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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 10:04

 Après les réductions des aides alimentaires par l'union Européenne, voici le gouvernement français qui réduit massivement l'aide aux sans abri !

Jusqu'où iront-ils ?

 

Tout est bon pour faire des économies !

 

Le gouvernement a décidé, contre l'avis des centaines d'organismes d'accueil et de réinsertion sociale de réduire de 593 millions d'euros l'aide apportée aux hébergements d'urgence.

Pour justifier sa décision stupéfiante, le gouvernement ose prétendre qu'il réduit cette aide afin de favoriser l'accès aux logements pérennes....

Où sont ces logements promis ? Et à des prix accessibles à ceux qui n'ont que le RSA pour vivre ?

Encore une fois on déshabille Pierre sans habiller Paul !

Le CDAFAL 77 partage la colère de Xavier Emmanuelli le président fondateur du Samu Social et comprend que ce responsable puisse annoncer sa démission.

En effet « Le gouvernement ne comprend pas ce qu'est l'urgence sociale »...

Les équipes de professionnels et de bénévoles n'en peuvent plus...Des sans abri restent dans la rue parce qu'il n'y a plus de crédits pour payer les chambres d'hôtels nécessaires.

Le CDAFAL 77 qui défend l'intérêt matériel et moral de toutes les familles exige que le gouvernement annule sa décision inique et que des crédits supplémentaires permettent de créer de véritables  lieux d'hébergement avec des chambres individuelles, des coins cuisines et des espaces collectifs.

Ce qui fut possible hier avec les foyers de jeunes travailleurs peut l'être aujourd'hui pour les SDF .

 

Et pendant ce temps-là ...

La France a envoyé en Libye 8 Rafale et 4 Mirage 2000. Le coût d’une heure de vol d’un Rafale est de 40 000 euros et entre 15 et 30 000 euros de l’heure pour les autres avions. Le porte-avions Charles de Gaulle coûte 50 000 euros par heure d’intervention. Un sous-marin coûte environ 10 000 euros par heure d’intervention.

A cette facture déjà salée pour la guerre en Libye (et n'oublions pas l'Afghanistan, la Côte d'Ivoire, etc), il faut évidemment ajouter le coût des missiles, obus, roquettes, munitions…

Ce sont les munitions qui représentent la part la plus importante de la facture : 60 millions d'euros depuis trois mois. Les bombes guidées par laser ou GPS, utilisées par l'armée de l'air et l'aéronavale, coûtent de 20 000 à plus de 100 000 euros pièce. Il faut par exemple compter 850 000 euros pour un seul missile de croisière Scalp.

Les primes des soldats engagés dans l'opération s’élèvent déjà à 25 millions d’euros. Elles concernent principalement les marins du porte-avions à propulsion nucléaire Charles-de-Gaulle et du Groupe Aéronaval (GAN) et ceux du navire de projection et de commandement Tonnerre. Le Charles-de-Gaulle est en mission depuis 22 mars ; le Tonnerre depuis le 17 mai.

Selon le ministère de la Défense, le surcoût généré par les opérations en Libye est déjà de 90 millions d'euros. Les opérations extérieures avaient été évaluées à 900 millions d'euros cette année. Ce sont les budgets des autres ministères qui sont mis à contribution pour financer le surcoût des opérations militaires.

 

Alors, il y a de l'argent pour tuer des gens qui ne nous ont rien fait, mais pas pour loger les pauvres ?

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 08:28

Nous avons rencontré dans le cadre de nos permanences "surendettement" des femmes ayant subi des violences.

Voici là un texte écrit par une de nos bénévoles.

 

P7090077

 

 

VIOLENCES  FAITES AUX FEMMES : UNE LOI DANS LE VENT ?

 

Il ne suffit pas de voter une loi, encore faut-il mettre les moyens pour la faire appliquer (investissement, formation du personnel chargé de la mise en œuvre, fonctionnement, etc). La loi du 9 juillet 2010 destinée à protéger les femmes victimes de violences, sonne creux. Réclamée depuis longtemps par les associations féministes, cette loi permet d'accorder une ordonnance de protection aux femmes victimes de violences. Ainsi, en cas de violence conjugale, le juge peut ordonner en urgence au conjoint violent de quitter le domicile ou, si la femme préfère déménager, lui trouver une solution de relogement. Par ailleurs, la loi élargit la définition de violence conjugale, en incluant les violences psychologiques et les différentes formes de harcèlement. Seulement, un an après sa promulgation, le personnel chargé de son application, notamment les policiers et les fonctionnaires de tribunaux n'a toujours pas été formé. Quant aux moyens, loin de progresser, il se réduisent à peau de chagrin. Ainsi, les centres d'accueil chargé d'accueillir les femmes fuyant les violences, ferment les un après les autres, faute de moyens. Ceci signifie qu'une femme quittant son domicile où elle est menacée, n'a souvent d'autres solutions que la rue.

Le samedi 9 juillet dernier, jour anniversaire de, cette loi, une délégation a été reçue par une conseillère du ministre de la justice, tandis qu'un rassemblement était organisé place Vendôme. Rassemblement symbolique, puisque seule une soixantaine de personnes était présente.

Pendant que les déléguées étaient reçues, des militantes et travailleuses sociales prenaient la parole, et apportaient des témoignages édifiants, comme celui d'une ancienne prostituée qui arrivait du Sud de la France avec ses deux enfants en bas âges, et que les services publics refusaient de prendre en charge car elle n'était pas de la région parisienne.

Quand aucune solution d'hébergement n'est trouvée, il arrive de plus en plus souvent que les enfants soient purement et simplement retirés à leur mère, qui elle, reste dans la rue, venant grossir le rang des SDF.

On estime qu'en France, une femme sur 10 est victime, à des degrés divers, de violence conjugale. Parmi elles, certaines sont en danger de mort.

Le départ du domicile conjugal est rarement préparé, mais se fait le plus souvent dans l’urgence, parfois en compagnie de ses enfants. Beaucoup de femmes ne savent pas où aller. La famille en effet n’offre pas toujours de refuge fiable, puisque c’est là que le conjoint violent viendra la chercher en premier lieu. Il arrive aussi que la femme ait rompu avec sa famille, souvent par honte ou parce que son mari ne souhaitait pas qu’elle la fréquente.

Parmi ces femmes en fuite, certaines sont en danger de mort et sont obligées de quitter leur ville, leur attache et leur travail pour se mettre à l’abri. C’est une épreuve extrêmement difficile, comparable à celle que vivent les réfugiés politiques qui fuient les persécutions ou les guerres dans leur pays d’origine. Ces femmes ont besoin d’être accueillies, protégées et écoutées. Elles doivent êtres hébergées et bénéficier d’un accompagnement pour retrouver un travail (le moyen de leur indépendance économique), ainsi que d’une écoute psychologique pour se reconstruire. Parfois, elles ont des soucis de santé et doivent être prises en charge par des hôpitaux. Pourtant beaucoup de structures de soin refusent elles aussi de prendre en charge les femmes qui ne sont pas domiciliées dans leur ville, faute de places.

