Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 06:42
Dimanche 13 octobre 2013, à la Ferme des Jeux, a eu lieu la 4e édition du Salon Littéraire de Vaux le Pénil.
Cette manifestation est le fruit d'un partenariat entre l'Assocation de la Ferme des Jeux, le Service Culturel de la ville,et Familles Laïques de Vaux le Pénil.
Une fois de plus ce fut un succès et cette année, de plus, la météo fut clémente.
Comme l'an dernier, nous allons mettre en ligne les messages que nous recevrons et vous invitons à mettre vous aussi des commentaires (voir au bas de cette page).
A titre personnel, je tiens à remercier et féliciter tous ceux et celles qui ont contribuer à la réussite de cette belle et riche journée. Pour des raisons personnelles j'ai été quelque peu éloigné et empêché, et n'ai pu m'investir comme j'aurais aimé le faire, et ce fut une immense plaisir pour moi de pouvoir être présent ce jour-là.
 
Patrice THEVENY
 SL-2013-3.jpg 
Le mot de Pierre HERRERO, maire de Vaux le Pénil avant la remise du prix "des petites pages"
nous y reviendrons
 
Voici quelques photographies de Chantal Baudet et la lettre adressée par un poète seine et marnais .
 
SL 2013 1 
Une belle affluence
 
Chers amis, je tenais à vous féliciter pour la réussite de cette quatrième édition du Salon
 
Littéraire de Vaux-le-Pénil. Comme nulle part ailleurs, vous savez accueillir vos invités.
 
C’est votre marque de fabrique. Un label de fraternité qui fait que ce lieu dédié à la lecture
 
trouve tous son sens. En effet, un écrivain, un poète, un éditeur n’est pas un pourvoyeur
 
du temple. Depuis 4 ans que je participe à cet événement, je ressens toujours le même
 
plaisir de vous rejoindre sous cette verrière en plein cœur d’une magnifique ferme carrée.
 
Chaque année vous avez su évoluer, vous remettre en cause pour offrir au public/lecteur
 
un programme de plus en plus riche.
 
Donner un coup de pouce aux petites maisons d’édition et permettre aux lecteurs de découvrir de nouveaux auteurs : telle est l’ambition de ce salon désormais bien installé dans le paysage littéraire francilien.
 
Au plaisir de vous retrouver pour la cinquième édition.
 
 
Richard Taillefer
 
 SL-2013-2.jpg 
Christine CITTY une fidèle du salon en dédicace
Joli nez aurait Panoramix,et pour ceux qui connaissent ses livres pour enfants comprendront

«  Bérénice 34-44 »

roman écrit par Isabelle Stibbe

éditions Serge Safran

316 pages

décembre 2012

18 €

comedie.jpg

Tout pour le théâtre....

J'avais déjà acquis beaucoup de livres au salon littéraire de Vaux le Pénil , trop peut être avant de converser avec cette auteure... Je m'étais juré pourtant de ne pas acheter un ouvrage de plus....

Je n'ai pas résisté.

La conquête a été immédiate et totale, j'ai commencé à lire durant le salon un chapitre puis j'ai poursuivi et ma lecture prit fin deux jours plus tard.

Quelle écriture d'abord !des phrases longues, très longues parfois mais jamais trop : tout s'enchaîne comme pour une chanson.

Bravo l'artiste!

L'histoire est émouvante, dramatique et le projet d'écriture très original.

C'est une œuvre qui reste une fiction tout en relatant une page de notre histoire, de celle du théâtre et de la comédie française.

Plusieurs des personnages ont existé, qu'il s'agisse des artistes célèbres cités ou de ceux qui ont été frappés par la barbarie nazie.

Bénédicte est une adolescente juive qui veut, coûte que coûte, contre l'avis même de ses parents faire du théâtre... Elle rompt avec sa famille, change d'identité mais pas de prénom.

Elle réussit brillamment le concours d'entrée au Conservatoire...

L'auteure nous invite à découvrir l'univers du théâtre avec ces hommes et ces femmes qui ne vivent que pour leur art....

Bénédicte entre à la Comédie Française, aidée par son seul talent....

C'est le succès, la « félicité », la réalisation de soi et le début d'une carrière auprès des plus grands.

Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir Louis Jouvet comme professeur .

Hélas, nous en sommes aux heures les plus sombres de l'histoire de France, le gouvernement qui a succédé à celui du Front Populaire ouvre des camps de regroupement pour les opposants allemands et italiens au nazisme...On y retrouve des écrivains, des musiciens....Certains resteront là jusqu'à l'entrée des troupes allemandes :

Ils seront livrés, presque pieds et poings liés!?

