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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 08:04

Avec la Bibliothèque de l’Arcature et les écoles :

 

En amont du salon, les élèves rencontreront des auteurs, illustrateurs, éditeurs de livres destinés à la jeunesse. Des ateliers variés sont prévus.

 

Mardi 4 octobre matin : Georges Grard et Grrr…art éditions (Gaston Dumont cycle 3)

Mardi 4/10 après-midi : Les éditions Mouck (Grande section, CP, CE1)

Vendredi 7 octobre : Les éditions du trou de nez (maternelles, CP, CE1)

 

Avec l’Université de parents :

 

La veille du salon, débat autour du thème : Que lisent nos enfants ? En présence d’Anna Cros, auteur jeunesse et d’Anne-Marie Le Guhennec, bibliothécaire. Qu’est-ce qu’un livre pour enfant ? Quelles sont leurs lectures préférées ? Quelles astuces pour leur donner envie de lire ?

La discussion sera animée par Jean-François Chalot.

 

Samedi 8 octobre, 17h30, Petit théâtre de la Ferme des Jeux, entrée libre

 

Avec le Centre de Loisirs : 

 

Affiches du concours départemental organisé par les Francas (été 2011) : « Abécédaire et poésie » (6-12 ans)

 

Dimanche 9 octobre :

 

Le jour du salon, nombreuses animations dans des domaines variés.

10h00-11h30 : Qu’est-ce que lire ? avec Alain Bentolila (Petit théâtre)

10h30-11h30 : Atelier d’écriture avec Ciclop et Marie B. Guérin (Grenier)

11h30-13h : Débat sur la précarité, avec ATD Quart Monde et Régis Félix (Bar du manège)

13h45-14h15 : Lectures de poésies par les auteurs de la revue La Grappe à l’occasion de la sortie du N°80 (Petit théâtre)

14h30-15h00 : Chansons poétiques par Emmanuel Berland (Petit théâtre)

15h-16h : Atelier d’écriture avec Ciclop et Marie B. Guérin (Grenier)

15h15-15h45 : Lectures de textes par Jean-Pierre Fourré (Petit théâtre)

16h-17h30 : A l’occasion du 30ème anniversaire de l’abolition de la peine de mort, mini-conférence avec Jean-Yves Le Naour, auteur de « Histoire de l’abolition de la peine de mort, deux cents ans de combat », préface de Robert Badinter (Petit théâtre)

 

 

Une manifestation organisée par l’Association de la Ferme des Jeux, Familles laïques de Vaux-le-Pénil, la bibliothèque municipale de l’Arcature et Ciclop 77 ateliers d’écriture.

Informations : assofermedesjeux@gmail.com 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 12:37

 

LA DEUXIEME EDITION DU SALON LITTERAIRE DE VAUX LE PENIL

Un des auteurs présents l'an dernier a publié un article dans Agoravox, article que nous reproduisons ici
avec son autorisation et le titre original ( il s'agit là d'un titre plein)

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Intégristes, s’abstenir : le 2ème Salon littéraire de Vaux-le-Pénil

 

 

Le 9 octobre prochain, de 10h à 18h, se tiendra le 2ème Salon littéraire de Vaux-le-Pénil, dans la banlieue de Melun en Seine-et-Marne. Inauguré en 2010 à même époque, ce salon s’est distingué d’entrée par un savoir-faire et un esprit qui le distinguent de ses semblables.

 

Un salon à taille humaine et convivial

 

Sans doute y retrouve-t-on les acitivités d’usage propres à ce type de manifestation autour des livres, de ceux qui les conçoivent et de ceux qui les lisent, comme rencontres, dédicaces, lectures, conférences, débats et autres ateliers d’écriture.

 

Mais il a pour lui d’être à taille humaine. Au milieu de la cour de « La Ferme des jeux », une ancienne ferme transformée en Centre culturel municipal, un pavillon coiffé de tentes coniques accueille auteurs et éditeurs sans que les uns et les autres se contrarient par le nombre et se marchent sur les pieds comme c’est si souvent le cas ailleurs. Une trentaine d’éditeurs dans des genres variés et en particulier pour les jeunes, sont attendus, et une soixantaine d’auteurs.

 

Aucun droit d’inscription n’est exigé des exposants qui sont accueillis avec chaleur. Les auteurs ou éditeurs à leur table n’ont rien de ces bêtes de ménagerie que nombre de salons exposent à la curiosité des visiteurs. À Vaux-le-Pénil, les rencontres entre auteurs et lecteurs sont volontiers conviviales. Il existe un état d’esprit qui les rend possibles auquel les organisateurs du Salon ne sont pas étrangers (1).

 

Une célébration du 30ème anniversaire de l’abolition de la peine de mort

 

Quelques personnalités sans doute sont annoncées le 9 octobre, mais pas de celles que l’on voit partout. À côté de Cavanna qu’on ne présente pas, seront présents par exemple le linguiste Alain Bentolila, l’historien Jean-Yves Le Naour ou encore Marie Chaix. Et parmi les auteurs plus modestes, on relève des rédacteurs d'AgoraVox.

 

Tandis que les visiteurs noueront des relations avec auteurs et éditeurs au pavillon central, dans diverses salles autour se tiendront conférences et débats. Au « Bar du Manège », entre 11h et 12h30, par exemple, « l’association ATD Quart Monde » animera un débat sur la précarité. Alain Bentolila expliquera dans « Le Petit Théâtre » ce que lire veut dire pour lui entre 14h et 16h. Ou encore, Jean-Yves Le Naour, auteur du livre « l’Histoire de l’abolition de la peine de mort », préfacé par Robert Badinter, donnera une conférence à 16h sur le sujet, puisque, jour pour jour, on fêtera le 30ème anniversaire de l’événement : la loi n° 81-908 portant abolition de la peine de mort a été publié, en effet, le 9 octobre 1981, avec pour article 1er « La peine de mort est abolie. »

 

Faut-il préciser que l’entrée est libre et que l’accès au salon est très facile tout comme le stationnement sur de vastes parkings autour de « La Ferme des jeux » ? Riche de son expérience de l’an passé, la deuxième édition du Salon littéraire de Vaux-le-Pénil promet d’être encore plus réussie. L’esprit qui souffle sur Vaux-le-Pénil, ce jour-là, mérite qu’on y vienne s’en emplir les poumons à longs traits. Une seule réserve, évidemment : intégristes de tous poils s’abstenir !