Tant que des moyens ne seront pas apportés, cette loi restera aussi vide de sens qu’elle l’est actuellement. Or, les violences conjugales constituent un véritable enjeu de santé publique, puisque les effets sanitaires, sont considérables : blessures diverses pouvant conduire à l’invalidité, fausses couches, absentéisme, accident du travail (une personne en souffrance, ayant une moins bonne concentration), consommation de psychotropes, addictions diverses, sans parler de l’impact sur les enfants (échecs scolaires, mal-être, apprentissage de la violence, etc.)

La violence faite aux femmes mobilise peu, qu’il s’agisse des pouvoirs publics ou des citoyens. Elle est trop souvent considérée comme une affaire privée. Quand notre amie, notre voisine, notre collègue ou notre sœur est victime de violence, souvent, nous ne voulons rien voir, à fortiori quand la victime fait partie de notre famille, et encore plus de notre belle-famille. De plus, nous avons trop souvent dans notre esprit le stéréotype de la « femme battue idéale », celle qui quitte son compagnon au premier coup dont elle est victime et qui refait sa vie aussi vite qu’elle est partie. Or généralement, elle met des mois, voire des années à réagir, et quand elle le fait, elle est souvent déjà détruite psychologiquement, au point d’avoir fait le vide autour de ses relations familiales et amicales, voire d’avoir perdu son travail. Parfois elle se replie sur elle même, est incapable de prendre des décisions, il arrive qu’elle ait des pratiques addictives pour mieux « supporter » sa souffrance. De plus, il est rare qu’elle quitte définitivement son conjoint violent : souvent, il y a un retour au foyer, par parce qu’elle « aime ça », mais parce que son compagnon qu’elle aime encore lui a promis de changer, parce qu’elle a peur de déstabiliser ses enfants en divorçant, parce qu’elle manque de moyens, parce qu’elle craint de devoir perdre sa maison et son travail et tout recommencer à zéro. Enfin, elle ne souhaite pas forcément porter plainte, ce qui peut paraître incompréhensible, même quand elle en indique ses raisons, comme par exemple la peur que le père de ses enfants soit menotté devant eux et aille en prison. C’est sur ces questions hautement problématiques que les structures chargées de mettre en place les ordonnances de protection des femmes victimes de violences, doivent être formées, sous peine de ne pas avoir l’efficacité escomptée.

Nous, associations, travailleurs sociaux ou simples citoyens, devons maintenir la pression pour que cette loi puisse réellement être appliquée.

Samedi dernier, nous nous sommes donné rendez-vous pour une autre action le 5 novembre prochain, espérons qu’elle mobilisera cette fois-ci.

 

Aline

 

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 13:43

LA TELE : L'ENNEMI PUBLIC NUMERO 1 !

 

Celui ou celle qui vit 81 ans aura cédé 11 ans de sa vie à la télévision....

C'est un procès sans appel qu'il faut intenter au petit écran

Le soir, au lieu de s'avachir devant la télé, notre chère tête blonde ou brune ne devrait-elle pas pouvoir lire, peindre, dessiner, jouer, rencontrer des copains et copines ?

La télévision est devenue, malgré nous et contre nous un compagnon bien nocif...

Loin d'être un loisir anodin, « elle constitue un problème sanitaire majeur »....

Si le débat sur les rythmes de l'enfant est utile et nécessaire, si une réorganisation de la journée, de la semaine et de l'année scolaire peut améliorer la performance scolaire et permettre à l'enfant de mieux vivre, ces changements , les effets de ces « révolutions » seraient minimes si les enfants continuent à être gavés de télévision.

Les livres comme celui de Michel Desmurget peuvent contribuer à alimenter le débat et à combattre ceux qui nient que la télévision-au moins à haute dose-est un fléau

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«  TV Lobotomie

La vérité scientifique sur

les effets de la télévision »

de Michel Desmurget

Éditions Max Milo

mai 2011

247 pages

318 avec les notes

 

 

LA TELE ! ENNEMI PUBLIC NUMERO 1

 

L'auteur n'y va pas par quatre chemins, il établit un réquisitoire implacable et argumenté contre l'usage abusif de l'écran cathodique .

La « petite lucarne » favorise l'échec scolaire, influence l'obésité et accélère le déclin cognitif des seniors.

Si la télévision ne faisait que cela...Elle est encore plus nocive puisqu'elle décervelle nos petits et grands.

Le niveau baisse, c'est certain et l'auteur le prouve en s'appuyant sur des études et des recherches fort sérieuses. L'école d'aujourd'hui non exempte de critiques justifiées ne serait pas la seule responsable de tous les maux, loin de là !

Les parents dépensent des sommes parfois faramineuses en cours de soutien sans même se douter qu'il suffirait de fermer un peu ou beaucoup la télévision pour améliorer les performances scolaires de leurs enfants.

« Diligence, intelligence, lecture, langage, attention et imagination ne sortent pas indemnes du courant cathodique »... 

« Le poste est voleur de temps, il est aussi une cause d'isolement social, une source de par

esse intellectuelle, un agent de stérilité cognitive et un vecteur de déstructuration psychique ».

Le trait est fort mais pas exagéré, bien malheureusement !

L'auteur, docteur en neurosciences ne donne pas son avis, il démonte le discours ambiant, déconstruit les thèses officielles et notamment de ceux qui sont plus ou moins influencés par les vendeurs de cervelles disponibles.

Il démontre avec force que la télévision nuit à l'acquisition des connaissances, à la bonne santé de ceux qui s'exposent et constitue un authentique fléau social.

Avant hier les tout petits développaient leur créativité dans le cadre de jeux de rôle, ils étaient le père et la mère, le docteur ou le malade, aujourd'hui ils rejouent les scènes vues à la télévision...

Ah s'il n'y avait que cela ! Si le bagage langagier ne s'appauvrissait pas au contact de la télévision et si les stimulations nées des échanges pouvaient se poursuivre et se développer....Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

L'auteur apporte un éclairage nouveau à propos ne notre représentation du nouveau monde des

pré-adolescents qui auraient diminué leur temps d'exposition à l'écran télévisuel pour s'adonner aux nouvelles technologies.

Comme le rapportent Dimitri Christakis et Frédérick Zimmerman, spécialistes du sujet à l'université de Washington : « Il était déjà alarmant(pour certains)que deux tiers des adolescents aient des télévisions dans leurs chambres. Bientôt ils les auront dans leurs poches. »

La télévision, cette amie qui nous veut du bien- paraît-il- n'enseigne rien et surtout « ne sollicite aucune des compétences fondamentales que le cerveau en formation doit construire ».