L'honnêteté et le courage ne sont pas les choses du monde les mieux partagées et la Comédie française ne fait pas exception même si beaucoup ont résisté.

L'araignée noire sur fond rouge flotte sur Paris

Les juifs sont exclus de la troupe ou « démissionnent »...

La maison de Molière ne résiste pas, elle plie. Certains sont partis sur la pointe des pieds avant ou on préféré rompre .

L'auteure ne cherche pas à nous tromper ou à semer des illusions : le destin bientôt brisé de cette jeune femme est scellé....

La bête immonde n'abandonne aucune de ses victimes.

«  Après tant d'horreurs, l'art triomphera, l'art triomphera, l'humanité comprendra qu'il est le seul salut, que l'art est tout ce qui nous préserve de notre part d'ombre... » :

vœu pieux ou réalité à construire ?

Jean-François Chalot



Partager cet article
Repost0
20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 17:03

 

« AMAZONES »

roman de Raphaël Riol

éditions la brune au rouergue

200 pages

janvier 2013

18,90€

 

DSCN1862-630x0

 

Prendre la vie à pleines dents....



Un enlèvement? Non....une libération

Alphonsine , 89 ans, meurt tout doucement dans une maison de retraite....

Le Repos-fleuri! Voici un joli nom pour un mouroir où les enfants régulièrement vont remplir leur devoir de visite....

Elle aurait pu glisser tout doucement de l'ennui à la fin si elle n'avait pas trouvé Alice, jeune femme de 30 ans, venue là pour « visiter » sa grand-mère...Mais voilà le hasard fait le ménage dans ce roman;

Les deux femmes qui ne se connaissaient pas vont partir ensemble pour des vacances....voire plus si affinités....

Elles n'ont rien de commun si ce n'est pas d'avoir eu le « plaisir » de voir disparaître chacune leur mari ou compagnon...Se sont-elles transformées en mante religieuse, chacune de son côté avant de s'évader ensemble ?

Peut-être mais quel est le lecteur ou la lectrice qui pourrait leur reprocher?

Elles se ressemblent toutes les deux : une énergie, une révolte et le désir de se défendre contre les hommes...

Attention! Elles aiment les hommes mais refusent de subir une domination dégradante.

L'auteure qui fait parler ses héroïnes n'y va pas avec le dos d'une cuillère, notamment quand Alphonsine rappelle à sa jeune amie les paroles d'une vieille comptine : « Mon père m'a donné un mari, mon Dieu, quel homme, quel petit homme! Mon père m'a donné un mari, mon Dieu, quel homme, qu'il est petit! »....

Pour que le lecteur comprenne bien le sens de ces paroles, la vieille dame explique : c'est « une vieille chanson populaire entraînante qui en dit long sur l'insatisfaction sexuelle des femmes. »....

Et si l'insatisfaction ne se situait pas aussi sur d'autres terrains....

Ce roman est ironique, certes...Tout n'est pas à prendre au premier degré...quoique parfois....

L'auteure dans un rythme très soutenu nous emmène dans une fuite décidé sur un coup de tête mais tellement pleine de découvertes mutuelles... sur la résistance de certaines femmes et sur la capacité de certaines vieilles femmes de vivre, voire de revivre quand elles ne sont plus prises comme des futures mourantes....

Nous sommes même dans l'inter-génération de la connivence, de l'entraide et de la co-construction.

Ce livre au féminin pluriel m'a passionné et touché.

 

Jean-François Chalot

Partager cet article
Repost0
12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 09:24

L'enfer carcéral dans la littérature

 

Il existe beaucoup d'ouvrages écrits par des journalistes ou des anciens détenus sur les prisons en France.

Le premier livre que j'ai lu : « de la prison à la révolte » de Serge Livrozet m'a beaucoup plu et impressionné. Je m'étais d'ailleurs engagé dans le soutien aux prisonniers pour une humanisation de la détention....

On naît pas délinquant, on le devient et parfois il s'agit d'un incident personnel, d'une longue descente aux enfers....

Jean François Chabas se risque à l'écriture et à la diffusion d'un petit livre à destination d'un public jeunesse...Le produit fini mérite d'être connu

 

Aurélien Malte

de Jean François Chabas

livre de poche jeunesse

juin 2012

124 pages

4,95 €

 

L'écriture peut sauver

 

Aurélien Malte attend sa libération prochaine après un « séjour » en prison de 13 longues années...

