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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 09:33

Le Colloque « accès aux droits, accès à la langue française »

UN SUCCES ET DES PERSPECTIVES

 DSCF0466.JPG

 Affiches création Olivier SCAPIN

  

   97 personnes ont participé à ce colloque tenu un samedi matin, créneau pas forcément évident.

   Le public, attentif et acteur était composé de bénévoles, de professionnels, d’élus municipaux et d’apprenants (personnes suivant les cours de français).

   Les propos introductifs, émaillés d'anecdotes persnnelles de Pierre HERRRO, Maire de Vaux de Pénil, ont habilement et judicieusement lancé le colloque.

   La Ligue d’improvisation de Seine et Marne a apporté ensuite un moment de détente et de réflexion, fort apprécié juste avant l'intervention de nos orateurs.

COLLOQUE-2013 0778 COLLOQUE-2013 0786

   Après la lecture du message de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale, Christian Delecourt a fait part de l’étude menée sur l’agglomération de Melun.

   Jean Marie Bonnemayre, président du CNAFAL a montré -en s’appuyant sur des éléments historiques- l’importance des brassages et de l’immigration dans la construction des Nations et l’apport de la Révolution française pour l’émergence d’une citoyenneté ne tenant pas compte des origines.

   COLLOQUE-2013 0802 COLLOQUE-2013 0806

Guylain Chevrier, président du CDAFAL 94 a expliqué que la laïcité permet le « vivre ensemble » et l’intégration républicaine donc d’éviter l’enfermement communautaire.

 

Enfin Françoise Cardaire, au nom de l’Association Espoir CFDJ, a présenté deux témoignages concernant les difficultés d’accès à la langue française pour les mineurs isolés étrangers

   Après les prises de parole des orateurs, un débat nourri et passionnant s’est engagé dans la salle et avec la tribune.

  COLLOQUE-2013 0771 COLLOQUE-2013 0770

 Toutes les questions essentielles ont été abordées sur les enjeux sociaux, l’intégration citoyenne et républicaine, les difficultés rencontrées bien entendu mais aussi les avancées comme ce début de réseau local construit avec les centres sociaux de Melun….

   Ensemble on fait beaucoup, mais il faut faire plus et mieux pour éviter l’isolement et l’enfermement communautaire.

   Le vivre ensemble est en construction.

  

Ce colloque a donné plus de place aux débats avec le public que les précédents, ce qui a satisfait les participants notamment la cinquantaine qui a participé au repas convivial.

 

 Familles Laïques tient particulièrement a remercier tous les participants à ce colloque, qui devient un rendez-vous annuel et fidèlise son public.

  Merci aussi la ville de Vaux le Pénil pour la mise à disposition de local et de matériel et à souligner l'implication, le travail et le sérieux des services et personnels municipaux qui sont nos interlocuteurs tout au long de l'année. Pour finir, un grand bravo à Olivier,  notre infographiste dont les affiches et documents contribuent sans aucun doute à la réussite de nos manifestations en accrochant les regards.

 

Les interventions seront publiées sur le blog de Familles Laïques de Vaux le Pénil et sur le site du CDAFAL 77 .

 

 Jean-François CHALOT et Patrice THEVENY

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 09:48

Je rappelle que l’UNAF est chargée de représenter l’ensemble des familles, y compris les étrangers depuis la loi de 1975, auprès des Pouvoirs Publics.

Le CNAFAL, au sein de l’UNAF s’est inscrit à la lettre dans cette mission.

Quelques éléments préalables doivent être rappelés :

  L’immigration sera l’horizon indépassable du XXIème siècle : de plus en plus nombreux sur l’ensemble de la planète et dans tous les sens, les immigrants se déplacent soit à cause des guerres, soit à cause de la famine, soit à cause des catastrophes climatiques ou des déséquilibres économiques mondiaux. Ça bouge partout et ce siècle sera celui de la mobilité.

 Je veux dire aussi que les migrants ont rapatrié de par le monde 264 milliards de dollars en 2006, soit le triple du montant de l’aide internationale au développement. Les envois financiers à leurs familles, non seulement empêchent ceux qui sont restés de sombrer un peu plus dans la pauvreté et donc de provoquer de nouveaux départs, mais aussi financent des soins de santé, d’éducation et la création d’entreprises locales qui dynamisent l’économie locale.

Conclusion, la libre circulation favorise aussi l’économie mondiale, mais ce n’est jamais chiffré.

  Chaque année, 2 millions d’étrangers s’installent illégalement en Europe qui a énormément besoin de main d’œuvre, notamment en Europe du sud, en Allemagne, ou dans les pays de l’Est, qui subissent de plein fouet la crise démographique. Berlusconi, lui-même, pourtant élu dans les années 90, après une campagne contre l’immigration, a été obligé lui-même de faire régulariser 800 000 clandestins.

