Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 08:19

 

TOUTES ET TOUS AU SALON LITTERAIRE DE VAUX LE PENIL

 

Dimanche 9 octobre de 10H à 18 heures à la ferme des jeux, de nombreux auteurs et éditeurs ainsi que des rencontres comme celles-ci :

 

10h00-11h30 : Qu’est-ce que lire ? avec Alain Bentolila (Petit théâtre)

 

11h30-13h : Débat sur la précarité, avec ATD Quart Monde et Régis Félix (Bar du manège)

 

 

Voici en avant première un texte inédit d'Alain BENTOLILA

 

Alain BENTOLILA, 5 avril 2012

Au cœur de la laïcité, la probité intellectuelle.


 

La laïcité commença au moment où les hommes décidèrent collectivement d’imposer par le verbe leur pensée au monde ; le jour où, ne se contentant plus de contempler passivement l’œuvre de Dieu, ils se donnèrent l’ambition de l’interpréter, de la transformer et surtout de lui donner un sens par la force partagée du verbe. La laïcité commença à l’aube de la bataille engagée pour découvrir les secrets qu’un dieu jaloux ne voulait pas divulguer, à comprendre « ce qu’il y avait derrière » : derrière la vie, derrière les phénomènes qu’ils percevaient, derrière les apparences. C’est ainsi que les intelligences singulières des hommes, réunies et exaltées par leur langue commune, parvinrent à défaire nœud après nœud l’entremêlement mystérieux des principes de la genèse et de la cohérence du monde. Refusant la fatalité du hic et du nunc, s’élevant ainsi au dessus de son humaine condition, l’homme osa formuler l’universel, l’homme osa dire l’infini. Cette élévation est l’exact opposé de la révélation ; elle est une conquête et un choix humain, fondés sur une probité intellectuelle seule garante de sa valeur scientifique et morale.


 

La probité de parole

Si la langue donne à l’Homme ce pouvoir considérable de dire ce qu’il croit vrai partout et toujours, elle le laisse seul juge de son contrôle. Le verbe nous offre ainsi autant de pouvoir qu’il nous impose de responsabilité. Son exercice nous oblige d’emblée à nous poser la question de nos droits et de nos devoirs car, à la loi la mieux établie comme à l’allégation la plus infondée et la plus intolérable, la langue prête les mêmes structures, les mêmes mécanismes.

Examinons par exemple l’énoncé du principe ou théorème d’Archimède : « Tout corps plongé dans un liquide subit une poussée verticale dirigée de bas en haut ; elle est égale au poids du fluide déplacé et elle s’applique au centre de gravité de ce corps ».

À l’aide de l’adjectif indéfini « tout », en utilisant le présent de l’indicatif (« subit », « s’applique »), on parvient à poser le caractère universel de ce principe : il vaut aujourd’hui, il valait hier, il vaudra demain ici comme ailleurs. Des moyens linguistiques particuliers nous permettent de l’affirmer sans ambiguïté.

Lisons en parallèle ce que publie en décembre 1944 l’organe de la collaboration nazie « Je suis partout » : « Il est une loi parfaitement démontrée : tout Juif, demi Juif ou quart de Juif menace notre intégrité nationale. Il fait subir à nos systèmes juridique, économique et politique une intolérable pression qui le pervertit ». L’auteur de cette affirmation infâme, présentée comme définitive et incontestable, utilise exactement les mêmes moyens que ceux mobilisés pour donner au principe d’Archimède sa dimension de vérité universelle. L’adjectif indéfini « Tout » appliqué à « Juif », le présent de l’indicatif accolé aux verbes « menace » et « pervertit » donnent à cette phrase valeur de vérité générale.

La langue sert ainsi, avec le même dévouement, l’usurpateur et le juste. À tous deux, elle donne le même pouvoir de situer leur discours au-delà du constat, hors d’atteinte du perçu. Mais c’est bien parce que la langue donne à ceux qui l’utilisent ce pouvoir démesuré qu’elle impose une exigence éthique sans faille à celui qui parle ou écrit comme à celui qui écoute ou lit. Exigence personnelle de celui qui ose utiliser le discours du « partout » et du « toujours » parce qu’il doit être capable d’en démontrer la légitimité avec la plus grande rigueur. Exigence vis à vis de celui qui nous adresse un tel discours parce que nous devons le questionner sans complaisance, en traquer obstinément les failles et les faux-semblants. Je dirais volontiers en déformant à peine Rabelais : « Langue sans conscience n’est que ruine de l’âme ».Bien plus que la capacité d’articuler, c’est cette exigence éthique, à la hauteur de la puissance créatrice de la langue qui est inscrite au cœur même de l’humain. Elle en fait l’irréductible spécificité.

