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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 09:07
Démocratiser les relations éducatives  La participation des enfants et des parents  aux décisions familiales collectives

Frédéric Jésu est intervenu lors d'une réunion de l'Université des parents de Vaux-le-Pénil

Démocratiser les relations éducatives

La participation des enfants et des parents

aux décisions familiales collectives

De Frédéric Jésu et de Jean Le Gal

Editions Chronique Sociale

512 pages

Novembre 2015

Un document de référence

Les deux auteurs, intellectuels et militants , nous offrent là un document de référence sur l’actualité des droits de l’enfant en France.

Ils commencent tout d’abord à tracer les évolutions de la place des enfants dans les familles et dans la société, avant et après la ratification de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

Ils rappellent, à juste titre que cette Convention qui a une longue histoire a été voulue et défendue par des militants de l’Enfance.

Il s’agissait de passer de la protection de l’enfance à son développement en introduisant une notion forte qui était absente des textes antérieurs : les droits politiques, dits aussi positifs : celui de participation pleine et entière pour des affaires qui concernent l’enfant, lui-même.

Le chemin parcouru fut long et semé d’embûches et rien n’est définitivement joué, il reste encore beaucoup de réticences à l’école, dans la société et dans les institutions elles-mêmes.

Il faut tout un quartier ou tout un village pour élever un enfant.

Les parents, les voisins, les amis, les copains, les personnels municipaux, les enseignants contribuent à l’éducation de l’enfant, ils en sont, avec d’autres les coéducateurs.

L’orientation défendue par ces deux militants de l’enfance qui ont mis en commun leurs expériences et leurs connaissances vise à passer à une coéducation volontaire, construite et dynamique entre toutes ces personnes qui participent à la construction de l’enfant.

« Les enfants remarquent donc très vite, dans les lieux collectifs, si les adultes ont ou non la même appréciation et la même réaction lorsque les interdits sont transgressés. »

Les enfants ne sont pas et ne doivent pas être des « rois », ils se construisent harmoniquement que s’ils apprennent que des règles ne doivent pas être transgressés.

L’implication et la participation pleine et entière des enfants, citoyens en construction et non seulement en devenir contribuent à les rendre acteurs conscients et à assumer des responsabilités en fonction de leur âge.

C’est ainsi que les auteurs partagent leurs expériences de co-construction de règles à l’école, dans les centres de loisirs.

C’est d’ailleurs là tout l’intérêt de l’étude qui lie la construction théorique et les expérimentations.

La famille est, elle aussi un espace éducatif et social où la participation des enfants et des jeunes est nécessaire et pertinente.

Il s’agit de déterminer les périmètres et les champs de participation des enfants, non seulement en période de crises comme le précise la loi au moment des séparations, mais dans la vie même

Le Code Civil indique depuis 2002, en conformité avec l’article 12 de la CIDE (Convention Internationale des Droits de l’Enfant):

« Les parents associent l’enfant aux décisions qui le concernent selon son âge et son degré de maturité »

Ce n’est pas là un pari pour l’avenir mais une posture sociale et politique qui prend ses appuis sur des expériences de démocratie familiale.

Les deux auteurs ne laissent rien dans l’ombre et traitent toutes les questions y compris celles qui font polémique comme la création du PEdT ( le projet éducatif de territoire) .

Il ne devrait pas s’agir d’aménager les temps scolaires mais d’articuler tous les temps sociaux en impliquant tous les acteurs….On est loin du compte.

Quant au fameux accompagnement des parents, parfois dévalorisants, ne devrait-il pas reposer sur « des postures et des relations de « côte à côte » au lieu d’exacerber le « face à face » ou le « dos à dos » hostiles. » ?

Ce livre constitue un document monumental et vivant ouvrant des perspectives de réflexions, d’études et d’actions.

Jean-François Chalot

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 10:04

la-honte.jpg

« Enfants en souffrance…

La honte »

Le livre noir de la protection de l’enfance

Essai co-écrit par Alexandra Riguet et Bernard Laine

Editions Fayard

334 pages

Septembre 2014

 

                Essai magistral malgré quelques faiblesses

 

Les auteurs font œuvre de journalisme d’investigation en s’enfonçant au sein même de cette machine gigantesque qu’est la sauvegarde de l’enfance.

