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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 15:20

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Évènement à ne pas manquer

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 21:55

 

« L'herbe folle du mur mitoyen »

roman de Jean-Zéphyr Idoux

auto édition

2001

16,50 €

 

 

 

 

 

 

A deux, tout est possible ou presque.....

lherbe_folle.png

 

Margot et Célestin vivent dans une petite commune des Vosges et lorsqu' ils se déclarent l'un à l'autre, c'est la route du bonheur qui s'offre à eux...

C'est du moins ce qu'ils pensent.

Mais Louise, jalouse n'accepte pas que Célestin ne la regarde pas et préfère la fille du meunier...

L'histoire émouvante et même palpitante est très largement agrémentée de descriptions vivantes et délicieuses des paysages et de « reportages » passionnants sur les métiers d'autrefois et les rites culturels.

L'auteur qui nous offre un petit bijou comme premier roman se permet d'utiliser des mots et expressions locales du temps passé sans que cela nuise à la compréhension du texte.

Les habitants du village sont chaleureux et solidaires pour la plupart, ce qui n'empêche pas certains et ils sont nombreux à colporter le vrai et le faux :

« La rumeur conjuguée à la haine boulimique submerge le village; alors une kyrielle de sous-entendus et de on-dit remonte la rue principale; une enfilade de.ragots et de potins s'infiltre dans les ruelles. Tous se trouvent une bonne excuse pour mettre le nez dehors....Monsieur le curé même ne peut fixer son attention sur son bréviaire.

On ironise, on jase, on déblatère, on babille, on clabaude; sur les tas de fumier, même les poules cancanent. » !?

Ce livre ! c'est un vrai bonheur

 

 

Jean-François Chalot

Après avoir lu et dégusté les deux romans de Jean-Zéphyr Idoux se déroulant à Blandy en Brie, j'ai voulu en savoir plus sur cet original auteur en me procurant sa toute première œuvre.

Nous voici transporté en Lorraine, dans un village vosgien en 1869 pour être plus précis.

C'est l'histoire de gens simples donc une vie de tous les jours avec les travaux des champs, la préparation du cochon, le passage de l'orage et tant d'autres moments rituels ou extraordinaires .

L'auteur nous fait découvrir et aimer une population rurale telle qu'elle est sans fioriture...La jalousie, la haine et les rancœurs côtoient l'amitié, l'amour et les solidarités.

La modernité effleure le village mais personne ne peut ni ne veut oublier « le chant des grelots quand, dans les ornières des chemins poussiéreux, s'usent les roues des diligences. »

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 12:31

Et bien, c’a y est, c'est voté...

Photo-1234.GIF

 

Et voila, dernier acte, le tour de passe-passe est joué gagnant dans une indifférence

quasiment générale. Les français vont pouvoir payer plus cher leur électricité pour

alimenter encore un peu plus les actionnaires !



Bonne lecture !



PS : ATTENTION vis à vis des fameux nouveaux compteurs, maintenant c'est

individuellement qu'il faudra résister pour ne rien signer !!!

 

 

AUJOURD'HUI DÉBUT ET FIN DE LA SESSION PARLEMENTAIRE AU SÉNAT POUR

PASSER LE PROJET DE LOI NOME

.........

 

 

 

 

        et les Nouveaux Compteurs EDF !

DANS QUELQUES JOURS CE NE SERA PLUS UN PROJET MAIS UNE

VÉRITABLE LOI SCÉLÉRATE AVEC

  

     APPLICATION AU 1

 

 

er JANVIER 2012.

 

 

QUAND NOS FACTURES ET CELLES DE NOS AMIS AUGMENTERONT ON

NE POURRA PLUS DIRE QUE L'ON NE SAVAIT PAS

 

.

  

 

A DIFFUSER LARGEMENT ÉVIDEMMENT !

 

APRÈS FRANCE TÉLÉCOM, LA POSTE, LA SNCF, ETC... EDF

Pour les fameux Compteurs qui devraient être installés bientôt et qui

devraient nous être facturés au prix très très Fort (vers les 300 € ) , et qui,

de surcroît, ne seraient pas fiables : il ne faudra rien signer.

 

On ne peut pas refuser à EDF d’accéder aux Compteurs, et de les changer

: par contre comme nous n’avons rien demandé, nous n’avons aucune

Obligation de Signer quelque Document que ce soit, et, du moment que

nous n’aurons rien signé, EDF ne pourra pas nous obliger à payer ces

Compteurs….

 

Attention aux Signatures : aucune, même pour la Réception de Travaux,

etc.

 

LES TARIFS D’ÉLECTRICITÉ VONT AUGMENTER POUR PERMETTRE LA

CONCURRENCE ! À TERME, L’USAGER PEUT S’ATTENDRE À DES

HAUSSES SUBSTANTIELLES DE SA FACTURE, COMME CELA S’EST

DÉJÀ PRODUIT POUR LE GAZ.

 

NE LAISSONS PAS FAIRE !



 

 

 

 

C'est la Loi Nome, soit la Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité,

concoctée par le Gouvernement.

 

Le principe en est simple : constatant que la Concurrence ne fonctionne

pas (plus de 96 % des Français restent Fidèles à l’Opérateur Historique

(EDF), le Gouvernement a décidé de la créer… artificiellement.

 

La Loi étant passée dans une relative indifférence, à partir du 1er Janvier

2011, EDF aura obligation de revendre à ses Concurrents jusqu’à 25 % de

sa Production d’Electricité.

