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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 12:42

Ce soir on parlera évidemment de la lecture avec Antoine Blocier et d'autres intervenants

mais Antoine parlera aussi ce ce livre destiné aux pré adolescents, qu'il a écrit

 

 

Affiche 60x80 1-3 HD

 

Maëlys et ceux des caravanes » roman d’Antoine Blocier

 éditions Krakoen

août 2012

 185 pages

9 €

 

 Le rejet des roms est malheureusement une réalité.

Comment permettre que se développe une solidarité humaine et surtout comment montrer que ce sont des femmes et des hommes comme nous, avec leur culture et leur dignité. Antoine Blocier, auteur , élu militant a écrit un livre vrai, accessible aux pré adolescents.

 

Ils viennent de s’installer ou du moins de construire une cabane précaire dans le bois. L’arrivée de cette famille provoque un émoi dans la petite ville et les bruits divers les plus fous circulent sur ces "gens venus d’ailleurs". Les pré adolescents qui vont entrer dans le collège sont le produit de leur éducation...La plupart rejettent ces ROMS et d’ailleurs une bagarre éclate dans le bois. Il faut qu’ils partent et d’ailleurs une pétition circule. Les esprits s’enflamment... Jusqu’où tout cela va t-il aller ? D’autant plus que des actes racistes sont produits. Mais voilà, c’est la rentrée des classes et les jeunes roms rentrent au collège et rencontrent leurs "ennemis"....On se regarde avec haine puis... Mais là je m’arrête, l’histoire est prenante et le lecteur n’arrive pas à arrêter sa lecture avant que n’arrive la dernière page. A mettre dans toutes les mains et à utiliser comme un outil pédagogique et éducatif pour des lecteurs de 9 à 99 ans !

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 08:48

L'humour et l'aventure pour nos vacances Que ferions-nous si nous retrouvions sur une île déserte ? Pas grand chose et de toutes façons il n'y a plus d'île déserte et avec les moyens de transmission d'aujourd'hui, tout avion en amerrissage forcé est retrouvé..

 

.Oui peut-être mais avec Paasilinna, rien n'est impossible !

 

 

 "Prisonniers du paradis roman d'Arto Paasilinna

 collection folio éditions Denoël 201 pages mars 2011 6 €

 

Voici un nouveau roman d"Arto Paasilinna traduit en français.

 

 

 Les naufragés sont sympathiques et leur histoire commune est invraisemblable mais tellement originale et amusante. Cet avion qui fait un amerrissage forcé tout près d'une île mélanésienne contient du matériel médical et de prévention. Les stérilets en nombre qui seront dégagés par des nageurs improvisés vont s'avérer très utiles, pour la pêche, pour d'autres travaux et accessoirement pour que les nombreuses jeunes femmes puissent avoir une vie sexuelle sans risque de grossesse. Les Robinson s'organisent tant bien que mal, chacun trouve sa place peu à peu et la pénurie ne dure pas trop longtemps. Il est vrai que les hommes et les femmes, perdus sur cette île disposent d'atouts indéniables : ils ont parmi eux trois médecins, 14 infirmières, 10 sages-femmes et, cerise sur le gâteau, 10 bûcherons finlandais, deux mécaniciens forestiers et 2 ingénieurs.... La vie s'organise et comme le conteur est l'auteur "fantaisiste" qui avec humour est capable de tout et surtout de nous passionner en nous écartant du drame, le lecteur est ravi, il en demande encore. Une nouvelle société surgit avec ses codes, une administration démocratique et une justice fondée collectivement et acceptée de tous. Les distilleurs pourront même produire de l'eau de vie....Il faudra d'ailleurs compenser ce travail personnel et la consommation déclarée licite après un vote, en monnaie locale : l'heure supplémentaire de travail collectif.