L’Espagne récemment a fait de même. L’Europe n’est donc pas une forteresse, et ne peut l’être, mais les dégâts humanitaires sont énormes : des milliers de noyés, le trafic des êtres humains continue de plus belle. Pourtant on a aboli l’esclavage, mais l’économie souterraine ou immergée en profite beaucoup. Le contrôle des frontières, les procédures d’expulsions, tout l’appareil bureautique lié à la reconduite à la frontière coûtent de plus en plus chers, mais sans doute en vain ; même les USA avec le mur érigé à la frontière mexicaine n’arrivent pas à endiguer l’immigration provenant d’Amérique latine.

Au final, c’est une double image dégradée qui sort de ce contexte : dans les pays de la Francophonie, mais aussi au-delà, c’est l’image de la France qui est durablement ternie ; de l’autre, on dégrade devant l’opinion publique, les immigrés de plus en plus traités comme des délinquants. Les immigrés ne sont pas des soldats d’une armée d’occupation, mais des gens à la recherche d’une vie meilleure et assoiffés de justice sociale.

affiche colloque langue francaise-copie-1

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 08:07

Tous et Toutes au salon littéraire de Vaux le Pénil

 

le dimanche 13 octobre 

Et participer au :

Déjeuner Débat sur le thème :

 

Ecoles/Collèges:lycées

 

Tous peuvent réussir !

 

Toutes les informations sur ce lien

Nouvelle image36

 


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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 12:29

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Il est difficile, très difficile d'avoir Jean Epstein comme conférencier..

 

.Il est très demandé...Mais « chouette » il est venu à Vaux!

 

 

 

L'Université de Parents en partenariat avec EFA (Enfance et Familles d'Adoption) et Familles Laïques a organisé à la

 

ferme des jeux une conférence le vendredi 25 avril sur le thème :

 

« Même pas mal! »

Faut il donner des limites à son enfant ?

 

Ce fut un ravissement général...Des explications claires, des anecdotes amusantes...

et des propositions.

 

Le compte rendu synthétique sera dès la semaine prochaine sur le site de la ville de Vaux le Pénil....

Nous ne livrons ici que 9 critères proposés par Jean Epstein pour qu'une sanction éventuelle soit éducative :

 

-        l'immédiateté

Nouvelle-image.JPG

C'est tout de suite et pas

 

plus tard, au moment où il ne risque pas de comprendre.

 

-        l'identification

C'est la personne qui constate qui donne la

sanction : on ne délègue pas à une tierce personnes...Il ne faut pas, par exemple raconter à l'instituteur que son fils a fait une bêtise : il risque de ne pas comprendre et de ne pas pouvoir se comporter autrement.

 

-        la bonne proportion

La sanction est proportionnée à la

 

faute.

-        la cohérence

Ce qui est interdit par l'un des deux parents dot être interdit par l'autre

Ce qui est interdit aujourd'hui, l'est aussi demain

-        l'adaptation à chaque enfant, en fonction de son âge

-        l'explication et non la négociation

L'adulte explique le pourquoi de la sanction...Une explication n'est pas une justification et surtout pas une négociation!

 

-        la non humiliation

La chambre n'est pas le lieu de punition mais de repos

-        la justice

On ne punit pas n'importe comment quand on est en colère et lorsqu'on se trompe on le reconnaît

-        l'applicabilité

La sanction doit être réaliste, applicable

 

 

 

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 07:15

même pas mal

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 09:34

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 14:53

"AIMER ET SANCTIONNER, QUEL EQUILIBRE ?"

 

L'université de Parents de Vaux le Pénil vous invite à réfléchir, discuter, faire part de vos expérience, échanger sur ce sujet, oh combien difficile qu'est l'éducation de nos enfants

 

Après la projection du film "AMOUR ET CHATIMENTS" à La Grange de Vaux le Pénil (occasion aussi de découvrir la nouvelle salle) le débat sera conduit par Michel MEIGNANT (médecin et psychothérapeute, co-auteur du film)

 

RENDEZ-VOUS DONC? NOMBREUX ET NOMBREUSES

LE MARDI 5 FEVRIER 2013

A 20H30 A LA FERME DES JEUX

 

Renseignement au 01.64.71.91.20.

 

 

Pour faire suite à ce débats, des ateliers se dérouleront de février à mai 2013

"Comment parler pour que nos enfants écoutent  et écouter pour que nos enfants nous parlent ?"

 

Calendrier : les vendredis 22 février, 22 mars, 5 et 12 avril, 17 et 31 mai de 20h00 à 22h30

 

Inscriptions à la Ferme des Jeux au 01.64.52.91.20.