À nos enfants, nous devons donc apprendre, à l’école comme à la maison, qu’ils ont le droit de questionner la vérité proférée qui que soit celui qui la profère. Nous devons aussi leur montrer que lorsqu’ils s’aventurent eux-mêmes à édicter une loi ou une règle ils doivent apporter les preuves qui fondent la légitimité et l’universalité de leur proposition car ils s’inscrivent alors dans la volonté collective de donner un sens honorable au désordre et au tumulte du monde. « Passer » la langue à un enfant ne se réduit donc pas seulement à lui fournir des mots et des structures. Transmettre le verbe au petit homme, c’est le convaincre de l’exigence de dire justement le monde : « Tu es responsable de ce que tu dis parce que le verbe a fait de toi un créateur et non pas seulement une créature ». Tel est le premier message de l’école laïque.


 

La probité d’écriture

Ecrire répond à deux questions qui définissent et menacent notre humanité fragile: la première est « Est-ce que je suis ? »; la seconde est  «Serai-je encore après…».

La première question ne nous quitte jamais; elle est toujours là, tapie dans l’ombre, toujours prête à nous bondir à la gorge lorsque l’on s’y attend le moins. Toujours prête à nous entraîner dans ces abîmes vertigineux ou se dissout notre intégrité ou se défait notre cohérence. Et l’homme n’a jamais trouvé meilleure défense, jamais construit meilleur abri que ces pages écrites avec le souci de l’Autre. L’écriture est la seule vraie réponse, le seul remèdes honorables contre le doute fondamental qui taraude notre esprit : qu’est-ce qui fait que je suis Moi et non pas seulement un système complexe de cellules, un agencement astucieux d’organes ? Je suis celui qui écrit et qui, en écrivant, laisse dans l’intelligence de l’Autre une trace qui, pour être maladroite et sans réelle beauté, est une preuve tangible de mon existence. Je suis celui qui a lu l’Autre, et ces traces laissées dans ma propre pensée ont fait ma singularité et ma cohérence. Je ne suis donc en fait qu’une pensée en marche nourrie par tout ce que j’ai lu et écrit moi-même. C’est parce que je suis, par la grâce du verbe, à la fois « traceur » et « tracé » que je peux apaiser les chiens fous qui menacent de déchirer ce Moi si fragile. Quand je pousse la porte de mon amphithéâtre, quand je me mets à écrire, j’ai envie de vous dire, étudiants et lecteurs inconnus : « vous ne partirez pas sans porter la marque des griffes de mes mots ». À la question si éminemment humaine « Est-ce que je suis ? », l’écriture et aussi la parole constituent une réponse sans cesse renouvelée, sans cesse réaffirmée : « Je suis pour l’Autre ».


 

La seconde question nous accompagne, elle, tout au long de notre vie ; elle est à la fois un aiguillon qui accélère un galop qui nous grise, et une douleur qui nous paralyse et nous désespère. « Serai-je encore après… ? ». Tel est le doute lancinant qui peut ébranler notre goût de vivre et de construire. L’écriture est sans aucun doute la façon la plus juste et la plus honorable de l’apaiser un peu. Si l’on écrit, c’est avant tout pour laisser pour un autre que l’on ne connaît pas une trace de soi-même qui, nous l’espérons, nous survivra. Écrire, c’est affirmer l’espoir, qui nous console un temps, que l’esprit, notre esprit, existera pour quelqu’un lorsque notre corps ne sera plus.

