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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 08:49

Intervention de

Pierre Herrero, maire de Vaux le Pénil

colloque-4.jpg

 

Merci à Colette Llech d’avoir introduit le colloque. Je vous salue tous. Votre affluence fait chaud au cœur. A croire qu’il y a un microcosme pénivauxois, où la solidarité est une réalité. Il est toujours difficile de conclure les travaux d’un séminaire. Longtemps dans ma vie, j’ai écrit pour d’autres, j’écrivais des textes de conclusion et chaque fois je me disais : je ne sais pas ce qui s’est passé, ce qui s’est dit, alors que vais je écrire ? C’est la même chose ce soir. D’autant que lorsque Jean-François Chalot et Patrice Théveny nous ont informés et associés à ce projet, j’avoue qu’au début, je n’ai pas compris le titre de la journée. Jean-François et Patrice m’ont  alors fait partager le sens qu’ils y donnaient.

J’ai le sentiment que le réseau existe, car les jalons en ont été posés de longue date. Votre présence en atteste. Le véritable défi aujourd’hui et ici, c’est de faire vivre ce réseau, et la question qui est posée aux élus, c’est de savoir la place que nous pouvons prendre, si nous avons les moyens de vous accompagner, et si nous sommes capables de trouver notre place.

L’enjeu, comme certains l’ont dit il y a quelques instants, c’est d’être utiles et efficaces. A Vaux-le-Pénil, le réseau de solidarité existe. Parfois, la Ville en a été l’initiatrice de projets. D’autres fois, elle en a été le partenaire. L’objet de la journée me réjouit et m’attriste à la fois. Cela me réjouit parce que des centaines de personnes consacrent leur énergie à se préoccuper de leur prochain. Cela m’attriste aussi car votre initiative confirme que la situation sociale se dégrade.

Les pouvoirs publics, l’Etat comme les collectivités locales, ont failli. Ils ont failli pour plusieurs raisons. Il serait aisé d’invoquer l’insuffisance de moyens. C’est une réalité, mais elle n’est pas suffisante pour expliquer la situation. Il se trouve que dans le quotidien de l’action publique, trop souvent, nous sommes happés par l’accessoire ou par ce qui est visible. Et peut-être pas suffisamment par ce qui fait la réalité du lien social. Ou ses manques…

La question qui est posée aujourd’hui n’est pas comment faire plus, mais comment faire mieux ?

A Vaux le Pénil, on fait des petites et des grandes choses. Les grandes choses, c’est en grande partie le tissu associatif qui les réalise. Familles laïques est un acteur majeur de la solidarité, mais je peux vous en citer d’autres : le Secours populaire, le Secours Catholique. Mais je pourrais citer les associations sportives. Il s’y passe beaucoup de choses. Des solidarités y émergent.

Les petites choses ce sont celles que nous tentons de faire. La première,  c’est l’espace « intergénérationnel » à l’Arcature. Ce projet structurera la politique municipale dans les année à venir et, j’espère, nous survivra. Ce lieu a une vocation essentielle : créer les conditions du lien social et de la rencontre entre le plus grand nombre : actifs et retraités, jeunes et vieux, enfants et adolescents, personnes intégrées et personnes isolées. Je souhaite vivement que vous prendrez possession de ce lieu à l’heure où nous parlons de faire vivre un réseau local.

La deuxième perspective, c’est la réunion qu’auront les élus demain pour évoquer le projet de création d’un centre social, qui est préfiguré et dont nous espérons qu’il pourra émerger. Ce centre social, que nous pourrions requalifier Centre familial accompagnera les familles. Cela supposera que nous y consacrions des moyens, que nous détachions des personnels, puisque ce sera un centre social associatif.

Enfin, troisième élément, parce que ses bénévoles sont présentes, il y a un réseau que je connais un peu mieux,  c’est celui du Secours populaire et de ses représentants ; mes « drôles de dames » comme parfois je les appelle avec affection et respect. Je veux leur dire que la décision a été prise en Bureau municipal : vous disposerez, au plus tard en 2016, de nouveaux locaux qui permettront d’accueillir les familles, mais aussi d’un espace de stockage et de distribution. J’ai eu l’occasion de le dire publiquement, mais je le dis une nouvelle fois : vous êtes utiles et nécessaires.

Je le dis d’autant plus, chers amis, que le nombre de personnes en grande difficulté sociale que je reçois s’est accru. Hier, il y avait comme une typologie de celles et ceux qui venaient frapper en dernier recours à la porte de la Mairie. Des solutions pouvaient être parfois apportées. C’est plus difficile aujourd’hui. Surtout pour les femmes, lorsqu’il y a rupture de couple.

Il faudra du courage au plan politique. Parce que le premier sujet, c’est souvent l’accès au logement. Encore aujourd’hui à Vaux le Pénil, il y a environ 175 personnes/familles mal logées ou en attente d’un logement. Tous nous partageons le constat. Tous savons que nous avons besoin de logements supplémentaires. Mais une grande majorité préfère que ces logements se fassent ailleurs…

Nous allons sortir de terre 89 logements, mais nous restons loin du compte. Il faudra avoir le courage de dire à nos concitoyens que nous continuerons à construire régulièrement.

Je me suis parfois mis en colère en entendant des propos sur l’origine possible ou probable des futurs locataires. Aussi longtemps que nous ferons de la politique ensemble, je n’accepterai pas que l’on dise que si les gens viennent de Dammarie, de Melun ou du Mée, c’est un problème.

Cher Jean-François, cher Patrice, continuez sur cette voie. Il y a a de moins en moins de temps intelligents et fraternels. Je crois que ça été le cas aujourd’hui et la Ville sera à vos côtés avec ses moyens pour justement, faire vivre ce réseau de solidarités au pluriel.

 

Je vous remercie.