 

 

 

Un Véritable hold-up !

 

 

Les Fournisseurs d‘Electricité vont se voir offrir un quart de la Production,

que les Français ont déjà payé avec leur Facture, pour qu’ils puissent

réaliser des Profits, au seul bénéfice de leurs Actionnaires.

 

C’est une première que d’obliger une Entreprise, dans le Monde de la

"Concurrence libre et non faussée", à céder une partie de ses Atouts à des Concurrents qui produisent peu ou pas du tout d’électricité.

 

             Si vous êtes scandalisé, diffusez au moins ce message !

Une fois livré à la Concurrence et surtout au " Privé " ce sera trop tard.

 

Le Prix de l'Electricité sera fixé par des Groupes Privés qui en fait seront

des Filiales d'un Seul et Unique Groupe ! Vous n'y croyez pas ?

 

Alors remettez vous dans le contexte de nos chères Autoroutes

Françaises que nous, nos Parents et Grands Parents avons payé avec nos

impôts et qui ont été Vendues et Bradées à de Grands Groupes Privés …

 

Cela profite à qui ? Et le Prix à payer pour y circuler ? N'est-ce pas

Scandaleux ?

 

Mais c'est trop tard, car ce Réseau Routier n'appartient plus en totalité à

l'Etat ! Et pour le reste ce sera pareil !

 

Aujourd'hui le service public coûte cher, mais ce n'est rien face à ce qui

nous attend si nous le bradons à des Groupes Privés !

 

Faites Circuler sans Modération autour de

vous ce Message, surtout n'hésitez pas !!

 

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 08:04

 

Après le texte d'Alain Bentolila sur "qu'est ce que lire" voici la contribution de Laurent OTT
que le débat se poursuive !
 
 
 
 

Pratiques et tendances actuelles en éducation:
L'école et l'apprentissage du non pouvoir sur sa vie   


Quand on pense à l'école, surtout actuelle, on est d'abord frappé par ce retour de l'autoritarisme, de la surveillance et de la pénalisation qui semble ne jamais vouloir en finir.enfant.JPG

En effet, le processus paraît interminable, qui, de faits divers soigneusement sélectionnés et médiatisés, amènent sans cesse à l'annonce du durcissement de la surveillance et de la pénalisation dans les établissements scolaires ; rien que cette année, on ne compte pas les textes  et réformes qui se sont accumulés pour réduire les droits des enfants à l'école (textes sur les délits d'intrusion, mise ne place de portillons électroniques, équipes mobiles de sécurité, annonce de formation à la sécurité pour les enseignants).

Dans un premier temps, on peut donc souligner l'apprentissage du pouvoir à l'école comme une tendance à rencontrer le pouvoir des institutions, sous forme de pénalisation et de surveillance des comportements.  L'école filtre, l'école surveille ; depuis des décennies, d'abord avec Vigipirate, d'une façon bien plus marquée avec les caméras de surveillance à venir, les policiers référents, etc.  

L'école surveille, l'école intimide, l'école impose ; elle emploie toute son énergie à maintenir à l'extérieur tout ce qu'elle refuse de voir ou prendre en compte : le quartier, la cité, les parents, les problèmes psychologiques, personnels, affectifs, sociaux et politiques ;  elle espère compter dans cette voie, sur l'assentiment au moins passif des enseignants qui peuvent, faussement, se sentir rassurés d'autant de protections, sans songer que ce besoin de protection vient justement signer la perte de leur reconnaissance.


Mais  le gouvernement souhaite doter l'école d'encore plus de pouvoirs et d'en faire en quelque sorte le fer de lance d'une ambitieuse politique, non pas d'éducation, mais de surveillance des populations. C'est bien dans ce sens qu'il faut interpréter la nouveauté et l'importance d'un fichier comme Base Elèves ; ce fichier est en effet radicalement nouveau et dangereux en ce sens qu'il est centralisé (même si sa gestion est académique) et qu'il fonctionne sur le principe de la dépossession de l'information sur les enfants et les familles ; ce ne sont en effet plus les enseignants, ni même l'école 'comme établissement qui détiennent les données d'informations nécessaires sur les élèves et leurs familles mais les fichiers centralisés qui font désormais référence. Pire le personnel enseignant, le plus proche de l'élève ne gère aucune donnée, mais « informe » un fichier central » qu'il ne lui restera plus qu'à « solliciter » pour connaître, celui qui est en face de lui. L'information devient donc « descendante » et échappe désormais au contrôle et à la gestion des acteurs réels de l'école (les parents, les enfants et enseignants).

Bien entendu, la vocation de ce fichier est d'être évolutible et partageable - notamment avec les collectivités locales ce qui le rend à terme, extrêmement dangereux, même si à l'état actuel (pour rassurer l'opinion publique) il est réduit à très peu d'informations.
 
L'école ? en tant qu'institution cette fois prend donc sur les familles un réel pouvoir d'information ; elle les capte, les contrôle et peut les utiliser à tout moment contre elles ; les modifications apportées récemment à la loi de 2007, annoncées par Sarkozy, pour rendre « enfin » effectives les retenues sur les allocations familiales des parents « défaillants » montrent bien cette nouvelle mission dorénavant confiée à l'Education Nationale : ce sont les Inspecteurs d'Académie qui pourront directement saisir le Préfet pour suspendre le versement des allocations familiales en cas d'absentéisme.
 