Quoi de plus méprisable que ces hommes politiques, artistes ou autres people qui usurpent sans vergogne l’auguste nom d’auteur en se servant de « nègres » (ah, le vilain, mais si juste mot !) pour écrire des livres qu’ils n’ont souvent même pas pris la peine de lire, mais qu’ils iront présenter sur les plateaux de télévision avec la pitoyable complicité d’animateurs complaisants. Il n’est pas pire turpitude que de revendiquer un texte que l’on n’a pas écrit, dont on a été incapable de construire une phrase. Ce que nous devons apprendre, nous laïcs, à nos enfants, à nos élèves, c’est ce que l’humain a de plus précieux et de plus spécifique : transmettre au-delà de la mort, laisser sa propre trace pour celui que l’on ne connaît pas - une trace superbe ou médiocre, mais la sienne, dessinée de sa propre main, forgée par sa propre intelligence dans l’exaltation et le labeur solitaires ; une trace qui sera reçue, peut-être, par d’inconnus lecteurs comme sa prolongation spirituelle. C’est bien ce labeur d’écriture dont nul autre ne peut les décharger que l’on doit leur apprendre à chérir, parce que le soin obstiné qu’ils portent à la forme comme au sens construit la conscience de soi et le goût de l’Autre. Tel est le deuxième message de l’école laïque.

Dés lors que l’école laïque choisit de s’exonérer des lois que Dieu, directement ou indirectement a imposé aux hommes, elle doit alors placer au cœur même de son combat la formation à une probité intellectuelle sans faille. A nos élèves, nous devons transmettre la nécessité d’un équilibre exigeant entre droits et devoirs intellectuels: droits d’exprimer librement sa pensée mais obligation de la soumettre à une critique sans complaisance ; droits de faire valoir ses convictions mais interdiction de manipuler le plus vulnérable ; droit d’affirmer ce que l’on croit vrai mais devoir d’en rechercher obstinément la pertinence ; droit de questionner ce que l’on apprend mais devoir de reconnaître la légitimité du maître ; droits enfin d’interpréter les discours et les textes mais devoir de respecter la volonté et des espoirs de l’auteur. L’école laïque ne dit pas ce qu’il faut croire ni en qui il faut croire, elle apprend à parler juste, à lire juste, à écrire juste et à regarder le monde avec rigueur. Elle donne ainsi à chaque élève les armes d'une liberté de pensée qui sert l'intelligence collective.


 


 

Partager cet article
Repost0
30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 07:13

affiche.jpg

 

 

Familles Laïques de Vaux le Pénil en partenariat avec la Ville et le CDAFAL organise son 4éme

COLLOQUE qui aura pour thème cette année « UN TOIT POUR TOUS ». Il se déroulera à la Salle des Associations de Vaux Le Pénil le VENDREDI 18 NOVEMBRE à partir de 16 h 30.

 

Réservez votre soirée

Une plaquette comprenant des indications sur le contenu va être élaborée.

Si vous voulez la recevoir en courrier ou par le net contactez nous

familleslaiques.vlp@orange.fr

 

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 08:04

Avec la Bibliothèque de l’Arcature et les écoles :

 

En amont du salon, les élèves rencontreront des auteurs, illustrateurs, éditeurs de livres destinés à la jeunesse. Des ateliers variés sont prévus.

 

Mardi 4 octobre matin : Georges Grard et Grrr…art éditions (Gaston Dumont cycle 3)

Mardi 4/10 après-midi : Les éditions Mouck (Grande section, CP, CE1)

Vendredi 7 octobre : Les éditions du trou de nez (maternelles, CP, CE1)

 

Avec l’Université de parents :

 

La veille du salon, débat autour du thème : Que lisent nos enfants ? En présence d’Anna Cros, auteur jeunesse et d’Anne-Marie Le Guhennec, bibliothécaire. Qu’est-ce qu’un livre pour enfant ? Quelles sont leurs lectures préférées ? Quelles astuces pour leur donner envie de lire ?

La discussion sera animée par Jean-François Chalot.

 

Samedi 8 octobre, 17h30, Petit théâtre de la Ferme des Jeux, entrée libre

 

Avec le Centre de Loisirs : 

 

Affiches du concours départemental organisé par les Francas (été 2011) : « Abécédaire et poésie » (6-12 ans)

 

Dimanche 9 octobre :

 

Le jour du salon, nombreuses animations dans des domaines variés.