Il n'est pas impatient de sortir, il a encore un an à tirer et est quelque peu inquiet pour la suite, pour ce prochain temps de liberté retrouvé.

Aurélien dans son malheur a eu la chance de rencontrer Anne une visiteuse de prison qui s'est intéressé à lui sans d'ailleurs lui poser la « question qui tue » : « Pourquoi êtes vous ici? Vous êtes emprisonné pour meurtre, de quel meurtre s'agit-il, en quelles circonstances? »

La réponse à la question non posée finira d'ailleurs par tomber, c'est d'ailleurs un événement dramatique qui n'arrive pas comme un cheveu sur la soupe...c'est inscrit non dans les gênes d'Aurélien mais dans son histoire personnelle.

Le livre, émouvant est constitué de l'ensemble des lettres que le prisonnier écrit à Anne sans d'ailleurs oser lui envoyer!

Aurélien raconte sa vie en prison, l'enfer carcéral, c'est à dire l'isolement, les brutalités entre prisonniers, une violence insupportable où seuls les plus forts s'en sortent avec de moindres dégâts.

Sauve qui peut! Chacun cherche une voie pour s'en sortir ou du moins pour que le temps passe plus vite : c'est pour son nouveau compagnon de cellule « Gabin » les petites figurines et pour lui c'est l'écriture qui lui permet un retour sur lui même, une réflexion, voire une rédemption par la culture.

Le livre est émouvant et si au début je m'interrogeais pour savoir si la jeunesse était la bonne cible, je me suis laissé convaincre : l'écriture court sur le papier, le personnage est attachant, ce n'est pas un « bisounours », il l'explique bien.

Il est utile et nécessaire que les jeunes puissent savoir ce qu'est la prison... non seulement pour éviter de s'y retrouver un jour mais pour comprendre que la société dans lequel ils vivent, « ce n'est pas le Pérou » et que beaucoup de réformes sont à faire, y compris celui qui touche l'emprisonnement pour délits.

Aurélien est amoureux de sa visiteuse...Est-ce un amour sans réciprocité ou une petite lumière qui luit de plus en plus fort.

Ce qui est certain c'est qu'Aurélien n'est plus le même homme, il réfléchit et rejette même la violence et la haine qui l'ont habité :

« La haine peut représenter, à court terme, une formidable colonne vertébrale. Elle donne l'illusion de la force, alors qu'elle vous détruit, et détruit tout ce que vous touchez. »

 

Jean Bouet

 

Partager cet article
Repost0
14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 09:21

L'auteure sera au salon le Dimanche 13 octobre 2013 à la Ferme des Jeux

 

« Destins croisés

Le Bolivar du Sud »

de Colette Coquis

Collection Tremplin

168 pages

Juillet 2011

16 €

 

destins

 

 

                                                                                         C’est le Pérou  !

 

 

L’histoire commence par un tremblement de terre, fort sérieux à Pisco, port du sud du Pérou.

Eléonore, française, amoureuse de ce pays qu’elle a déjà parcouru, est là dans les décombres, blessée.

Elle se remémore sa première visite dans ce pays magnifique.

Le voyage est étonnant et ravissant…Les vieilles pierres attirent le regard avec les Temples de la Lune et du Soleil et les terrasses des sacrifices.

L’héroïne, née près de Paris à Brunoy s’intéresse particulièrement à la vie et au destin du Général San Marin, libérateur du Pérou…

Pourquoi a-t-il quitté son pays après sa victoire sur les espagnols après le débarquement de son armée en 1820 ?

Pourquoi le corps de ce général, né en Argentine a-t-il séjourné à Brunoy pendant 20 ans ?

Éléonore regarde, écoute, questionne, cherche, s’émerveille et finit par trouver la clé lui permettant de mieux connaître et comprendre ce général.

Ce croisement entre le passé et le présent est intéressant, éducatif et plaisant.

Le lecteur, même peu habitué à ce style, comme « votre serviteur » ne s’ennuie pas d’autant plus que l’écriture est fine, assez rythmée. Nous avons même droit à l’utilisation maîtrisée du passé simple.

Que dire de plus ?!

Ah oui j’oubliais les milliers de petits insectes hideux, les cochenilles qui font la richesse du Pérou qui en extrait le carmin et « assurait 80% de la production mondiale :

« Nous passâmes de l’étonnement au dégoût lorsqu’on apprit que ce carmin, largement utilisé par les teinturiers de textiles depuis la nuit des temps, ou par des peintres de la Renaissance comme Michel-Ange, l’était aussi maintenant pour le colorant alimentaire E120 et pour la fabrication de nos rouges à lèvres ! »

 

Attachez vos ceintures pour retrouver Éléonore, découvrir les charmes du Pérou et suivre cette jeune femme qui va être charmée par cette région et par….Ricardo !