Ils mettent à nue les insuffisances, les dérives et  les silences, parfois la loi de l’omerta qui règne.

Si le tableau est noir, les narrateurs-analystes soulignent tout de même le travail effectué par de nombreux professionnels consciencieux.

Les conseils généraux défaillants ou « aveugles » ne sont pas oubliés dans la distribution des mauvais prix : absence de contrôles sérieux  des foyers où tout peut arriver, des prix de séjours versés aux prestataires  variant d’un département à l’autre, ou en fonction du porteur de projets.

Le placement des enfants est au centre de ce livre-document…

Ici il est judicieux, là il est fait sans aucun contrôle.

Des affaires graves  sont relevées ou reprises, comme le cas de ces enfants placés qui sont abusés par un veilleur de nuit.

Le suivi en milieu ouvert est pointé… Il s’agit là de faire que l’enfant vive chez les siens.

Pour les auteurs : »La mesure vise à observer et à aider les parents dans leur action éducative, mais, si on se fie aux textes, on s’aperçoit que le soutien prévaut sur l’observation : encore une fois, la sacralisation parentale ! »

Si les deux auteurs ont raison de dénoncer les carences en suivi, ils oublient que tous les parents ne sont pas des maltraitants réels ou en construction ….

Des enfants en crise d’adolescence grave peuvent être placés volontairement  par des parents complètement déboussolés et inquiets qui en appellent au juge des enfants….

Le lien aux parents n’est pas toujours une  préoccupation de l’institution et les parents sont obligés   de « se battre » pour voir leur enfant et intervenir  envers et contre tous.

D’autres enfants peuvent être  placés pour des raisons économiques par un juge qui les sépare de leurs parents….. « La  sacralisation parentale » n’existe plus ou pas.

Nous avons le cas en Seine et Marne où suite à une expulsion locative, des parents et des enfants sont séparés et ne se voient que dans lors des rencontres médiatisées – c’est-à-dire en présence de travailleurs sociaux !

Ce livre est utile et constitue un SOS en faveur d’enfants fragiles ou fragilisés.

Il ouvre en plus des pistes de transformation sociale et institutionnelle, dommage qu’il en oublie parfois des parents qui sont fragilisés, eux aussi et qui ne sont pas maltraitants.

 

Jean-François Chalot

 

Courrier de Jean-Dominique

 

Arte avait consacré un reportage à ce sujet en octobre de cette année : http://info.arte.tv/fr/grand-format-sur-laccueil-des-enfants-places

Les bons exemples comme celui de la Jaunaie cité dans ce reportage mériteraient sans doute d'être suivis dans beaucoup d'autres endroits. L'utilisation des bons retours d'expérience par la communauté des personnes impliquées dans l'accueil des enfants placés semble être défaillante.

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 19:31

Voici un livre que vous pouvez acherer ou demander à l'association "familles laïques de Vaux le Pénil"

 

paris-la-baule.jpeg

 

Histoires passionnantes et finement écrites

« Paris/La Baule »
Nouvelles écrites par Claire Blanchard
Editions Kirographaires
206 pages
Juillet 2012