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 08:21

colloque-reseau.jpgChaque année, depuis 2008, l’association familiale laïque de Vaux le Pénil  organise un colloque dé réflexion et d’échanges en partenariat avec la Ville de Vaux le Pénil, la CAF et le Conseil Général.

Si le thème retenu était à chaque fois en relation avec nos préoccupations, cette septième édition est particulière puisque nous nous sommes fixés un objectif principal ambitieux :

DEBOUCHER  SUR  DES OBJECTIFS OPERATIONNELS

DEBOUCHER SUR DU CONCRET

Les colloques précédents nous ont permis de débattre, voire aussi de créer des contacts afin de continuer et d’échanger entre associations.

AUJOURD’HUI NOUS VOULONS , COMME ANNONCE PAR L’AFFICHE :

CONSTRUIRE UN RESEAU LOCAL DE SOLIDARITE

 

Nous avons défini ensemble les problématiques

Nous avons ensemble établi un diagnostic simple

Nous avons identifié les différents partenaires prêts à œuvrer ensemble : les associations et les institutions.

Voici quelques pistes concrètes de travail  sous la forme d’une résolution.

LE RESEAU LOCAL EST FORMALISE : TOUTES LES PARTENAIRES IDENTIFIES ET PRËTES A S’IMPLIQUER

PEUVENT Y ADHERER .

-         Ce réseau n’est pas une association déclarée mais un collectif souple qui travaille, un peu comme fonctionne infos-dettes

-         Un annuaire va être édité, nous avons besoin d’un document simple utilisable et réactivé régulièrement

-         Une réunion se tiendra en janvier sur l’Agglomération pour formaliser ce réseau et se fixer des tâches :

JE PROPOSE LUNDI 13 JANVIER A 20 HEURES A VAUX LE PENIL  POUR QUE L’ENGAGEMENT SOIT EFFECTIF

-         Un engagement est pris d’entraide entre les membres du réseau.

Quand une famille en difficulté est suivie par une association, l’accompagnateur s’ait qu’il peut s’appuyer ou demander une aide à d’autres partenaires en fonction de leurs spécificités.

Exemple :

Une famille surendettée peut s’adresser à infos-dettes qui l’aide à monter un dossier  et si c’est nécessaire le bénévole pourra orienter la famille vers une association caritative pour une aide alimentaire, la MDS et la CAF pour des aides financières spécifiques.

IL RESTE UNE QUESTION FONDAMENTALE, CELLE DU LIEU D’INFORMATION DES FAMILLES

LES CCAS QUI EXISTENT DANS CHAQUE COMMUNE SONT LES ESPACES BIEN IDENTIFIES .

Les CCAS sont très souvent surchargés de travail et connaissent des difficultés avec les transferts de compétences vers les collectivités territoriales sans transfert de moyens.

La proposition c’est qu’ils puissent être sans surcharge de travail un espace d’orientation

 

Merci à vous tous et vous toutes pour votre implication et place à l’apéro convivial puis au repas.

Colloques-4050.JPGColloques-4052.JPG

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 15:49

Jean François CHALOT

interventionJFC.JPGAvant de donner la parole, je souhaite préciser qu’il existe des réseaux qui fonctionnent bien sur la Communauté d’Agglomération :

Sur Vaux-le-Pénil, nous avons un réseau, «le transport solidaire», dans lequel plusieurs associations travaillent ensemble : le Secours Populaire, le Secours Catholique, Familles Laïques, France Bénévolat. Il vient en aide aux personnes en difficulté qui n'ont pas de véhicule.

Un autre réseau, «le Cercle de Silence», existe sur la Communauté de l’Agglomération et même au-delà.

Et puis il y a aussi le réseau collectif «Info dettes », pris en charge par le Secours Populaire, Familles Laïques, Familles Protestantes, CSF….

 

DEBAT

 

RESOLIS est une jeune association qui existe depuis 2010. Nous avons pour objectif de lutter contre les problèmes de précarité, mais sous un angle différent : nous n’intervenons pas directement auprès du public, nous sommes une association au service des associations, et plus largement, des acteurs de terrain. Nous avons rencontré RESO77 il y a à peu près un an, et ce qui a retenu notre attention, c’est la transversalité de RESO et le fait que le dénominateur commun de leurs adhérents était le territoire, ce qui est vraiment un enjeu dans la mise en œuvre des actions sociales. En effet, il faut savoir qui est sur le terrain, comment nouer des liens et comment prendre le temps de travailler ensemble alors que chacun a ses objectifs et ses contraintes. Accompagnés de quelques étudiants, nous avons pu voir le fonctionnement de RESO77 et de ses adhérents.

Par rapport au fonctionnement et à la création du réseau, vous nous avez dit : "On a besoin de s’exprimer, on est en recherche de coordination et on cherche à mutualiser nos moyens." En fait, RISOLIS essaye d’être facilitateur dans les actions entreprises par les associations. Nous fournissons quelques outils pour aider les acteurs à optimiser leur manière d’agir. Concrètement, ce sont des comptes-rendus d’actions sur le terrain. Toutes ces informations sont mises à disposition en accès libre et gratuit sur internet - ce qui permet aux personnes de s’exprimer de façon individuelle, mais aussi de se rendre compte qu'il existe beaucoup de convergences dans les informations collectées.

Toute cette information rassemblée donne plus de force à ce qui se passe localement : nous proposons de nous rencontrer et d’échanger les retours d’expériences pour vous coordonner.

Nous proposons d’accompagner les associations pour dire de manière objective quels ont été leurs résultats, quelles difficultés elles ont rencontrées, et comment elles ont dépassé les obstacles. Nous mettons en relation les acteurs de terrain pour qu’ils échangent leurs bonnes pratiques afin de s'enrichir les uns les autres. Nous proposons quelques outils pour aider et améliorer, à notre échelle, le progrès social.

Nous proposons la mutualisation sous deux formes :

- mettre en relation les acteurs autour de grandes thématiques, par exemple un programme qui s’adresse spécifiquement à la précarité énergétique.