Il n'y a qu'à reprendre toutes les études et expériences qui ont été menées, toutes les comparaisons entre enfants exposés pas du tout, un peu ou beaucoup pour constater les différences en termes de développement des capacités .

Les apprentissages fondamentaux et les acquisitions langagières et comportementales sont en grande partie le produit des interactions entre l'enfant et son milieu...Avec une télévision regardée pendant deux heures ou plus ou installée en fond sonore, ces interactions n'existent pas.

 

J'avoue qu'à la fin de ma lecture, quelque peu ébranlé je n'avais plus qu'une envie : c'est de me débarrasser de cette « télé » que je regarde pourtant rarement.

Les centaines d'expériences relatées ou nommées appuient l'argumentation de l'auteur et ne laissent personne de marbre :

L'abus de télé conduit à mettre en danger notre santé, à rendre des spectateurs beaucoup plus agressifs , à créer un déficit du sommeil et surtout à faire obstacle au développement harmonieux de nos enfants.

 

Jean-François Chalot

 

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 06:33

3volets-2.jpgAlors que l'UNAF (l'Union Nationale des Associations Familiales) regroupe toutes sortes d'associations familiales, qu'elles soient généralistes ou rassemblant des familles ayant une préoccupation commune spécifique, les deux associations laïques adhérentes, l'UFAL (3000 adhérents) et le CNAFAL (30 000) ont de la famille une conception progressiste :

« Pour le CNAFAL, la famille c’est toute union librement consentie s’inscrivant dans la durée, avec ou sans enfant. Les circonstances de la vie peuvent ramener l’union à une seule personne. Il n’est pas précisé que les deux personnes d’une union soient de sexe opposé, ni que les enfants soient légitimes, naturels ou adultérins. La famille est un lieu d’affection, de vie, d’éducation, de 3volets-1.jpgprotection, de solidarité,ensemble mouvant qui obtient sa cohésion lorsque chacun se donne le devoir de préserver au mieux les droits des autres membres.

Les choix de mode de vie relèvent de décisions privées et libres »

 

La position de l'UNAF est, elle, beaucoup plus traditionnelle, voire rétrograde puisque même le PACS n'est pas encore reconnu, alors qu'il a été institué par la loi.

 

L'association familiale laïque défend des principes comme la laïcité de l'école et le respect de la séparation des religions et de l'Etat.

Son engagement résolu conduit l'association à lutter contre le communautarisme et tous les obscurantismes qui refusent l'égalité des droits et la séparation entre la sphère publique et la sphère privée.

Au sein de l'association, se retrouvent des chrétiens, des musulmans, des juifs, des athées et des agnostiques qui défendent les mêmes valeurs et les mêmes principes permettant à toutes et à tous de vivre ensemble.

La richesse de l'association réside dans la diversité des personnes et leur volonté commune exprimée de lutter contre les inégalités sociales et pour la défense des services publics.

L'association familiale laïque est indépendante de tout parti ou de tout groupe politique, quel qu'il soit, toutes ses initiatives et prises de positions sont des réponses aux besoins des familles.

 

Elle défend l'intérêt matériel et moral de toutes les familles, qu'elles soient adhérentes ou pas.

 

C'est ainsi qu'en Seine et Marne, le CDAFAL (Conseil départemental des associations familiales laïques) organise des permanences gratuites sans demander aux familles demandeuses la moindre contribution financière...

Elle peut mettre en vie des projets différents : alphabétisation- français langue étrangère, accompagnement à la scolarité, permanence écrivain public, ateliers cuisine...

Dans ce cas là, comme il s'agit d'une activité régulière, l'association familiale laïque demande à chacun une cotisation annuelle familiale modique (autour de 10 à 15 €) permettant de faire face aux dépenses de fonctionnement et donnant droit à la participation à la vie de l'association avec tous les droits qui y affèrent.

 

L'association ne se contente pas d'aider concrètement les familles en difficulté et de proposer des activités, elle les défend lorsqu'elles sont menacées d'expulsion ou lorsqu'elles sont victimes d'entreprises de recouvrement qui se conduisent en véritables requins.

L'association prend des positions politiques, dans l'acception exacte et originelle du terme « politique », quand l'intérêt des familles est en jeu, lorsque les libertés sont remises en cause ou les services publics menacés.

 

CDAFAL 77

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 15:39

UN LIVRE SUPERBE ET EMOUVANT A DEGUSTER  :

 

KIMYA de Bruno Moutard

 

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"La patrie est là où l'on vit heureux » !

 

Voici là des paroles fortes de Voltaire

 

Ils essayent de quitter l'Afrique parce que leur vie est menacée et que les régimes corrompus qui règnent là bas ne leur offrent que le sang et les larmes.

Beaucoup n'arrivent pas à atteindre le sol européen...Ceux qui sont morts durant une traversée de fortune et les rescapés sont les victimes des passeurs sans vergogne.. ces derniers profitent de la misère et de la peur engendrée par la chasse à l'immigration irrégulière.

Cette machine infernale alimentée par tous les profiteurs «  fabrique des morts vivants errant autour des zones portuaires de toute l'Europe »

Peut on ouvrir largement nos frontières à toute la misère du monde qui cherche désespérément une solution ?

Poser la question c'est y répondre ! Certes, mais ne doit-on pas accueillir dignement toutes celles et tous ceux qui sont là , souvent depuis plusieurs mois et même plusieurs années?

La question de la régularisation de ces sans papier ne se pose t-elle pas avec acuité !?

Des livres comme celui, magnifique, de Bruno Moutard relatent la vie de ces sans rien venus d'ailleurs qui ne demandent qu'un peu d'humanité .

« Kimya »

roman de Bruno Moutard

éditions l'àpart

pages 339

20 €

mars 2011

 

 L'improbable rencontre

 

L'une est africaine, rescapée de la guerre fratricide et ethnique qui ravage cette région sud est du Zaïre, l'autre est un enfant né dans la soie à des milliers de kilomètres de là...

Kimya a appris à faire la morte afin de préserver sa vie, François s'est reconstruit pour échapper à des parents qui n'ont pas su l'aimer...

L'une et l'autre trouvent sur leur passage un tuteur de résilience qui leur permet d'échapper à la mort, à l'esclavage ou à l'enfermement dans une misère affective supposée.