10h00-11h30 : Qu’est-ce que lire ? avec Alain Bentolila (Petit théâtre)

10h30-11h30 : Atelier d’écriture avec Ciclop et Marie B. Guérin (Grenier)

11h30-13h : Débat sur la précarité, avec ATD Quart Monde et Régis Félix (Bar du manège)

13h45-14h15 : Lectures de poésies par les auteurs de la revue La Grappe à l’occasion de la sortie du N°80 (Petit théâtre)

14h30-15h00 : Chansons poétiques par Emmanuel Berland (Petit théâtre)

15h-16h : Atelier d’écriture avec Ciclop et Marie B. Guérin (Grenier)

15h15-15h45 : Lectures de textes par Jean-Pierre Fourré (Petit théâtre)

16h-17h30 : A l’occasion du 30ème anniversaire de l’abolition de la peine de mort, mini-conférence avec Jean-Yves Le Naour, auteur de « Histoire de l’abolition de la peine de mort, deux cents ans de combat », préface de Robert Badinter (Petit théâtre)

 

 

Une manifestation organisée par l’Association de la Ferme des Jeux, Familles laïques de Vaux-le-Pénil, la bibliothèque municipale de l’Arcature et Ciclop 77 ateliers d’écriture.

Informations : assofermedesjeux@gmail.com 

Partager cet article
Repost0
28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 08:22

PAS TOUCHE A LA CNL !

 

La CNL ( Confédération Nationale du Logement) est la plus importante des associations de locataires françaises.

Héritière de l'Union Confédérale des Locataires de France et des colonies(UCL) créée en 1916, elle devient après la Libération, la Confédération Nationale des Locataires, des usagers de l'eau, du gaz et de l'électricité lors du Congrès de la reconstitution à Levallois-Perret.

Enracinée dans les quartiers populaires, la Confédération défend avec acharnement les locataires et bientôt aussi les personnes accédant à la propriété ce qui la conduit à se transformer en 1973 en Confédération Nationale du Logement (CNL).

Le Gouvernement n'aime pas du tout la CNL car cette Confédération est remuante et engagée. Elle ne fait aucun compromis et reste droite dans ses bottes. Elle s'oppose aux hausses de loyers, aux expulsions locatives et reste très vigilante.

En clair elle fait son travail.

En 1980, l'association, reconnue obtient un agrément consommation.

Brusquement, « le 23 septembre 2010, conformément à l'avis du ministère de la justice, le secrétaire d'État chargé de la consommation a rejeté la demande de renouvellement d'agrément déposée par la Confédération nationale du logement (CNL) le 31 mars 2010 au motif que l'association n'avait pas apporté la justification du nombre d'adhérents et du montant des cotisations. »

 La CNL vient de déposer une nouvelle demande d'agrément auprès de la direction départementale de la protection des populations de Seine-Saint-Denis et de nombreuses associations de consommateurs ont protesté contre ce déni de justice qui touche la CNL

Ce coup bas est inadmissible. Les comptes financiers 2010 ont été approuvés par son assemblée générale du 2 avril 2011. A cette même AG , le nombre des cotisants a été indiqué ainsi que le montant de l'adhésion.

Tout le monde sait et le gouvernement aussi que la CNL est puissante et implantée, elle regroupe

89 fédérations, 21 associations régionales et 4 640 associations locales...

Quant à sa représentativité, réelle que l'on peut évaluer en se reportant aux dernières élections dans les offices HLM, elle est indiscutable.
Les élections de novembre et décembre 2010 des représentants des locataires dans les organismes HLM et EPL (ex-SEM) confirment que la CNL reste la première organisation représentative des locataires.

Tous secteurs confondus

  • 788 administrateurs CNL

  • soit 43,61% des sièges

Par rapport aux élections de 2006, la CNL compte 63 administrateurs de plus, soit une augmentation de 8,69%.

 

La perte de cet agrément consommation, c'est à la fois un manque à gagner de 276 000 euros, soit plus de 10 % du budget national de la CNL et la fin d'une reconnaissance qui permettait à cette confédération de faire entendre sa voix à l'INC.

Les associations de consommateurs n'acceptent pas et n'accepteront pas que l'une des composantes du mouvement perde ainsi un agrément d'une manière, d'ailleurs totalement arbitraire !