 

 Paul Villach

 

(1) Le salon littéraire de Vaux-le-Pénil est organisé par l’Association de la Ferme des Jeux, Familles Laïques de Vaux-le-Pénil, la bibliothèque municipale de l’Arcature et Ciclop 77 ateliers d’écriture.

Pour toutes informations : assofermedesjeux@gmail.com

 

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Voici le programme

 

Rencontres, dédicaces, lectures, conférences, débats, ateliers d’écriture.

 

Avec : Zinc éditions (livres illustrés), Le buveur d’encre (jeunesse), les éditions du Sonneur (littérature), les éditions Tirésias (histoire), Le temps des cerises (romans, essais, poésie), les éditions Dédicaces, Hélices et Levée d’encre (poésie), les éditions Quart Monde, La cause des livres (sciences humaines, littérature autobiographique), les éditions Mouck (jeunesse), Autour du livre (musique, rock), Galerie Hors Champ (photographie), Lys éditions Amatteis (Seine-et-Marne), éditions Grrrart (BD, jeunesse, romans), Artena (livres illustrés, beaux livres), les éditions Juste pour lire (BD, polars, jeunesse), Rytrut éditions (musique), les éditions de la Guette (nouvelles), les éditions du trou de nez (jeunesse), La porte littéraire (fantasy), La Grappe (revue poétique), PGCOM éditions (romans, nouvelles), les éditions du bout de la rue (jeunesse, roman, polar, poésie), les éditions du Lys noir, Grip-éditions (manuels scolaires), les éditions Souffle du rêve (nouvelles, romans), Les amis de Dodova (jeunesse), les éditions Amalthée, les éditions Henry (écrits du Nord, poésie, jeunesse)…

 

Et les auteurs et illustrateurs : François Cavanna -sous réserve- (écrivain dessinateur), Alain Bentolila (linguiste), Jean-Yves Le Naour (historien), Marie Chaix (romancière), Anne Moreau-Vagnon (sculpteur illustrateur), Gérard Filoche (auteur militant), Georges Grard (BD) et Robin Guinin, Jean-Zéphyr Idoux (romancier), Cécile Bidault (jeune dessinatrice), Pierre-Yves Chereul/Paul Villach (auteur), Jean-Pierre Fourré (auteur, éditeur, comédien), David Hannappe (auteur illustrateur), Emmanuel Berland (poète) et Richard Taillefer, Antoine Blocier (auteur militant), Hugues Barrière (auteur) et Aude Turpault, Régis Félix (auteur militant), Gép (auteur illustrateur), Badia Hadj Nasser (nouvelles), Michel (dessinateur), Charles-Antoine Cros (jeune écrivain), Pierre Brulhet (fantastique), Ladzi Galaï (traducteur), Jean-Marc Borie (science-fiction) et Domino Milot, Gilles Marchand (auteur) et Olivier Salaün, Gaëlle Callac (auteur illustrateur) et Xu Hualing, Phoebé (fantasy) et : Sarah Bannouri, Céline Cristini, Nora Chaouche, Pierre Passot, Michel Baranger, Muriel Strupiechonski, Thierry Venot, Michel Reynaud, Tit, Véronique Olivares, Cédric Gruat, Jean-Marie Winkler, Joël Corno, Vanessa Mars, Elvire Kuenzi, Laetitia Terlutte, Françoise Anglaret, Annie et Gérard Walraevens, Daniel Abel, Claude Dehêtre, J. Jacques Guéant, Colette Millet, Dominique Laronde, GN Paradis, Constance, Mestr Tom, Leti, PF, Benoît Chavaneau, Sylvia Baldeva, Marc Wilhem, Philip Corre, Jacques Sirgent, Sophie Massonnaud-Herbouiller

Une manifestation organisée par l’Association de la Ferme des Jeux, Familles laïques de Vaux-le-Pénil, la bibliothèque municipale de l’Arcature et Ciclop 77 ateliers d’écriture.

 

Informations : assofermedesjeux@gmail.com

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 06:49

 

Quand s'ouvrira le salon littéraire de Vaux le Pénil le dimanche 9 octobre 2011

nous pourrons souffler les 30 bougies de la loi supprimant la peine de mort en France

Loi n° 81-908 du 9 octobre 1981 portant abolition de la peine de mort

(Journal officiel 10 octobre 1981)

L'Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,

Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Art. 1er. - La peine de mort est abolie.

Nous avons invité l'auteur de l'histoire de l'abolition de la peine de mort....

Il sera présent et tiendra une conférence à 16 Heures à la Ferme des jeux,

 lieu où se tient le salon.

Voici une présentation de son ouvrage

 

« Histoire de l'abolition

de la peine de mort »

deux cents ans de combat

livre de Jean-Yves Le Naour

préface de Robert Badinter

éditions Perrin

avril 2011

21,85 €

 

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La résistance puis la mort lente de la « veuve » et de la peine de mort

La France a le triste privilège d' être la dernière Nation de l'Europe occidentale à abolir la peine de mort... La « veuve » a tout d'abord décapité en place publique devant la foule avant d'être reléguée dans un espace moins voyant puis utilisée à huis clos dans l'enceinte des prisons à partir de 1939.

Alors que les philosophes des lumières sont favorables à la peine capitale, Cesare Beccaria, jeune marquis de Milan sort un petit livre en 1764 qui fera l'effet d'une bombe. Ce traité des délits et des peines va influencer très fortement les consciences.

« Beccaria considère que la peine de mort n'est ni juste ni utile donc qu'elle n'est fondée sur aucun droit. » Il s'attaque ainsi à la théorie de Rousseau qui donne à la société le droit de mort dans le cadre du contrat social. Il n'admet qu'une restriction à ses convictions abolitionnistes : 

« pour les rebelles et les traitres à la patrie qui, même capturés n'en continuent pas moins à représenter une menace pour le pouvoir. »

Il va ainsi à la fois convaincre des philosophes comme Voltaire et à la fois des révolutionnaires qui comme Robespierre vont combattre la peine de mort tout en s'appuyant sur la restriction pour faire fonctionner la guillotine, la « veuve » durant la terreur.