Le hasard qui fait parfois des miracles leur fait profiter du même apport éducatif, il est vrai que les deux enseignantes sont liées , toutes les deux donnant du sens aux apprentissages:

« Le savoir est un train de marchandises. On accroche des wagons aux wagons. Le sens... , c'est le système d' accroche. Pas de sens, pas d'attache, pas de mémorisation. »

Quel est l'Homme honnête qui pourrait condamner ou réprouver le « choix » fait par ces femmes et ces hommes d'essayer de sauver leur vie, de quitter ce pays où leur destinée reste la misère ou la mort.

Kimya et ses frères avec un courage extraordinaire vont se lancer dans l'aventure dangereuse d'un départ clandestin vers un continent qui certes n'est pas l'eldorado mais une frêle planche de salut, la seule qui reste à leur disposition.

Beaucoup périssent en route....Ils le savent au moment du départ avant de se livrer à des passeurs qui les conduisent à l'impasse mais « quand on n'a plus rien, mourir est une formalité. Oui, une simple formalité. » !?

Avec une plume alerte mais dans un style imagé et très soigné, l'auteur nous fait découvrir une énergie peu commune forgée dans la misère et ceux qui ne comprennent pas ou qui ne veulent pas comprendre les « raisons qui poussent ces gens à l'exil dans des camps plus sordides que les porcheries de chez nous ? »

 

Kimya est perdue et François se cherche, arriveront-ils à trouver la paix et le bonheur ?

 

L'improbable rencontre ces deux jeunes adolescents va s'opérer et il faudra attendre le 43 ème chapitre et ensuite l'épilogue pour savoir si l'affection et l'humanité vont pouvoir faire reculer la bêtise et le rejet de l'autre, du sans papier....

 

C'est un livre superbe !

 

Jean-François Chalot

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 08:03

 

livre écrit par Pierre Yves Chereul

Editions Golias

88 pages

10 €

juin 2011

 

 

 

Nouvelle-image.GIFPiège ou complot ? La presse n'en sort pas grandi !

 

A peine 15 jours après le déclenchement de « l'affaire » DSK, Pierre-Yves Chereul a écrit ce livre d'enquête et de réflexion qui, aujourd'hui encore plus qu'hier tombe juste...

Si la machination et l'innocence de DSK ne sont pas prouvés, les deux hypothèses paraissent plausibles.

Avec beaucoup de minuties, en s'appuyant sur les faits et les faisceaux de doutes, l'auteur montre comment les grands médias ont pu, après avoir encensé le directeur du FMI pendant des mois, condamné d'avance, l'homme considéré comme coupable des « faits » qui lui étaient reprochés.

Les éditorialistes et patrons de presse ont-ils « livré aux chiens l'honneur d'un homme... », peut être pas...Quoique...L'auteur ne va pas jusque là même s'il fustige ceux qui donnent le coup de pied à celui qui est à terre....Stéphane Guillon qui affrontait DSK au faite de sa puissance n'était pas sur le même registre !

France Inter, « débarrassé » de l'humoriste gênant s'est d'ailleurs surpassé dans l'amalgame malhonnête et quelque peu populiste :

« Le témoignage émanant d'une femme, immigrée africaine et femme de ménage tiendrait-il sa fiabilité des trois qualités de son auteur . A en croire France Inter, oui, de sorte que DSK s'exposerait 1- au sexisme anti-féminin, 2- à l'ethnisme anti-africain, 3- et au classisme anti-salariés modestes. »

Attention !

Ne faites pas fausse route ! : l'auteur de ce livre ne tord pas le bâton dans l'autre sens en déclarant DSK comme victime. Il veut que justice se fasse dans le respect d'un certain nombre de principes et que la presse arrête de manipuler l'opinion...

Cet homme politique, ancien futur candidat à la présidentiel n'est pas de mes amis mais comme Pierre-Yves Chereul je pense qu'il ne peut pas et ne doit pas être condédéré coupable par a-priori.

 

Aucune conclusion n'est possible à ce jour, l'histoire nous apprendra peut être que « l'affaire DSK » n'a été qu'une « sordide histoire de viol perpétré par un homme politique puissant sur la personne d'une femme de chambre ou une machination » comme l'ont été deux affaires citées dans le livre dont celle du capitaine Dreyfus !

 

Ce livre est passionnant, il permet encore une fois de montrer que grande presse et citoyenneté ne font pas toujours bon ménage.

 

Jean-François Chalot

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 19:37

LA MISERE EST A NOTRE PORTE

 

Des enfants naissent pauvres...Ils sont plus de deux millions dans ce beau pays qu'est la France, dans ce pays des droits de l'Homme qui fut l'une des premières nations à ratifier la Convention Internationale des Droits de l'Homme.

Des familles survivent dans la précarité et la pauvreté depuis longtemps, elles rognent sur tout et à bout de course elles demandent une aide aux CCAS puis aux permanences assurées par des bénévoles.

Il y a encore un an, nous recevions sur l'agglomération melunaise des surendettés actifs qui étaient tombés dans la toile infernale montée par les crédits renouvelables...

Certains peuvent se gausser et oser « se moquer » de cette attitude suicidaire qui conduit des familles à se précipiter dans le puits sans fond...C'est à la fois facile et irresponsable de juger l'autre.

Quand vous n'avez plus rien, que les dettes s'accumulent, vous cherchez désespérément la première bouée de sauvetage....C'est après que vous comprenez qu'elle est bourrée d'explosifs !

Aujourd'hui nous recevons de plus en plus de personnes en surendettement passif ;

Leurs charges incompressibles sont plus élevés que leurs revenus et ils accumulent des retards de loyers et des factures non acquittés....

Cela n'arrive pas qu'aux autres....

On peut commencer sa vie dans la dentelle et se retrouver bien vite dans la mouise...Il suffit d'un accident de la vie, d'une séparation, de la perte brutale d'un travail.

Jean-Paul Allou explique bien son itinéraire dans un livre émouvant et vrai qui peut ouvrir les yeux à celles et à ceux qui ignorent ou ne veulent pas voir les SDF qu'ils croisent.

 

« Tous les banquiers ne finissent

pas en prison...moi, c'était

dans la rue !

Livre de Jean-Paul Allou

Éditions Miche, Lafon

235 pages

avril 2011

17,95 €

 

Tout le monde peut devenir SDF !

 

Jean-Paul Allou possédait tous les atouts pour réussir : un métier très bien rémunéré, une femme aimante et aimée, des enfants bien portants, des amis et des relations...Tout était parfait dans le meilleur des mondes, du moins dans celui qu'il fréquentait alors.

Riche, il a tenu la louche, du bon côté pour servir la soupe aux malheureux...Il quitte son costume mais pas ses idées préconçues...Ces gens là pourraient se prendre en charge, « des petits boulots, ça se trouve, quand on veut »....

C'est une réflexion souvent entendue....Les écrivains anonymes des nombreux forums n'hésitent pas quand le sujet d'un article parle de pauvreté, d'émettre des jugements de valeur sur autrui.