- organiser des rencontres pour rassembler les acteurs qui répondent directement à ce problème afin de nouer des échanges et faire évoluer des pratiques.

 

MARIANNE : Militante depuis longtemps je m’inscris un peu en froid avec ce qui est dit : la communication, se mutualiser, internet, faire des listes, c’est ce qui explique l’échec du mouvement social. Je serais ravie que cela soit la bonne solution, mais je ne le pense pas. Je suis d’accord pour entrer dans un réseau local de solidarité, mais je ne n'ai pas tout compris : «RESO77» et «RESOLIS», quelles sont vos actions pratiques sur le terrain ? Qu’avez-vous amélioré ? Qu’en est-il ressorti ? Je veux bien qu’il y ait des gens qui viennent donner des coups de main en nous mettant en relation, mais au bout de quarante ans de militantisme, on a un sacré réseau ! Bien sûr que c’est bien de se retrouver et d’élargir notre réseau, mais notre réseau est là ! Je crois qu’il faut savoir ce que c’est qu’une association : il y a des associations de loi 1901 et des associations missionnées par l’Etat, par la Préfecture. L’Etat français a donné beaucoup de missions : par exemple les handicapés, le logement social.

Nous recevons dans nos permanences de Souffrance au Travail de plus en plus de salariés d’associations qui sont horriblement mal payés et mal traités. Je trouve qu’il faut balayer devant sa porte et voir un petit peu comment on fonctionne.

 

Sylvie CHRISTOPHE : Présidente de Famille Laïques de Melun, je fais également partie de la grande formation 'Info Dettes" et du DAL77 dont mon mari est président,

Nos associations travaillent ensemble depuis le début de l'année sur de nombreux dossiers de familles en grande précarité : problèmes de surendettement, problèmes énergétiques, problèmes d’expulsion locative.

Nous sommes très attachés au réseau associatif, parce que dans certains dossiers nous avons eu des soucis avec la CAF ou la Sécurité Sociale. On a beau avoir beaucoup de volonté, on ne peut pas résoudre les problèmes des gens tout seuls : il nous a fallu faire appel aux CCAS des Communes, au Conseil Général, à la Préfecture, à des associations, et il est tout de même mieux d’avoir déjà des liens avec toutes ces personnes, bien se connaître, savoir quels sont les rôles de chacun, pour avancer positivement dans les dossiers. Bien et vite. En effet, lorsque les personnes commencent à avoir des problèmes, elles frappent un peu à toutes les portes et créent ainsi des obstacles.

L’année dernière au mois de juillet, nous nous sommes retrouvés, mon mari et moi, sans eau et à deux doigts de l’expulsion. S’il n’y avait pas eu ce travail des associations, de la Mairie de Melun, du Conseil Général, de la Préfecture, du DAL de Paris, tout ce travail commun, on nous aurait retiré notre bébé et nous nous serions retrouvés à la rue. C’est pour des raisons comme celle-ci qu’il faut absolument travailler ensemble et je pense que Fabienne a voulu dire qu’elle ne contraignait pas les gens à travailler ensemble, mais qu’elle proposait juste de les présenter les uns aux autres pour qu’ils voient ce qu’ils peuvent en retirer. Cette association nous permet de passer les étapes, et les présentations étant faites, de gagner du temps pour aider les familles.

 

JULIEN : Association secteur Coulommiers, jeune adhérent de RESO77. Je voulais revenir sur l’importance d’un réseau. Nous nous sommes créés en début d’année, et nous avons été surpris de voir que chaque association travaillait sur son domaine, sans mutualiser.

Nous nous sommes donc rapprochés de RESO77 pour travailler la mutualisation. Par rapport à ce que Marianne a dit précédemment, il est vrai que l’objectif de notre association est d’éviter aux personnes de se retrouver à la rue en proposant des hébergements-tremplins, mais notre objectif est de donner l’information à la personne, une information efficace, et pour cela la seule manière de faire est d’avoir un réseau de partenaires où l’on sache qui fait quoi. C’est ce qui manque énormément sur notre secteur : nous nous retrouvons avec des CCAS qui ne savent pas faire une demande d’HLM.

L’importance d’un réseau est là pour casser cette stigmatisation et surtout pour informer les personnes qu’il existe des structures et des associations qui peuvent les aider. On n’est pas là pour faire le travail des personnes ou des associations ou des institutions qui le font déjà bien, mais juste pour donner l’information : il faut aller vers les gens. Mutualisation et réseau, OUI !

Fabienne RESO77

Je reste persuadée de l’intérêt des réseaux, même si je suis persuadée que l’on ne doit pas rentrer dans tous les réseaux et dans n’importe quel réseau - et puis il y a des moments où l'on n’en a pas besoin. Il n’y a aucune obligation d’appartenir à un réseau : on y va parce qu'à un moment donné on en a envie ou besoin. Lorsque j’ai créé RESO77, ce devait être une grande plateforme. C’était une envie de partager avec l’autre : l’autre a besoin de nous et on a besoin de l’autre ; en aucune manière ce n’est une obligation. Cependant je pense que l’actualité du moment et les difficultés que rencontrent les associations, amènent à une nécessité de travailler avec l’autre, sans obligation d'un réseau formalisé. Moi, je viens des centres sociaux, et les centres sociaux sont la base première (locale) d’un rassemblement de partenaires. Il y a vraiment une nécessité : on crée tous notre réseau. L’intérêt de RESO77 est sa transversalité et moi ce que j’aime, c’est lorsqu’une association nous remercie de lui avoir fait rencontrer une autre association - qu'elle n'aurait jamais rencontré autrement. Je prends pour exemple un établissement pour personnes handicapées qui a rencontré l’association «Culture du Cœur» oeuvrant pour une culture accessible à tous. C’est une très très belle association. Ils ont créé un partenariat !