L'école affirme son pouvoir et son autorité, mais pourtant  au même moment jamais les enseignants n'ont paru manquer autant de liberté qu'aujourd'hui ; prisonniers de programmes de plus en plus astreignants,  d'injonction s concernant également les procédures, les méthodes et les partitions horaires, les enseignants, comme les enfants, disposent également de mois en moins de temps ; l'importance prise par l'évalution qui s'est démultipliée à tous les niveaux clefs, est telle que cette évaluation devient en quelque sorte une nouvelle gouvernance ; par leur centralité officialisée, les statistiques qu'elles permettent sur les classes, les niveaux, les comparaisons entre enfants, dans et hors les établissements, ces évaluations impactent maintenant non seulement les élèves  mais aussi les enseignants et les établissements dont l'image est dorénavant contrôlée à partir de critères extérieurs ; du coup, l'évaluation en France, du rang d'outil, devient l'objectif essentiel du travail scolaire ; il est vraisemblable que cette tendance actuelle aille encore s'accentuer dans les années à venir : la préparation aux évaluations va prendre la place des véritables enseignements et apprentissages qui seraient utiles et importants.
 
Le pouvoir de l'école échappe ainsi à ses acteurs ; bien  entendu, les parents sont encore particulièrement visés ; certes, les réformes récentes « d'assouplissement de la carte scolaire »  et d'autre mesures invoquent sans arrêt  l'objectif d'augmenter  « la liberté de choix des parents » ; de même l'école est volontiers présentée aux parents comme un « service », ce qui suppose (comme pour tout service) qu'on puisse s'en plaindre, ou faire jouer la concurrence. Les parents, non pas acteurs, mais « usagers » d'école, sont ainsi encouragés à la conflictualité permanente avec les enseignants et les administrations ; ils ne gagnent dans la réalité aucune liberté parce que d'une part, les forces en présence sont évidemment inégales et ce ne sont que les parents les plus favorisés qui peuvent réellement construire ou trouver des alternatives pour leurs enfants. Pour les autres, la liberté de « choix » s'avère n'être qu'un leurre, une illusion ; ce n'est pas étonnant, tout choix est justement par définition le contraire de la liberté, car le choix suppose de la passivité vis à vis d'options définies ailleurs et hors de notre portée ou de notre possibilité d'agir.
 
L'apprentissage du pouvoir que constitue l'expérience scolaire,  démontre aux parents et particulièrement aux parents pauvres, l'infériorité de leur posture vis à vis des institutions ; ce sont elles qui définissent et commandent leurs interventions, et déterminent l'étendue de leur participation ; dans le cas des enfants en difficulté scolaire, qui relèvent désormais tous de la législation sur le « handicap » (loi de 2005), les parents deviennent signataires de contrats qui les engagent à trouver des solutions à de multiples problèmes ; à eux de coordonner les aides, de faire le taxi , de financer des déplacements , des accompagnements, de répondre présents à de nombreuses convocations ; et évidemment pour tout cela il n'est tenu quasiment pas compte de leur propre réalité sociale (obligations de travail, temps de transport, moyens financiers, absence de mutuelle, manque de disponibilité, fatigue, séparations, conflits, maladie ou handicap des parents)  sauf si cette réalité peut être invoquée à leur encontre pour stigmatiser leur « manque de disponibilité » ou bien la faiblesse du cadre éducatif qu'ils peuvent offrir à leurs enfants.
 
L'expérience scolaire constitue ainsi curieusement une expérience de dépossession de tout pouvoir pour tous les acteurs qui devraient justement en avoir à l'école : les parents, les enfants et les enseignants. Il semble qu'aux uns comme aux autres, la tendance lourde actuelle dénie toute liberté et que ce déni constitue une condition commune que le pouvoir cherche à dissimuler ; on préfèrera dans les médias, par exemple, expliquer la perte de liberté d'un groupe par l'abus d'un autre. Ainsi si les enseignants ne  se sentent pas libres d'enseigner comme ils le souhaitent, ce serait la faute aux élèves, qui abusent, dont le comportement serait inacceptable. En bref, les élèves auraient trop de libertés'  On retrouve bien ici cette vielle conception bourgeoise et individuelle de la liberté qui ne peut se représenter la liberté des uns que CONTRE celle des autres.
Cela fonction évidemment tout aussi bien entre les   parents et enseignants ; aux uns et aux autres, on fait ressentir que la limitation de liberté de l'autre groupe pourrait accroître celle de son groupe. Bien entendu, il n'en est rien.  Toutes ces libertés ou plutôt tous ces dénis de liberté sont solidaires et la régression  des uns entraine la chute des autres.
 
L'école n'apprend pas le pouvoir mais son renoncement ; tout à l'école nous pousse à la dépossession de tout pouvoir d'agir. Le climat de peur de tout risque qui s'installe, soigneusement entretenu encourage à limiter au maximum les déplacements, l'expérimentation, la responsabilisation, l'autonomie et l'apprentissage du risque par les enfants.  Ainsi les initiatives s'autocensurent, les projets se formatent selon des modèles « standard » et sans valeur.
 
Tout concourt à encourager les parents à se cantonner hors de l'école et à guetter la faute, le litige, la procédure.
Tout concourt à refuser à l'enfant une éducation digne de ce nom et à le laisser vivre dans la plus grande solitude, à l'extérieur de l'école, et sous forme de dangers les expériences dont il a besoin et qu'on lui refuse.
 