Partager cet article
Repost0
28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 13:41
Nous connaissions Antoine BLOCIER comme auteur de polards pour adultes. Suite à des évênements qu'il a eu à vivre et gérer à titre personnel, il s'est lancé dans l'écriture d'un livre à destiantion de la jeunesse. "Maelyss et ceux des caravanes".
(voir article précédent)
Lorsque nous avons été plusieurs à le lire, puis face à l'enthousiasme du premier "jeune lecteur" qui en a eu la primeur, nous avons contacté le collège et poposé d'offrir une centaine de livres pour des élèves de 6e, laissant aux équipes pédagogiques le choix d'en faire bon usage.
Ce mardi, ce fut l'aboutissement de ce projet : Antoine BLOCIER est venu à la rencontre de ces jeunes lecteurs, des professeurs de français et de la responsable du CDI du collège La Mare des Champs. De l'avis même d'un professeur, une certaine réticence au départ. Le sujet du livre a cependant fait basculer le choix et au final, personne ne regrette.
 DSCF0250-copie-1.JPG  DSCF0262.JPG
Antoine BLOCIER, sous le feu des questions a pu "désacraliser le métier et le statut d'écrivain". Les jeunes ont pris conscience qu'un auteur et quelqu'un comme tout le monde. Il a aussi pu bien sûr expliquer la "culture rrom" et permettre de différencier les gens du voyages avec qui ils sont trop souvent confondus. Visiblement le livre a plu et le travail réalisé par les équipes pédagogiques a été à la hauteur de nos espèrances.
DSCF0257.JPG DSCF0263.JPG
Antoine BLOCIER a été remarquablement impressionné par la pertinence de certaines questions. Nous n'hésiterons pas à renouveler une telle opération, peut-être avec le même auteur qui prépare une suite aux aventures de cette gamine et sa bande de copains. Il a même lancé un défi : "Envoyez moi une histoire avec Maelys et je reviendrai vous voir. Peut-être je pourrai l'intégrer dans mon prochain livre. J'ai le même projet avec une classe en Bretagne". Des vocations en devenir ? Qui sait ?
Patrice THEVENY, Président de Familles Laïques de Vaux le Pénil
Partager cet article
Repost0
2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 07:34

Les albums font recette(s).

 

 Les dessins sont attractifs, les textes peu longs et les enfants en raffolent...

 Y a t-il encore de la place pour les livres, pour les romans pleins et entiers ? Souvent il suffit que le pré adolescent (10-12 ans) ouvre le livre, commence la lecture pour qu'il soit capté puis captivé. Les premières lignes comptent beaucoup. Pierre Gemme, auteur « jurassien » né en 1964 sait comment faire en offrant des voyages et la découverte des autres.

 

console_mysterieuse.jpg

« La console mystérieuse »

 roman de Pierre Gemme éditions du bout de la rue 111 pages 2009 10 €  

 

 Un voyage extraordinaire  

 

 Thibault reçoit à Noël une console de jeux...C'est la joie pour lui et aussi des interrogations. Qui à travers ce jeu l'appelle au secours ? Cette console le sollicite fortement...Qui pourrait résister à cet appel ? Surtout pas un petit garçon qui se sent coupable parce que son père licencié a « volé » ce jeu à son patron pour l'offrir à son fils pour qu'il ait un Noël. Entraîné par son guide électronique, Thibault décide de quitter le domicile parental pour aller jusqu'en Chine. Ce livre émaillé de descriptions et conçu comme un vrai roman policier est un compagnon attachant qu'on ne peut pas quitter. Le chef d'entreprise à qui appartient ce jeu décide d'envoyer un tueur pour trouver le jeune garçon et s'en débarrasser afin qu'aucune lumière soit faite sur les affaires louches qu'il entreprend. La route est longue dans ce transsibérien mais palpitante et pleine de surprises et de dangers. Le tueur arrivera t-il à ses fins ? Il ne s'agit pas pour l'auteur de se contenter de livrer une histoire extraordinaire et entraînante, il présente une écriture soignée, explique au jeune lecteur certains détails à l'aide de notes choisies et peu nombreuses en bas de page. Certaines étapes méritent un arrêt sur image : « Moscou défilait derrière les fenêtres du taxi formant des tableaux éphémères aussitôt gommés par la brume givrante. La voiture filait sur la chaussée couverte de glaces. Les trottoirs, tels des miroirs, reflétaient les bulbes dorés du Kremlin » Cette histoire, non contente d'être prenante avec ses nombreuses péripéties, sensibilise les jeunes lecteurs à l'exploitation des enfants dans des pays pourtant signataires de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant.