Ce livre ne laisse aucun événement dans l'ombre et relate les avancées et reculs des abolitionnistes .

L'auteur explique clairement les contradictions qui ravagent les « progressistes » ainsi que les divisions permettant aux rétentionnistes de remporter souvent la mise et de maintenir le couperet en action. Il est vrai aussi que l'action de la presse qui affiche les crimes à la une avec de nombreux détails permet d'instrumentaliser des faits odieux afin d'isoler les abolitionnistes.

Quand Albert Soleilland viole et étrangle une fillette de onze ans, Marthe Eberling le 31 janvier 1907, le Petit Parisien orchestre une campagne pour le maintien de la peine de mort et contre la grâce que pourrait signer le président de la République.

Le président Armand Fallières reste inflexible, il signe la demande de grâce.

Les partisans du maintien de la peine capitale surfent sur l'opinion publique et en profitent pour imposer un vote de maintien de la peine capitale à la chambre des députés le 8 décembre 1908, contraignant ainsi le président de la République à ne plus systématiquement gracier....Le garant des institutions qu'il est ne peut pas « annuler la loi et ignorer la décision des représentants de la Nation ».

C'est à la libération et à la fin de l'épuration que le combat contre la peine de mort reprend de la vigueur avec des intellectuels comme Albert Camus et des hommes de gauche et même de droite qui essayent de provoquer un vote au parlement.

 

Avec la cinquième république, le président de la République étant le seul maître de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, il faut que celui ci soit abolitionniste pour qu'enfin un nouveau vote ait lieu....

Il faut attendre la victoire de la gauche en 1981 qui a inscrit l'abolition de la peine de mort dans son programme, la volonté de François Mitterrand et l'action résolue de Robert Badinter, avocat abolitionniste de talent, devenu ministre de la justice pour que les deux chambres votent la fin de la peine capitale.

Comme l'affirme Robert Badinter pour clore le débat:

« le temps est venu de se comporter en adultes, même devant le crime »...

La peine de mort reçoit le coup de grâce le 30 septembre 1981 au Sénat pour être officiellement abolie le 9 octobre de la même année .



Jean-François Chalot



 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 09:21

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Tout est bon pour le profit...Qu'importe la santé des populations, immédiate ou dans un avenir prochain.

Aujourd'hui c'est le gaz de schiste ou l'enfouissement de déchets  !

Des communes où il fait bon vivre montent au créneau pour défendre leur environnement, notre environnement. C'est le cas pour Blandy les Tours en Seine et Marne :

"... plusieurs énormes poids lourds et au moins un camion semblant transporter un derrick ont été vus en Seine-et-Marne, dans la concession de Chaunoy, entre Champeaux et Andrezel, en passant par Blandy-les-Tours. Pas de panique, eh…

D’après des habitants de Blandy, deux énormes camions ont traversé Blandy-les-Tours en direction du site de Chaunoy où une grue est déjà installée et où il y avait déjà deux autres énormes poids lourds. Plus tard, plusieurs autres très gros camions ont encore traversé le village dans la même direction. En plus, ces camions ont circulé dans une rue interdite aux poids lourds."

 

Le livre de Didier Cornaille nous alerte sur les attaques qui visent nos villages...

 

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« Le forgeron d'Eden »

roman de Didier Cornaille

Editions De Borée

juillet 2011

7,50 €

 

Sauve qui peut...ils viennent jusqu'ici !

 

Ils sont tous là ou presque dans le café du hameau, ce haut lieu de la convivialité.

Depuis de nombreuses années , la mine étant fermée, plus personne ne passe ici.

Le café est le premier espace social et souvent le seul disponible . Quand des menaces pèsent, les habitués font tout pour défendre leur outil de vie.

L'auteur s'arrête sur les différents personnages.

La sociologie rurale permet de mieux appréhender les liens tissés par les personnages entre eux et avec leur espace de vie.

Mais que se passe t-il tout là haut ? Que font ces camions dans cette mine désaffectée ?

Il ne s'agit pas pour les habitants de refuser l'autre, l'étranger et d'ailleurs Juliette, la tenancière n'est-elle pas venue d'ailleurs il y plusieurs d'années ? !

Il s'agit de s'inquiéter pour l'avenir collectif.

Des bêtes meurent à proximité de l'ancienne mine et les hommes partis en observation sont revenus malades.

Quand un camion arrive et ne repart plus, des villageois décident d'en savoir plus et de questionner le châtelain, propriétaire de cette mine.

Quand l'Eden est menacé, tout le monde se met en marche et comme Juliette, les habitants du hameau refusent le renoncement.

« ...l'existence, dans ce petit bout de campagne oublié de tous gardait un sens, une raison d'être qui valait qu'on s'y arrête. »

Gare à ceux qui viennent jusqu'ici pour perturber l'équilibre existant au nom du profit !

 

Jean-François Chalot

 
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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 12:03

N'hésitez pas à parler de vos livres de l'Eté....

 

AUTO-ECOLE ! ARNAQUE ET MARCHE JUTEUX !

 

 

Le passage du permis n'est pas une simple formalité. Beaucoup s'y ruinent et certains abandonnent.

Faut-il réformer le permis de conduire et comment ?

Le lobbying de l'auto école est puissant. Heureusement que j'ai eu il y a longtemps le mien...

Ce livre m'a permis de passer un bon moment et de me replonger dans la réflexion ce permis à la française....

 

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« Leçons de conduite »

essais de Gaspard Koenig

Editions Grasset

177 pages

mai 2011

14 €

 

Auto-école :

Arnaque ou passage obligé ?

 

Le livre se lit très vite.

Le style est alerte, l'humour est une valeur ajoutée et le sujet est intéressant.

L'auteur raconte son parcours, véritable calvaire pour obtenir enfin le fameux sésame, si coûteux mais si indispensable : l'incontournable permis de conduite.

Ses multiples essais étalés sur quasiment une décennie permettent de le transformer en expert

des leçons de conduite et de l'examen final....