Face à la dépossession du temps de l'école par les programmes et l'évaluation, de son espace par les mesures sécuritaires et de soi disant protection et contrôle des personnes, il existe pourtant une autre voie  qui se proposerait de donner du pouvoir aux acteurs.
 
Il s'agit évidemment d'en passer d'abord par la réappropriation de l'école, de son espace et de son temps.   C'est un acte fondateur qui permet d'affirmer des libertés nouvelles ; cette école est à nous, à tous ces acteurs ; il nous revient à nous de l'organiser et de lui donner vie. Ce temps, cet espace, nous allons nous donner le pouvoir de les aménager pour les mettre au service d'une autre entreprise d'émancipation.
 
L'école doit pouvoir devenir le lieu de ce « nous », qui permet  également le « je » dans la négociation et le conflit nécessaire.
 
De cette appropriation initiale, tous les pouvoirs découlent  et surtout ceux qui rentrent pleinement dans le champ de l'école : le pouvoir d'écrire, de parler, de s'organiser, de construire, de produire, de prendre des décisions et de les tenir.
 
Cette voie pour l'école est ouverte et connue, c'est celle de la Pédagogie Freinet, mais les acteurs qui s'y emploient sont de plus en plus  menacés, notamment par leur propre hiérarchie, amis aussi souvent par l'extension du pouvoir municipal dans les domaines du social, de l'éducation et de la sécurité. 

Seule une nouvelle alliance des acteurs peut mettre en échec l'actuel recul des libertés et de l'apprentissage des pouvoirs à l'école ; à chaque fois qu'une école s'ouvre aux parents, se détermine de l'intérieur, reconnaît et valorise la pleine participation des enfants et de tous les acteurs de l'école,  chacun apprend en même temps à retrouver du pouvoir sur soi, à développer ses capacités et à en faire des outils d'émancipation.
 

Laurent OTT
 
 

 

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 07:23

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LES ASSOCIATIONS MERITENT RESPECT ET SOUTIEN !

 

« En France, 18,3 millions de personnes offrent leur temps et leur compétence aux autres, soit 36 % de la population des 15 ans et plus, dont 11,3 millions dans une association, 4,5 millions dans une autre organisation (syndicale, politique ou religieuse), 7,4 millions dans un bénévolat direct de proximité hors famille ou structure associative. 80 % d’entre eux se disent engagés de manière régulière.

Plus d’1 Français sur 5 donne donc de son temps au travers d’une structure associative, ce qui explique peut-être que près de 16 millions de français sont membres d’au moins une association ! (sources : France Bénévolat sept.2010 et Insee Première déc.2010) »

http://www.youphil.com/sites/default/files/reperessurlebenevolat2010.pdf

 

Cette étude très sérieuse mériterait d'être affinée :

 

- Tout adhérent à une association n'est pas bénévole, certains ne sont là que comme des « consommateurs » d'activités ou pour y trouver un cadre de défense de leurs intérêts.

- des personnes peuvent adhérer à diverses associations et être comptabilisées plusieurs fois;

- les administrateurs ne sont toujours des bénévoles, certains touchent des « jetons » de présence...

 

Alors qui est bénévole ? :

 

Celui ou celle qui consacre à titre totalement gratuit plusieurs heures de son temps pour un collectif et non directement pour son intérêt individuel.

Voici ma définition qui est ni meilleure, ni plus mauvaise qu'une autre.

Dans une des associations où je milite, nous avons proposé collectivement cette « définition :

« Un bénévole est une personne non rémunérée qui s'engage pour une mission durant un temps plus ou moins déterminé »

 

Si l'on accepte le cadre de « référence » proposé, on passe de 18, 3 millions de personnes à 3 ou 4 millions...

C'est déjà important et positif puisque ces chiffres montrent que l'engagement associatif est massif .

 

Les associations constituent une seule réalité juridique mais des situations fort différentes :

 

Qu'y a t-il de commun entre une association de gestion de service et une association de quartiers ?

Qu'y a t-il de commun entre une grande fédération qui salarie de très nombreux permanents et un « asso » qui dispose d'un permanent pour assurer l'accueil et des dizaines de bénévoles ?

Rien ou presque.

Il faudra un jour réformer l'organisation financière des collectivités territoriales afin que celles-ci ne soient pas contraintes de créer des pseudos associations pour gérer des services à la personne par exemple.

Il faudra un jour que les procureurs de toutes origines arrêtent de se saisir de quelques scandales pour faire le procès des associations en général.

 

Des milliers d'associations sociales, culturelles, ludiques ou sportives proposent à la population des activités à moindre coût, accessibles.

Certaines de ces associations connaissent des difficultés sérieuses, liées à la réduction drastique des subventions publiques.

Prenons quelques exemples :

  • les licences réglées par les associations sportives sont de plus en plus élevées et le coût des transports pour les matchs grèvent le budget des associations locales qui sont obligées de répercuter le surcoût aux usagers, ce qui limite l'accessibilité;

  • la relativisation des missions enfance jeunesse des nouvelles directions de la cohésion sociale et la réduction massive des budgets obligent des associations à réduire leur voilure;

  • les directeurs des centres sociaux sont contraints de consacrer plus de la moitié de leur temps pour établir des demandes de subventions et remplir des dossiers d'évaluation qui ne sont pas toujours lus par les financeurs.