 

Jean-François Chalot

Partager cet article
Repost0
25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 07:32

Comme chaque dernier mardi du mois,

nos amis du Cercle de Silence de Melun invitent

toutes les personnes attachées

au respect de la personne humaine à les rejoindre

ce mardi 27 septembre 2011 

- Place Saint Jean à Melun

- de 18h00 à 19h00 -

 

 

Le but est de dénoncer pacifiquement les conditions dans lesquelles sont "retenus" de très nombreux sans papier, tant au centre de rétention du MESNIL AMELOT en Seine et Marne, que partout ailleurs en France.

 

Vous trouverez dans nos colonnes, un article comportant un témoignage poignant, retranscris tel qu'il a été rédigé et écrit par des "retenus"

Cliquez sur ce lien :

http://www.familles-laiques-de-vaux-le-penil.fr/article-centre-de-retention-administrative-84524419.html

 

Pour de plus amples renseignements, contactez-nous, nous vous mettrons en relation avec des responsables de cette association que nous soutenons.

 

Ce rassemblement silencieux est une expérience a tenté, surtout pour les bavards comme moi, car pendant ce temps de silence, vous n'avez rien d'autre qu'à penser et réfléchir : d'une part sur le pourquoi vous êtes là, et aussi méditer tout simplement sur vous même.

 

Patrice THEVENY

 

Actualités - Septembre 2011.

 

On ENFERME même des ENFANTS !!

 

Triste réalité, tristes mois d’été où l’on a assisté à l’enfermement de dizaines d’enfants dans les Centres de Rétention Administrative (CRA).

En voici deux exemples :

  • une maman géorgienne a été arrêtée à Guéret, avec ses 3 enfants de 5 ans, 3 ans et 14 mois . Sans avoir eu la possibilité de prendre chez elle la moindre chose (ni vêtements de rechange, ni doudous pour les enfants…) , elle s’est retrouvée, après 7 heures de trajet, au CRA du Mesnil Amelot, ouvert le 1er Août 2011, où elle a inauguré le « bâtiment familles » de 40 places. Elle a été présentée, accompagnée de ses 3 enfants, au Tribunal Administratif de Melun où le juge a estimé qu’il n’y avait pas de motifs pour ce placement en rétention que les avocats de la famille ont qualifié « de traitement inhumain et dégradant » pour les enfants.

 

- Une fillette de 5 ans a passé 27 jours au CRA de Metz Queuleu avec ses parents. Si la cour d’appel a statué que les droits élémentaires de l’enfant étaient bafoués et ordonné la libération immédiate de la famille, il n’empêche que cette fillette a quand même passé 27 jours de trop, privée de contacts avec ses semblables, dans un monde plein d’uniformes, de haut-parleurs et de portes verrouillées.

 

Se réunir en silence peut paraître dérisoire devant la gravité de telles situations.

Et pourtant, nous persistons car notre témoignage est d’abord un message de solidarité destiné à tous ceux qui souffrent d’être enfermés en rétention, d’être traités comme des délinquants, d’être expulsés sans ménagement, sans souci des raisons qui les ont poussés à quitter leur terre, sans considération pour leur qualité d’être humain, en flagrante contradiction avec les valeurs républicaines françaises et notamment celle de la fraternité.

 

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 10:45

Des officines et des entreprises proposent pour une somme rondelette de l'aide aux devoirs ou du soutien scolaire aux parents pour leurs enfants.

Notre association organise depuis 2005 de l'accompagnement scolaire, assuré par des bénévoles.

Ce service aux familles est totalement gratuit.

Nous ne demandons qu'une cotisation familiale modique de 12 € par an, quelque soit le nombre d'enfants.

Nous ne souhaitons que deux choses :

- un contact entre les familles et les bénévoles dans le cadre de deux rencontres annuelles

- et la participation des familles à l'Assemblée Générale au cours de laquelle nous déterminons avec tous les adhérents les actions à mener.

 

 

 PETIT RAPPEL  ou INFORMATION

pour les familles, les élèves intéressés

pour les bénévoles des équipes et pour tous ceux et celles intéressés

palvert

 

  • Reprise de l'activité accompagnement scolaire dès le lundi 3 octobre aux jours et heures habituels.
  • Cependant, lundi 26, mardi 27, mercredi 28 et jeudi 29 septembre les bénévoles disponibles seront présents afin de recevoir:
  •  -  les élèves, leurs familles pour reprendre contact, échanger, faire le point. Venir le jour et à l'heure choisie pour l'année
  • - mais aussi, les personnes intéressées souhaitant se renseigner, et éventuellement rejoindre nos équipes

 

Si vous ne pouvez-vous déplacer,merci de contacter notre secrétariat, mais rien ne vaut une rencontre dans la convivialité, alors venez à notre rencontre.

