjà de 90 millions d'euros. Les opérations extérieures avaient été évaluées à 900 millions d'euros cette année. Ce sont les budgets des autres ministères qui sont mis à contribution pour financer le surcoût des opérations militaires.

 

Alors, il y a de l'argent pour tuer des gens qui ne nous ont rien fait, mais pas pour loger les pauvres ?

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 08:28

Nous avons rencontré dans le cadre de nos permanences "surendettement" des femmes ayant subi des violences.

Voici là un texte écrit par une de nos bénévoles.

 

P7090077

 

 

VIOLENCES  FAITES AUX FEMMES : UNE LOI DANS LE VENT ?

 

Il ne suffit pas de voter une loi, encore faut-il mettre les moyens pour la faire appliquer (investissement, formation du personnel chargé de la mise en œuvre, fonctionnement, etc). La loi du 9 juillet 2010 destinée à protéger les femmes victimes de violences, sonne creux. Réclamée depuis longtemps par les associations féministes, cette loi permet d'accorder une ordonnance de protection aux femmes victimes de violences. Ainsi, en cas de violence conjugale, le juge peut ordonner en urgence au conjoint violent de quitter le domicile ou, si la femme préfère déménager, lui trouver une solution de relogement. Par ailleurs, la loi élargit la définition de violence conjugale, en incluant les violences psychologiques et les différentes formes de harcèlement. Seulement, un an après sa promulgation, le personnel chargé de son application, notamment les policiers et les fonctionnaires de tribunaux n'a toujours pas été formé. Quant aux moyens, loin de progresser, il se réduisent à peau de chagrin. Ainsi, les centres d'accueil chargé d'accueillir les femmes fuyant les violences, ferment les un après les autres, faute de moyens. Ceci signifie qu'une femme quittant son domicile où elle est menacée, n'a souvent d'autres solutions que la rue.

Le samedi 9 juillet dernier, jour anniversaire de, cette loi, une délégation a été reçue par une conseillère du ministre de la justice, tandis qu'un rassemblement était organisé place Vendôme. Rassemblement symbolique, puisque seule une soixantaine de personnes était présente.

Pendant que les déléguées étaient reçues, des militantes et travailleuses sociales prenaient la parole, et apportaient des témoignages édifiants, comme celui d'une ancienne prostituée qui arrivait du Sud de la France avec ses deux enfants en bas âges, et que les services publics refusaient de prendre en charge car elle n'était pas de la région parisienne.

Quand aucune solution d'hébergement n'est trouvée, il arrive de plus en plus souvent que les enfants soient purement et simplement retirés à leur mère, qui elle, reste dans la rue, venant grossir le rang des SDF.

On estime qu'en France, une femme sur 10 est victime, à des degrés divers, de violence conjugale. Parmi elles, certaines sont en danger de mort.

Le départ du domicile conjugal est rarement préparé, mais se fait le plus souvent dans l’urgence, parfois en compagnie de ses enfants. Beaucoup de femmes ne savent pas où aller. La famille en effet n’offre pas toujours de refuge fiable, puisque c’est là que le conjoint violent viendra la chercher en premier lieu. Il arrive aussi que la femme ait rompu avec sa famille, souvent par honte ou parce que son mari ne souhaitait pas qu’elle la fréquente.

Parmi ces femmes en fuite, certaines sont en danger de mort et sont obligées de quitter leur ville, leur attache et leur travail pour se mettre à l’abri. C’est une épreuve extrêmement difficile, comparable à celle que vivent les réfugiés politiques qui fuient les persécutions ou les guerres dans leur pays d’origine. Ces femmes ont besoin d’être accueillies, protégées et écoutées. Elles doivent êtres hébergées et bénéficier d’un accompagnement pour retrouver un travail (le moyen de leur indépendance économique), ainsi que d’une écoute psychologique pour se reconstruire. Parfois, elles ont des soucis de santé et doivent être prises en charge par des hôpitaux. Pourtant beaucoup de structures de soin refusent elles aussi de prendre en charge les femmes qui ne sont pas domiciliées dans leur ville, faute de places.

Tant que des moyens ne seront pas apportés, cette loi restera aussi vide de sens qu’elle l’est actuellement. Or, les violences conjugales constituent un véritable enjeu de santé publique, puisque les effets sanitaires, sont considérables : blessures diverses pouvant conduire à l’invalidité, fausses couches, absentéisme, accident du travail (une personne en souffrance, ayant une moins bonne concentration), consommation de psychotropes, addictions diverses, sans parler de l’impact sur les enfants (échecs scolaires, mal-être, apprentissage de la violence, etc.)