 

 Avec ou sans billet, prenez vous aussi le train-du moins en pensées- pour accompagner ce garçon à sa quête, le suspense vous prendra mais bon, c'est un livre pour enfants....  

 

Jean-François Chalot

Partager cet article
Repost0
29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 21:38

2003 CALENDRIER (6)

 

« Lettres mortes »

 roman d'Elibert Blaeme

éditions librécrit 2011

185 pages 25 €

 

 Un polar dans le milieu de l'édition

 

 L'auteur qui a pris ce pseudonyme s'en prend au milieu de l'édition et de l'écriture où marchandisation et « machination » font bon ménage. Le héros qui se raconte est un auteur en mal de notoriété qui est invité par son éditeur à profiter d'une soirée mondaine pour se faire remarquer des journalistes. Tout va pour le mieux, il rencontre un « confère » honni à qui il a prêté sa plume...L'altercation tourne au pugilat. Un coup de poing ne fait ni bien mal ni ne propulse l'auteur au faite de la popularité! Allez savoir. Le lendemain l'adversaire est trouvé mort dans sa baignoire, électrocuté comme cet ancien chanteur des années 70 ! Lilian, notre héros semble être le coupable idéal ! Il doit à la fois essayer de comprendre et à la fois répondre aux demandes de son éditeur. Voici là un polar- mais ce n'est pas qu'un polar- qui commence bien et qui nous plonge dans le milieu où l'édition est de plus en plus contrôlé par des capitalistes qui ne sont intéressés que par le résultat comptable. Les politiques eux aussi manigancent et réussissent à placer leurs amis et à se faire éditer et diffuser grâce à une campagne de presse qui les propulse en tête de gondole. Quelle réussite pour des personnalités qui n'ont pour certains écrit au mieux que quelques lignes de leur livre! Dans cet univers impitoyable, survivent des éditeurs passionnés et honnêtes qui comme celui de Lilian, tout pris à la gorge qu'il est, continuent contre vents et marées à défendre et suivre des principes déontologiques : « ..Je ne suis pas un éditeur à compte d'auteur, c'est à dire qui publie aux frais des écrivains et qui en fait son profit. » L'immersion dans ce milieu fait d'affairistes d'un côté et de vrais éditeurs résistant tant bien que mal au système de l'autre est instructive et le suspense donne un petit plus. L'auteur de ce livre comme celui dont il conte l'histoire sont résolument contre l'empire du fric qui fonctionne avec une promotion publicitaire propulsant des livres sans éclat, vendus comme n'importe quel produit commercial.

Voici là un livre qui ne faut pas hésiter à lire..

.Vous ne serez pas déçus!

 

Partager cet article
Repost0
21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 08:48

Sans vouloir se jeter des fleurs, les organisateurs de ce 3e salon littéraire peuvent être fiers de ce millésime 2012.

S'ils n'ont pu obtenir une météo clémente, les retours et les commentaires qui remontent  ne sont que des encouragements à poursuivre dans le même sens.

salon litteraire

(création affiche : Olivier SCAPIN)

 

Ci-dessous, quelques messages que nous publions avec l'accord de leurs auteurs.

A votre tour, éditeurs, écrivains, visteurs, lecteurs, .... faites nous part de votre avis ... même négatifs. Nous somme preneurs.

(ulilisez le lien en bas de la page pour laisser une trace écrite de vos impressions)

 

J'ai eu moi-même, beaucoup de plaisir à "véhiculer" certains d'entre vous, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, de la gare de Melun à la Ferme des Jeux et/ou inversements.

Dès le premier contact, la conversation s'engageait, parfois visite commentée, historique de Vaux le Pénil, tissu associatif, ... la météo désastreuse du jour bien sûr, et aussi beaucoup d'humour. Je pense à un trajet retour en particulier. Les concerné(e)s se reconnaitront.

Nota Bene : effectivement Frédéric (bon météorologue) vers 19h00 nous avons eu un magnifique rayon de soleil et un superbe arc-en-ciel.