 

 Sans le savoir, ni l'imaginer, ces femmes et ces hommes ont construit une société solidaire... mais comme l'explique l'un des héros narrateur de l'histoire, "nous ne pouvions appliquer un autre système, car nous irions à notre perte." Quand après plusieurs mois de vie dans ce nouveau paradis, une perspective de "sauvetage" est en vue, beaucoup préféreraient rester ici : Pourquoi retourner "dans un monde déchiré par les guerres, pour payer des impôts, acheter des produits coûteux et superflus, avoir un cancer du poumon ou quelque autre maladie, écouter les Jérémiades continuelles de nos épouses au sujet de leurs jambes enflées et de la laverie toujours bondée" C'est ce que pense et exprime Taylor, un homme. Les femmes n'ont pas de divergences si ce n'est de tancer, elles en contre point l'attitude de leurs maris ou fiancés restés au pays. Que vont-ils décider, revenir à la civilisation pour retrouver leurs familles ou rester dans leur paradis...Le désaccord est profond mais nous sommes dans du Paasilinna....

 

Le rêve, l'humour et la fantaisie sont au cœur de cette aventure extraordinaire et rafraîchissante

 

 Jean Bouet

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 16:12

 

Un petit vent frais au pays de l'Edition

 

Si des "petites" maisons d'édition ne pouvant pas faire face aux difficultés de diffusion ferment boutique, d'autres se lancent dans l'aventure.

Ce sont des amoureux du livre qui ne se voient faire autre autre chose.

Ces hommes et ces femmes souvent en auto-entreprises reçoivent des dizaines et des dizaines de manuscrits. Ils lisent eux mêmes les productions reçus ou demandent à des écrivains de connaissance de le faire.

A Sokrys Editions, l'éditeur imprime lui même les livres. Un vrai travail de militant.

Si le manuscrit est de qualité-il s'agit là d'un jugement de valeur- l'éditeur se met au travail : correction, mise en page et impression.

Combien touche l'écrivain? : dans le meilleur des cas 10% du prix de vente du livre. Ce n'est pas un marché de dupes puisque l'éditeur prend à sa charge tous les autres coûts : correction, impression, les 30% de marge du libraire, publicité et diffusion.

Comme me l'a expliqué un éditeur: "c'est ainsi que doivent se comporter les éditeurs et surtout dites bien aux écrivains que vous connaissez de refuser d'avancer de l'argent. Ce n'est pas à l'écrivain de faire de l'avance de fonds, sinon qu'il se mette "auto-éditeur"

On trouve souvent chez les "petits"éditeurs des petits bijoux. C'est ainsi que j'ai découvert Enzymis, roman fantastique écrit par un jeune de 19 ans.

 

"Enzymis"

"Tome 1 : la confrèrie d'Harfang"

de Quentin Dubois

SOKRYS Editions

215 pages

avril 2012

20 €

  Un combat épique contre les ténèbres

 

Dès le tout début, le lecteur est dans le bain, le cadre est fixé et les principaux protagonistes sont présentés. Tout en n'étant ni un fan du fantastique, ni un habitué, je me suis vu partir avec les héros pour combattre les ténèbres et les monstrueux êtres qui veulent régner en maîtres.

Le royaume de Casiel, hier composé de six cités libres, n'en possède plus aujourd'hui que deux encore en état. La capitale Taïr-Castellan est dirigée par le roi de Casiel qui ne bouge pas du tout quand la flamboyante cité de Lûmbredor dirigée par son vassal est attaquée et détruite.

Matheor, devenu souverain après la mort de son père tué dans l'attaque le Lûmbredor, va reconstruire la ville avant de mener une expédition pleine de risques visant à défaire les armées maléfiques de Skorn.

Une prophétie veut qu'un homme vaillant soutenu par les sages et puissances du bien devienne un héros libérateur.

La confrérie légendaire d'Harfang, composée au départ de six personnes s'engage dans une quête dangereuse semée d'innombrables embûches.

Les rencontres sont diverses mais l'ennemi est là avec ses alliés, il frappe sans pitié.

Tous les êtres sont là : les minotaures, les elfes, les farfadets les gnomes et les trolls géants et bien d'autres. Certains sont des ennemis irrecductibles de nos héros, d'autres des alliés potentiels puis réels.

La mythologie et les contes et légendes ont inspiré le jeune auteur de ce livre.

C'est une épopée fantastique qui se poursuit.

L'écologie s'invite même pour donner une leçon fort utile par la voix d'un centaure:

"Alors, remerciez la nature pour ce qu'elle vous offre en évitant de vider les cours d'eau des poissons, de chasser des espèces en voie de disparition....Quand les humains se seront rendus compte du mal qu'il nous font, il sera trop tard...."