L’écrivaine, professeure en région parisienne vit entre sa ville natale près de l’Océan et Paris.
Si je n’étais pas passé au salon du livre de La Baule, je serais passé à côté de cette écriture soignée et ces histoires.
Parfois l’auteure nous entraîne à Paris et parfois à la Baule pour des balades romantiques, dramatiques ou même fantastiques, les unes plus belles que les autres.
Aucune de dix nouvelles ne peut être écartée, elles sont uniques et passionnantes.
Le livre commence par une frilosité, un pari entre un frère et une sœur.
L’homme, la quarantaine dépassée s’est engagé à entraîner deux jeunes filles dans son appartement… Mais attention, ce n’est ni un sadique, ni un pervers, ni même un « macho ».
Cette première nouvelle agit comme une mise en bouche avant l’entrée d’autres personnes naviguant entre le rêve et la réalité.
Certaines histoires sont particulièrement émouvantes, comme celle qui narre l’histoire de Marica qui cherche dans la mort, la fin de ses tourments….La maltraitance subie de la part de parents laisse des traces indélébiles et peut avoir une issue dramatique.
Mais laissons le lecteur lire la nouvelle jusqu’au bout et présentons cette jeune fille :
« Marica était une longue fille maigre, au teint olivâtre, aux cheveux emmêlés. Ses yeux étaient semblables à deux puits noirs au fond desquels la lune ne reflétait plus. Vides de toute expression. Des coquillages vides qui auraient effrayé plus d’un passant, s’il y en avait pour croiser son chemin ce soir-là…. »
Les descriptions sont riches et travaillées, ce qui entraîne le lecteur à se fondre dans le paysage, sans lâcher une miette de ce qu’il voit.
Le drame côtoie l’histoire policière, du moins celle qui est dans l’imagination de ces deux adolescents surdoués mais rejetés par leurs pairs qui décident de dénouer les fils d’une énigme criminelle.
L’auteur passe allègrement d’un thème à l’autre, sans en oublier un
L’auteure enseigne le français qu’elle manie avec art et talent, pour notre plaisir.
Vivement qu’elle nous offre une nouvelle œuvre !

Jean-François Chalot

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 17:01

Nous avons rencontré une autre écrivaine seine et marnaise Nicole Babinqui venait juste de sortir son deuxième roman

 

La couverture n'étant pas encore en ligne, voici une photo de la romancière

 

babin.jpg

 

« Le nom de la chance »

Roman de Nicole Babin       

Editions : La Botellerie

Octobre 2014

264 pages

 

                                               Un conte

 

Isabelle possède un beau patronyme : Beauchemin, tout un programme.

Son histoire a très mal commencé puisque la voici dans un orphelinat, très tôt.

Comme beaucoup d’autres, elle n’est pas née avec une cuiller d’argent dans la bouche et il lui faut grandir et survivre, d’autant plus que le père de ses deux filles, orphelin lui aussi est parti très tôt à la recherche de ses racines.

La vie est dure, très dure : Isabelle ne trouve pas de travail, sauf un mi- temps comme secrétaire médicale.

Sans famille, sans amis et sans soutien, il lui faut nourrir les siens et sans cesse chercher des petits boulots.

Elle n’est pas seule à « végéter entre travail précaire, chômage et misère », quant aux services sociaux, ils sont souvent débordés et parfois l’accueil ne donne pas envie d’y revenir.

Il y a de très bons professionnels, des assistantes sociales, à l’écoute, prêtes à aider au maximum des familles mono- parentales mais parfois il faut un déclic ou un coup de téléphone pour qu’un « semblant » d’indifférence se transforme en attention soutenue.

La réalité sociale est éprouvante avec ces petits boulots qui ne durent pas longtemps et cette quête permanente d’un vrai travail.

« Sans la moindre notion de politique ou d’économie, elle comprend qu’elle fait partie intégrante d’une cohorte de gens ni malades, ni handicapés, ni paresseux, de personnes « normales », donc qui vivent anormalement dans une sorte d’univers parallèle à celui que tout un chacun connaît. » 

Son énergie et son envie de s’en sortir sont forts, même si parfois elle a des moments de découragement.

Elle ne mange pas tous les jours à sa faim mais l’important c’est que ses filles ne manquent pas de l’essentiel. La télévision ne fait pas partie de ces produits indispensables.

Ne pas avoir  c’est ne pas être comme les autres mais de connaître des joies que d’autres n’ont jamais connu : la lecture, les discussions, les soirées familiales.

Va-t-elle retrouver son amour de jeunesse, père de ses filles ?

A-t-elle un avenir ?

La chance qu’elle n’attend pas semble finir par frapper à sa porte.

Ce conte moderne, émouvant et écrit dans un style dynamique apporte un peu de lumière dans cet

Univers morose pour les sans rien.

Ah si toutes les histoires sociales se terminaient ainsi !

 

Jean-François Chalot

 

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 07:43

 

 

Nous sommes dans la fiction

La vraie vie ce n'est pas cela....quoi que....

Il y a tant à faire pour combattre les préjugés, pour développer le vivre ensemble mais

aussi pour empêcher l'installation du non droit dont sont victimes les familles elles-mêmes

qui vivent dans certaines de nos cités.....