 

 Patrice THEVENY

 

 

Merci de ce joli article - et des belles photos. Viviane et François étaient très heureux de cette journée - et du très bon accueil ! Merci à vous!
David M. -  Aux forges de Vulcain

 

Merci votre accueil chaleureux, et à l'année prochaine peut-être.
Fred Moret - Zinc éditions

Merci pour ce retour et ce salon si sympathique et convivial.
Avec le plaisir de pouvoir à nouveau être présents l'année prochaine.
Cordialement
L'équipe de Chant d'orties

 

Merci beaucoup!
Et encore merci pour cet agréable salon, très bien reçu, très bien organisé, nous serions ravi de revenir.
Bien à vous
Frédéric Cambourakis

 

Je tiens à vous remercier pour la très belle organisation de ce Salon Littéraire, organisation qui a suscité une convivialité riche de belles rencontres.
A bientôt.
Dominique Drouin - Scriptogram

 

Tous réunis autour d'une même passion pour le livre: quoi de mieux ? Merci à tous pour votre accueil !

Isabelle BAUER

 

Bonjour,
Merci à toutes celles et tous ceux qui ont organisé ce salon très sympathique.
Les rencontres entre auteurs et lecteurs ont été belles.
Krystin Vesterälen

 

Une bien belle organisation. Merci !

Claude COLSON

Partager cet article
Repost0
19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 11:14

Parlez nous de vos lectures....

La veille du salon littéraire, un auteur habitant Blandy les Tours a sorti un livre....

Il a fait un petit tabac comme au dit , sur le salon....

 

 

« La Sentinelle de l'Invisible »

roman de Jean-Zéphyr Idoux

septembre 2012  - 182 pages   - auto édition

idoux.jz@wanadoo.fr

 

1ere-couv-La-sentinelle.jpg      

Une partie de nos racines....

 

Au début, c'était une pièce « Recluse » qui connut un vif succès.

L'auteur, amoureux des lettres , des mots et de l'écriture a voulu écrire un livre afin de conter l'histoire-un fiction s'appuyant sur des fait réels- à un plus large public.

Comme dans ces précédents ouvrages, on retrouve le goût des images écrites et une « poésie en prose ».

Ils étaient faits pour vivre ensemble mais le destin les a privés d'une vie qu' Hydulphe voulait douce, heureuse et débonnaire.

Nous sommes au tout milieu du 14ème siècle, dans une époque troublée- mais au fait la nôtre ne l'est-elle pas aussi- la misère, les famines et les disettes sont là bien présentes et la peste implacable frappe.

Les superstitions sont fortes et l' Eglise est débordée par tous ceux qui cherchent un bouc émissaire...

Le juif, déjà lui, est livré à la vindicte populaire.

Qu'est-ce qui pousse Colombe à choisir de devenir nonne et à renoncer à l'amour terrestre?

S'agit-il d'un choix mûrement réfléchi ou d'une décision prise le jour où les flagellants ont sacrifié Ismaël?

Il faut chasser le malin et trouver une vierge, une veuve ou une ancienne prostituée qui accepte de « vivre » recluse entre quatre murs, sans contact autre que l'apport d'un maigre repas par une lucarne.

« Trouvez nous une sainte, trouvez nous une sainte....répète t-il à voix haute. Mais qu'est ce que la Sainteté, sinon une forme de folie qui inspire à la piété et donne une conduite. »

C'était il y a bien longtemps et au-delà de sa position individuelle vis à vis de la religion, le lecteur ne peut qu'être impressionné par ce don total de soi de l'héroïne principale.

On attend d'elle des miracles en ces temps si incertains, des guérisons , qu'elle devienne une « sainte ».

Elle va jusqu'au bout malgré les pressions exercées par ses proches.

Elle est consentante, volontaire et prête à aller jusqu'au bout, n'hésitant pas à se donner la discipline.

L'auteur situe son histoire à Champeaux en Brie, près de Blandy les Tours et il nous fait découvrir des mots et expressions inusités de l'époque avec une approche toute pédagogique.

Saviez vous qu'en langage mystique, l'éjaculation est une prière qui sort du cœur, du sentiment?

Découvrez, dégustez ce roman et n'oubliez surtout pas de lire l'herbier des mots qui constitue plus qu'un glossaire, une mine!

 

Jean-François Chalot

 

 

Partager cet article
Repost0
15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 09:36

Malgré un dimanche maussade, humide et froid,

l'affluence au salon littéraire, 3e du nom, a été constante.

Les équipes de la Ferme des jeux et de Familles Laïques

ainsi que la ville de Vaux le Pénil peuvent être fières de cette réussite.