Rien n'est inventé, malheureusement et l'on finit par comprendre, sans les excuser

les très nombreux conducteurs qui ont renoncé au permis..

Dès que le postulant a franchi la porte de l'auto-école il devient un numéro de dossier et assez souvent les secrétaires et les moniteurs installent un climat de caserne où le tutoiement est de rigueur et comme l'affirme l'auteur : « La seule véritable différence, c'est qu'aujourd'hui vous devez payer pour vous faire insulter. » !

L'auteur, grand connaisseur de l'échec et du système a raison de poser la question qui fâche : pourquoi l'auto école dispose d'un monopole pour « enseigner le code » ?

C'est quoi d'ailleurs cette « pédagogie » qui se contente de coller des stagiaires devant un écran, à charge pour eux de répondre aux questions et d'obtenir un résultat leur permettant enfin d'avoir enfin le droit de prendre une première leçon de conduite

Où se situe l'intervention du moniteur ?

« Ou bien le code requiert véritablement des cours, et à ce moment là il faut le changer d'urgence ; ou bien vous pouvez laisser les gens libres de le réviser tout seul » !

Nous n'en sommes pas là...La Commission Européenne ne prépare t-elle pas une directive donnant au permis une durée de 10 ans !?Voici de l'avenir et du pain pour le marché juteux de l'auto-école !

L'auteur nous livre une histoire amusante et instructive du permis en France sans oublier de nous transporter à Londres où à New York …. il est vrai qu'il a essayé d'obtenir son permis dans ces deux villes....Les britanniques ont d'ailleurs fini par lui délivrer, enfin ce fameux passeport pour la conduite.

 

Jean-François Chalot

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 20:51

L'auteure de ce livre, Seine et Marnaise par ailleurs, sera des nôtres  le 9/10/11

 

« Mort accidentelle ou contamination »

tiré d'un fait divers

roman d'Anna Cros

Editions du Lys Noir

mars 2005

300 pages

 

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Un « thriller » original

 

Il n'y a rien de plus terrible pour des parents que la mort d'un enfant...Victor, obstétricien et sa femme Chloé n'arrivent pas à surmonter leur douleur.

Une hépatite fulminante a emporté en quelques jours leur fils ….

Comment se relever ? Est-il possible de se reconstruire après un tel choc ?

Le doute s'installe dans leurs têtes et dans celle d'un policier chargé de l'enquête : s'agit-il là d'une contamination inexpliquée donc peut -être criminelle ou d'un accident ?

Le lecteur est invité à découvrir cette famille meurtrie, son existence, son combat difficile.

C'est là une des originalités du livre...Le suspense réel, bien mené et tendu à certains moments s'accompagne d'une visite guidée du milieu médical …

Les personnages sont particulièrement attachants et de la première ligne jusqu'à la dernière le lecteur se demande si sa confiance et son affection sont justifiées...Allez savoir...

L'autre originalité du livre c'est de nous faire entrer de plain pied dans un débat déontologique d'une actualité brûlante.

Ce livre est un piège !? :

Si ce thriller est atypique, il ne peut pas se consommer par petites doses...Il me rappelle les « Cronin » de mon adolescence : j'ouvrais le livre et dès les premières pages je n'étais pas capable de m'arrêter, il me fallait connaître l'issue.

Je suis heureux que ce piège se soit refermé sur moi et n'attends plus que l'occasion de lire un autre roman d'Anna Cros.

 

Jean-François Chalot

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 13:43

LA TELE : L'ENNEMI PUBLIC NUMERO 1 !

 

Celui ou celle qui vit 81 ans aura cédé 11 ans de sa vie à la télévision....

C'est un procès sans appel qu'il faut intenter au petit écran

Le soir, au lieu de s'avachir devant la télé, notre chère tête blonde ou brune ne devrait-elle pas pouvoir lire, peindre, dessiner, jouer, rencontrer des copains et copines ?

La télévision est devenue, malgré nous et contre nous un compagnon bien nocif...

Loin d'être un loisir anodin, « elle constitue un problème sanitaire majeur »....

Si le débat sur les rythmes de l'enfant est utile et nécessaire, si une réorganisation de la journée, de la semaine et de l'année scolaire peut améliorer la performance scolaire et permettre à l'enfant de mieux vivre, ces changements , les effets de ces « révolutions » seraient minimes si les enfants continuent à être gavés de télévision.

Les livres comme celui de Michel Desmurget peuvent contribuer à alimenter le débat et à combattre ceux qui nient que la télévision-au moins à haute dose-est un fléau

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«  TV Lobotomie

La vérité scientifique sur

les effets de la télévision »

de Michel Desmurget

Éditions Max Milo

mai 2011

247 pages

318 avec les notes

 

 

LA TELE ! ENNEMI PUBLIC NUMERO 1

 

L'auteur n'y va pas par quatre chemins, il établit un réquisitoire implacable et argumenté contre l'usage abusif de l'écran cathodique .

La « petite lucarne » favorise l'échec scolaire, influence l'obésité et accélère le déclin cognitif des seniors.

Si la télévision ne faisait que cela...Elle est encore plus nocive puisqu'elle décervelle nos petits et grands.

Le niveau baisse, c'est certain et l'auteur le prouve en s'appuyant sur des études et des recherches fort sérieuses. L'école d'aujourd'hui non exempte de critiques justifiées ne serait pas la seule responsable de tous les maux, loin de là !

Les parents dépensent des sommes parfois faramineuses en cours de soutien sans même se douter qu'il suffirait de fermer un peu ou beaucoup la télévision pour améliorer les performances scolaires de leurs enfants.

« Diligence, intelligence, lecture, langage, attention et imagination ne sortent pas indemnes du courant cathodique »... 

« Le poste est voleur de temps, il est aussi une cause d'isolement social, une source de par

esse intellectuelle, un agent de stérilité cognitive et un vecteur de déstructuration psychique ».

Le trait est fort mais pas exagéré, bien malheureusement !

L'auteur, docteur en neurosciences ne donne pas son avis, il démonte le discours ambiant, déconstruit les thèses officielles et notamment de ceux qui sont plus ou moins influencés par les vendeurs de cervelles disponibles.

Il démontre avec force que la télévision nuit à l'acquisition des connaissances, à la bonne santé de ceux qui s'exposent et constitue un authentique fléau social.