Ce premier livre est une réussite indéniable. Pendant trois ans ce jeune auteur a conçu et écrit un roman d'aventures fantastiques qui devrait passionner les lecteurs, jeunes et vieux et notamment les grands adolescents.

Vivement qu'il écrive la suite, en continuant à utiliser l'imparfait et le passé simple comme il l'a fait si bien ici.

 

Jean-François Chalot

 

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 09:17

DES LIVRES DE L'ETE

Si la période estivale correspond à une petite pause dans l'édition, des auteurs et éditeurs n'hésitent pas eux, à se lancer pour le bonheur de celui qui en flânant découvrira un petit bijou.
Je suis à la fois heureux d'avoir pu lire "la liste de mes envies" et aussi en colère contre les effets du libéralisme.
Un petit bonheur à lire comme celui là est vite "fini" : le nombre de pages est relativement faible et l'aération est importante.
Je n'en veux pas à l'auteur car je sais que c'est le prix qu'il faut payer pour être édité et même diffusé.
Pourquoi faut-il attendre pour rendre accessible une oeuvre de qualité, obtenir de nombreux prix et/ou sortir en format poche ?
Des écrivain(e)s de qualité sont contraint(e) durant tout l'été à arpenter les centres culturels des magasins, à rechercher des librairies acceptant les séances délicaces pour, en fait, avoir un rayon d'influence limité.

 

 

"La liste de mes envies"

roman de Grégoire Delacourt

éditions JC Lattès

juillet 2012

186 pages

16 €

 

A la recherche du bonheur

Tout ne sourit pas pour Jocelyne Guerbette, certes mais la vie glisse tranquillement avec un mari qui sans être attentif et présent, semble l'aimer.

Le regard de l'autre parfois s'étompe, le poids de l'habitude prend vite le dessus.

L'héroïne, mercière à Arras s'interroge et nous interroge sur le sens de sa vie et de la nôtre par ricochet:

"J'ai vu ces années sur son visage, j'ai vu le temps qui nous éloigne de nos rêves et nous rapproche du silence."

Comme beaucoup d'autres personnes qui jouent ou ne jouent pas au loto, elle se met à rêver : que ferais-je si une grande somme d'argent tombait subitement dans mon escarcelle ?

Rarement le rêve devient réalité...Mais bon, c'est un roman et Jocelyne va gagner le gros lot....

Va t-elle pouvoir s'offrir tout ce qu'elle désire? La richesse peut-elle apporter le bonheur?

Jocelyne va dresser la liste de ses envies en s'interrogeant pour savoir si ses envies coïncident avec ses besoins.

Cette histoire est un peu un conte philosophique qui entraîne le lecteur conquis.

Rien n'est banal et même une histoire d'amour ou de quête d'amour peut se terminer par un suspense.

Grégoire Delacourt qui signe là son deuxième livre , soigne sa plume et réussit à obliger son lecteur à ne pas interrompre la lecture.

Chapeau l'artiste !

 

Jean-François Chalot

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 08:46

 

HYMNE A L'AMITIE

 

 

La vie dans les cités de nos villes n'est pas toujours facile. Beaucoup de commentateurs ont décrit la colère, la violence, la désespérance, oubliant parfois que des enfants deviennent des adultes, attachés à leur quartier et même à leur immeuble que d'aucuns voudraient détruire.

Des jeunes écrivains comme Jeff Sourdin, né en 1978 ont fait le choix du meilleur, du vrai, c'est à dire aussi de cette amitié qui lie parfois pour la vie des êtres.

Voici là une œuvre humaine, optimiste qui en plus se lit aisément, sans pause.

 

 

le-clan.jpg

 

 

« Le clan des poissards »

roman de Jeff Sourdin

Editions de "La part Commune"

février 2012   - 215 pages  - 16 €

 

Une chronique des années 2000

 

L'un des quatre héros, s'appelle Trotski et le tout ne se passe pas au début du 20ème siècle en Russie mais en France, à Rennes , un siècle plus tard.