 

Si 2011 est l'année européenne de l'engagement associatif, c'est aussi et surtout en France l'année des « vaches maigres » :

  • les ministères réduisent en nombre(s) et en masse (s) leurs subventions;

  • les collectivités territoriales en pleine asphyxie limitent leurs aides;

  • la transposition des directives européennes met en place « la concurrence libre et non faussée » et favorise par là même l'entrée de la marchandisation.

 

IL Y A BEAUCOUP A FAIRE POUR INVERSER LA TENDANCE ET PERMETTRE AUX ASSOCIATIONS DE PERDURER ET DE SE DEVELOPPER !

 

Jean-François CHALOT

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 12:36

Bonjour,
30 personnes ont participé le mardi 31 Mai 2011 au 37e cercle de silence de
Melun.
Pour le 3e anniversaire, le cercle a été agrandi par la présence de plusieurs
nouveaux participants

(Familles Laïques de Vaux-le-Pénil, entre autres, a fait un gros travail d'information à travers son blog).
- "Un silence de très grande qualité", a fait remarquer Dominique Thibaud.
- Informations des passants à travers les nombreux tracts (distribués désormais en dehors du cercle) et les 2 panneaux rénovés disposés sur le passage.
- Merci à ceux qui ont pu photocopier le tract et à ceux qui ont rajeuni les
"pancartes" individuelles.

 
Nous vous donnons rendez-vous pour le prochain cercle de silence :
MARDI 28 JUIN - 18h00- Place Saint Jean à MELUN

Pour l'équipe de coordination.
Jean Lanoë

 

J'ai participé pour la première fois à un cercle du silence, manifestation hautement pacifique, mais qui, si elle réunissait encore plus de monde ferait grand bruit, serait assourdissante.

 

Ceux qui me connaissent, savent combien je suis bavard parfois.

C'était donc pour moi un challenge que de rester pendant une heure sans rien dire, alors que j'étais entouré de gens, inconnus pour certains, mais qui étaient là dans un même but : dénoncer les conditions dans lesquelles les "sans papiers" sont accueillis dans les centres de rétention en attente d'une régularisation ou d'une expulsion.

 

Cette expérience a été pour moi quelque chose de fort : le fait de devoir se taire, s'interdire de parler, oblige à la réflexion :

pourquoi je suis là ? qu'est-ce que rester une heure "sans droit à la parole" alors que tant de minorité sont réduite au silence par la crainte.

C'est aussi l'occasion d'observer les gens :

les regards interrogatifs ? Des sourires narquois, moqueurs ou sympathisants ? Ceux qui font un détour pour éviter la confrontation, ou au contraire s'approchent et interrogent ?

Un moment à la limite de la méditation.

 

Au-delà de la cause défendue, participer au moins une fois est donc d'un intérêt personnel. C'est du moins ce que j'ai ressenti.

Lorsque mes disponibilés me le permettront, le dernier mardi de chaque mois,  je crois que je viendrai élargir le cercle . J'imagine un soir où, suffisamment nombreux, ces "silencieux" (je ne sais pas comment ils se baptisent) pourront entourer la Fontaine de la Place Saint Jean.

 

Voilà, j'ai eu envie de témoigner en espèrant donner l'envie à des visiteurs du site de Familles Laïques de venir s'y essayer aussi.

 

Patrice THEVENY

 

 

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 09:28

 Affiche_un-toit-pour-tous-2.jpgTOIT-2.jpg

Projets d'affiche(s) de notre infographiste Olivier,  elles sont superbes...

L'affiche définitive que nous avons retenue est différente, vous la découvrirez plus tard 

 

 

LE DROIT AU LOGEMENT TOUJOURS MALMENE

 

En 2010, 1, 2 millions de demandes de logements sociaux sont déposés auprès des différents organismes. Près de 3?6 millions de personnes sont mal logées et 5 millions en situation de grande précarité ( en instance d'expulsion ou vivant dans des copropriétés insalubres.)

Il manque actuellement d'après la fondation de l'abbé Pierre 900 000 logements sociaux....

En 2011 la situation ne s'est pas améliorée, bien au contraire et plus de 100 000 personnes sont sans domicile fixe et beaucoup dorment dehors...

Aujourd'hui ce ne sont plus les promesses qui sont de mise...Il faut des mesures et des actes.

  • Une reprise des constructions d'appartements HLM à un rythme soutenu

  • L'obligation pour les communes d'appliquer la loi SRU, « l'amende » actuelle n'est pas dissuasive, il faut au moins la décupler...Si rien n'est fait, les municipalités comme celle de Neuilly continueront à refuser d'appliquer la loi

  • la réquisition des logements vides

  • un moratoire sur les expulsions

  • la réduction du prix des loyers...

 

Ce sont là des propositions parmi d'autres, la Confédération Nationale du Logement et d'autres associations de locataires ainsi que le DAL n'arrêtent pas d'alerter les pouvoirs publics et de formuler des propositions .

 

LE LOGEMENT SOCIAL EN FRANCE

Livre de la collection « Que sais-je »  de Jean-Marc Stébé  chez PUF 9 €

5ème ré-édition, actualisée - mars 2011

 

Une situation préoccupante et le pire est peut être pour demain...

 

L'auteur analyse finement la situation actuelle avant de nous retracer l'histoire de l'habitat social.

Si depuis la fin du XVIIIème siècle, les réformistes, les philanthropes et les paternalistes pour des raisons qui leur sont propres se sont préoccupés du logement des classes populaires, c'est au début du XX ème siècle que les premières lois ont contraint les pouvoirs publics à prendre des mesures.