 

Pour l'ensemble des bénévoles

Patrice THEVENY

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 06:55

 Les interventions de centaines de milliers de personnes, les manifestations comme celle de Paris rassemblant des personnes de toutes tendances...Rien n'y a fait.

  

TROY DAVIS A ETE EXECUTE !

Ils ont osé !
 
« Noir, mal défendu, Troy Davis avait dû sa condamnation pour le meurtre d'un policier blanc en 1989 au témoignage de 9 personnes. 7 d'entre elles se sont rétractées entre temps, certaines d'entre elles ayant indiqué avoir été victime de pressions policières afin de "charger" Troy. L'arme du crime n'a jamais été retrouvée. Aucune trace ADN ou empreinte digitale ne liait Troy Davis au meurtre. Les différentes instances de la justice américaine n'ont rien voulu entendre, et malgré l'exceptionnelle mobilisation (Susane Sarandon, Benoit XVI, Jimmy Carter, les réseaux sociaux, etc...) »
  Sa culpabilité n'est pas prouvée, son innocence est une hypothèse plausible
   mais tant pis, il n'avait pas les moyens de se payer un bon avocat...il a été sacrifié !
  C'est écœurant !
 Tro       Troy Davis a été exécuté ce soir., malgré la campagne internationale, malgré la   mobilisation de la population américaine, .Il a été assassiné légalement. 

La peine de mort aux États-Unis est appliquée au niveau fédéral et, en 2011, dans trente-quatre états sur les cinquante que compte le pays.

Aujourd'hui, les États Unis font partie du cercle restreint des « démocraties » libérales qui appliquent la peine de mort.

De très nombreux condamnés sont exécutés malgré parfois de grandes présomptions d'innocence...

 

Même des enfants sont exécutés !

 

Deux pays seulement n'ont pas ratifié la Convention Internationale des Droits de l'enfant, la Somalie parce qu'elle n'a pas de gouvernement et les États Unis.

Cela ne signifie pas que tous les autres pays appliquent consciencieusement la convention ...Mais la signature de ce texte permet de protéger quelque peu les enfants.

 

Les USA n'aiment pas mais pas du tout l'article 37 de la Convention Internationale.

Cet article condamne la peine de mort contre les enfants or 25 états fédérés ont conservé la peine de mort applicable à des mineurs dans leur arsenal juridique.

« Certains d'entre eux n'hésitent pas à l'appliquer concrètement y compris pour des mineurs atteints de maladies mentales avérées. »

 

Pour étouffer le scandale que causerait l'exécution d'un enfant, le condamné reste incarcéré et c'est à sa majorité que la peine capitale lui est appliquée !

 

C'est la barbarie occidentale....

 

Jean-François Chalot

Partager cet article
Repost0
21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 10:07

Ultime appel à protestation mercredi 21 septembre à 18h30

Place de la Concorde, côté Jardin des Tuileries, Paris 1er

 

Plusieurs associations françaises, dont Amnesty International France, appellent à un ultime rassemblement à proximité de l’Ambassade des Etats-Unis mercredi 21 septembre en protestation à l’exécution de Troy Davis qui doit avoir lieu le jour même à 19h00 heure locale (01h00 heure française) dans l’Etat de Géorgie aux Etats-Unis.

 

Amnesty International France est révoltée par la décision du comité des grâces prise ce jour de laisser exécuter Troy Davis, ce qu’elle considère comme un affront à la justice. Le Comité des grâces manque à son engagement pris en 2007 de ne confirmer l’exécution que si sa culpabilité ne fait aucun doute.

 

L’organisation exhorte le comité des grâces à revenir sur sa décision. Amnesty International France appelle Larry Chisolm, procureur du District, à faire tout ce qui est en son pouvoir afin d’empêcher le processus d’exécution mais également les autorités de l'Etat de Géorgie ainsi que les autorités fédérales américaines à demander la commutation de la peine. S’ils n’agissent ni se prononcent, ils endosseront, dès lors sciemment, l’exécution d’un possible innocent.