Léon Trotterie- c'est un nom qu'il faut apprendre à porter au Lycée- est vite devenu Trotsky. C'est un insubmersible comme le premier mais un petit peu plus petit.

Le clan des Poissards est avant tout l'histoire de quatre amis, particulièrement liés, de leurs itinéraires nourris d'espérances, d'échecs, d'espoirs et parfois de surprises.

Le lecteur va vivre les évolutions en cours durant toute cette première décennie du troisième millénaire dans une cité et une grande ville de « Province ».

L'un a du pain sur la planche pour se construire et essayer de survivre en passant d'un petit boulot à l'autre. Une autre,« bien » née a ,à l'entrée du lycée « un niveau culturel digne de classes préparatoires mais la maturité émotionnelle d'une enfant de douze ans »...Rien n'est totalement inné ni acquis et chacun ou chacune peut se bâtir un avenir en réduisant ou en supprimant son handicap.

 

L'auteur est optimiste, certes mais il n'enferme pas le lecteur dans un conte de fée.

 

La vie est rude, la société de plus en plus duale et certaines valeurs disparaissent.

Les quatre amis avaient aimé le foot dans leur jeunesse et si leur passion n'était pas retombée, le Stade Rennais de 2000 à 2008 n'est plus ce qu'il était. Il a grossi, s'est embourgeoisé et empâté.

« Le Stade ne s'occupait plus de ses ouvriers, de ses paysans et de ses petits retraités.....Changement de classe. Chacun assis à sa place. Place aux loges et aux salons VIP, au champagne et aux petits fours, servis par des hôtesses vêtues de court... »

Le fric est roi et les bailleurs peu sociaux n'hésitent pas à démolir des grands ensembles, à les remplacer par des immeubles plus cossus et à « inviter » les habitants pourtant attachés à leur quartier à vivre autre part là où il y a de la place.

 

Quoi de plus fort que l'amitié qui dure...La dilution existe. Si les idéaux flétrissent quelque peu avec l'âge et les difficultés rencontrées par chacun, la vie se renouvelle et la fraternité peut se maintenir.

Cette chronique où se conjuguent, dans un style alerte, le réalisme et l'optimisme se

lit facilement, trop facilement par le lecteur qui a du mal à abandonner ses nouveaux amis.

 

Jean-François Chalot

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 08:03

AFFICHE-JPEG.jpg

 

L'été est propice aux flâneries et à la lecture, surtout en ces temps quelque peu pluvieux.

Comme chaque année des centaines d'auteurs vont prendre leur bâton de pèlerin pour aller faire le tour des espaces culturels et autres librairies afin de présenter leur nouveau ou premier ouvrage.

Le « métier » d'écrivain n'est pas un longue fleuve tranquille pour tous ces auteurs qui n'ont ni un nom connu, ni des soutiens puissants, ni leurs entrées dans les grandes maisons d'éditions qui font la pluie et le beau temps.

Le livre mérite que les associations et les militants se mobilisent pour lui.

Pour la troisième année consécutive l'Association de la Ferme des jeux de Vaux le Pénil organise en partenariat avec la Ville et avec plusieurs associations dont Familles Laïques un salon littéraire.

Ce salon se tiendra le dimanche 14 octobre 2012 à la ferme des jeux de Vaux le Pénil.

Les initiateurs de ce projet veulent mettre en avant les démarches originales d'éditeurs indépendants et de faire connaître des auteurs qui ne sont pas sous les feux de la rampe, malgré leur talent.

 

Il ne s'agit pas d'organiser un salon entre initiés et entre

 

amis :

 

L'information auprès des écrivains et des « petits » éditeurs a été publique et si une trentaine d'éditeurs ont déjà répondu présents - le Buveur d'Encre, Zinc Editions, Camb

 

ourakis, Chant d'orties, les Editions du Sonneur, Galeries hors-champ...-, d'autres peuvent trouver encore une place.

Aucune participation financière n'est demandée ni aux éditeurs, ni aux auteurs.

Les auteurs et illustrateurs déjà inscrits représentent tous les genres littéraires, de la BD à l'essai en passant par les romans d'aventures, d'amour ou de science fiction.