Je crois aussi au partenariat : on ne peut pas tout faire. Il faut s‘associer à des associations comme RESOLIS pour mettre en valeur le travail que font les associations de terrain et apporter quelque chose à nos adhérents. Comme l’a dit Agnès (RISOLIS) on n’est pas une association opérationnelle, on n’est pas avec le public. Je sais ce que l’on vit dans les associations ; nous, nous n’avons pas d’urgence.

RESOLIS : nous avons créé un partenariat avec URIOPSS (Union Régionale Interfédérale des Organismes Privés Sanitaires et Sociaux) parce qu’ils ont des compétences techniques et juridiques que nous n’avons pas.

Parfois on nous appelle aussi pour une expertise.

RESOLIS

Nous ne nions pas du tout que les associations fonctionnent déjà en réseau à leur échelle et c’est ce qui nous intéresse.

L’association RESOLIS fait de la communication, mais pas que de la communication, car ce serait réducteur : nous sommes intéressés par le savoir des associations. Toutes les informations des acteurs de terrain ont une utilité pour tout le monde : pour celui qui les formule, mais aussi pour les autres associations, pour les bailleurs (au niveau local), pour les institutions publiques (en vue d’orientations futures). Certaines ont déjà obtenu des financements parce que nous leur avons proposé de présenter différemment leurs résultats pour correspondre aux critères de financement, qui sont de plus en plus exigeants, ce qui a valorisé leurs actions. Toutes les associations doivent pouvoir bénéficier de ce savoir-faire pour bénéficier des bonnes pratiques et essayer d’éviter certains échecs.Debats-1.JPG

Par exemple : nous avons un programme qui se concentre sur l’alimentation responsable. Nous avons identifié plus d’une centaine d’initiatives locales inconnues et nous les portons à la connaissance des politiques afin qu’ils s’en inspirent.

Les savoir-faire des associations sont une vraie richesse.

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 09:07

 

Colloques-0869.JPGJ’interviens à plusieurs titres, j’ai la charge de la vie associative au sein du Conseil Général, je préside ce que l’on appelle la conférence territoriale des solidarités au niveau de la Maison Départementale de solidarités de Melun Val de Seine et je suis avec Jacky Laplace qui m'a demandé de le représenter ici, l'un des conseillers généraux du territoire.

Parler de réseau en matière de solidarité alors que nous mêmes nous représentons une institution ce n’est pas facile. Parce que si on se repositionne à partir du vécu des usagers, la solidarité surtout lorsque l’on est en grande difficulté c’est souvent un maquis. Non seulement on ne sait pas à qui s’adresser parce que les questions de logement, d’hébergement ne sont pas traitées de la même façon ni par les mêmes acteurs. En outre, lorsque l’on est en grande difficulté on est dans l’urgence et on a plus de mal que d’autres à se repérer dans les institutions.

Moi-même j’organise des permanences citoyennes et donc les habitants en difficulté viennent me voir. Notre rôle en temps qu’élu ne peut pas être de régler chaque cas individuel mais c’est d’organiser un dispositif qui va pouvoir apporter une réponse globale et en faisant confiance aux professionnels. Je pense notamment aux travailleurs sociaux dans nos Maisons Départementales des Solidarités parce qu’ils ont un travail essentiel. Ils et elles ont une tâche de plus en plus difficile parce que lorsque la précarité augmente les difficultés se ressentent dans les Maisons Départementales des Solidarités. Elles se ressentent également pour celles et ceux qui travaillent et qui sont à la fois déçus de ne pas pouvoir répondre à chaque difficulté et qui se trouvent confrontés à ces situations difficiles. Je voudrais saluer leur travail.

Les Maisons Départementales des Solidarités, nous en avons 14 en Seine et Marne qui regroupent des bassins de vie. Sur le territoire ici il y en a une qui regroupe Melun Val de Seine et une autre qui regroupe Sénart. Historiquement chacun faisait son travail de son côté. Et il y a quelques années avec l’expérience nous nous sommes dit qu’il fallait travailler en réseau : à la fois avec les travailleurs sociaux, les associations, avec les usagers, avec les communes.

Et nous avons mis en place des conférences territoriales des solidarités à l’échelle de chaque bassin de vie qui réunissent l’ensemble de ces acteurs. Pour monter ensemble des projets.

Mais avant même de monter les projets il s’agit de se connaître et d’avoir un réseau d’information parce que souvent ce dont on manque c’est le réseau d’information.

Ces expériences sont mises en commun au niveau départemental dans le cadre d’une conférence départementale des conférences territoriales. Bien sûr ceci ne résout pas tous les problèmes loin s'en faut. Mais ça a le mérite d’exister avec un risque que çà s’étiole au fur et à mesure de l’existence.

 

Avec de la solidarité aujourd’hui on ne fait pas de Comm parce que les problèmes sont graves et puis parce que dans le grand public lorsque l’on parle de solidarité il y a malheureusement une certaine méfiance. Et nous Conseil Général qui avons la responsabilité des politiques sociales, des politiques de solidarité, cela devient une grande difficulté.

 

Je voudrais également vous parler de notre action en matière associative. Nous avons lancé un diagnostic en seine et marne. Il y a 15 à 17 000 associations. Des actions extrêmement diverses : solidarité, sportives, culturelles…….

Des associations il y en a toutes sortes, certaines qui fonctionnent avec des salariés et d’autres plus petites qui fonctionnent seulement avec des bénévoles.

Nous avions pris l’engagement de mettre en place un centre de ressources de la vie associative. Nous l’avons construit avec des partenaires : le cdos, le crib, reso77……..

Nous avons pensé qu’il était plus pertinent de mettre en place un portail internet qui ouvrira d’ici 1 semaine. Ce sera un guichet unique d’entrée sur les politiques du département, mais il y aura aussi des aspects sur la création des associations. Il y aura des expériences réussies d’associations et il y aura aussi des renvois vers l’ensemble des partenaires qui souhaitent participer.