C'est ainsi que le radical socialiste Strauss fait adopter en 1906 un texte rendant obligatoire l'instauration d'un comité de patronage des HBM ( habitations à bon marché) dans chaque département.

Chaque commune et département peut employer une partie de ses ressources à soutenir l'action

de ces futurs « offices » sous la forme de dons de terrains, de prêts ou de subventions.

En 1912, on passe à une nouvelle étape vers l'interventionnisme de l'État avec la loi Bonnevay qui instaure une rupture : «  Les pouvoirs publics ont non seulement le droit mais le devoir d'intervenir »dans le logement social.

L'auteur de ce « Que sais-je ? » nous fait par alors des avancées importantes au niveau local mais aussi du retard pris à l'échelle nationale en terme de nombre de construction par rapport à nos voisins anglais et allemand notamment entre les deux guerres.

L'analyse de la politique « urbanistique »menée après la Libération est particulièrement pertinente.

Le fait de reconstruire à l'identique la maison détruite a des conséquences désastreuses et les frais énormes engagés dans les guerres coloniales grèvent sérieusement le budget de l'État qui ne consacre pas suffisamment de fonds pour la construction.

Si l'édification des tours et des barres à la périphérie des villes a permis de résoudre les problèmes les plus criants, elle n'a plus été considérées à la fin des trente glorieuses comme un progrès.

« La réputation faite aux grands ensembles d'être des foyers générateurs d'inadaptation et de mal vivre, mais aussi plus prosaïquement le développement de la vacance et la crise financière de certains organismes HLM ont contraint les pouvoirs publics à prendre dès le milieu des années 1970, des initiatives en vue de redonner au logement social une image valorisée et de permettre au secteur HLM de répondre encore mieux à ses objectifs initiaux d'accueil des classes populaires. »

L'auteur introduit ainsi la dernière partie de son livre qu'il consacre à la problématique du logement social en France avant de conclure sur le double défi qui attend les organismes HLM : répondre à la demande et freiner la ghettoïsation !

 

Jean-François Chalot

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 07:21

 En avant première du salon littéraire du dimanche 9 octobre 2011 à Vaux le Pénil 

et du débat animé ce jour là de 14H30 à 16 H par l'auteur de ce texte et de nombreux livres

 

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Alain BENTOLILA, 29/05/2011

 

CE QUE LIRE VEUT DIRE

 

Lire, c’est tenter de fabriquer de l’intime avec du conventionnel. Lorsque je lis « les roseaux chantaient sous le vent », j’ai identifié six mots particuliers. Pour composer chacun d’entre eux, une combinaison orthographique unique est liée, par stricte convention, à un sens spécifique.  Parce que nous parlons le français, nous nous sommes mis d’accord sur ces associations. De plus, j’ai reconnu que ces mots s’organisent selon les règles clairement établies ; c’est ainsi que « roseaux » est placé avant « chantaient » pour indiquer qu’ils sont responsables du « chant » ; ainsi, la préposition « sous » indique la part prise par le vent dans cette action.

L’ensemble de ces conventions ne garantit pas, malgré sa force, que l’expérience que l’auteur a vécue sera reconstruite à l’identique par le lecteur. Loin s’en faut ! Ces conventions ne font qu’activer avec plus ou moins de précision sa mémoire intime qui s’est, au fil de son existence, nourrie de tout ce qu’il a vu, ressenti, dit, entendu ou lu. Comprendre, c’est ainsi répondre à une sollicitation extérieure, exprimée sur le mode conventionnel, par la construction d’une représentation forgée au plus profond de son intelligence sensible. La même phrase déclenchera autant de représentations qu’il y aura de « lecteurs » et cependant, toutes ces représentations, certes différentes, auront entre elles plus de choses en commun qu’avec celles qu’aurait déclenchées une phrase différente. C’est là la dimension paradoxale de la lecture : nous avons à interpréter, au plus intime de nous-même, la partition écrite par un autre. Pour qu’il y ait juste compréhension, il faut que cette interprétation soit éminemment personnelle mais en même temps scrupuleusement respectueuse des directives de l’Autre. La question muette : « Serai-je compris comme j’espère l’être ? » est donc toujours présente au cœur de l’écriture d’un texte ; comme doit être présente son écho dans la tête du lecteur : « L’ai-je compris comme il espérait l’être ? ». Cette incertitude partagée qui est au cœur de l’acte de lecture en fait une aventure commune chaque fois renouvelée. Deux intimités se cherchent avec l’espoir obstiné d’un éblouissement partagé qu’elles savent impossible ou du moins exceptionnel. Les mots qui sont adressés au lecteur inconnu l’invitent à un rendez-vous où il ne rencontrera que lui-même mais dont il sortira quelque peu transformé par les intentions d’un autre. Parce qu’elle est incertaine, la lecture exige autant d’obéissance qu’elle propose de liberté interprétative ; on en accepte les devoirs, on y exerce des droits.

Cet équilibre entre droits et devoirs est ainsi inscrit au centre même de l’apprentissage de la lecture. L’image qui me vient à l’esprit est celle d’une balance. Sur le plateau de gauche, je déposerai toute l’obéissance, tout le respect que je dois au texte et à son auteur. Cet homme, cette femme ont sélectionné des mots et pas n’importe lesquels ; il ou elle a choisi de les organiser en phrases selon des structures particulières ; il ou elle a décidé d’établir entre ces phrases des relations logiques et chronologiques significatives. Tous ces choix, fondés sur des conventions collectivement acceptées, constituent les directives que l’auteur a promulguées à mon intention dès l’instant où je me suis institué comme son lecteur. A ces directives, je dois infiniment de respect et d’obéissance.