 

Amnesty International France reste mobilisée et nous vous proposons à continuer d'agir en direction du procureur du District de l’Etat de Géorgie afin de demander une suspension de l'arrêt d'exécution et de se prononcer lui-même en faveur d'une mesure de grâce. Il n'a pas le pouvoir de bloquer lui-même l'exécution mais sa voix peut porter.

 

POUR AGIR :

 

Si vous pouvez, appelez le comité des grâces pour lui demander de revenir sur cette décision au 001 912 652 7308.

Vous pouvez aussi envoyer des courriers au comité des grâces par email :

Clemency_Information@pap.state.ga.us et Webmaster@pap.state.ga.us ou par fax 001 404 651 8502.

 

Signez la pétition sur le site d'Amnesty International USA

 

Merci de continuer et de nous rejoindre ce soir place de la Concorde !

Partager cet article
Repost0
20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 07:11

C'est à la Libération que le mouvement des consommateurs prend son essor.

Les associations familiales se préoccupent de la question et l'Union fédérale des consommateurs (UFC) fondée en 1951 avec le soutien des syndicats ouvriers et des pouvoirs publics sort

le premier numéro de « Que choisir » dix ans plus tard.

En 1966, une nouvelle étape est franchie avec la naissance de l'Institut national de la consommation. (INC)

Les associations de consommateurs interviennent pour lutter contre la vie chère, mettre en garde les familles contre la publicité mensongère et défendent les consommateurs tout en participant aux réflexions de l'INC afin de pouvoir organiser des campagnes éducatives et de prévention de masse.

Dans les années 70, le mouvement dit « consumériste » se développe fortement et obtient son indépendance et la reconnaissance de la fonction consommation.

La revue éditée par l'INC « 50 millions de consommateurs » devient « 60 millions... »

« Ses enquêtes, celles de Que Choisir, ainsi que l'action sur le terrain des associations conduisent à de nombreuses campagnes contre des produits (colorants, casques moto, veau aux hormones…) et autres dénonciations (pollution des plages...). »

 C'est un magazine sans publicité commerciale, ce qui garantit son indépendance vis-à-vis des fabricants et des distributeurs. Le site web de 60 Millions de consommateurs propose les essais comparatifs et des enquêtes minutieuses.

Aujourd'hui avec la pollution mentale opérée par la publicité toute puissance, l'action de l'INC, pourtant de plus en plus contrôlée et l'existence d'une revue de consommation de qualité, c'en est trop pour les lobbies industriels et commerciaux qui pèsent sur les décisions prises par le gouvernement.

Face à la dernière attaque en règle contre l'indépendance de « 60 millions de consommateurs », voire à terme son existence, les associations protestent vivement, relayées par les associations départementales et locales comme le CDAFAL 77(le Conseil Départemental des Associations Familiales Laïques)

« En 2008, le cabinet de Luc Chatel avait appelé l'INC pour protester contre la publication de la liste des prix qui flambent. C'en était assez pour le Gouvernement qui ne supporte pas les institutions indépendantes. C'est ainsi qu'une réorganisation de la «gouvernance» et l'élaboration d'un projet de privatisation partielle de "60 millions de consommateurs" inquiètent à juste titre les associations familiales et de consommateurs :

En 2010, l'Institut National de la Consommation voyait son indépendance menacée avec un Conseil d'Administration où les représentants du personnel et les associations ne détenaient plus que 7 voix sur 17.

Aujourd'hui on constate la baisse des ventes du magazine "60 millions de consommateurs", on pouvait prévoir la défiance des lecteurs si les informations sont biaisées, et moins fiables. D'autant plus alors que le pouvoir d'achat des familles est en baisse.

L'éditeur, l'INC, préconise l'entrée d'investisseurs privés. Si cette proposition annoncée le 15 septembre était votée par le CA, cette arrivée serait suicidaire même du point de vue de la gestion capitaliste, car le nombre de lecteurs s'effondrerait, la confiance ayant totalement disparu. Donc les investisseurs privés, n'ayant pas de lecteurs pour leur publicité, abandonneraient aussitôt cette revue.

Le CDAFAL 77 demande fermement l'abandon du projet de privatisation rampante mais réelle d'un organe de presse qui doit absolument garder son indépendance afin de poursuivre sa mission d'information objective des consommateurs. »

 

Jean-François Chalot


 

 

Partager cet article
Repost0
17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 13:39

Nous attirons de temps à autres l'attention de nos lecteurs, de situations anormales, à la limite du scandaleux, de l'innacceptable.