 

L'auteur qui livre ici sa propre histoire, ne masque rien.

Il raconte son cheminement de pensée et la découverte par la vie de la réalité sociale.

Cela n'arrive pas qu'aux autres !

Banquier et maître de conférence ; il subit un accident de la vie : le décès de sa femme.

Il fait tout pour sauver celle qu'il aime, de la maladie implacable qui l'emporte : il se ruine en achetant des produits faussement miraculeux, il délaisse ses affaires et ses comptes...

Avec beaucoup d'énergie, il redresse la barre avant que sa seconde femme ne le quitte et qu'il découvre le chômage....la justice et les huissiers qui le poursuivent

Les amis et la famille n'existent plus ou presque.

Comment trouver du travail quand on a 60 ans?

Il n'y a plus que la rue...

Il découvre un nouveau monde … Son jugement est à la fois terrible et à la fois près de la réalité :

« La misère, c'est de la pauvreté avec du désespoir dedans. Ça rend fou, ça rend inhumain, et ça me rend injuste et odieux »

Mais qui est inhumain si ce n'est cette société où coexistent l'opulence et la misère totale.

Aujourd'hui Jean Paul a réussi mais, à quel prix, à retrouver un toit et un travail, ce qui ne l'empêche pas de se souvenir d'hier et de porter un autre regard sur la vie et sur l'autre.

 

Jean-François ChalotAffiche 40x60

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 21:19

 

 C'était la "justice" d'avant hier....

 

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La justice des mineurs a été installée en 1945 pour développer un volet éducatif et mettre en place une justice pour enfants !

 

 

La « justice des mineurs » ne deviendra t-elle demain qu'un souvenir ?

 

Si l'usage du terme « justice délinquante » a donné lieu à des critiques de la part de certains professionnels et militants de l'enfance, tous considéraient et considèrent à juste titre que les enfants doivent être soumis à une justice adaptée qui tienne compte de l'âge et mette en place un volet éducatif indispensable

L'« enfance délinquante » est une notion juridique, désignant l'ensemble des comportements répréhensibles d'une personne n'ayant pas atteint la majorité légale. Cette notion a été consacrée en France par l'ordonnance du 2 février 1945 sur l'enfance délinquante, et fait l'objet de dispositifs policiers et judiciaires spécifiques (en particulier une juridiction spécialisée, les tribunaux pour enfants)

Nous ne pouvons pas accepter que ce gouvernement puisse programmer la mort de la juridiction des mineurs.

Nous devons soutenir l'initiative prise par des juristes, des écrivains et personnalités

http://www.cyberacteurs.org/

« Dans l’indifférence générale, le gouvernement s’apprête à faire voter en procédure accélérée la disparition de la spécialisation de la justice des mineurs par la création d’un tribunal correctionnel pour mineurs et par la mise à l’écart du juge des enfants du suivi des mineurs auteurs d’infractions.

explicatif

Malgré les protestations unanimes des professionnels qui avaient abouti en 2008 à l’abandon du projet de code pénal des mineurs, malgré la censure le 10 mars 2011 par le Conseil Constitutionnel de la quasi totalité des dispositions de la LOPPSI 2 (Loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure) concernant le droit pénal des mineurs, au mépris des principes constitutionnels et des engagements internationaux ratifiés par la France, tels que la Convention internationale des droits de l’enfant et les Règles minimales de Beijing, le gouvernement s’obstine à vouloir aligner le régime pénal des mineurs sur celui des majeurs

L’objectif avoué de la réforme est de renforcer la répression de la délinquance des mineurs en entretenant l’illusion que la crainte d’une sanction plus forte suffirait, de façon magique, à dissuader des adolescents déstructurés d’un passage à l’acte.

Au contraire ces nouvelles dispositions vont affaiblir les moyens d’action éprouvés et efficaces de notre justice des mineurs.

Le reproche de lenteur régulièrement fait à la justice des mineurs découle de la confusion entretenue entre la nécessité de la réponse rapide à donner à un adolescent en dérive et celle d’un jugement à bref délai. La véritable urgence st celle de la mise en oeuvre de solutions éducatives afin de prévenir la répétition d’actes délinquants.

L’intervention d’un juge des enfants prenant en compte les situations ndividuelles, (« mon juge », disent les jeunes) et la réévaluation régulière des mesures éducatives en cours sont autrement plus pertinentes que l’empilement de peines sur un casier judiciaire dans des audiences surchargées tenues par un juge des enfants de permanence, sur la base de renseignements rassemblés à la hâte par un éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse.

La justice des mineurs doit rester une justice de la continuité, menée par des professionnels-repères (juge des enfants, éducateur, avocat…) pour le mineur et prenant en compte son évolution et non une réponse ponctuelle au passage à l’acte.

Les tribunaux pour enfants doivent disposer des moyens et des structures pour pouvoir apporter une réponse rapide et individualisée. Ainsi, les services éducatifs (Protection Judiciaire de la Jeunesse, associations habilitées) doivent pouvoir proposer des prises en charge éducatives de nature différente (placement, milieu ouvert, insertion…).

A l’opposé de cette démarche, le projet fait quasiment disparaître le tribunal pour enfants où siègent au côté du juge des enfants deux assesseurs recrutés pour leur intérêt pour les questions de l’enfance ; les voici congédiés au profit du tribunal correctionnel, augmenté dans certaines affaires d ‘assesseurs citoyens tirés au sort et où le juge des enfants servira d’alibi.

Etrange manière de faire participer la société au jugement de ses enfants, que de démanteler ainsi une justice de qualité où l’on s’efforce de donner la parole à tous, mineur, famille, victime, éducateur, procureur et défense et d’allier pédagogie et sanction.

Toujours plus rapide, toujours plus répressif : à l’instar des comparutions immédiates pour les majeurs, le procureur pourra renvoyer les mineurs en jugement dans le cadre de dispositions pratiquement identiques à celles qui viennent d’être censurées par le Conseil Constitutionnel, les conditions de peines encourues et d’âge étant tellement extensives qu’elles s’appliqueront à tous.

L’accélération effrénée des délais de traitement de procédure, l’injonction faite de trouver un « remède miracle » met les professionnels « au pied du mur » et conduit les mineurs « entre les murs » sans perspective de développement des lieux de placement alternatifs.

Pourtant la multiplication des incidents ces dernières semaines dans les établissements pénitentiaires pour mineurs et l’augmentation de l’incarcération des mineurs démontrent l’impasse à laquelle conduit un traitement purement répressif de la délinquance juvénile et la priorité budgétaire absolue donnée depuis 2002 aux centres éducatifs fermés et aux établissements pénitentiaires pour mineurs.