  DSC 4184

Les éditeurs et les écrivains ont souligné la chaleur et la qualité de l'accueil

qui leur ont été réservés,

et pour certains, le plaisir de revenir à la Ferme des jeux était grand.

 

 

Que vive le livre !

 

Ils ont écrit un roman, une bande dessinée, un livre de science fiction ou un «polar», certains ont choisi l'auto édition et d'autres ont trouvé un éditeur indépendant.

Ils recherchent à sortir de l'anonymat ou à diffuser plus largement leur production.

Des éditeurs «citoyens», militants ou simplement passionnés cherchent à se faire connaître et surtout à lancer de jeunes talents.

Ils sont au total, plus de soixante dix à répondre à l'invitation de l'Association de la Ferme des Jeux, de Familles laïques de Vaux le Pénil et du service Culturel de la Ville.

La troisième édition est un succès, malgré la pluie et malgré la crise qui contraint beaucoup de lecteurs à réduire le nombre de livres achetés.

Des romancières viennent de loin; de très loin, qu'importe, elles vendront quelques livres, en seront de leurs deniers personnels mais, interrogées, elles répondent;

«Ce salon de Vaux le Pénil reste pour nous un lieu de rencontres, de convivialité...On discute entre nous, avec des lecteurs et avec des éditeurs que nous ne connaissons pas ou peu»

 

Certains auteurs ne vendent même pas leur livre puisque c'est le libraire de Melun qui a fourni le nombre d'exemplaires demandé. Ils n'obtiendront qu'un petit pourcentage versé par leur éditeur.

Comme le confie l'historien marxiste Jean Jacques Marie : «Je suis là pour discuter, pour partager».

 

 

 

Au cours de ce salon ont été remis deux prix littéraires  

 

Le Tour des Mots (textes courts) avec pour thème cette année «Migrations » :

 

1er prix : Ahmed NEBTI, pour "Rendu par la mer"

DSC 4205

 

2e prix : Martine FERACHOU pour "Le désert d'Hamid"

    DSC 4190

 Thierry BILISKO a lu et interprêté ces deux textes de façon magistrale, rendant hommage aux textes de ces deux auteurs, deux nouvelles d'une profonde humanité.

DSC 4171

 

 

Pour la première fois, un prix décerné par la ville "Les Petites Pages", qui récompense un livre destiné aux enfants de 0 à 7 ans. 

 

Le premier millésime est décerné à Isabelle DEMARLY, illustratrice de «Le Magasin de souvenirs».

C'est un livre destiné aux 6-7 ans, une histoire passionnante et des dessins à déguster... sur un thème douloureux : la perte de la mémoire et la mort. Voici là une illustratrice de talent.

DSC 4154 DSC 4160

En amont du salon,

 

Des auteurs ont rencontré les enfants des écoles, des lycéens.  

Paul DESALMAND, demande aux jeunes si certains se destinent à l'écriture, explique le dur parcours d'un livre et parle de son dernier livre : " le pilon" qui raconte justement l'histoire d'un livre. (car des milliers de livres chaque année passent au pilon car non vendus).

Comment peut-on ainsi détruire régulièrement des milliers et milliers de livres?

 DSC 3924 DSC 4126

Dans le cadre toujours agréable de la bibliothèque une auteure Nathalie DUJARDIN qui s'occupe d'une classe de primaire, grande participation des enfants qui ont écrit avec l'auteure un petit poème sur le thème du soleil.

 DSC 3962 (2) DSC 3968

 

L'après midi de nouveau au lycée avec l'auteure dynamique Carole Achache qui a su captiver les élèves. A la fin malgré la fin des cours certains jeunes sont venus lui parler et dimanche au salon littéraire certains sont revenus la voir.

DSC 3954  DSC 4058

"Je pense que ce fut une excellente initiative ces rencontres en amont du salon littéraire. Car ce sont ce genre d'actions dont les enfants se souviendront plus tard." dit Chantal BAUDET

  DSC 3997 (2)

Familles Laïques a proposé aux professeurs de français des classes de 6e du collège "La Mare des Champs" de Vaux le Pénil un projet de lecture et une rencontre avec l'auteur, Antoine BLOCIER et pour finaliser cette initiative,  d'offrir 120 livres "Maelys et ceux des caravanes".

Le vendredi, ce dernier a animé un débat conférence sur "les jeunes et la lecture" et sur la problèmatique du rejet des Roms et la méconnaissance de ce peuple. Le débat fut très interressant malgré le peu de participants.