 

le-cman-boboto.jpg

 

 

 

 Le clan Boboto »

Conte urbain

De Joss Doszen

Février 2014

225 pages

 

                                                                     La « zone négative »

 

 

L’action se déroule dans une cité du Val d’Oise, dans une « zone négative » où vivent et survivent

tant bien que mal de très nombreuses familles de toutes origines.

Certaines sont issues d’Afrique, d’autres sont nées là et y restent.

Ont-elles d’ailleurs d’autres choix ?

L’auteur nous conte l’histoire d’une famille, d’un clan même.

Il sort des sentiers battus et des images d’Epinal car si la violence, les trafics sont présents, il existe aussi ce que beaucoup à tort nient : une solidarité réelle et des codes de morale.

Si dès la prime adolescence, les rapports sexuels plus ou moins consentis existent entre les filles et les garçons, gare à ceux qui s’adonnent au viol.

La famille et les grands frères sont là pour veiller et punir …La mort peut être l’ultime punition.

Il n’y a pas seulement ceux dont on parle dans les films qui empêchent leurs sœurs de sortir.

Des aînés « lâchent la grappe » mais protègent les petites afin que rien ne leur arrive, contre leur gré.

Les flics et les voyous se côtoient, se craignent mais assez souvent nouent des relations coupables.

Les flics « ripoux » ce n’est pas que dans les films.

Certains font des affaires louches et d’autres contractent des alliances avec des délinquants pour en faire tomber des plus gros, dans le meilleur des cas.

Les héros : frères, cousin et sœur vont loin très loin.

Est-ce inscrit dans les gênes ?

Certainement pas mais tout découle d’une histoire familiale, d’une arrivée dans cette cité au mauvais moment.

Y a-t-il eu à part au début des années 60 et jusqu’au milieu des années 70, un bon moment :

« Les plus fragiles avaient déjà pété un plomb lors des faillites en cascades des usines du coin, ceux qui ne s’étaient pas cassés étaient les plus forts ou n’avaient d’autres choix que de rester. »

Est-il possible de se sortir du dilemme : la pauvreté ou la recherche de pis-aller ou de sortie de la misère par la vente de drogue, les affaires louches de toutes sortes ?

Les membres de la famille Boboto vont tout connaître, la lie de la terre, la résistance, la délinquance la plus noire mais aussi la cohésion familiale et la force qu’ils ont et que leur donne la mère….

Mais bon je m’arrête ici.

Ce livre m’a plu dès les premières pages.

Il m’a réconforté dans mon positionnement en faveur d’une vraie politique de la ville qui conduise à mettre fin à la ghettoïsation de certains quartiers, sans manier la démagogie ou la répression aveugle.

Mais bon, c’est une autre histoire, celle-ci appelle à la réflexion mais permet au lecteur de passer un bon moment avec ces durs qui ont eux aussi une sensibilité et une morale pouvant les aider à ne pas sombrer.

 

Jean-François Chalot

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 05:53

Voici la présentation de livres d'auteurs présents sur le salon.

TIANA.jpg

 L'auteure, seine et marnaise est née à Montereau

« Le journal de Tiana

Ou les foudres du destin »

Roman de Doriane Bourgery

Les éditions Sokrys

2013

                                               L’amour avant tout

 

Tiana née dans un petit village de Côte d’Ivoire aurait pu être une victime de la guerre civile, si son père qu’elle ne reverra jamais n’avait pas accepté de l’envoyer chez sa correspondante en France.

Accueillie par Sabine, sa nouvelle sœur et ses parents, par adoption, elle va vivre et grandir en France.

Pourquoi, jeune adulte a-t-elle perdu le sourire ?

Quel est ce secret ?

Sa soeur va finir par tout découvrir en lisant le journal intime de Tatiana, laissée pour être lue.

C’est une histoire belle, émouvante que celle de cette jeune femme.

Elle aime et est aimée.

Rien n’est plus beau que cet amour partagé qu’elle défend malgré tout contre la bêtise, les préjugés.

L’être aimé lui adresse quelques vers en guise de message et d’appel :

« Si je t’aime, aime-moi

Si j’ai peur, rassure-moi

Si je pleure, console-moi

Mais si je meurs

Je t’en prie

Ne me suis pas. »

L’histoire est belle, sensible et l’auteure défend le droit au bonheur et à l’amour, à celui qu’on choisit pout soi et qui doit être accepté et loué.