 

Dans un deuxième temps, nous passerons à un aspect plus collaboratif. C’est-à-dire que ce sont les associations elles-mêmes qui pourront approvisionner le portail internet. A travers cela on pense par exemple mettre en place un agenda des manifestations sur la seine et marne. Egalement un échange d’information sur la recherche de bénévoles parce que l’on sait que c’est l’un des problèmes que rencontrent les associations.

L’objectif n’est pas de faire à la place « de », de faire ce qui se fait déjà, mais d’apporter un plus et de fédérer au plan départemental.

J’ai envie de dire n’opposons pas les associations aux acteurs publics. Je crois que les acteurs publics ont besoin des associations.

 

Je voudrais seulement terminer sur un point qui me tient à cœur. Je disais tout à l’heure: on attend souventColloques-0864.JPG des élus, des locaux ou des financements. Moi je pense que les élus ne sont pas là pour contrôler les associations. Les associations ont leur propre vie et leur propre raison d’être. En revanche, nous nous sommes là pour permettre d’animer le dispositif. Pour faire qu’en se connaissant mieux les associations vivent mieux ensemble. C'est la condition d'une meilleure cohésion sociale.

 

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 09:59

colloque tribune CL1

Intervention de Mme Llech Maire-adjointe.

 

Bonsoir, Mesdames et Messieurs,chers amis j’ai l’honneur et le plaisir de vous accueillir à la demande de Monsieur le Maire qui doit nous rejoindre au cours des travaux de ce colloque .Il m’a donc chargé de vous souhaiter la bienvenue. Jean-François a présenté l’ensemble des partenaires avec lesquels nous avons l’habitude de travailler et d’accueillir régulièrement dans nos locaux. Parce que les travaux, les engagements, les résolutions dans lesquels vous vous engagez nous semblent extrêmement importants et il évident que nous souhaitons continuer avec votre concours..

Je salue aussi la présence de Jean Marie BONNEMAYRE qui nous fait l’honneur et l’amitié de participer aux travaux de ce colloque aujourd’hui.

Alors bien sûr, vous savez le partenariat auquel Jean François Chalot a fait allusion il y a quelques instants dure déjà depuis plusieurs années et l’objectif sur lequel votre colloque a prévu de travailler aujourd’hui « simplifier le réseau local de solidarité » est un objectif qui nous parait à la fois ambiteux, parce que il s’attache à mettre en lumière et à coordonner, à fédérer toute une série de dispositifs qui existent parfois de façon séparés mais aussi,parce qu'il s'agit d'un objectif qui est tout à fait essentiel en cette période sur laquelle je n’insisterais pas davantage. Voilà pourquoi, il me semble nécessaire et facile en même temps ,car je sais que vous en êtes tous capables et vous l’avez déjà montré, de vous souhaiter des travaux riches et bien sur les conclusions auxquelles vous arriverez, soyez assuré que la municipalité de Vaux le Pénil apportera tout son soutien et s’appliquera à travailler dans les directions que vous aurez dégagées.

 colloque tribune JMB2

Intervention de Jean Marie Bonnemayre Président du CNAFAL.

 

Merci aux animateurs des Associations Familiales Laïques de Seine et Marne de m’inviter chaque année, merci aux élus, aux collectivités qui soutiennent cette initiative.

Pour faire un constat, nous sommes dans une situation de grave crise sociale, économique, politique qui ne facilite pas le travail des associations.

On partage tous, de la plus petite association à la plus grande, au niveau national, cette inquiétude sur notre devenir. Il y a la baisse des dotations qu’elles soient de la part des ministères, ou qu’elles soient de la part des collectivités locales, elles-mêmes contraintes par la baisse des dotations de la part de l’Etat.

Ça ne veut pas dire que la plupart des associations ne vivent que de subventions. Si on chiffrait le travail des bénévoles au prix coûtant, on serait sans doute édifié par l’apport du tissu associatif, y compris dans les économies locales et nationales. D’ailleurs, de nombreuses associations commencent petit à petit à chiffrer les heures de bénévolat, pour que les pouvoirs publics se rendent compte de l’investissement qui est produit.

On le voit, la citoyenneté politique est en train de décliner. On voit bien que les niveaux d’abstention s’élèvent depuis 25 à 30 ans, qu’il y a une désaffection, une déception profonde. C’est peut être une affaire spécifique de la République française que d’avoir développé la citoyenneté sociale à côté de la citoyenneté politique, par différents dispositifs. De nombreux représentants d’usagers siègent dans des conseils d’administration, dans des représentations. Il y a eu dernièrement les élections de représentants des locataires dans les offices. Je sais qu’il y a eu des bons résultats pour les Familles Laïques. C’est important de pouvoir figurer dans ces conseils, mais au-delà, ça veut dire qu’il faut pouvoir maîtriser à la fois les circuits, mais je dirais aussi la manière dont s’élaborent les décisions dans ces conseils d’administration. Et c’est tout l’enjeu de l’éducation populaire. Ce n’est pas seulement défendre les gens lorsqu’ils sont en difficulté, faire du dépannage, mais c’est aussi faire accéder au droit et donc, c’est tout ce travail que l’éducation populaire doit faire et fait. C’est son essence même.

Faire en sorte que chacun puisse mieux se défendre par rapport aux pouvoirs publics et privés et faire valoir tous les droits que l’on a.

Ces 20 dernières années, le droit s’est complexifié. On a bien vu dans tous les domaines, chacun dans son secteur produit une nouvelle loi qui met à bas la précédente, qui la modifie. Ce qui fait que tout le travail de réappropriation qui est fait dans le champ de l’éducation populaire, que l’on soit bénévole ou salarié, est à recommencer en permanence, parce que les choses bougent. Et c’est notamment vrai dans le champ du travail social, qui n’a jamais été aussi complexe. Ce qui fait, que les recours lorsque l’on a besoin de les actionner, deviennent de plus en plus difficiles et parfois se perdent dans les sables de l’administration. D’ailleurs, de plus en plus dans ce secteur là, les gens deviennent des dossiers administratifs et on oublie que l’on a en face de véritables personnes qui sont en grande difficulté, qui ne savent plus à quelle porte taper et bien sûr, le rôle associatif est plus que jamais essentiel.