La violence faite aux femmes mobilise peu, qu’il s’agisse des pouvoirs publics ou des citoyens. Elle est trop souvent considérée comme une affaire privée. Quand notre amie, notre voisine, notre collègue ou notre sœur est victime de violence, souvent, nous ne voulons rien voir, à fortiori quand la victime fait partie de notre famille, et encore plus de notre belle-famille. De plus, nous avons trop souvent dans notre esprit le stéréotype de la « femme battue idéale », celle qui quitte son compagnon au premier coup dont elle est victime et qui refait sa vie aussi vite qu’elle est partie. Or généralement, elle met des mois, voire des années à réagir, et quand elle le fait, elle est souvent déjà détruite psychologiquement, au point d’avoir fait le vide autour de ses relations familiales et amicales, voire d’avoir perdu son travail. Parfois elle se replie sur elle même, est incapable de prendre des décisions, il arrive qu’elle ait des pratiques addictives pour mieux « supporter » sa souffrance. De plus, il est rare qu’elle quitte définitivement son conjoint violent : souvent, il y a un retour au foyer, par parce qu’elle « aime ça », mais parce que son compagnon qu’elle aime encore lui a promis de changer, parce qu’elle a peur de déstabiliser ses enfants en divorçant, parce qu’elle manque de moyens, parce qu’elle craint de devoir perdre sa maison et son travail et tout recommencer à zéro. Enfin, elle ne souhaite pas forcément porter plainte, ce qui peut paraître incompréhensible, même quand elle en indique ses raisons, comme par exemple la peur que le père de ses enfants soit menotté devant eux et aille en prison. C’est sur ces questions hautement problématiques que les structures chargées de mettre en place les ordonnances de protection des femmes victimes de violences, doivent être formées, sous peine de ne pas avoir l’efficacité escomptée.

Nous, associations, travailleurs sociaux ou simples citoyens, devons maintenir la pression pour que cette loi puisse réellement être appliquée.

Samedi dernier, nous nous sommes donné rendez-vous pour une autre action le 5 novembre prochain, espérons qu’elle mobilisera cette fois-ci.

 

Aline

 

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 13:43

LA TELE : L'ENNEMI PUBLIC NUMERO 1 !

 

Celui ou celle qui vit 81 ans aura cédé 11 ans de sa vie à la télévision....

C'est un procès sans appel qu'il faut intenter au petit écran

Le soir, au lieu de s'avachir devant la télé, notre chère tête blonde ou brune ne devrait-elle pas pouvoir lire, peindre, dessiner, jouer, rencontrer des copains et copines ?

La télévision est devenue, malgré nous et contre nous un compagnon bien nocif...

Loin d'être un loisir anodin, « elle constitue un problème sanitaire majeur »....

Si le débat sur les rythmes de l'enfant est utile et nécessaire, si une réorganisation de la journée, de la semaine et de l'année scolaire peut améliorer la performance scolaire et permettre à l'enfant de mieux vivre, ces changements , les effets de ces « révolutions » seraient minimes si les enfants continuent à être gavés de télévision.

Les livres comme celui de Michel Desmurget peuvent contribuer à alimenter le débat et à combattre ceux qui nient que la télévision-au moins à haute dose-est un fléau

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«  TV Lobotomie

La vérité scientifique sur

les effets de la télévision »

de Michel Desmurget

Éditions Max Milo

mai 2011

247 pages

318 avec les notes

 

 

LA TELE ! ENNEMI PUBLIC NUMERO 1

 

L'auteur n'y va pas par quatre chemins, il établit un réquisitoire implacable et argumenté contre l'usage abusif de l'écran cathodique .

La « petite lucarne » favorise l'échec scolaire, influence l'obésité et accélère le déclin cognitif des seniors.

Si la télévision ne faisait que cela...Elle est encore plus nocive puisqu'elle décervelle nos petits et grands.

Le niveau baisse, c'est certain et l'auteur le prouve en s'appuyant sur des études et des recherches fort sérieuses. L'école d'aujourd'hui non exempte de critiques justifiées ne serait pas la seule responsable de tous les maux, loin de là !