Avant hier les tout petits développaient leur créativité dans le cadre de jeux de rôle, ils étaient le père et la mère, le docteur ou le malade, aujourd'hui ils rejouent les scènes vues à la télévision...

Ah s'il n'y avait que cela ! Si le bagage langagier ne s'appauvrissait pas au contact de la télévision et si les stimulations nées des échanges pouvaient se poursuivre et se développer....Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

L'auteur apporte un éclairage nouveau à propos ne notre représentation du nouveau monde des

pré-adolescents qui auraient diminué leur temps d'exposition à l'écran télévisuel pour s'adonner aux nouvelles technologies.

Comme le rapportent Dimitri Christakis et Frédérick Zimmerman, spécialistes du sujet à l'université de Washington : « Il était déjà alarmant(pour certains)que deux tiers des adolescents aient des télévisions dans leurs chambres. Bientôt ils les auront dans leurs poches. »

La télévision, cette amie qui nous veut du bien- paraît-il- n'enseigne rien et surtout « ne sollicite aucune des compétences fondamentales que le cerveau en formation doit construire ».

Il n'y a qu'à reprendre toutes les études et expériences qui ont été menées, toutes les comparaisons entre enfants exposés pas du tout, un peu ou beaucoup pour constater les différences en termes de développement des capacités .

Les apprentissages fondamentaux et les acquisitions langagières et comportementales sont en grande partie le produit des interactions entre l'enfant et son milieu...Avec une télévision regardée pendant deux heures ou plus ou installée en fond sonore, ces interactions n'existent pas.

 

J'avoue qu'à la fin de ma lecture, quelque peu ébranlé je n'avais plus qu'une envie : c'est de me débarrasser de cette « télé » que je regarde pourtant rarement.

Les centaines d'expériences relatées ou nommées appuient l'argumentation de l'auteur et ne laissent personne de marbre :

L'abus de télé conduit à mettre en danger notre santé, à rendre des spectateurs beaucoup plus agressifs , à créer un déficit du sommeil et surtout à faire obstacle au développement harmonieux de nos enfants.

 

Jean-François Chalot

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 15:39

UN LIVRE SUPERBE ET EMOUVANT A DEGUSTER  :

 

KIMYA de Bruno Moutard

 

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"La patrie est là où l'on vit heureux » !

 

Voici là des paroles fortes de Voltaire

 

Ils essayent de quitter l'Afrique parce que leur vie est menacée et que les régimes corrompus qui règnent là bas ne leur offrent que le sang et les larmes.

Beaucoup n'arrivent pas à atteindre le sol européen...Ceux qui sont morts durant une traversée de fortune et les rescapés sont les victimes des passeurs sans vergogne.. ces derniers profitent de la misère et de la peur engendrée par la chasse à l'immigration irrégulière.

Cette machine infernale alimentée par tous les profiteurs «  fabrique des morts vivants errant autour des zones portuaires de toute l'Europe »

Peut on ouvrir largement nos frontières à toute la misère du monde qui cherche désespérément une solution ?

Poser la question c'est y répondre ! Certes, mais ne doit-on pas accueillir dignement toutes celles et tous ceux qui sont là , souvent depuis plusieurs mois et même plusieurs années?

La question de la régularisation de ces sans papier ne se pose t-elle pas avec acuité !?

Des livres comme celui, magnifique, de Bruno Moutard relatent la vie de ces sans rien venus d'ailleurs qui ne demandent qu'un peu d'humanité .

« Kimya »

roman de Bruno Moutard

éditions l'àpart

pages 339

20 €

mars 2011

 

 L'improbable rencontre

 

L'une est africaine, rescapée de la guerre fratricide et ethnique qui ravage cette région sud est du Zaïre, l'autre est un enfant né dans la soie à des milliers de kilomètres de là...

Kimya a appris à faire la morte afin de préserver sa vie, François s'est reconstruit pour échapper à des parents qui n'ont pas su l'aimer...

L'une et l'autre trouvent sur leur passage un tuteur de résilience qui leur permet d'échapper à la mort, à l'esclavage ou à l'enfermement dans une misère affective supposée.

Le hasard qui fait parfois des miracles leur fait profiter du même apport éducatif, il est vrai que les deux enseignantes sont liées , toutes les deux donnant du sens aux apprentissages:

« Le savoir est un train de marchandises. On accroche des wagons aux wagons. Le sens... , c'est le système d' accroche. Pas de sens, pas d'attache, pas de mémorisation. »

Quel est l'Homme honnête qui pourrait condamner ou réprouver le « choix » fait par ces femmes et ces hommes d'essayer de sauver leur vie, de quitter ce pays où leur destinée reste la misère ou la mort.

Kimya et ses frères avec un courage extraordinaire vont se lancer dans l'aventure dangereuse d'un départ clandestin vers un continent qui certes n'est pas l'eldorado mais une frêle planche de salut, la seule qui reste à leur disposition.

Beaucoup périssent en route....Ils le savent au moment du départ avant de se livrer à des passeurs qui les conduisent à l'impasse mais « quand on n'a plus rien, mourir est une formalité. Oui, une simple formalité. » !?

Avec une plume alerte mais dans un style imagé et très soigné, l'auteur nous fait découvrir une énergie peu commune forgée dans la misère et ceux qui ne comprennent pas ou qui ne veulent pas comprendre les « raisons qui poussent ces gens à l'exil dans des camps plus sordides que les porcheries de chez nous ? »

 

Kimya est perdue et François se cherche, arriveront-ils à trouver la paix et le bonheur ?

 

L'improbable rencontre ces deux jeunes adolescents va s'opérer et il faudra attendre le 43 ème chapitre et ensuite l'épilogue pour savoir si l'affection et l'humanité vont pouvoir faire reculer la bêtise et le rejet de l'autre, du sans papier....

 

C'est un livre superbe !

 

Jean-François Chalot

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 08:03

 

livre écrit par Pierre Yves Chereul

Editions Golias

88 pages

10 €

juin 2011

 

 

 

Nouvelle-image.GIFPiège ou complot ? La presse n'en sort pas grandi !