On nous ressasse que « les jeunes d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’hier » sans oser expliciter s’il s’agit de la taille physique qui accélère la maturité ou des origines sociales de certains jeunes. Mais les partisans de cette « majorité pénale » des jeunes de 16 ans ne proposent pas pour autant de leur attribuer les droits civils correspondants : droit de vote, permis de conduire.

Le projet en voie d’être adopté démontre surtout que « les adultes d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’hier » et n’ont plus le courage de construire un projet pour la jeunesse la plus fragile alors qu’il n’existe aucune politique de la jeunesse globale, cohérente et positive.

Refusons le jugement de nos enfants par le tribunal des adultes. »

 

Cette pétition n'est qu'une première étape de la résistance.

La « justice des mineurs » découle de l'application du programme du Conseil National de la Résistance, quand des républicains de toutes origines ont voulu mettre en place une série de dispositifs démocratiques et sociaux permettant aux citoyens de toutes origines de vivre dans la liberté, l'égalité et la fraternité !

 

 

Jean-François Chalot

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 16:38

La commission européenne a annoncé une baisse drastique de l’aide alimentaire aux plus démunis, pour des raisons juridiques.

 

Plus de deux millions d'enfants survivent sous le seuil de pauvreté, plusieurs millions d'adultes sont dans la misère .

Face à une situation de plus en plus catastrophique, les associations humanitaires se dépensent sans compter en multipliant les initiatives afin d'aider les plus démunis.

Ces associations s'appuient sur deux leviers : les subventions et dons d'un côté et le bénévolat de l'autre.

Elles remplissent une mission de service public et si elles n'existaient pas , la solidarité en prendrait un sale coup et les CCAS ne suffiraient pas à la tâche.

Aujourd'hui dans un ciel plein de nuages : aggravation de la pauvreté et du chômage, les associations et mouvements subissent de plein fouet les effets de la politique inqualifiable de l'Union Européenne.

C'est un cri d'alarme que lance le Secours Populaire : 

"L’Assemblée générale statutaire du Secours populaire français, réunie à Paris ce week-end, a appris avec une très vive émotion les nouvelles liées au Programme Européen d’Aide aux plus Démunis.

 

Tous les délégués du SPF ont exprimé, au nom des milliers de personnes qui ont recours à l’aide alimentaire en provenance de l’Union Européenne, leur volonté de faire reculer les propositions venant de la commission européenne. En 2011, un peu plus de 13 millions de personnes en Europe et 4 millions en France, accèdent à ce programme d’une valeur de 480 millions d’euros, soit approximativement 1 euros par habitant d’Europe.

 

Ce programme est uniquement conditionné (dans les textes) par l’existence de « surplus agricoles » favorisés par la PAC (Politique Agricole Commune). La remise en cause de cette politique réside dans le fait que la non existence de « surplus «  annonce une réduction de 73% en 2012 et rien en 2013, avec des conséquences terribles pour celles et ceux qui en sont les principaux bénéficiaires.

 

En 2010, le SPF est venu en soutien alimentaire à 1 300 000 personnes. En Seine et Marne, l’association a aidé 30 000 personnes.

 

En 2012, avec ce plan, 517 000 personnes du SPF ne pourront plus accéder aux produits alimentaires. En 2013, plus personne…

 

Le SPF lance un appel pressant à toutes les familles en difficultés, pour qu’elles s’associent à la grande démarche « le dire pour agir » qui consiste à recevoir des témoignages de personnes accompagnées par le Secours populaire français.

 

Devant la gravité de la situation, le SPF va aussi effectuer des démarches auprès de toutes les autorités françaises et européennes car il ne peut accepter que 517 000 personnes risquent de se voir privées de nourriture.

 

Chacun peut s’associer à ces démarches, dans toutes les permanences d’accueil et de solidarité du Secours populaire et au siège départemental :

 

Secours populaire français

Fédération de Seine et Marne

1000 rue du Maréchal Juin

BP51925

77019 Melun cedex

01 64 39 88 70

www.spf77.org"





LE CDAFAL 77 S'ASSOCIE A LA DEMARCHE DU SECOURS POPULAIRE FRANCAIS

 

 
"

 

 

 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 07:50

 Entretien avec Jean-Claude BARDOUT auteur  « d’histoire étonnante de la loi 1901 »*

LA LOI DU 1er JUILLET 1901 :l-histoire-etonnante-de-la-loi-1901.JPG

 

UN TEXTE D’ACTUALITE QUI N’A PRIS AUCUNE RIDE !?


Plus d' u
n siècle après la promulgation de la loi 1901, pensez vous que ce texte doit être modifié  ou simplement toiletté?

    Le texte de la loi du 1er juillet 1901 ne doit pas être modifié. Les principes républicains, libéraux et libertaires de la loi 1901, tels que WALDECK-ROUSSEAU les a fait approuver il y a cent ans, ont eu tant de mal à s'imposer en France, où le droit de l'association se résumait à une prohibition générale en droit et une tolérance source d'arbitraire en fait, qu'il importe désormais de les préserver. Grâce à la loi du 1er juillet 1901 le droit d'association est reconnu aux citoyens, sans autorisation préalable du gouvernement. Même la déclaration à la préfecture n'est pas obligatoire. Et si les associés veulent doter leur association d'une véritable personnalité morale, dotée de droits et d'une existence juridique, une simple déclaration à la préfecture suffit, avec publication au journal officiel, sans que le gouvernement ni l'administration ne puisse s'y opposer ou prétendre exercer un contrôle a priori. L'association est affranchie de la tutelle pesante ou bienveillante de l'Etat, source d'arbitraire politique ; elle est, depuis WALDECK-ROUSSEAU, considérée non comme une concession de l'administration publique, mais comme un simple contrat entre citoyens, régi par le droit commun des contrats.
    Ces principes républicains, libéraux et libertaires ont eu du mal à s'imposer en France ; ils ont été critiqués et remis en cause, au lendemain de l'adoption de la loi, par tout un courant favorable au retour des corporations d'avant la révolution de 89 ; ces principes ont été bafoués par le régime de Vichy ; ces principes ont subis encore de nombreuses entorses et dérogations sous la IV et Vè république, et ce n'est que dans les trente dernières années, qu'ils ont été à nouveau pleinement consacrés. La loi du 1er juillet 1901, quoique vieille de cent ans, est donc neuve et pertinente dans ses principes.
    Le texte lui-même de la loi a fait l'objet de diverses réformes, amendements, ajouts, actualisations, en cent années d'existence. C'est là la vie normale d'un texte de loi. Le corps principal de la loi, les principes de liberté, l'affranchissement de l'autorisation préalable sont consacrés par le conseil constitutionnel et confortés par la convention européenne des droits de l'homme. Le titre III consacré aux congrégations, plus conjoncturel, a perdu en pertinence au fil du temps. Le titre II consacré à la reconnaissance d'utilité publique, joue un rôle désormais marginal, tant en nombre d'associations (2 000 sur 800 000) qu'en intérêt au fur et à mesure que la capacité patrimoniale des associations ordinaires s'accroît. De ce point de vue, les limitations que la loi de 1901 apportait à la capacité patrimoniale des associations (propriété foncière, capacité à recevoir des dons et legs) n'est plus d'actualité, et leur régime devrait être harmonisé sur celui des associations des pays voisins de l'union européenne.