Attention places limitées

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 07:48

 

 

Colloque de Vaux le Pénil
Samedi 24 novembre 2012

 

 

Conclusions de Jean-Marie BONNEMAYRE
Président du CNAFAL

 

 

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- Ce fut un colloque riche en interventions de différentes origines, en témoignages, en constat de la situation à un moment de l’actualité tout à fait opportun. La synthèse n’est donc pas facile.


- J’ai constaté malgré mes origines différentes une très grande convergence :

·           Pour constater qu’il y a dorénavant une grande reproduction sociale de la précarité et de la pauvreté.


·        - La dépendance de plus en plus grande des précaires à l’égard du soutien et de l’aide sociale bénévole qui ne dépend pas du secteur public.


·       -  L’insuffisance des revenus sociaux (RSA, AAH, API) ne permettant pas structurellement aux familles d’assurer des charges incompressibles (logement, énergie, accès aux soins etc.),

·        - La dénonciation des politiques « ségrégatives » et des logiques institutionnelles d’exclusion à l’égard des plus pauvres qui entraîne une perte de solidarité et derrière un discrédit des institutions politiques du fait de l’impuissance constatée sur le terrain face à la marée montante de la précarité.


·        - L’endettement est devenu chronique : chaque institution engage des poursuites : dette d’hôpital, cantine scolaire, bailleurs, etc.… Ces poursuites qu’on sait vaines n’ont-elles pas pour but de culpabiliser les pauvres,


·        - Pour les jeunes le vrai problème est l’absence de ressources sur la tranche d’âge 18-25 ans ou 20-25 ans qui est devenu dramatique ; les pupilles de la nation, les enfants placés qui arrivent à leur majorité ne bénéficient plus d’aucune aide ; cela revient à les « jeter » à la rue ; et bien souvent des parents précaires « jettent » ou « poussent à la rue » les jeunes adultes qui se « débrouillent » comme ils le peuvent… vivier de l’économie souterraine…,


Le CNAFAL rappelle à cet égard que depuis 1978 il réclame et porte auprès des pouvoirs publics la mise en place d’un revenu pour l’autonomie des jeunes de 18 à 25 ans mais aussi la mise en place d’un revenu social garanti pour tous. Le candidat Hollande s’était engagé en faveur d’une vraie politique à l’égard de la jeunesse.

Un chiffre avait été émis 14 milliards d’euros.

Peut être faudra-t-il effectuer à un moment des révisions déchirantes dans le champ de la politique familiale ? Il est impensable que notre société continue à sacrifier ses jeunes qui sont l’avenir de la Nation.


·        - Nous sommes tous obligés de constater que la « lutte pour la survie » (10 millions de gens vivent en dessous du seuil de pauvreté) entraîne des comportements égoïstes, conflictuels entraînant une société violente : les pauvres sont accusés d’être fraudeurs, assistés, etc.… alors qu’il y a une vraie identité sociale de cette catégorie de la population qu’il ne faut pas enfermer dans des discours discriminants ou d’impuissance. Ils méritent écoute, respect et soutien.


·        - Certes cette lutte contre la misère permet de garantir la « paix sociale » comme le dit ATD Quart Monde dont l’action est plus que respectable mais il faut avoir une vision politique de la précarité ; celle-ci n’existe et les pauvres avec que parce que c’est la condition aussi pour qu’existe une classe de rentiers qui n’a pas besoin de travailler et qui vit richement de ses produits financiers ou immobiliers et qui ne cesse d’amasser dans une course folle à la distinction sociale.


·        - Ce qui nous ramène aussi à la politique, auxquels je ne jette pas la pierre même si certains ne se rendent pas compte qu’ils vivent sur une poudrière sociale. En 2008, dans le « Familles Laïques » de la rentrée dans le contexte de l’éclatement de la crise financière que l’on connaît, je faisais le constat que les politiques avaient perdu le pouvoir au profit des financiers et des économistes. L’ont-ils regagné au jour d’aujourd’hui, je ne le pense pas ! Il y a des rapports de force à inverser.


·       -  Enfin dernier point pour revenir au social : la force du réseau, la mutualisation des pratiques, le partage des solutions est un atout. Chaque association dans son coin rencontrera des limites. Regroupés nous seront plus percutants. A cet égard, j’ai trouvé que l’idée de signer avec une mutualité un contrat de groupe pour assurer aux précaires une couverture sociale (maladie, logement, ?????) pour une somme raisonnable est intéressante et mérite attention.

·        De même, il faut s’interroger aussi sur l’accompagnement social de la part des institutions, qui est en déshérence du fait de la RGPP, de la compression des budgets.