 

A peine 15 jours après le déclenchement de « l'affaire » DSK, Pierre-Yves Chereul a écrit ce livre d'enquête et de réflexion qui, aujourd'hui encore plus qu'hier tombe juste...

Si la machination et l'innocence de DSK ne sont pas prouvés, les deux hypothèses paraissent plausibles.

Avec beaucoup de minuties, en s'appuyant sur les faits et les faisceaux de doutes, l'auteur montre comment les grands médias ont pu, après avoir encensé le directeur du FMI pendant des mois, condamné d'avance, l'homme considéré comme coupable des « faits » qui lui étaient reprochés.

Les éditorialistes et patrons de presse ont-ils « livré aux chiens l'honneur d'un homme... », peut être pas...Quoique...L'auteur ne va pas jusque là même s'il fustige ceux qui donnent le coup de pied à celui qui est à terre....Stéphane Guillon qui affrontait DSK au faite de sa puissance n'était pas sur le même registre !

France Inter, « débarrassé » de l'humoriste gênant s'est d'ailleurs surpassé dans l'amalgame malhonnête et quelque peu populiste :

« Le témoignage émanant d'une femme, immigrée africaine et femme de ménage tiendrait-il sa fiabilité des trois qualités de son auteur . A en croire France Inter, oui, de sorte que DSK s'exposerait 1- au sexisme anti-féminin, 2- à l'ethnisme anti-africain, 3- et au classisme anti-salariés modestes. »

Attention !

Ne faites pas fausse route ! : l'auteur de ce livre ne tord pas le bâton dans l'autre sens en déclarant DSK comme victime. Il veut que justice se fasse dans le respect d'un certain nombre de principes et que la presse arrête de manipuler l'opinion...

Cet homme politique, ancien futur candidat à la présidentiel n'est pas de mes amis mais comme Pierre-Yves Chereul je pense qu'il ne peut pas et ne doit pas être condédéré coupable par a-priori.

 

Aucune conclusion n'est possible à ce jour, l'histoire nous apprendra peut être que « l'affaire DSK » n'a été qu'une « sordide histoire de viol perpétré par un homme politique puissant sur la personne d'une femme de chambre ou une machination » comme l'ont été deux affaires citées dans le livre dont celle du capitaine Dreyfus !

 

Ce livre est passionnant, il permet encore une fois de montrer que grande presse et citoyenneté ne font pas toujours bon ménage.

 

Jean-François Chalot

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 07:50

 Entretien avec Jean-Claude BARDOUT auteur  « d’histoire étonnante de la loi 1901 »*

LA LOI DU 1er JUILLET 1901 :l-histoire-etonnante-de-la-loi-1901.JPG

 

UN TEXTE D’ACTUALITE QUI N’A PRIS AUCUNE RIDE !?


Plus d' u
n siècle après la promulgation de la loi 1901, pensez vous que ce texte doit être modifié  ou simplement toiletté?

    Le texte de la loi du 1er juillet 1901 ne doit pas être modifié. Les principes républicains, libéraux et libertaires de la loi 1901, tels que WALDECK-ROUSSEAU les a fait approuver il y a cent ans, ont eu tant de mal à s'imposer en France, où le droit de l'association se résumait à une prohibition générale en droit et une tolérance source d'arbitraire en fait, qu'il importe désormais de les préserver. Grâce à la loi du 1er juillet 1901 le droit d'association est reconnu aux citoyens, sans autorisation préalable du gouvernement. Même la déclaration à la préfecture n'est pas obligatoire. Et si les associés veulent doter leur association d'une véritable personnalité morale, dotée de droits et d'une existence juridique, une simple déclaration à la préfecture suffit, avec publication au journal officiel, sans que le gouvernement ni l'administration ne puisse s'y opposer ou prétendre exercer un contrôle a priori. L'association est affranchie de la tutelle pesante ou bienveillante de l'Etat, source d'arbitraire politique ; elle est, depuis WALDECK-ROUSSEAU, considérée non comme une concession de l'administration publique, mais comme un simple contrat entre citoyens, régi par le droit commun des contrats.
    Ces principes républicains, libéraux et libertaires ont eu du mal à s'imposer en France ; ils ont été critiqués et remis en cause, au lendemain de l'adoption de la loi, par tout un courant favorable au retour des corporations d'avant la révolution de 89 ; ces principes ont été bafoués par le régime de Vichy ; ces principes ont subis encore de nombreuses entorses et dérogations sous la IV et Vè république, et ce n'est que dans les trente dernières années, qu'ils ont été à nouveau pleinement consacrés. La loi du 1er juillet 1901, quoique vieille de cent ans, est donc neuve et pertinente dans ses principes.
    Le texte lui-même de la loi a fait l'objet de diverses réformes, amendements, ajouts, actualisations, en cent années d'existence. C'est là la vie normale d'un texte de loi. Le corps principal de la loi, les principes de liberté, l'affranchissement de l'autorisation préalable sont consacrés par le conseil constitutionnel et confortés par la convention européenne des droits de l'homme. Le titre III consacré aux congrégations, plus conjoncturel, a perdu en pertinence au fil du temps. Le titre II consacré à la reconnaissance d'utilité publique, joue un rôle désormais marginal, tant en nombre d'associations (2 000 sur 800 000) qu'en intérêt au fur et à mesure que la capacité patrimoniale des associations ordinaires s'accroît. De ce point de vue, les limitations que la loi de 1901 apportait à la capacité patrimoniale des associations (propriété foncière, capacité à recevoir des dons et legs) n'est plus d'actualité, et leur régime devrait être harmonisé sur celui des associations des pays voisins de l'union européenne.

Les associations existent de fait depuis des centaines d’années Peut-on connaître leur date de naissance ?
 
Les toutes premières associations sont des sociétés mutuelles. L'existence d'associations mutualistes a pu être établie entre forgerons de Basse-Egypte, ainsi qu'entre citoyens de la Grèce Antique. Rome a connu aussi de nombreuses associations, collèges d'artisans réunis dans un but de solidarité entre les membres, ou associations plus politiques. Ces pratiques associatives élémentaires se sont transmises de génération en génération, et peu à peu bonifiées, avec des caractéristiques qui font l'originalité et l'intérêt de la vie associative : une organisation spontanée à partir de la base ; la cotisation  des membres qui permet un financement collectif et indépendant ; des règles démocratiques d'élection, de contrôle et de révocation qui sont la conséquence du financement collectif ; la grande variété des formes d'organisation et des buts, conséquence du caractère spontané et originairement libre de l'association ; la libre détermination de l'objet ou du but de l'association ; des rites et symboles d'identification (bannière, saint-patron, vêtements ou ornements) constitutif d'une culture de groupe.