Une quinzaine d'auteurs ont déjà prévu de présenter leurs ouvrages et de les dédicacer; Vincent Roca, Jean-Jacques Marie, Jean Michel Chevry, Paul Désalmand, Carole Achache, Julien Guérin....

 

Ami(e)s écrivain(e)s, n'hésitez pas à contacter l'association de la ferme des jeux, il y a encore un peu de place!

Ah! j'oubliais un détail : un prix littéraire a été créé pour l'occasion : « Les petites Pages ».

Il s'agit de récompenser l'auteur ou l'illustrateur d'un album destiné aux enfants de 0 à 7 ans.

Le prix sera remis au cours du salon.

 

Jean-François Chalot

 

 

 

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 06:33

 

Un jour les cités

 

Avant hier, ces tours et ces barres représentaient un présent radieux ou moins sombre pour des centaines de milliers de familles qui pouvaient enfin disposer d'un appartement moderne...

Des urbanistes et des sociologues ont écrit des centaines et même des milliers de pages pour souligner les erreurs du passé et notamment cette idée de concentrer des gands immeubles à la périphérie des villes....

Oui mais voilà, en ces temps là il y avait le plein emploi ou presque, les solidarités structurées et un début de mixité sociale.

Aujourd'hui c'est le chômage massif et la ghettoïsation avec des jeunes sans repères et sans avenir.

Des auteurs comme Wilfried N'Sondé essayent de sortir des clichés et de décrire la réalité sociale et humaine....

Ils nous apportent quelques clés de compréhension....

 

 

« Fleur de Béton »

Roman de Wilfried N’Sondé

Editions Acte Sud

212 pages

Mai 2012

18 €

 

Une voix étroite

 

 

L’auteur décrit avec réalisme la vie humaine et sociale de ces jeunes et vieux qui vivent ou survivent dans les cités de nos villes. Il ne s’agit ni de se désoler, ni non plus de masquer la réalité…

Rosa, jeune adolescente est amoureuse. Elle rêve de devenir la promise de celui que tous les jeunes envient ….il est beau et danse merveilleusement sur des rythmes venus d’ailleurs.

Après le rêve, c’est la réalité, moins idéale.

La cité des 6000 n’est plus ce quartier qui a fasciné autrefois les parents de Rose venus d’Italie. Lui avait un travail, il était reconnu et préparait pour sa femme et ses quatre enfants une existence pleine de perspectives…Ah quand ils revenaient au pays, ils étaient choyés, enviés, reconnus !

Aujourd’hui tout est terminé, Salvadore est chômeur, il n’est plus le pilier de la famille et n’apporte plus de soutien à sa femme.

Son fils aîné a été retrouvé mort derrière le parking, victime de dealers …

Rien ne va plus ici, dans cette famille où Rosa essaye d’éviter les coups donnés par son père et où la mère, autrefois adorée par son mari n’arrive même plus à empêcher le bras du mari de frapper un peu plus fort…

Un incident violent va accélérer le rythme de l’histoire et marquer les destinées de plusieurs jeunes et de Rosa :

Un retraité excédé par le bruit tire malencontreusement sur un groupe de jeunes, ce sont des cris, la panique qui entraîne le chaos :

«  L’amertume envahit les cœurs, la colère monte dans les halls d’immeubles et les avenues du quartier. La rage gronde, inquiétante, elle se cherche un rythme et trouve la folie destructrice, comme une envie d’exister et de tout changer. »

L’auteur arrive à nous captiver avec une narration vive et de nombreux rebondissements…C’est une fiction, certes mais aussi un coin de voile soulevé sur l’existence de ces familles laissées à l’abandon et de ces jeunes qui n’on plus d’espoir.

La Fleur de béton peut-elle éclore dans cet environnement…La voie est étroite et peu réussissent à s’en sortir sans dégâts….

 

Jean-François Chalot

 

 

 

 

VIE ASSOCIATIVE A VAUX LE PENIL

 

Le concert de la Chorale Chanterelle du samedi 16 juin 2012 à la ferme des jeux a été un succès.

 

 RENDEZ VOUS SAMEDI 23 JUIN A PARTIR DE 14H30 A LA BUISSONNIERE POUR LA GRANDE FETE CHAMPETRE

 

 

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 14:30

 

 

Libérons le livre de la tutelle des grandes maisons d'éditions et des média qui font la pluie et le beau temps.