Les associations existent de fait depuis des centaines d’années Peut-on connaître leur date de naissance ?
 
Les toutes premières associations sont des sociétés mutuelles. L'existence d'associations mutualistes a pu être établie entre forgerons de Basse-Egypte, ainsi qu'entre citoyens de la Grèce Antique. Rome a connu aussi de nombreuses associations, collèges d'artisans réunis dans un but de solidarité entre les membres, ou associations plus politiques. Ces pratiques associatives élémentaires se sont transmises de génération en génération, et peu à peu bonifiées, avec des caractéristiques qui font l'originalité et l'intérêt de la vie associative : une organisation spontanée à partir de la base ; la cotisation  des membres qui permet un financement collectif et indépendant ; des règles démocratiques d'élection, de contrôle et de révocation qui sont la conséquence du financement collectif ; la grande variété des formes d'organisation et des buts, conséquence du caractère spontané et originairement libre de l'association ; la libre détermination de l'objet ou du but de l'association ; des rites et symboles d'identification (bannière, saint-patron, vêtements ou ornements) constitutif d'une culture de groupe.

  


Les différents pouvoirs semblent avoir toujours hésité entre une politique d'intégration des associations et des mesures d'interdiction
La lecture de votre livre apporte d’ailleurs des indications intéressantes. Pouvez-vous  donner quelques exemples pris dans l'histoire?

Le Concile de Rouen a condamné les associations de secours mutuels en ces termes
, dès 1139 :
« Il y a des clercs et des laïques qui forment des associations pour se secourir mutuellement dans toute espèce d¹affaires et spécialement dans leur négoce, portant une peine contre ceux qui s¹opposent à leurs statuts. La sainte écriture a en horreur de pareilles associations ou confréries de laïques ou d¹ecclésiastiques, parce qu¹en les observant on est exposé à se parjurer. En conséquence, nous défendons, sous peine d¹excommunication, qu¹on fasse de semblables associations et qu¹on observe celles qui auraient été faites »

Le concile d¹Avignon réitère cette même condamnation en 1326 : «des ligues, des sociétés, des coalitions interdites tant par le droit ecclésiastique que par le droit civil », qui « sous le nom de confrérie se rassemblent une fois par an en quelque lieu pour tenir leurs conciliabules et leurs réunions."

Le pouvoir temporel adopte la même position :  en 1305, Philippe IV dit le Bel, défend par mandement aux Français de s'assembler  même de jour, à plus de cinq personnes :
 
« Que personne, après le mandement susdit, de quelque condition, fonction ou rang qu¹il soit dans notre ville ci-devant nommée, à plus de cinq, de jour ou de nuit, au sus de tous ou en cachette, n¹ose former de rassemblements, sous quelque forme, mode ou apparence que ce soit. »

Le mandement de Philippe le Bel consacre l¹édit du Prévôt de Paris qui, le 28 avril 1305, portait prohibition des assemblées de plus de cinq personnes. Il précède de deux ans le procès que le roi intenta contre les Templiers (1307-1314), dont il confisqua les biens. L¹ordre fut supprimé et les dignitaires brûlés vifs. La prohibition posée par le mandement de Philippe le Bel n¹est en rien un texte isolé. Il exprime une volonté royale constante en France, par laquelle le souverain entend établir son autorité sur tout groupement existant en son royaume. Il prolonge les capitulaires de Charlemagne en 779, 794 et 805, Carloman, en 884, Louis le Pieux, en 817.

En prohibant de manière générale toute association non autorisée, dans les formes et pour les raisons qu'il plaira au gouvernement d'imposer, de plus de vingt personnes, l'article 291 du code pénal napoléonien de 1810 consacre ainsi dans le marbre des grands codes un interdit traditionnel en France, dont l'origine est antérieure à la célèbre loi Le Chapellier (1791).

La loi du 1er juillet 1901 n'en prend que plus d'importance et de valeur, par le fait qu'elle rompt de manière particulièrement nette avec toute une tradition juridique de prohibition et d'arbitraire à l'encontre des associations libres de citoyens.

 Comme pour la création de l’Ecole laïque, y a t-il eu une alliance entre le mouvement ouvrier , syndicats et partis avec d'autres forces républicaines pour élaborer ou faire adopter la loi 1901 ?

 

Alors qu’à l’origine la dissolution d’une association était une décision de justice, le gouvernement de Front populaire a fait adopter un texte donnant au pouvoir politique la possibilité d’interdire une association
Ce dispositif est toujours en vigueur. Ne s’agit-il pas là d’une menace permanente?


La dissolution administrative par décision prise en conseil des ministre date de la loi de 1936. Elle vient en contradiction avec les principes libéraux de la loi du 1er juillet 1901. WALDECK-ROUSSEAU en effet, en soumettant les associations au droit commun, entendait les soumettre, comme tout citoyen, aux principes généraux du droit civil, et du droit pénal. Dès lors seul un tribunal devait pouvoir sanctionner une association commettant des infractions, avec le respect qu'apporte un procès contradictoire devant un juge.

La loi de 1936 déroge à ce principe, en revenant, dans certains cas limitativement énumérés, aux principes anciens de dissolution par le pouvoir politique. Cette loi de 1936 a été prise en réaction aux lenteurs de la justice de l'époque.
Aujourd'hui, la pratique des procédures de référés, permet de prendre des mesures très rapidement, ne fusse que provisoirement, dans un but conservatoire. Cette procédure pourrait être étendue à la dissolution d'une association en cas de trouble à l'ordre public et d'activités illicites nécessitant une réaction rapide.

Marcellin avait bien vu la contradiction entre le pouvoir reconnu au gouvernement de dissoudre administrativement une association et le principe de la liberté de création sans autorisation préalable. Mais, au lieu de promouvoir une réforme de la loi de 1936, par exemple en permettant à la justice de se prononcer en urgence, par la procédure du référé, sur la dissolution d'une association qui serait en infraction à la loi, Marcellin voulait réformer la loi de 1901, en rétablissant l'autorisation préalable. Le régime de l'autorisation préalable par l'administration préfectorale (sous autorité du ministre de l'intérieur) et celui de la dissolution administrative par décision du conseil des ministres (c'est-à-dire du gouvernement) vont effectivement de pair.