  


Les différents pouvoirs semblent avoir toujours hésité entre une politique d'intégration des associations et des mesures d'interdiction
La lecture de votre livre apporte d’ailleurs des indications intéressantes. Pouvez-vous  donner quelques exemples pris dans l'histoire?

Le Concile de Rouen a condamné les associations de secours mutuels en ces termes
, dès 1139 :
« Il y a des clercs et des laïques qui forment des associations pour se secourir mutuellement dans toute espèce d¹affaires et spécialement dans leur négoce, portant une peine contre ceux qui s¹opposent à leurs statuts. La sainte écriture a en horreur de pareilles associations ou confréries de laïques ou d¹ecclésiastiques, parce qu¹en les observant on est exposé à se parjurer. En conséquence, nous défendons, sous peine d¹excommunication, qu¹on fasse de semblables associations et qu¹on observe celles qui auraient été faites »

Le concile d¹Avignon réitère cette même condamnation en 1326 : «des ligues, des sociétés, des coalitions interdites tant par le droit ecclésiastique que par le droit civil », qui « sous le nom de confrérie se rassemblent une fois par an en quelque lieu pour tenir leurs conciliabules et leurs réunions."

Le pouvoir temporel adopte la même position :  en 1305, Philippe IV dit le Bel, défend par mandement aux Français de s'assembler  même de jour, à plus de cinq personnes :
 
« Que personne, après le mandement susdit, de quelque condition, fonction ou rang qu¹il soit dans notre ville ci-devant nommée, à plus de cinq, de jour ou de nuit, au sus de tous ou en cachette, n¹ose former de rassemblements, sous quelque forme, mode ou apparence que ce soit. »

Le mandement de Philippe le Bel consacre l¹édit du Prévôt de Paris qui, le 28 avril 1305, portait prohibition des assemblées de plus de cinq personnes. Il précède de deux ans le procès que le roi intenta contre les Templiers (1307-1314), dont il confisqua les biens. L¹ordre fut supprimé et les dignitaires brûlés vifs. La prohibition posée par le mandement de Philippe le Bel n¹est en rien un texte isolé. Il exprime une volonté royale constante en France, par laquelle le souverain entend établir son autorité sur tout groupement existant en son royaume. Il prolonge les capitulaires de Charlemagne en 779, 794 et 805, Carloman, en 884, Louis le Pieux, en 817.

En prohibant de manière générale toute association non autorisée, dans les formes et pour les raisons qu'il plaira au gouvernement d'imposer, de plus de vingt personnes, l'article 291 du code pénal napoléonien de 1810 consacre ainsi dans le marbre des grands codes un interdit traditionnel en France, dont l'origine est antérieure à la célèbre loi Le Chapellier (1791).

La loi du 1er juillet 1901 n'en prend que plus d'importance et de valeur, par le fait qu'elle rompt de manière particulièrement nette avec toute une tradition juridique de prohibition et d'arbitraire à l'encontre des associations libres de citoyens.

 Comme pour la création de l’Ecole laïque, y a t-il eu une alliance entre le mouvement ouvrier , syndicats et partis avec d'autres forces républicaines pour élaborer ou faire adopter la loi 1901 ?

 

Alors qu’à l’origine la dissolution d’une association était une décision de justice, le gouvernement de Front populaire a fait adopter un texte donnant au pouvoir politique la possibilité d’interdire une association
Ce dispositif est toujours en vigueur. Ne s’agit-il pas là d’une menace permanente?


La dissolution administrative par décision prise en conseil des ministre date de la loi de 1936. Elle vient en contradiction avec les principes libéraux de la loi du 1er juillet 1901. WALDECK-ROUSSEAU en effet, en soumettant les associations au droit commun, entendait les soumettre, comme tout citoyen, aux principes généraux du droit civil, et du droit pénal. Dès lors seul un tribunal devait pouvoir sanctionner une association commettant des infractions, avec le respect qu'apporte un procès contradictoire devant un juge.

La loi de 1936 déroge à ce principe, en revenant, dans certains cas limitativement énumérés, aux principes anciens de dissolution par le pouvoir politique. Cette loi de 1936 a été prise en réaction aux lenteurs de la justice de l'époque.
Aujourd'hui, la pratique des procédures de référés, permet de prendre des mesures très rapidement, ne fusse que provisoirement, dans un but conservatoire. Cette procédure pourrait être étendue à la dissolution d'une association en cas de trouble à l'ordre public et d'activités illicites nécessitant une réaction rapide.

Marcellin avait bien vu la contradiction entre le pouvoir reconnu au gouvernement de dissoudre administrativement une association et le principe de la liberté de création sans autorisation préalable. Mais, au lieu de promouvoir une réforme de la loi de 1936, par exemple en permettant à la justice de se prononcer en urgence, par la procédure du référé, sur la dissolution d'une association qui serait en infraction à la loi, Marcellin voulait réformer la loi de 1901, en rétablissant l'autorisation préalable. Le régime de l'autorisation préalable par l'administration préfectorale (sous autorité du ministre de l'intérieur) et celui de la dissolution administrative par décision du conseil des ministres (c'est-à-dire du gouvernement) vont effectivement de pair.

Tout comme vont de pair la liberté de création d'une association sans autorisation préalable de l'Etat et l'impossibilité de dissoudre une association autoritairement, sans procédure judiciaire sur la base des lois applicables à tout citoyen.

Rappelons que le fait d'être associé n'a jamais été considéré comme une immunité juridique, ni même comme une circonstance atténuante. Au contraire, le fait de commettre une infraction en association constitue plutôt une circonstance aggravante : celle de commettre un délit ou en crime en réunion, en bande organisée, ou encore est constitutif du délit d'association de malfaiteurs.