L'élection présidentielle passée, des dizaines de milliers d'exemplaires de ces articles rallongés écrits par des ministres, des ministrables sont aujourd'hui au pilon. Ils ont fait leur temps.

Souvent écrits sur commande par des journalistes ou des « écrivains fantômes » et signés par une personne célèbre, ils étaient sur le devant de la scène....

Lecteur boulimique, j'ai lu plusieurs de ces ouvrages en me promettant de ne plus en toucher un seul.

Pendant ce temps là, des écrivains, des vrais, ignorés, méconnus essayent désespérément de percer...

C'est dur et très dur dans cet univers où le fric est roi et où la diffusion de masse des ouvrages est contrôlée par une petite minorité.

Si Jack Lang a réussi sous Mitterrand à sauver nombre de petites librairies en limitant à 5% les réductions pouvant être pratiquées, il reste encore beaucoup à faire pour libérer le livre...

Est-il normal qu'une œuvre de qualité, composée de peu de paginations soit vendue 16, 95 € comme ce livre : « Magré tout »?

L'auteur, peu connu a t-il le choix s'il passe par une « petite » maison d'édition?

Qui osera lire un tel ouvrage pour un prix si élevé?

Voici là un auteur cadenassé et un lecteur qui aura peu de chance de voir ce livre pourtant de valeur dans une librairie.

Il faut dans le domaine de l'édition, que le livre soit libéré et que l'auteur puisse être aidé et que le produit de son travail puisse être accessible....

Les salons littéraires comme celui de Vaux le Pénil qui se tient le 14 octobre permettent d'ouvrir un espace aux écrivains et aux petites maisons d'édition...Que ces salons se multiplient sur tout le territoire national !

Notre blog, indépendant fait connaître de nouveaux talents présentés par des rédacteurs....

C'est ainsi qu'aujourd'hui je tiens à vous faire part de cette recension ( mot que je connais depuis peu, d'ailleurs!)

 

 

« Malgré tout »

roman de Claude Colson

éditions Kirographaires

95 pages

janvier 2012

16,95 €

 

 

 

un roman court et un petit bijou

 

C'est un livre étonnant...A lire la quatrième couverture, le lecteur s'attend à une histoire d'amour un peu banale, écrite à la va vite. Mais très vite, dès les toutes premières pages, le lecteur se reprend : la rencontre entre cette femme et cet homme est une découverte pour l'un comme pour l'autre.

L'auteur possède une plume fine et alerte et maîtrise totalement le français, ce qui ne gâche pas l'ouvrage, bien évidemment.

Sexagénaire et veuf, Michel ne cherche ni conquête, ni aventure jusqu'au jour où il rencontre Charline, de dix ans sa cadette..

L'attirance réciproque est immédiate mais rien n'est facile ni pour l'un, ni surtout pour l'autre qui vit en couple.

Chacun est le produit de sa propre histoire, de sa filiation, de ses rencontres et aussi de ses déconvenues et la renaissance amoureuse n'est pas un long fleuve tranquille.

Sans rien dévoiler du destin original de Charline et de cet amour fort naissant, « on » peut dire que ce livre aborde des questions d'actualité et s'éloigne des sentiers battus du paraître et du conformisme.;

Il n'est pas toujours facile d'être accepté (e), même dans cette France post soixante huitarde.

Certaines personnes jugeaient comme des perversions, les relations hors mariage et comme l'écrit avec justesse l'auteur : « Les gens critiquaient du bout des lèvres la vie sexuelle d'autrui, et ce d'autant plus qu'ils vivaient eux-mêmes dans le plus total refoulement »...Le trait est dur mais malheureusement réaliste!

Ah! j'oubliais : ne pensez pas lire ce roman par petits bouts, il n'y a pas de suspense proprement dit mais un fil invisible vous empêche de le refermer avant que l'histoire soit terminée.

Goûter ce petit bijou.

 

Jean-François Chalot

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 08:06

« Jeanne, le pardon »

roman de Gisèle Leconte

éditions Persée

1er trimestre 2011

317 pages

20 €

 

Une force qui vient de loin !