Dans un tissu social qui est de plus en plus abimé, ce sont les associations qui fabriquent le lien social et c’est essentiel. C’est dans cette liaison que l’on évite aussi « la violence ».

Lorsque que quelqu’un est face à une situation qu’il ne comprend pas, il se heurte effectivement à une forme d’anonymat, d’indifférence par rapport à un certain nombre d’interlocuteurs, d’administrations, etc. Bien souvent cela dégénère et ce n’est jamais la bonne solution. La bonne solution, c’est de conduire les personnes vers leur accès au droit, de leur expliquer leurs recours, de les accompagner jusqu’à ce qu’elles puissent être autonomes.

Alors là, nous sommes dans un contexte de plus en plus difficile. Plus la crise s’accentue, plus on a de l’intrusion d’associations qui ne font plus que du « dépannage » : en gros les associations caritatives. Je ne leur jette pas la pierre, parce qu’elles ont leur utilité. Mais en ce qui nous concerne, on ne se situe pas tout à fait sur le même registre. D’abord parce que, et on le voit bien, il y a des appels aux dons en permanence. Elles-mêmes sont en grave difficulté, parce que les dons n’arrivent pas et que de toute façon, les ressources ne sont pas inépuisables de ce côté là. Et c’est là où l’on voit toute l’utilité de l’éducation populaire, qui est d’apprendre aux gens, bien évidemment, à résoudre leurs problèmes et je dirais la force du collectif, parce que lorsqu’il y a une coupure d’eau, une coupure d’électricité, lorsqu’il y a une expulsion locative, si on est seul face à une machine administrative qui est un peu aveugle, il vaut mieux être soutenu par une association qui se mobilise, qui accompagne les gens et établit un rapport de force . C’est aussi le rôle des mouvements d’éducation populaire de faire agir la force du collectif.

Autre complexité de ces dernières années, les lieux de pouvoir ne sont pas toujours répertoriés parce que les politiques ont multiplié les intermédiaires. On le voit au niveau national, les politiques ont abandonné une partie de leur pouvoir aux hautes autorités. Ils l’ont abandonné, à des agences qui sont pilotées exclusivement par des technocrates et à qui ils ont délégué une grande partie de leurs pouvoirs politiques, administratifs et financiers. Ce n’est jamais facile, à partir de là, d’interpeller des gens qui ont une large autonomie et qui ne répondent plus devant le pouvoir politique, parce que cette sphère-là s’est complétement autonomisée. Autre problème de ces 15 dernières années, et on le voit à travers les médias : on ne peut plus avoir un débat politique ou il ne peut plus y avoir une question de société qui ne soit évoquée quelque part, sans que l’on ait « Monsieur l’expert » qui vienne pour dire sa vérité, et finalement pour dire ce qu’il faut penser sur telle ou telle question. L’éducation populaire, face à cela, dit que chacun d’entre nous, à travers son expérience, localement, a aussi sa propre expertise qui est tout aussi valable que celle que l’on nous fait défiler sur les plateaux de télévision, à propos de n’importe quel problème. Partir du vécu, partir de constats qui sont faits sur le terrain, c’est tout aussi important que d’être dans la stratosphère, pour décrire un certain nombre de situations. une partie de l’activité associative a été parasitée par l’ensemble de ces phénomènes et plus que jamais, il faut se réapproprier tout cela. Ca commence par le terrain, et c’est important, plus il y a de monde dans une association, plus il y a reconnaissance sur le plan local et en même temps cela permet d’être des interlocuteurs valables à l’égard des pouvoirs publics. Ça aussi c’est important, d’avoir du répondant, de pouvoir dialoguer avec les personnes dans les quartiers sur l’ensemble des sujets. L’élu n’a pas la science infuse, et même si c’est un élu de terrain, il faut absolumement qu’un retour lui soit fait de telle sorte que l’on puisse adapter un certain nombre de procédures à la réalité que l’on a devant soi. C’est comme ça que les choses avancent.

A travers le tissu associatif, il y a de l’innovation sociale qui se fait au fur et à mesure. Il y a beaucoup de législations, notamment dans le champ social, qui se sont faites, se sont fabriquées, à partir des réalités de terrain et parce que les associations de terrain ont innové dans un certain nombre de domaines. Et comme le retour d’expérience se faisait, le politique ou le législateur a entériné à partir de là l’expérience de terrain pour fabriquer une partie de la législation.

C’est une expérience inestimable que de travailler dans les associations, de travailler en équipe d’une manière collective et de ne pas se laisser impressionner par les autorités. Il faut se réapproprier l’ensemble des circuits, l’ensemble des rouages, les diffuser, les faire partager, vers le plus de personnes possible. Parce que c’est comme ça, qu’à travers la citoyenneté sociale, on se réappropriera la citoyenneté politique. Parce qu’il faut investir les lieux de décisions.

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 06:02

Affiche-solidarite-u

Il y avait beaucoup de monde à ce colloque sur le réseau de solidarité :

Une centaine de personnes : des bénévoles de tous horizons y étaient nombreux, mais il y avait aussi des professionnels, des élus....

Les principales associations de solidarité de l'agglomération étaient présentes, elles ont exprimé leur envie d'agir ensemble. D'autres plus éloignées gographiquement sont venues pour partager leurs expériences et échanger. 

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Les interventions à la tribune et dans la salle ont convergé sur un objectif partagé : celui de formaliser et de développer un réseau de solidarité qui permette des échanges, des mutualisations au service des familles et notamment de celles en difficultés et en demande.