L’auteure parsème quelques poésies à sa narration pour donner de la force à son ode à l’amour.

Le résultat, c’est une œuvre vraie, attachante, un bon premier roman écrit par une jeune femme qui n’avait pour l’instant à son actif des nouvelles.

 

 

Voici encore sur l'amour, une première oeuvre

un-milliard.jpg

« Un milliard de secondes »

Roman de Didier Tom

Décembre 2013

Editions Sokrys

 

                                               On s’était lâché la main

 

Ce sont aujourd’hui des adultes. Ils ne se sont pas revus depuis plus 30 ans….Un milliard de secondes sans lui, un milliard de secondes sans elle.

Ils avaient 14 ans et fréquentaient le collège de banlieue.

C’était la bande des quatre, eux étant proches l’un de l’autre, amoureux.

La vie les a séparés le jour d’un déménagement il y a 30 ans déjà et même un tout petit peu plus.

Chacun a fait sa vie, l’un avec sa femme, l’autre avec un nouveau compagnon après son divorce.

Mais voilà qu’un jour ils se sont retrouvés de loin, par hasard, en « communiquant »par mail et même par téléphone :

« Les premiers mots échangés. Une dizaine de minutes à parler de tout et de rien. Il avait eu la crainte du grand silence après les présentations, il n’en fut rien. Ils étaient avides de mots, ils n’avaient plus dialogué depuis 1977, le mécanisme se remettait en place, les pignons étincelaient….même pas un grincement. »

Vont-ils se retrouver ? pour faire quoi ? se raconter, rechercher le passé, rallumer la petite flamme qui ne s’est jamais éteinte.

Ce retour du passé n’est pas seulement de la nostalgie.

Le lecteur va très naturellement se laisser guider jusqu’au dénouement comme s’il s’agissait d’un thriller.

Qui n’a jamais rêvé ou même espéré retrouver un amour de l’enfance ou de l’adolescence ?

Vous allez aimer ce premier roman de Didier Tom.

 

Jean-François Chalot

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 06:12

 

jaures-1.jpg

– lecture

par Thierry Bilisko et Laure Le Monnier

 


 

LE DERNIER SOIR DE JAURÈS

LA COMPAGNIE DU GÉANT NOIR

Un cours d’histoire sur une scène de théâtre… Pas tout à fait, mais presque. Avec «Le dernier soir de Jaurès», vous partirez à la rencontre d’une figure emblématique de la politique française, assassinée il y a tout juste 100 ans.

 

Le spectacle co-financé par la Ville de Vaux le Pénil et le CDAFAL ( Conseil Départemental des Associations Familiales Laïques) a été présenté aux lycéens de Vaux le Pénil et à ceux du Chatelet jeudi 9 octobre.

Ce sont plus de 150 jeunes qui ont assisté à ce spectacle.

La salle était attentive et intéressée.

Quatre Jaurès ont été présents : le républicain, le social, le laïque et le pacifiste….Il y en avait qu’un naturellement mais pour aborder quatre thèmes différents mais liés.

Ah quels discours ! On est loin des discours politiques actuels, souvent pauvres en contenu.

Le tribun, lui, écrivait et parlait pour convaincre et démonter ; le discours est éducatif et riche dans le lexique et sa construction.

Jaurès ne se moquait pas de son auditoire : avec talent et de l’éloquence appuyée sur du contenu, il arrivait à conquérir son public.

 

Après le débat de fin de spectacle, les professeurs ont remercié, les acteurs, les organisateurs et « Familles Laïques «  de Vaux le Pénil, financeur de la séance.

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 20:47

Le-naufrage-de-Kabylie-image-1.jpg

 

Le naufragé de Kabylie

Novembre 1942 »

Roman de Claude Plocieniak

Edition et collection

Jeunesse L’Harmattan

 

                                                               De la poésie en prose

 

Ce livre c’est de la musique et de la poésie en prose.

L’auteure nous conte une rencontre entre un homme venu de la mer pour s’échouer dans un pays de rêve et une jeune fille.