 

L'auteure nous transporte dans le passé d'une France rurale frappée de plein fouet par cette guerre inexorable, dévoreuse d'hommes qui a déferlé sur la France, il y a bientôt un siècle.

La morale de ces hommes de labeur qui vivent de la terre est rigide et la femme est bien souvent reléguée à la dernière place...

Les pères choisissent le mari de leur fille , tout cela dans un cadre pré établi accepté de tous ou toléré.

Jeanne, la farouche n'a pas bien commencé son existence.

Violée par un inconnu, devenue fille mère, elle est reléguée aux tâches domestiques sans le droit de contester sa condition par un père qui n'a d'yeux et de considération que pour ses deux fils qui travaillent avec lui la terre maraîchère dans le nord de la France....

Il lui faut prendre mari et elle n'a pas le choix :

« Henri était un rêveur, un homme des bois, un paysan pétri de l'odeur des mottes, de la fraîcheur des rives, de la senteur des pluies. »

Un équilibre commence à s'installer et la naissance d'André semble ouvrir une nouvelle ère dans un couple où s'installe une certaine forme d'affection...Mais voilà que la guerre éclate avec le départ des hommes vers le front et l'invasion de la région par l'armée allemande.

Pour les hommes, c'est la guerre brutale, féroce, celle où l'issue individuelle, c'est la mort, l'infirmité ou une blessure psychologique qui meurtrit.

Pour les femmes et les enfants, c'est l'exil, le saut dans l'inconnu avec dévouement et abnégation.

Ce roman est un témoignage poignant, passionnant, fruit d'une recherche généalogique et historique.

J'ai découvert les faces cachées ou ignorées du grand public de cette grande guerre, où la solidarité côtoyait une certaine forme de racisme.

L'auteure ne se contente pas de raconter une histoire humaine et sociale, elle décrit avec goût des régions, des villages .

Le féminisme est bien présent et de nombreuses femmes se poseront la question essentielle juste après la guerre :

« Faudrait-il apprendre à obéir, à s'effacer, à se taire, à se soumettre? Leur lendemain s'inscrivait-il dans l'ombre d'une société où leur destin leur échapperait? »

 

Jean-François Chalot

 

 

  • L’article de JF Chalot me va droit au coeur. En premier lieu, à mon coeur d’enfant, en tant que petite-fille de Jeanne, à mon coeur de femme, en tant que femme, observant, cherchant à comprendre, vivant mon statut de femme dans cette société d’aujourd’hui née des fruits du passé, un passé bien douloureux si l’on s’en tient à l’époque décrite. Cependant ce qui me touche beaucoup c’est la force que ces hommes, ces femmes, ces enfants ont trouvé pour puiser toujours à la source de la Vie, pour grandir, se transformer, se recomposer, au fil de l’évolution de leurs pensées et ressentis, tant affectifs qu’idéologiques. Des hommes et femmes pris dans leur identité d’individu et de citoyen, je crois, qu’inconsciemment c’est ce que mes mains ont voulu écrire au travers de ce récit. Nos vies affectives, nos vies d’amour,nos vies familiales, nos vies économiques, confrontées à l’organisation globale de la société, et/ou complices avec nos intimes convictions socio-politiques, nos petites vies brassées par des décisions qui tracent l’Histoire et face auxquelles on ressent souvent de l’ impuissance mais toujours du courage, pour dépasser les obstacles, en s’octroyant, à tout le moins, un espoir de survie, et au mieux, un espoir de bonheur !.

     Je suis touchée par votre article, Monsieur Chalot, car souvent je dis "Jeanne, le pardon, c’est un récit de femme, qui touche le coeur des femmes", non pas que je sois sexiste, même si très attentive au sort des femmes, et que l’objet de mon récit éclaire particulièrement la vie d’une femme, mais parce que je constate que c’est plutôt majoritairement les femmes qui lisent mon roman. Cependant mon récit fait vivre aussi une fresque d’hommes, du plus tendre au plus dur, du plus ouvert au plus rigide.Ce qui m’a beaucoup touchée et interpellée, c’est que, quelles que furent leurs convictions morales ou politico-sociales, ils ont été tellement broyés... Et cette souffrance , des uns, unes et autres est éternelle dans le flot de l’Histoire. Moi qui appartient à cette génération dont la jeunesse a souffert de peu, n’étaient les affres d’une opulence dévastatrice..., je suis admirative de leur bravoure et de leur persévérance à vouloir façonner une vie meilleure et un monde plus fraternel...