Ce colloque a été d'autant plus riche, que quelques pavés ont été jetés dans la mare et suscité des interrogations, des réactions... 

Les différentes interventions seront publiées sur le blog de "Familles Laïques " de Vaux le Pénil et nous ouvrirons nos colonnes à celles et à ceux qui veulent donner leurs impressions et leurs avis.

 

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UNE DATE EST RESERVEE  :  LUNDI 13 JANVIER 2015 EN SOIREE ( LE LIEU SERA PRECISE)

Il s'agira de tenir notre première rencontre pour se fixer ensemble des objectifs opérationnels et des tâches pour commencer à faire vivre le réseau de solidarité.

 

Encore une fois un grand merci à tous les participants, à tous les bénévoles qui ont oeuvré à la mise en place de cette rencontre, à la ville de Vaux le Pénil pour son soutien, ainsi qu'à tous ceux qu'il serait trop long de citer içi.

 

colloque-4.jpg

 

 

Vous trouverez sur le blog, juste après ce petit article, une présentation de la rencontre organisée par RESO 77

 

Jean-François CHALOT - Patrice THEVENY 

 

Nous publierons aussi les témoignages reçus

en voici un premier

un petit mot pour te remercier, tu as bien fait d'insister. c'était très interessant. en revenant je suis allée voir les sites cités sur internet  !

ça ressemble à ce que je fais (toutes proportions gardées !)  avec le secrétariat de chanterelle !!! mettre tout le monde en contact et signaler à tous les bons plans de chacun !

j'ai passé une très bonne soirée, et le repas était très bon.

là je m'endors entre les lignes

Merci encore,

faîtes de beaux rêvez, vous êtes l'espoir de beaucoup 

 

véro

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 09:00

COLLOQUE AUJOURD'HUI, VENDREDI 28 NOVEMBRE, A PARTIR DE 17 HEURES

 

A 17 heures à la Ferme des Jeux de Vaux le Pénil

 

 

 

Réso 77 , partenaire et intervenant à ce colloque propose une initiative qui est complémentaire à la nôtre puisqu’il s’agit de MUTUALISER les compétences

Article de Réso77 :

RESO77 organise la première édition du Speed-dating de la mutualisation en Seine-et-Marne se déroulera le mardi 9 décembre à Melun de 9h00 à 18h00. Vous pourrez venir toute la journée... ou selon vos disponibilités.

Une journée pour échanger sur les pratiques et mutualiser au quotidien à travers :

-Une conférence autour de l’intérêt d’une cartographie du réseau,

-30 ateliers de Speed-dating d’environ 30 minutes sur des thèmes divers : personnes âgées, logement, violence, personnes handicapées, ESS, jeunesse, gens du voyage...

-Un réseau d’échanges et de mutualisation pour développer une connaissance, obtenir un soutien dans le montage d’une animation…

-Un théâtre forum.

-Des temps conviviaux,

-La signature de la convention de partenariat avec l’Uriopss Ile de France pour une mutualisation de nos compétences respectives vers nos adhérents.

Venez avec un grand nombre de cartes de visite que vous pourrez distribuer tout au long de la journée pour permettre à chacun de se repérer et pour reprendre contact par la suite.

Pour de plus amples informations et pour vous inscrire, cliquez sur ce lien.

Lien : http://www.reso77.asso.fr/agenda_597_-Speed-dating-de-la-mutualisation.html

CONSTRUIRE ET FAIRE VIVRE LE RESEAU DE SOLIDARITE
CONSTRUIRE ET FAIRE VIVRE LE RESEAU DE SOLIDARITE

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 07:38

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 07:38

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Colloque Familles Laïques du 28 Novembre 2014

 

Madame, Monsieur,

 

Face à l’accroissement des situations de précarité économique et d’isolement social, la mobilisation des acteurs de proximité de la solidarité publique et associative est une réponse certes incontournable mais pas suffisante.

 

En effet si la proximité permet d’agir au plus près de la réalité des personnes dans leur environnement de vie, elle doit pouvoir s’appuyer sur une connaissance précise des moyens et des compétences mobilisables sur un territoire et surtout sur leur coordination.

 

Or trop souvent on ne peut que constater des phénomènes de surinvestissement de certaines situations personnelles et/ou familiales alors que d’autres situations, parfois moins visibles, sont délaissées.

 

La multiplicité des interventions non coordonnées sur un territoire tend à morceler l’accompagnement des personnes au risque de rendre cet accompagnement incohérent. De plus elle représente un surcoût humain, matériel et financier.

 

D’autre part les contraintes financières actuelles imposent aux acteurs de l’action sociale de mieux coopérer à travers une injonction toujours croissante de mutualisation des moyens sur leur territoire d’intervention.

 

L’objectif de ce colloque sera de mobiliser les différents acteurs de solidarité de la Communauté d’Agglomération de Melun Val de Seine pour jeter les bases d’un réseau local de solidarité à partir de trois notions simples déjà expérimentées sur d’autres territoires :

Se connaître : qui fait quoi ?

Se reconnaître : quelles complémentarités ?

Agir ensemble : quelle coordination ?

 

A terme il s’agira d’élaborer un outil commun basé d’une part sur un protocole de coopération entre les membres du réseau et d’autre part sur un Annuaire des ressources intercommunales de solidarité.

 

J’espère que vous pourrez participer à ce colloque que nous organisons avec le soutien, entre autres, de la ville de Vaux le Pénil, de RESO 77 et de la CAF 77, le vendredi 28 novembre à partir de 17 Heures à la ferme des jeux de Vaux le Pénil.

 

Je joins par ailleurs à cette présente, le dépliant d’invitation et d’inscription.

 

Veuillez agréer l’expression de mes sentiments distingués.

 

Jean-François Chalot

Coordonnateur du colloque

 

Secrétaire général du CDAFAL 77

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 20:58

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Comme nous l'avons annoncé lors de l'apéritif de fin de salon, voici des impressions "flash" d'auteurs 

et de Julien Guérin qui a introduit le déjeuner-débat.