Sur le plateau de droite, viendraient au contraire s’entasser mes intimes convictions, mes angoisses cachées, mes espoirs muets, mes expériences accumulées, parfois presque effacées. Tout ce qui fait de moi un être d’une irréductible singularité. Sur ce plateau, s’exercerait donc la pression d’une volonté particulière d’interpréter ce texte comme aucun autre lecteur ne l’interpréterait. Mes indignations ne sont pas celles d’un autre comme ne le sont pas mes enthousiasmes ni mes chagrins ; mes paysages ne ressemblent à aucun autre non plus que mes personnages.

L’école laïque, parce qu’elle est laïque, doit apprendre à établir un juste équilibre entre les deux exigences de la lecture : équilibre entre les légitimes ambitions d’interprétation personnelle et prise en compte respectueuse des conventions du texte. Tout déséquilibre pervertit gravement la probité de l’acte de lire. Car lorsque le respect dû au texte se change en servilité craintive, au point que la compréhension même devient offense, s’ouvre le risque de n’oser donner à ce texte qu’une existence sonore en se gardant d’en découvrir et d’en construire le sens car toute construction du sens deviendrait sacrilège. Le lecteur considère alors que le statut du texte le met hors d’atteinte de son intelligence et de sa sensibilité et il renonce à exercer son juste droit d’exégèse et de réfutation. Il pourra se livrer pieds et poings liés à la merci d’intermédiaires peu scrupuleux qui prétendront détenir la clé d’un sens que l’on devra recevoir avec infiniment de crainte et de déférence. Lorsque l’on assiste à certaines « leçons » dans certaines écoles coraniques ou talmudiques, on se rend compte à quel point le sens est confisqué par le  « maître », à quel point la construction du sens est interdite aux élèves. La mémorisation du seul bruit des mots prend systématiquement le pas sur l’effort personnel du sens. Lorsque les textes sont mis hors du jeu de la compréhension, ils peuvent alors servir les manipulations les plus dangereuses, justifier les actes les plus odieux, légitimer les traditions les plus inacceptables.

 

Mais lorsqu’au contraire, le texte n’est qu’un tremplin commode pour une imagination débridée, lorsque sont négligées par désinvolture ou incompétence les directives qu’il impose, on rend alors ce texte orphelin de son auteur ; on en trahit la mémoire ; on efface la trace qu’il a voulu laisser ; on rompt la chaîne de la transmission en bafouant l’espoir de l’auteur d’être compris au plus juste de ses propres intentions mais aussi au plus profond de l’âme de son lecteur. Habitués à « parier » sur l’identité des mots en se fondant sur de fragiles indices contextuels, invités à imaginer une histoire en prenant un appui précaire sur des images ou des intuitions, bien des élèves ont ainsi développé un comportement de lecture où l’imprécision le dispute à la désinvolture. Ils sont venus au terme de leur scolarisation former des cohortes d’illettrés d’un nouveau type. Ces « inventeurs » de sens, incapables de saisir avec rigueur les indices lexicaux et syntaxiques qui font la singularité d’un texte, sont venus concurrencer les déchiffreurs malhabiles que nous connaissions. A-t-on gagné au change ?

 

Dés lors que l’école laïque choisit de s’exonèrer des lois que Dieu, directement ou indirectement a imposé aux hommes, elle dut alors placer au cœur même de son combat la formation à une probité intellectuelle sans faille. A nos élèves, nous devons ainsi transmettre la nécessité d’un équilibre exigeant entre droits et devoirs intellectuels: droits d’exprimer librement sa pensée mais obligation de la soumettre à une critique sans complaisance ; droits de faire valoir ses convictions mais interdiction de manipuler le plus vulnérable ; droit d’affirmer ce que l’on croit vrai mais devoir d’en rechercher obstinément la pertinence ; droit de questionner ce que l’on apprend mais devoir de reconnaître la légitimité du maître ; droits enfin d’interpréter les discours et les textes mais devoir de respecter la volonté et des espoirs de l’auteur. L’école laïque ne dit pas ce qu’il faut croire ni en qui il faut croire, elle apprend à parler juste, à lire juste, à écrire juste et à regarder le monde avec rigueur. Elle donne ainsi à chaque élève les armes d'une liberté de pensée qui sert l'intelligence collective.

 

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 18:17

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Actualités Mai 2011

 

Une nouvelle loi sur l’immigration a été adoptée par le Parlement le 11 mai 2011.

 

Elle aggrave les conditions d’accueil et de séjour des étrangers:

- La durée maximum de l’enfermement dans les Centres de Rétention Administrative est passée de 32 à 45 jours.

- Le Juge des Libertés et de la Détention, garant de la légalité des procédures, n’intervient qu’après 5 jours d’enfermement (au lieu des 2 jours précédemment) en vue de permettre une expulsion rapide.

- La création de zones d'attente spéciales pour empêcher l’étranger de déposer une demande d’asile ou d' autorisation de séjour.

 

D’autre part, le droit d’asile est accordé de façon très restreinte.

En effet, en 2010, sur 52.762 demandes d’asile, seules 10.340 ont été accordées (soit 20%). Or il s’agit de personnes dont la vie est menacée dans leur pays d’origine.