WALDECK-ROUSSEAU, père de la loi du 1er juillet 1901 est aussi l'inspirateur de la loi de 1884 consacrant la liberté syndicale. Les principes à la base de la loi relative aux associations sont les mêmes que ceux à la base de la loi sur les syndicats.

WALDECK-ROUSSEAU a été nommé président du conseil, d'un gouvernement dit de défense républicaine, au sortir de l'affaire Dreyfus, alors que la République était en prise avec une très forte et dangereuse contre offensive anti-républicaine. La loi du 1er juillet 1901 s'inscrit dans ce contexte, d'où son titre III particulièrement sévère pour les congrégations religieuses, alors mobilisées dans le camp anti-républicain.

Dans son gouvernement de défense républicaine, WALDECK-ROUSSEAU a réalisé l'union entre des républicains de droite et des républicains progressistes, notamment MILLERAND, premier socialiste à entrer dans un gouvernement de la IIIè république. Cependant si la bourgeoisie républicaine était réservée sur la nomination d'un socialiste dans le gouvernement, les leaders ouvriers étaient divisés sur la participation d'un des leurs au gouvernement WALDECK-ROUSSEAU. La répression de la Commune de Paris était encore dans les mémoires, de sorte qu'il faut rester prudent dans la tentation de vouloir appliquer des schémas de pensée tel qu'une alliance de l'aile moderniste de la bourgeoisie avec le mouvement ouvrier ; tout juste pourrait on évoquer une convergence de fait entre une partie du mouvement ouvrier et les républicains.

L’association permet l’auto-organisation des citoyens, certes mais de nombreuses associations bâtissent leurs statuts sur une base de forte hiérarchisation. S’agit-il d’une lecture restrictive, de l’esprit de la loi ou d’un passage obligé?

La démocratie est "l'enfant naturel" de l'association, dans la mesure où, lorsque des citoyens s'organisent entre eux indépendamment de l'Etat, et mettent en commun leurs ressources en vue d'une oeuvre commune, ils ont un intérêt évident à s'organiser sur la base de principes qui respectent leurs droits, notamment en choisissant leurs dirigeants, en conservant un droit de contrôle et de révocation, en établissant des modes collectifs de décision.

Cependant la loi du 1er juillet 1901 n'impose aucun statut prédéterminé, et laisse aux associés la liberté de leur organisation interne.  Il ne faut pas le regretter. C'est le corollaire obligé de la liberté associative. Car contraindre l'association à une organisation déterminée, fusse-t-elle démocratique, réintroduirait un contrôle de l'Etat sur l'organisation interne de l'association.

Rappelons que le contrôle existant sur les statuts et l'organisation des associations reconnues d'utilité publique, en dérogation à ces principes de liberté, ne garantit de rien du tout, et en tout cas pas de dérive financière et anti-démocratique comme cela a été le cas de l'Arc, avant son changement de présidence.

L’histoire récente de la loi 1901 est jalonnée d’avancées et de reculs liés à la nature des différents textes d’encadrement de la loi .
Vous parlez dans votre livre d’une seconde victoire de Waldeck Rousseau, de quelle victoire s’agit-il?


La victoire posthume de WALDECK-ROUSSEAU est, après avoir réussi à faire consacrer la liberté d'association dans la loi, le 1er juillet 1901, que sa loi soit consacrée par le conseil constitutionnel comme un principe à valeur constitutionnelle. De même, la reconnaissance de cette liberté d'association dans la convention européenne des droits de l'homme, constitue également une victoire posthume pour WALDECK ROUSSEAU. Désormais, la loi 1901 qui a été remise ne cause plusieurs fois depuis sa promulgation, est mieux protégée contre les tentatives de retour aux régimes dérogatoires et arbitraires.


Est-il possible aujourd’hui de construire des associations de mineurs comme le prévoit la Convention Internationale des droits de l’enfant ou doit-on prévoir un arsenal législatif?

La loi du 1er juillet 1901 n'a jamais interdit aux mineurs de fonder une association. Les problèmes juridiques que l'on se posait à ce propos étaient des complications à mon avis inutiles. Le fait qu'une préfecture puisse refuser l'enregistrement d'une association de mineurs, si tant est que cela existât, n'est pas prévu par la loi et donc nettement contraire à la loi de 1901.

WALDECK-ROUSSEAU a voulu soumettre les associations au droit commun des contrats. Un mineur peut librement contracter avec l'accord de ses parents et ce sont ses parents qui sont responsables des engagements passés par lui. Il en est donc de même pour une association. La timidité des Français sur cette question est incompréhensible, d'autant plus que l'idée est pourtant communément admise que l'association, petite république en miniature, est une excellente école de citoyenneté. Pourquoi interdire alors cette école aux mineurs ? N'est-ce pas d'abord aux mineurs que sont destinés les écoles ? N'ont-ils pas besoin d'école de citoyenneté.

Heureusement, le droit d'association des mineurs est aujourd'hui consacré par la convention internationale des droits de l'enfant. Aussi, le droit international vient-il opportunément au secours du droit des mineurs face à tout ceux qui ne se sont pas eu jusqu'à maintenant confiance dans notre propre droit d'association, qui pourtant reconnaissait aux mineurs l'exercice du droit d'association.


Des grandes associations disposent de moyens considérables alors que d’autres ont du mal à vivre, s’exprimer, se développer.
Ne s’agit-il pas d’une égalité formelle?

Ce n'est pas une inégalité formelle mais une inégalité pratique. Il est libre à deux personnes de former une association entre elles et d'en limiter le nombre des adhérents. Il est libre également à des associations de s'unir entre elles, au sein d'unions et de fédérations, et de rassembler des milliers d'adhérents. C'est par cette émulation que les associations les plus intéressantes se distinguent et que périclitent celles qui ne savent pas se renouveler. L'existence de dinosaures associatifs n'a jamais empêché l'émergence de nouvelles associations, combatives et novatrices, ni que ces dernières acquièrent un écho médiatique ou une certaine consistance.

Entretien réalisé par Jean-François CHALOT

 

*L’histoire étonnante de la loi 1901 écrite par Jean-Claude BARDOUTest éditée par Juris.

 

 

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  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
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