Il ne s'agit pas là du compte rendu complet du salon.Il manque les deux concours littéraires.  

Dès que nous aurons ces compléments, ils seront publiés.

Merci à Chantal Baudet pour ses photographies reproduites avec son autorisation.

 

CONTRIBUTIONS ECRITES

Une audience au même niveau que l’an dernier malgré un temps peu clément;

Des éditeurs et écrivains qui ont apprécié la chaleur de l’accueil, les échanges et les rencontres, en bref une bonne cuvée même si aurions préféré avoir beaucoup plus de visiteurs.

Le déjeuner  débat sur Jaurès a regroupé 21 personnes alors que nous en attendions 15

Un spectacle Jaurès à guichet fermé, la jauge était pleine, aucune place vacante.

 

Nous donnons la parole à deux écrivains dont l’un est seine et marnais et reproduisons un dessin réalisé, à notre demande par l’auteur de bandes dessinées, présent au salon :

 

-oOo-

 

Guillaume Delacourt.

delacour.jpg

 

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     Il faisait beau pourtant à mon arrivée. Le temps semblait m’encourager à franchir les cent bornes séparant ma banlieue à cette bourgade du 77. « Vaux-le-Pénils », un nom plus qu'exotique pour un auteur du 93 en quête de lecteurs.

     Étrange sensation. Celle d'être invité à un salon du livre pour parler de ses éjaculats cérébraux. Étrange sensation. Celle d'être confronté aux badauds fourmillants dans les allées, en quête de belles rencontres littéraires.

     Mais ce froid, cette fictive pluie qui a cloué chez eux les lecteurs les plus fragiles... autant de potentiels billets de banque qui ne rejoindront pas mon escarcelle !

     Et cette chaleur. Celle qui monte en moi au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans l'après-midi. Cette chaleur insufflée par ces gens qui, bravant les  tumultes du climat, sont venus nous rencontrer. Ils sont tout à tour indifférents, passionnés, rétifs, gourmands, et toujours souriants.

     Mon premier salon littéraire à Vaux-le-pénil. Une journée de patience et de rencontre. Ok, je ne finirai pas millionnaire ce coup-ci, mon banquier ne va pas arrêter ses coup de semonce, mais quelle richesse j'ai accumulée en quelques heures dans la Seine-et-Marne !

 

 

 

Joss Doszen

Avec toute ma gratitude

 

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 Guy et Joss sur la photo

     

  

 

     Des livres, des pages, de l'encre, des mots, échanges, convivialité... Le salon s'emplit, se gonfle, murmure, vit. Le temps s'arrête, se fixe. L'histoire est là. La présence de Jaurès plane.

« Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? »

     La guerre ! La paix !

     Un siècle après, le débat n'est pas encore terminé. Actuel, très actuel.

     Je rêve d'un après-midi au bord de l'eau, de serrer ma petite fille dans mes bras, de grands espaces d'ombre et de lumière, de sentiers sous les frondaisons, d'odeur d'humus et de terre mouillée, de nuages poussés par le vent, de la chaleur d'une poignée de main. N'est-ce pas cela la paix ? Ne peut-on pas laisser le peuple vivre en paix ? Est-ce lui qui doit toujours payer de sa vie les intérêts de la grande bourgeoisie ? Je pense aux enfants qui meurent sous les bombes et je rêve d'utopie dans l'imaginaire des mots. Et si l'utopie n'était pas un rêve ?

 

-oOo- 

 

Guy ALAMARGUY 

 

Compte-rendu flash du débat sur Jaurès

debat-jaures.jpg

 

 

Déjeuner-débat : Jaurès pouvait-il éviter la guerre en 1914 avec Pierre Clavilier ?

Au terme du débat animé par l’historien Pierre Clavilier nous n’apportons aucune réponse et ferme et définitive à cette question historique complexe. Pendant plus de deux heures nous avons tenté de cerner le Jaurès infatigable défenseur de la paix sans laisser dans l’ombre ses contradictions et ses hésitations. Loin de statufier Jaurès ce débat a permis de montrer l’actualité d’une pensée internationaliste et anti-impérialiste. Cent ans après son assassinat, et à l’heure où les bruits de botte résonnent à nouveau aux quatre coins de la planète, nous voudrions conjurer avec le tribun socialiste les lourds périls qui pèsent encore sur notre monde capitaliste et inégalitaire.

Julien GUERIN

 

 

 

 

 

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  • familles-laiques-de-vaux-le-penil.over-blog.com
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77

AGENDA

 

 

  -oOo-

 

PROCHAINES PERMANENCES "INFO DETTE"

  à VAUX LE PÉNIL

 

 Vendredi 11 septembre 2020

 Vendredi 09 octobre 2020

 Vendredi 13 novembre 2020 

sur rendez-vous au 

09 75 38 81 13 

 

    Affiche surrendetement RVB    

 

Sinon, toute l'année,  il y a des permanences hebdomadaires à 

 Melun, Dammarie, Le Mée, St Fargeau-Ponthierry, Moissy Cramayel.....

Renseignez vous auprès de notre secrétariat !

Qui sommes nous ?

Association fondée sur le principe de la laïcité,

intervenant dans tous les domaines

 où l'intérêt des familles est concerné.

     logo rose afl

Animée uniquement par des bénévoles, l'association propose différentes actions telles que : Accompagnement scolaire, alphabétisation, info dettes, écoute et soutien des familles, écrivains publics, informatique, échanges de savoir-faire. 

 

Surtout n'hésitez pas à nous laisser des commentaires en utilisant le lien en dessous de chaque article De même, lisez les commentaires, ils vous en inspireront peut-être d'autres Notre PAL est subventionné par la Caisse d'Allocations Familiales 77 et le Conseil Régional d'Ile de France