 

Le jour du salon, un public varié et curieux,

des contacts et des échanges fructueux.

 

Sur les différents stands, les conversations allaient bon train et la convivialité était là. Pas de snobisme, beaucoup de sourire, de plaisanterie parfois. Des conversations sérieuses voire graves autour de certains sujets et livres. Au stand Familles Laïques, "Adieu cousettes" a suscité beaucoup de curiosité.

DSC 4103DSC 4110

  DSC 4117 DSC 4192

Des enfants sont venus après pour lier un peu plus connaissance avec les auteurs et acheter quelques albums.

Kalik, âgé de 11 ans, premier garçon à lire «Maëlys et ceux des caravanes» échange ses impressions avec Antoine BLOCIER l'auteur.

 DSC 4129 DSC 4206

Des habitués, des nouveaux, des curieux sont venus, et rares sont ceux qui sont repartis les mains vides.  

 

Un écrivain ami du livre manque aux habitués de ce salon, c'est Paul Villach,notre ami décédé en avril dernier aussi quand spontanément une auteure prend sa place pour une prise de parole, c'est l'émotion qui étreint ceux et celles qui l'ont connu : «Je remercie chaleureusement les organisateurs de ce salon, c'est un moment convivial, on se sent bien ici, merci à vous et à l'année prochaine. Vivement octobre 2013 ! »

 

Jean-François CHALOT – Chantal BAUDET – Patrice THEVENY

 

TROIS DEBATS , L'UN EN AMONT LE VENDREDI SOIR,

LES DEUX AUTRES LE DIMANCHE 

 

Vendredi 12 octobre

le jeune et la lecture

 

Cette rencontre avec Antoine Blocier a permis, outre un échange sur la nouvelle relation existant entre les jeunes et les textes via l'informatique, de montrer l'importance du livre et de l'action pédagogique menée par des enseignants à l'école.

Le deuxième sujet, passionnant aussi a été très largement abordé : celui de "l'accueil fait aux roms"

Qui sait que les Roms, qui ne sont pas des gens du voyage ne peuvent accepter que des CDI de 35 heures!?

Aucun employeur ne peut leur proposer des petits contrats et c'est ainsi que ces roms sont expulsables !? Il y a encore beaucoup à faire pour que notre République devienne SOLIDAIRE!

 

  Dimanche 14 octobre de midi à 14H30 avec l'historien Jean Jacques Marie

JJMARIE 

Ce déjeuner repas qui a regroupé 17 personnes a permis de revenir sur les tabous de l'histoire "russo soviétique" pour reprendre le titre d'une émission sur ARTE animée par JJ Marie.

C'est un débat passionnant. Tous les ans nous choisissons pour cette rencontre repas-débat un sujet différent .....

 

 

 

Dimanche 14 octobre de 14H30 à 16H le surendettement avec l'auteure Sabine Espona

 

Le débat est intéressant même si les participants ne sont qu'une petite dizaine.

Les personnes présentes ont souligné, entre autres l'importance de l'accompagnement des familles et de la nécessité qu'un lien de partenariat existe entre les bénévoles et les services sociaux.

Partager cet article
Repost0

  • familles-laiques-de-vaux-le-penil.over-blog.com
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77

AGENDA

 

 

  -oOo-

 

PROCHAINES PERMANENCES "INFO DETTE"

  à VAUX LE PÉNIL

 

 Vendredi 09 avril 2021

 Vendredi 14 mai 2021

sur rendez-vous au 

09 75 38 81 13 

 

    Affiche surrendetement RVB    

 

Sinon, toute l'année,  il y a des permanences hebdomadaires à 

 Melun, Dammarie, Le Mée, St Fargeau-Ponthierry, Moissy Cramayel.....

Renseignez vous auprès de notre secrétariat !

Qui sommes nous ?

Association fondée sur le principe de la laïcité,

intervenant dans tous les domaines

 où l'intérêt des familles est concerné.

     logo rose afl

Animée uniquement par des bénévoles, l'association propose différentes actions telles que : Accompagnement scolaire, alphabétisation, info dettes, écoute et soutien des familles, écrivains publics, informatique, échanges de savoir-faire. 

 

Surtout n'hésitez pas à nous laisser des commentaires en utilisant le lien en dessous de chaque article De même, lisez les commentaires, ils vous en inspireront peut-être d'autres Notre PAL est subventionné par la Caisse d'Allocations Familiales 77 et le Conseil Régional d'Ile de France