L’article 14 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 dit:

« Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays. »

 

 

§ Les conditions d'accueil des étrangers dans beaucoup de préfectures d'Ile de France sont inhumaines. Il faut passer parfois deux nuits d'attente pour pouvoir renouveler ses papiers. Souvent le guichet est fermé dès qu'un quota de demandes de formulaires a été distribué. Il faut donc revenir...

 

 

Nous refusons qu’une telle politique soit menée en notre nom.

 

31 Mai 2011

 

Le CERCLE DE SILENCE de Melun.

S’y retrouvent, à titre personnel, des membres de diverses organisations : Réseau d’éducation sans frontière, Action des chrétiens contre la torture, Ligue des droits de l’homme, Familles Laïques de Vaux le Pénil, CDAFAL77, MRAP, CCFD, Entraide protestante, Cimade, Partenia 77… et aussi des hommes et de femmes n’appartenant à aucune organisation.

 

 Si vous êtes sensibles à ces situations,

Venez nous rejoindre

Chaque dernier mardi du mois, de 18h00 à 19h00,

Place Saint Jean à Melun.

Pour plus d’informations : Dominique Thibaud, 34, rue A.Sommier 77000 Maincy 

dominique.thibaud2@wanadoo.fr

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 10:40

 

 IMG 2137 
 Le MARDI 31 MAI 2011 marquera le 3e anniversaire du cercle de silence de Melun,  
 Familles laïques et le CDAFAL 77 comme beaucoup d'autres associations appellent 
  au "cercle de silence" qui se réunira ce mardi de 18 Heures à 19 heures,  
 place Saint Jean à Melun. 
 Le texte d'appel sera sur notre blog dès qu'il sera sorti. IMG_2339.JPG 
 LE CERCLE DU SILENCE MELUN SOUFFLE SA TROISIEME BOUGIE  Mais qui sont ces gens parfaitement silencieux qui se donnent la main ? Les passants curieux et interrogatifs s'arrêtent et questionnent...  Non! Ce n'est ni une association pieuse, 
  ni une secte religieuse en méditation ou en lévitation spirituelle. Il s'agit tout simplement d'un collectif de militant(e)s et d'associations  
 qui agit ainsi chaque mois pour alerter l'opinion publique et exprimer  
 son opposition aux méthodes musclées, dérogeant aux principes de respect  
 des droits de l'homme utilisées par l'Etat contre les immigrés. « Les Cercles de Silence regroupent des citoyens de tous horizons qui devant  
 l’enfermement systématique des sans papiers dans les Centres de  
 Rétention Administrative (CRA) s’élèvent contre les atteintes à l’humanité  
 des sans papiers et à celle des exécutants d’ordres incompatibles 
  avec leur propre dignité. Devant la gravité de la situation, les membres des Cercles de Silence  
 désirent aller au-delà des mots et des cris. Ils expriment la force de leur réprobation  
 et de leur interrogation avec les moyens de la non-violence, et spécialement le silence. 
  Le silence des forts et des persévérants. Par le silence 
 écoutent leur propre conscience et font appel à la conscience de leurs concitoyens. Ces Cercles de Silence ont des aspects différents suivant les villes.  
 Toutefois il nous semble •qu’ils ont tous un même souci de rester collé à la réalité  
 des Centres de Rétention Administrative (CRA)  
 où la dignité humaine est mise en danger, •qu’ils ont tous un même objectif :  
 aider nos concitoyens à prendre conscience de la réalité de l’enfermement,  
 •qu’ils sont tous habités par la même certitude qu’il existe des solutions alternatives 
  à l’enfermement d’étrangers en situations irrégulières.  
 La dignité de chaque personne humaine ne se discute pas, elle se respecte. » Ces cercles du silence regroupent des associations fort différentes, 
  certaines se prononcent pour la régularisation immédiate de tous les sans papier,  
 d'autres interviennent cas par cas en faveur de familles qui vivent en France  
 et qui risquent demain de se trouver expulsées.... Toutes les associations, quel que soit leur positionnement propre se mobilisent,  
 ensemble, contre la brutalité et l'inhumanité des forces de police à l'encontre des immigrés. Qui peut accepter que s'organisent de véritables « rafles »et que  
 des chasses à l'enfant aient lieu à proximité des écoles ou ailleurs ? Les forces de police d'aujourd'hui ne sont pas celles de l'occupation, 
  le gouvernement Sarkozy-Fillon n'a pas la même nature que celui de Pétain... 
 Ceci étant précisé, il est clair que des méthodes d'un autre âge sont aujourd'hui  
 mises en œuvre dans la patrie des droits de l'homme,  
 et ceci est inadmissible et intolérable! 
 Jean-François Chalot et Patrice Théveny 
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  • familles-laiques-de-vaux-le-penil.over-blog.com
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77

AGENDA

 

 

  -oOo-

 

PROCHAINES PERMANENCES "INFO DETTE"

  à VAUX LE PÉNIL

 

 Vendredi 12 novembre 2021

 Vendredi 10 decembre 2021

sur rendez-vous au 

09 75 38 81 13 

 

    Affiche surrendetement RVB    

 

Sinon, toute l'année,  il y a des permanences hebdomadaires à 

 Melun, Dammarie, Le Mée, St Fargeau-Ponthierry, Moissy Cramayel.....

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Qui sommes nous ?

Association fondée sur le principe de la laïcité,

intervenant dans tous les domaines

 où l'intérêt des familles est concerné.

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