D’où vient-il, Que fait-il ici en Kabylie alors que la guerre fait rage et qu’on attend un débarquement américain dans un pays contrôlé par l’occupant nazi ?

Est-ce un voyageur ?, un résistant ou un évadé ?

La jeunesse fille, son oncle et sa tante accueillent le naufragé, l’interrogent sur son identité.

Il ne sait qui il est et ce qu’il fait….mais il est au paradis ici et se sent en sécurité affective et même physique.

Le naufragé et sa jeune hôte se promènent sur la plage et tout autour, ils font attention à ne pas se faire repérer tout en respirant l’air embaumé et en se laissant caresser par le soleil splendide.

Des images et des flashs qui «transpercent » l’homme « comme des éclairs » sont bien là mais c’est encore insuffisant pour lui permettre de recouvrer la mémoire….Il avait été trouvé inanimé, très fatigué, meurtri et même blessé. Il faut du temps au temps.

Il est là, ils sont là et rien que l’instant est à goûter et à déguster :

« J’aime cette heure où l’imaginaire et le réel s’entremêlent et se fondent dans les lumières les plus extravagantes, les plus exquises, les plus folles. La durée n’existe plus…Tout meurt et tout renaît sous l’impulsion ardente des derniers rayons crépusculaires. »

L’homme est à la merci du danger, il risque sa peau, la jeune fille prend des risques, mais qu’importe : ils sont bien et nous aussi…Le lecteur ne perd pas une miette de la beauté du texte.

 

Jean-François Chalot

 

 

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 05:25

 affiche-Salon

 

Pour la cinquième année consécutive l’association la ferme des jeux, Familles laïques et le service culturel de Vaux le Pénil organisent un salon littéraire le dimanche 12 octobre de 10H à 18 H.

L’objectif visé est de faire connaître de nouveaux écrivains et des maisons d’éditions qui n’ont pas la main directement ou indirectement sur les grands réseaux de distribution du livre.

Les écrivains et éditeurs ne sont ni choisis, ni triés en fonction des choix ou des positionnements des associations organisatrices.

Ce sont les circuits citoyens qui fonctionnent et le « bouche à oreille ».

Plusieurs plumes d’Agoravox sont venus ou reviennent.

Je les ai connus en lisant leurs articles.

Ce qui m’intéresse d’ailleurs ce n’est pas l’identité de vue, mais plutôt la diversité.

Prenons par exemple Astérix qui est venu l’an dernier : plusieurs divergences et non des moindres nous séparent mais la « magie » d’Agoravox c’est de permettre l’émergence d’un cadre de vrai débat…

J’ai apprécié sa venue et s’il pouvait revenir pour présenter la bande dessinée qu’il va sortir, ce serait un plaisir que de l’accueillir….et en plus il a une bonne plume.

La Maison d’éditions Sokrys, située à la Baule va venir à Vaux le Pénil avec quatre écrivains, tous écrivant dans un style et un domaine différent.

J’ai constaté que ce qu’écrivait cet éditeur était le reflet de la vérité 

 « Bienvenue sur le site des éditions Sokrys !

Nous sommes une maison indépendante et nous publions sans complexe la littérature que nous aimons : romans, nouvelles, poésies… etc, ainsi que tous documents français ou étrangers car nous prenons le parti d'une littérature vivante, actuelle, ouverte sur le monde, issue des influences d'aujourd'hui.

Les éditions Sokrys ont été créées par des auteurs suite aux constats suivants : 
D’une part, les maisons d'édition traditionnelles sont inaccessibles pour les nouveaux auteurs.
D’autre part, les maisons d'édition à compte d'auteur pratiquent une tarification totalement abusive et laissent, de plus, les auteurs sans suivi...

Notre ambition est de proposer aux auteurs une publication accompagnée de conseils et de services réels, de manière à ce que la parution de chaque livre soit une aventure positive ! 

La charte des éditions Sokrys permet aux nouveaux auteurs d’être édités dans le respect des valeurs qui fondent leur démarche d’écrivain. »

Chapeau l’artiste !

Aucun écrivain ni aucun éditeur ne paye un droit d’entrée ou un mètre linéaire au cours de ce salon.