Les parents dépensent des sommes parfois faramineuses en cours de soutien sans même se douter qu'il suffirait de fermer un peu ou beaucoup la télévision pour améliorer les performances scolaires de leurs enfants.

« Diligence, intelligence, lecture, langage, attention et imagination ne sortent pas indemnes du courant cathodique »... 

« Le poste est voleur de temps, il est aussi une cause d'isolement social, une source de par

esse intellectuelle, un agent de stérilité cognitive et un vecteur de déstructuration psychique ».

Le trait est fort mais pas exagéré, bien malheureusement !

L'auteur, docteur en neurosciences ne donne pas son avis, il démonte le discours ambiant, déconstruit les thèses officielles et notamment de ceux qui sont plus ou moins influencés par les vendeurs de cervelles disponibles.

Il démontre avec force que la télévision nuit à l'acquisition des connaissances, à la bonne santé de ceux qui s'exposent et constitue un authentique fléau social.

Avant hier les tout petits développaient leur créativité dans le cadre de jeux de rôle, ils étaient le père et la mère, le docteur ou le malade, aujourd'hui ils rejouent les scènes vues à la télévision...

Ah s'il n'y avait que cela ! Si le bagage langagier ne s'appauvrissait pas au contact de la télévision et si les stimulations nées des échanges pouvaient se poursuivre et se développer....Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

L'auteur apporte un éclairage nouveau à propos ne notre représentation du nouveau monde des

pré-adolescents qui auraient diminué leur temps d'exposition à l'écran télévisuel pour s'adonner aux nouvelles technologies.

Comme le rapportent Dimitri Christakis et Frédérick Zimmerman, spécialistes du sujet à l'université de Washington : « Il était déjà alarmant(pour certains)que deux tiers des adolescents aient des télévisions dans leurs chambres. Bientôt ils les auront dans leurs poches. »

La télévision, cette amie qui nous veut du bien- paraît-il- n'enseigne rien et surtout « ne sollicite aucune des compétences fondamentales que le cerveau en formation doit construire ».

Il n'y a qu'à reprendre toutes les études et expériences qui ont été menées, toutes les comparaisons entre enfants exposés pas du tout, un peu ou beaucoup pour constater les différences en termes de développement des capacités .

Les apprentissages fondamentaux et les acquisitions langagières et comportementales sont en grande partie le produit des interactions entre l'enfant et son milieu...Avec une télévision regardée pendant deux heures ou plus ou installée en fond sonore, ces interactions n'existent pas.

 

J'avoue qu'à la fin de ma lecture, quelque peu ébranlé je n'avais plus qu'une envie : c'est de me débarrasser de cette « télé » que je regarde pourtant rarement.

Les centaines d'expériences relatées ou nommées appuient l'argumentation de l'auteur et ne laissent personne de marbre :

L'abus de télé conduit à mettre en danger notre santé, à rendre des spectateurs beaucoup plus agressifs , à créer un déficit du sommeil et surtout à faire obstacle au développement harmonieux de nos enfants.

 

Jean-François Chalot

 

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 06:33

3volets-2.jpgAlors que l'UNAF (l'Union Nationale des Associations Familiales) regroupe toutes sortes d'associations familiales, qu'elles soient généralistes ou rassemblant des familles ayant une préoccupation commune spécifique, les deux associations laïques adhérentes, l'UFAL (3000 adhérents) et le CNAFAL (30 000) ont de la famille une conception progressiste :

« Pour le CNAFAL, la famille c’est toute union librement consentie s’inscrivant dans la durée, avec ou sans enfant. Les circonstances de la vie peuvent ramener l’union à une seule personne. Il n’est pas précisé que les deux personnes d’une union soient de sexe opposé, ni que les enfants soient légitimes, naturels ou adultérins. La famille est un lieu d’affection, de vie, d’éducation, de 3volets-1.jpgprotection, de solidarité,ensemble mouvant qui obtient sa cohésion lorsque chacun se donne le devoir de préserver au mieux les droits des autres membres.

Les choix de mode de vie relèvent de décisions privées et libres »

 

La position de l'UNAF est, elle, beaucoup plus traditionnelle, voire rétrograde puisque même le PACS n'est pas encore reconnu, alors qu'il a été institué par la loi.

 

L'association familiale laïque défend des principes comme la laïcité de l'école et le respect de la séparation des religions et de l'Etat.