Tout comme vont de pair la liberté de création d'une association sans autorisation préalable de l'Etat et l'impossibilité de dissoudre une association autoritairement, sans procédure judiciaire sur la base des lois applicables à tout citoyen.

Rappelons que le fait d'être associé n'a jamais été considéré comme une immunité juridique, ni même comme une circonstance atténuante. Au contraire, le fait de commettre une infraction en association constitue plutôt une circonstance aggravante : celle de commettre un délit ou en crime en réunion, en bande organisée, ou encore est constitutif du délit d'association de malfaiteurs.

WALDECK-ROUSSEAU, père de la loi du 1er juillet 1901 est aussi l'inspirateur de la loi de 1884 consacrant la liberté syndicale. Les principes à la base de la loi relative aux associations sont les mêmes que ceux à la base de la loi sur les syndicats.

WALDECK-ROUSSEAU a été nommé président du conseil, d'un gouvernement dit de défense républicaine, au sortir de l'affaire Dreyfus, alors que la République était en prise avec une très forte et dangereuse contre offensive anti-républicaine. La loi du 1er juillet 1901 s'inscrit dans ce contexte, d'où son titre III particulièrement sévère pour les congrégations religieuses, alors mobilisées dans le camp anti-républicain.

Dans son gouvernement de défense républicaine, WALDECK-ROUSSEAU a réalisé l'union entre des républicains de droite et des républicains progressistes, notamment MILLERAND, premier socialiste à entrer dans un gouvernement de la IIIè république. Cependant si la bourgeoisie républicaine était réservée sur la nomination d'un socialiste dans le gouvernement, les leaders ouvriers étaient divisés sur la participation d'un des leurs au gouvernement WALDECK-ROUSSEAU. La répression de la Commune de Paris était encore dans les mémoires, de sorte qu'il faut rester prudent dans la tentation de vouloir appliquer des schémas de pensée tel qu'une alliance de l'aile moderniste de la bourgeoisie avec le mouvement ouvrier ; tout juste pourrait on évoquer une convergence de fait entre une partie du mouvement ouvrier et les républicains.

L’association permet l’auto-organisation des citoyens, certes mais de nombreuses associations bâtissent leurs statuts sur une base de forte hiérarchisation. S’agit-il d’une lecture restrictive, de l’esprit de la loi ou d’un passage obligé?

La démocratie est "l'enfant naturel" de l'association, dans la mesure où, lorsque des citoyens s'organisent entre eux indépendamment de l'Etat, et mettent en commun leurs ressources en vue d'une oeuvre commune, ils ont un intérêt évident à s'organiser sur la base de principes qui respectent leurs droits, notamment en choisissant leurs dirigeants, en conservant un droit de contrôle et de révocation, en établissant des modes collectifs de décision.

Cependant la loi du 1er juillet 1901 n'impose aucun statut prédéterminé, et laisse aux associés la liberté de leur organisation interne.  Il ne faut pas le regretter. C'est le corollaire obligé de la liberté associative. Car contraindre l'association à une organisation déterminée, fusse-t-elle démocratique, réintroduirait un contrôle de l'Etat sur l'organisation interne de l'association.

Rappelons que le contrôle existant sur les statuts et l'organisation des associations reconnues d'utilité publique, en dérogation à ces principes de liberté, ne garantit de rien du tout, et en tout cas pas de dérive financière et anti-démocratique comme cela a été le cas de l'Arc, avant son changement de présidence.

L’histoire récente de la loi 1901 est jalonnée d’avancées et de reculs liés à la nature des différents textes d’encadrement de la loi .
Vous parlez dans votre livre d’une seconde victoire de Waldeck Rousseau, de quelle victoire s’agit-il?


La victoire posthume de WALDECK-ROUSSEAU est, après avoir réussi à faire consacrer la liberté d'association dans la loi, le 1er juillet 1901, que sa loi soit consacrée par le conseil constitutionnel comme un principe à valeur constitutionnelle. De même, la reconnaissance de cette liberté d'association dans la convention européenne des droits de l'homme, constitue également une victoire posthume pour WALDECK ROUSSEAU. Désormais, la loi 1901 qui a été remise ne cause plusieurs fois depuis sa promulgation, est mieux protégée contre les tentatives de retour aux régimes dérogatoires et arbitraires.


Est-il possible aujourd’hui de construire des associations de mineurs comme le prévoit la Convention Internationale des droits de l’enfant ou doit-on prévoir un arsenal législatif?

La loi du 1er juillet 1901 n'a jamais interdit aux mineurs de fonder une association. Les problèmes juridiques que l'on se posait à ce propos étaient des complications à mon avis inutiles. Le fait qu'une préfecture puisse refuser l'enregistrement d'une association de mineurs, si tant est que cela existât, n'est pas prévu par la loi et donc nettement contraire à la loi de 1901.

WALDECK-ROUSSEAU a voulu soumettre les associations au droit commun des contrats. Un mineur peut librement contracter avec l'accord de ses parents et ce sont ses parents qui sont responsables des engagements passés par lui. Il en est donc de même pour une association. La timidité des Français sur cette question est incompréhensible, d'autant plus que l'idée est pourtant communément admise que l'association, petite république en miniature, est une excellente école de citoyenneté. Pourquoi interdire alors cette école aux mineurs ? N'est-ce pas d'abord aux mineurs que sont destinés les écoles ? N'ont-ils pas besoin d'école de citoyenneté.

Heureusement, le droit d'association des mineurs est aujourd'hui consacré par la convention internationale des droits de l'enfant. Aussi, le droit international vient-il opportunément au secours du droit des mineurs face à tout ceux qui ne se sont pas eu jusqu'à maintenant confiance dans notre propre droit d'association, qui pourtant reconnaissait aux mineurs l'exercice du droit d'association.


Des grandes associations disposent de moyens considérables alors que d’autres ont du mal à vivre, s’exprimer, se développer.
Ne s’agit-il pas d’une égalité formelle?

Ce n'est pas une inégalité formelle mais une inégalité pratique. Il est libre à deux personnes de former une association entre elles et d'en limiter le nombre des adhérents. Il est libre également à des associations de s'unir entre elles, au sein d'unions et de fédérations, et de rassembler des milliers d'adhérents. C'est par cette émulation que les associations les plus intéressantes se distinguent et que périclitent celles qui ne savent pas se renouveler. L'existence de dinosaures associatifs n'a jamais empêché l'émergence de nouvelles associations, combatives et novatrices, ni que ces dernières acquièrent un écho médiatique ou une certaine consistance.

Entretien réalisé par Jean-François CHALOT

 

*L’histoire étonnante de la loi 1901 écrite par Jean-Claude BARDOUTest éditée par Juris.

 

 

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  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
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