    Vous indiquez ma présence au salon de Vaux le Penil, le 14 octobre 2012. Participer à des rencontres dédicaces en librairie ou à des salons est toujours pour moi un intense moment d’échange émotionnel avec lecteurs et lectrices. Le sujet de Jeanne le pardon déclenche souvent un retour aux racines, un regard sur sa propre histoire familiale, régionale, globale, qui représente cette richesse de l’unicité et du tout indissociable de notre histoire composant l’Histoire.                                                                                                                                                                                                Gisèle Leconte, auteure de leanne le pardon.

 

 

 

 


 

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 06:58

 

L'auteure sera présente au salon littéraire de Vaux le Pénil

 

 

« Ma vie balagan »

livre de Marceline Loridan-Ivens

éditions Robert Lafon

2008

19 €

 259 pages

 

balagan.jpg

 

 

Bouleversant et humain.

 

« JE SUIS VIVANTE »

 

Balagan en hébreu cela veut dire désordre, « la cata ».

« Chacun de nous a un ordre qui pour l'autre paraît un désordre » explique David Zhiran dans une toute petite préface.

L'auteure comme beaucoup d'autres rescapé(e)s des camps d'extermination a attendu très longtemps avant de raconter l'horreur vécue.

Née Rozenberg, Marceline a préféré prendre et garder le nom de son premier mari Loridan avant de l'accoler à celui de son grand amour, Ivens, le cinéaste de renom.

Ce nom était difficile à porter dans cet après guerre au moment où l'antisémitisme était encore très présent.

C'est toute une vie, celle de l'auteure qui est contée dont celle, où adolescente elle est partie de force, de Drancy à Auschwitz-Birkenau dans ces camps de la mort.

Elle nous montre comment là bas, elle a « connu », la peur, l'horreur la souffrance mais aussi la force de la solidarité entre les prisonnières.

« Etre aimée par des copines, dans cette violence terrifiante que nous exprimions toutes,que nous manifestions de différentes façons, en poussant les autres pour survivre... »

Marceline Loridan-Ivens ne cherche pas à rester dans le politiquement correct, elle rappelle comment elle et ses amies juives pouvaient être traitées de « sales juives » par d'autres prisonniers, déportés de droit commun mais aussi politiques.

A la lecture de ce livre émouvant, on comprend pourquoi, républicaine et athée elle reste attachée à ses racines juives où la religion est très présente.

Son désir de retour à cette culture juive d'Europe centrale, en grande parie morte après l'extermination lui est venu lentement :

« ...Il fallait avoir le courage d'être soi-même face aux autres, donc il fallait du temps. »

« Je suis vivante », c'est ce qu'elle crie en montant sur un des miradors lors de la visite qu'elle a rendue au camp bien des années après.

Sa vie est faite de désordres, de souffrances, de rencontres mais aussi d'engagements forts pour des causes justes en des moments où les militants et militantes étaient peu nombreux.

Comme d'autres, elle est passée par la case Parti Communiste sans y rester bien longtemps, non pour passer dans le camp d'en face mais pour mener le même combat sans être prisonnière d'un appareil monolithique.

Elle porte des valises pour le FLN algérien, s'engage pour le droit à l'avortement...

Quand elle rencontre le grand cinéaste Joris Ivens, elle va vivre une histoire d'amour tout en continuant avec d'autres armes le combat politique.

C'est le cinéma qui va les conduire tous les deux au Vietnam au moment où pleuvent les bombes américaines et en Chine, à Pékin au moment de cette révolution culturelle.

Cette petite bonne femme par la taille est une grande dame que la terreur des nazis n'a pas pu détruire. Le hasard l'a préservée de la mort et sa force et son énergie l'ont conduit à rester une femme debout, énergique et combative.

Ce livre, témoignage se dévore littéralement...Les phrases s'enchaînent.

C'est à la fois un roman de réflexion et à la fois un film d'action.

 

Jean- François Chalot

 

 

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