Son engagement résolu conduit l'association à lutter contre le communautarisme et tous les obscurantismes qui refusent l'égalité des droits et la séparation entre la sphère publique et la sphère privée.

Au sein de l'association, se retrouvent des chrétiens, des musulmans, des juifs, des athées et des agnostiques qui défendent les mêmes valeurs et les mêmes principes permettant à toutes et à tous de vivre ensemble.

La richesse de l'association réside dans la diversité des personnes et leur volonté commune exprimée de lutter contre les inégalités sociales et pour la défense des services publics.

L'association familiale laïque est indépendante de tout parti ou de tout groupe politique, quel qu'il soit, toutes ses initiatives et prises de positions sont des réponses aux besoins des familles.

 

Elle défend l'intérêt matériel et moral de toutes les familles, qu'elles soient adhérentes ou pas.

 

C'est ainsi qu'en Seine et Marne, le CDAFAL (Conseil départemental des associations familiales laïques) organise des permanences gratuites sans demander aux familles demandeuses la moindre contribution financière...

Elle peut mettre en vie des projets différents : alphabétisation- français langue étrangère, accompagnement à la scolarité, permanence écrivain public, ateliers cuisine...

Dans ce cas là, comme il s'agit d'une activité régulière, l'association familiale laïque demande à chacun une cotisation annuelle familiale modique (autour de 10 à 15 €) permettant de faire face aux dépenses de fonctionnement et donnant droit à la participation à la vie de l'association avec tous les droits qui y affèrent.

 

L'association ne se contente pas d'aider concrètement les familles en difficulté et de proposer des activités, elle les défend lorsqu'elles sont menacées d'expulsion ou lorsqu'elles sont victimes d'entreprises de recouvrement qui se conduisent en véritables requins.

L'association prend des positions politiques, dans l'acception exacte et originelle du terme « politique », quand l'intérêt des familles est en jeu, lorsque les libertés sont remises en cause ou les services publics menacés.

 

CDAFAL 77

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 15:39

UN LIVRE SUPERBE ET EMOUVANT A DEGUSTER  :

 

KIMYA de Bruno Moutard

 

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"La patrie est là où l'on vit heureux » !

 

Voici là des paroles fortes de Voltaire

 

Ils essayent de quitter l'Afrique parce que leur vie est menacée et que les régimes corrompus qui règnent là bas ne leur offrent que le sang et les larmes.

Beaucoup n'arrivent pas à atteindre le sol européen...Ceux qui sont morts durant une traversée de fortune et les rescapés sont les victimes des passeurs sans vergogne.. ces derniers profitent de la misère et de la peur engendrée par la chasse à l'immigration irrégulière.

Cette machine infernale alimentée par tous les profiteurs «  fabrique des morts vivants errant autour des zones portuaires de toute l'Europe »

Peut on ouvrir largement nos frontières à toute la misère du monde qui cherche désespérément une solution ?

Poser la question c'est y répondre ! Certes, mais ne doit-on pas accueillir dignement toutes celles et tous ceux qui sont là , souvent depuis plusieurs mois et même plusieurs années?

La question de la régularisation de ces sans papier ne se pose t-elle pas avec acuité !?

Des livres comme celui, magnifique, de Bruno Moutard relatent la vie de ces sans rien venus d'ailleurs qui ne demandent qu'un peu d'humanité .

« Kimya »

roman de Bruno Moutard

éditions l'àpart

pages 339

20 €

mars 2011

 

 L'improbable rencontre

 

L'une est africaine, rescapée de la guerre fratricide et ethnique qui ravage cette région sud est du Zaïre, l'autre est un enfant né dans la soie à des milliers de kilomètres de là...

Kimya a appris à faire la morte afin de préserver sa vie, François s'est reconstruit pour échapper à des parents qui n'ont pas su l'aimer...

L'une et l'autre trouvent sur leur passage un tuteur de résilience qui leur permet d'échapper à la mort, à l'esclavage ou à l'enfermement dans une misère affective supposée.

Le hasard qui fait parfois des miracles leur fait profiter du même apport éducatif, il est vrai que les deux enseignantes sont liées , toutes les deux donnant du sens aux apprentissages:

« Le savoir est un train de marchandises. On accroche des wagons aux wagons. Le sens... , c'est le système d' accroche. Pas de sens, pas d'attache, pas de mémorisation. »

Quel est l'Homme honnête qui pourrait condamner ou réprouver le « choix » fait par ces femmes et ces hommes d'essayer de sauver leur vie, de quitter ce pays où leur destinée reste la misère ou la mort.