Notre seul plaisir c’est  l’existence  échanges entre lecteurs, éditeurs et écrivains et le climat quasi fraternel  créé.

Il reste quelques places-très peu- pour de nouveaux éditeurs ou écrivains.

N’hésitez pas !

Vous trouvez sur ce salon des BD, des livres pour enfants, des romans, des essais, des livres de science fiction.

Ah j’oubliais.

Comme chaque année un repas débat a lieu sur un sujet différent avec un auteur.

Cette année  ce sera sur Jaurès pour commémorer le centenaire de son assassinat.

 

Jean-François Chalot

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 09:45

la-rue.jpg

 

«  La Rue était mon lit »

Livre témoignage de Michel Baldy

Avec Frédéric Veille

Le retour à la vie de l’ancien SDF des Champs- Elysées

Editions City

Mars 2014

235 pages

 

                                               Changer le regard


Il suffit d’un accident de parcours pour qu’un homme devienne SDF .

C’est ce qui s’est passé pour Michel Baldy qui, après une rupture définitive avec sa femme décide de rompre les amarres.

Il part avec son sac à dos .

Il y rencontre Paris, la solitude, l’errance, la recherche d’un abri, le froid, la peur et la faim.

Michel n’a pas tout perdu, il lui reste ses deux chiennes qui l’accompagnent et lui donnent l’envie de se battre.

Ceux et celles qui jugent, du haut de leurs certitudes, ces femmes et ces hommes tombés « si bas » devraient réfléchir et chercher à comprendre comment un être humain peut se retrouver du jour au lendemain dans la rue.

L’acteur de ce livre, co-auteur montre comment est cette vie, rude, difficile, injuste qui mène souvent, trop souvent à une mort prématurée.

Le SDF est seul ou presque car il doit affronter le danger, les regards hostiles, la violence des jaloux qui n’ayant rien sont prêts à arracher le petit rien du voisin de galère.

Parfois il rencontre une bonne âme et souvent il montre et il démontre l’humanité et l’utilité sociale  de ces êtres humains.

Chaque homme, chaque femme est unique et irremplaçable.

Michel se rappelle avec émotion, maintenant qu’il s’en est sorti, des prénoms de ces soleils, car ils existent, qui lui ont réchauffer le cœur.

Il possédait, il possède une force exceptionnelle qui explique pourquoi il finit par trouver une nouvelle voie, moins noire :

« La manche, le froid, le sentiment de ne plus être vivant, l’alcool, la rue vous annihilent de tout. Mais jamais, jamais je n’ai perdu espoir, jamais je n’ai succombé à la tentation de tomber définitivement, de ne plus espérer. Ce fut le cas de tous mes compagnons d’infortune qui ont disparu ou qui disparaissent peu à peu. Chacun le sait, et pas besoin de vous expliquer qu’on ne vit pas vieux dans la rue. »

Lisez ce livre vrai et humain qui devrait aider à changer le regard que beaucoup portent aux SDF .

 

Jean-François Chalot

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  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77

AGENDA

 

 

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PROCHAINES PERMANENCES "INFO DETTE"

  à VAUX LE PENIL

 

Vendredi 13 Octobre 2017

 

    Affiche surrendetement RVB    

 

Prochaines permanences "Info dettes"

à Vaux le Pénil

 

 

Vendredi 10 Novembre 2017 

 

 

 

 

 

Sinon, toute l'année,  il y a des permanences hebdomadaires à 

 Melun, Dammarie, Le Mée, St Fargeau-Ponthierry,

Renseignez vous auprès de notre secrétariat !

Qui sommes nous ?

Association fondée sur le principe de la laïcité,

intervenant dans tous les domaines

 où l'intérêt des familles est concerné.

     logo rose afl

Animée uniquement par des bénévoles, l'association propose différentes actions telles que : Accompagnement scolaire, alphabétisation, info dettes, écoute et soutien des familles, écrivains publics, informatique, échanges de savoir-faire. 

 

Surtout n'hésitez pas à nous laisser des commentaires en utilisant le lien en dessous de chaque article De même, lisez les commentaires, ils vous en inspireront peut-être d'autres Notre PAL est subventionné par la Caisse d'Allocations Familiales 77 et le Conseil Régional d'Ile de France