Dès lors où la dignité humaine est bafouée, où l'intérêt des familles, les droits de l'homme sont atteints nous ne pouvons rester silencieux.

 

Dernièrement nous vous avons parlé "Du cercle de silence de Melun", une association, un groupe de gens qui dénoncent les conditions d'accueil dans les centres de rétentions administratives où sont enfermés des sans papiers dans l'attente d'une décision de reconduite à la frontière.

 

Vous trouverez-ci dessous un texte, "brut de pomme", qui est un témoignage de ce qu'est le quotidien de centaines de personnes en France, dont certains sont à nos portes, à Le Mesnil Amelot dans le nord seine et marnais.

 

Merci Annick de m'avoir fait passer cette information.

Comme tu le dis si bien,  "ce texte, envoyé à la presse, est tellement expressif de la souffrance de ceux qui l'écrivent! (même si c'est brut de décoffrage avec les fautes d'orthographe!)", que je n'ai eu qu'une envie, le diffuser.

Bonne lecture et ... commentez,, réagissez,.

 

Patrice THEVENY.

 

 

(Je n'ai pas réussi à insérer le document manuscrit scanné, aussi je retranscris la totalité du texte tel qu'il a été rédigé avec les fautes)

Il s'agit d'une lettre pétition signée par 59 des retenus du CRA du Mesnil Amelot

 

LA PETITION POUR TOUT LES RETENU

 

Nous retenus, on vien devant vous Préfecture 77 Seine et Marne, Procureur de la République du TGI de Meaux, Ministère de l'intérieur est toute les association de droit de l'homme exprimé notre grand douleur, on est mal soignié, nourri

il y a trop des problèmes qu'on cest plein devant vous car les autorité sur place aux centre n'arrive pas à nous donné nos droit, il y a des policier qui nous insulte et nous cherche des problèmes à chaque fois on c'est plein aux plus gradé il protège les agents on à pas droit de dénoncé un policier par peur de reprétion,

il y a entre nous c'est qui sont malade grave que leur place né pas ici qui souffre de trouble psychiatrique par exemple M. BOMBATU-MTSHI YONDO TATY, et plusieur autre, on est sen igniorai que la France et parmit l'un des premier pays aux monde qui respect le droit de l'homme.

Certain des nos amis son frappé par la police notament M. JAFRI-NOUR qui a subi de violence de la police et les gendarme aux tribunal de Paris qui à solicité de voir un médecin qui lui à confirmé la violence par les certifica, on et traité comme a Guantanamo, il y a déja les idée suicidaire entre nous ne soie pas surpri d'être informé du mort de retenu car on et tous pret à mourir, les violeur, vendeur d'arme, vendeur de drogue etc ... sont en liberté.

Nous le seul problème c'est les papié il y a entre nous des qui son à atente de tribunaux pour régularisé le papier, des hommes marier, des responsable, on travail contribue à la france malgré notre situation nous vous redemandont de bien prendre en considération notre problème et faire valoir notre droit.

 

Cordialement   les retenus

Partager cet article
Repost0

  • familles-laiques-de-vaux-le-penil.over-blog.com
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77

AGENDA

 

PROCHAINES PERMANENCES

"INFO-DETTES"

  à VAUX LE PÉNIL

 

 Vendredi 10 Octobre 2025

 Vendredi 14 Novembre 2025

sur rendez-vous au 

09 75 38 81 13 

   

    

 

Qui sommes nous ?

Association fondée sur le principe de la laïcité,

intervenant dans tous les domaines

 où l'intérêt des familles est concerné.

     logo rose afl

Animée uniquement par des bénévoles, l'association propose différentes actions telles que : Accompagnement scolaire, alphabétisation, info dettes, écoute et soutien des familles, écrivains publics, informatique, échanges de savoir-faire. 

 

Surtout n'hésitez pas à nous laisser des commentaires en utilisant le lien en dessous de chaque article De même, lisez les commentaires, ils vous en inspireront peut-être d'autres Notre EVS est subventionné par la Caisse d'Allocations Familiales 77 et le Conseil Régional d'Ile de France