Kimya et ses frères avec un courage extraordinaire vont se lancer dans l'aventure dangereuse d'un départ clandestin vers un continent qui certes n'est pas l'eldorado mais une frêle planche de salut, la seule qui reste à leur disposition.

Beaucoup périssent en route....Ils le savent au moment du départ avant de se livrer à des passeurs qui les conduisent à l'impasse mais « quand on n'a plus rien, mourir est une formalité. Oui, une simple formalité. » !?

Avec une plume alerte mais dans un style imagé et très soigné, l'auteur nous fait découvrir une énergie peu commune forgée dans la misère et ceux qui ne comprennent pas ou qui ne veulent pas comprendre les « raisons qui poussent ces gens à l'exil dans des camps plus sordides que les porcheries de chez nous ? »

 

Kimya est perdue et François se cherche, arriveront-ils à trouver la paix et le bonheur ?

 

L'improbable rencontre ces deux jeunes adolescents va s'opérer et il faudra attendre le 43 ème chapitre et ensuite l'épilogue pour savoir si l'affection et l'humanité vont pouvoir faire reculer la bêtise et le rejet de l'autre, du sans papier....

 

C'est un livre superbe !

 

Jean-François Chalot

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 08:03

 

livre écrit par Pierre Yves Chereul

Editions Golias

88 pages

10 €

juin 2011

 

 

 

Nouvelle-image.GIFPiège ou complot ? La presse n'en sort pas grandi !

 

A peine 15 jours après le déclenchement de « l'affaire » DSK, Pierre-Yves Chereul a écrit ce livre d'enquête et de réflexion qui, aujourd'hui encore plus qu'hier tombe juste...

Si la machination et l'innocence de DSK ne sont pas prouvés, les deux hypothèses paraissent plausibles.

Avec beaucoup de minuties, en s'appuyant sur les faits et les faisceaux de doutes, l'auteur montre comment les grands médias ont pu, après avoir encensé le directeur du FMI pendant des mois, condamné d'avance, l'homme considéré comme coupable des « faits » qui lui étaient reprochés.

Les éditorialistes et patrons de presse ont-ils « livré aux chiens l'honneur d'un homme... », peut être pas...Quoique...L'auteur ne va pas jusque là même s'il fustige ceux qui donnent le coup de pied à celui qui est à terre....Stéphane Guillon qui affrontait DSK au faite de sa puissance n'était pas sur le même registre !

France Inter, « débarrassé » de l'humoriste gênant s'est d'ailleurs surpassé dans l'amalgame malhonnête et quelque peu populiste :

« Le témoignage émanant d'une femme, immigrée africaine et femme de ménage tiendrait-il sa fiabilité des trois qualités de son auteur . A en croire France Inter, oui, de sorte que DSK s'exposerait 1- au sexisme anti-féminin, 2- à l'ethnisme anti-africain, 3- et au classisme anti-salariés modestes. »

Attention !

Ne faites pas fausse route ! : l'auteur de ce livre ne tord pas le bâton dans l'autre sens en déclarant DSK comme victime. Il veut que justice se fasse dans le respect d'un certain nombre de principes et que la presse arrête de manipuler l'opinion...

Cet homme politique, ancien futur candidat à la présidentiel n'est pas de mes amis mais comme Pierre-Yves Chereul je pense qu'il ne peut pas et ne doit pas être condédéré coupable par a-priori.

 

Aucune conclusion n'est possible à ce jour, l'histoire nous apprendra peut être que « l'affaire DSK » n'a été qu'une « sordide histoire de viol perpétré par un homme politique puissant sur la personne d'une femme de chambre ou une machination » comme l'ont été deux affaires citées dans le livre dont celle du capitaine Dreyfus !

 

Ce livre est passionnant, il permet encore une fois de montrer que grande presse et citoyenneté ne font pas toujours bon ménage.

 

Jean-François Chalot

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  • familles-laiques-de-vaux-le-penil.over-blog.com
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77

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Surtout n'hésitez pas à nous laisser des commentaires en utilisant le lien en dessous de chaque article De même, lisez les commentaires, ils vous en inspireront peut-être d'autres Notre EVS est subventionné par la Caisse d'Allocations Familiales 77 et le Conseil Régional d'Ile de France