- Il faut se dire et nous avons eu un exemple avec la mise en place dont on nous a parlé des « réseaux de soins » qui allie bénévoles et professionnels, qu’il y a toujours quelque chose à faire quelque soit la place que nous occupons ou les responsabilités que nous avons. C’est ainsi que en tant que Président de CAF jusqu’à l’an dernier, je n’ai pas hésité à regarder de près l’accueil, les files d’attente, la manière dont sont traités les allocataires car maintenant tout est minuté, tout comme je me suis intéressé de près à la manière dont sont menés les enquêtes pour fraude qui se révèlent infinitésimales.


- Les injonctions des appareils administratifs et de gestion vers toujours plus de rationalité économique et financière, de résultats font trop souvent oublier l’humain ! Et après on s’étonne de voir un suicide dans un hall d’accueil de CAF ou lors d’une expulsion locative et on est loin de la première fois !


·        - Au cours de cette matinée, j’ai ressenti ce besoin d’humain qu’en langage républicain on appelle la fraternité qu’est le contraire de la guerre de tous contre tous lorsqu’on met en concurrence les salariés (es), les statuts, les territoires, les pays, la fiscalité, les systèmes de protection sociale. Souvenons-nous de la phrase de De Gaulle en 1945 lorsqu’il s’est agi de construire la Sécurité Sociale : « il est essentiel que le patronat participe et s’implique financièrement dans la cohésion sociale de ce pays ; pour ne pas l’avoir fait avant la guerre, on a eu la barbarie… »

 

 

 

Intervention de M. BONTOUX


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- La santé des enfants et des jeunes doit être une préoccupation majeure pour l’État et les collectivités locales.

Pour sa part, le département contribue à une politique de prévention dès le plus jeune âge avec la Protection Maternelle Infantile plus couramment désignée par le sigle PMI.

Tout au long de la vie des jeunes seine-et-marnais, le Conseil général participe, au travers différents dispositifs, à les aider et les accompagner, que ce soit avec le Fonds d’aide aux jeunes (FAJ), les politiques jeunesses, les politiques éducatives, …

La protection de l’enfant, qui est une des toutes premières missions des conseils généraux, met bien évidemment au cœur  de ses préoccupations la santé physique et psychique des jeunes.

 

- Les Maisons Départementales de la Solidarité (MDS), antennes sociales du département dans les territoires, travaillent de concert avec les équipes de prévention  spécialisée, les missions locales, les associations  et l’éducation nationale pour construire ensemble une chaine  de solidarité autour des jeunes.

De multiples actions sont menées, nous pouvons évoquer celles sur l’addiction  auprès des adolescents, particulièrement dans le cadre du collège, permettant ainsi de mettre en avant les risques pour la santé de chacun. Mais cela va aussi, au-delà de ces problèmes, en abordant des questions plus générales comme celle du  sommeil ou de l’alimentation, bref ce qui fonde l’hygiène de vie d’un être humain.

 

- Citons également le Planning Familial qui joue un rôle important notamment pour les questions de contraception.

Si nous avons aujourd’hui un ensemble de services publics et d’associations qui œuvrent pour la santé de la jeune génération, force est de constater le manque criant de moyens humains dans certains domaines. Je pense à ce titre à la médecine scolaire, à la pédopsychiatrie, et bien d’autres encore,  dont le Conseil général a pu faire remarquer l’insuffisance criante en Seine-et-Marne.

 

- Travailler ensemble pour la santé de nos enfants est un engagement quotidien des services publics, des parents et des associations. Mais cela passe aussi par l’augmentation  des moyens que l’État doit mettre dans notre système de santé publique.

 

Jean Pierre Bontoux

1er Vice-Président du Conseil général

En charge de la Jeunesse, des Sports et de la Prévention Spécialisée

 

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 22:53

 

Affiche-Colloque Def

 

Santé et précarité des jeunes

au cœur du risque social

 

Comme nous l'avons fait pour les quatre colloques précédents, nous publierons les textes dès leur réception l.

 

Comme pour les précédentes éditions, nous avons eu un auditoire nombreux et attentif . Les interventions dans la salle n'ont pas été, comme c'est le cas habituellement, uniquement d'institutionnels ou de responsables associatifs ou professionnels, mais aussi de gens "ordinaires", des témoignages de terrain, de quotidien. Ceci a réellement enrichi le débat. Ce ne fut pas facile pour certains et les organisateurs tiennent à remercier l'ensemble des intervenants, et ceux-ci en particulier.

Le débat a été particulièrement intéressant

 

Le discours d'accueil de Monsieur Herrero, Maire de Vaux le Pénil a fixé de fait les grands enjeux sociaux et humains de l'accès aux soins pour tous.

Il a illustré son propos en reliant la problématique posée par le colloque et l'action menée par la Municipalité de Vaux le Pénil pour la défense et le développement de l'hôpital public pour tous.

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Après l'intervention de Jean Pierre Bontoux, vice président du Conseil Général et le message de  la CAF 77 adressé par Josiane Bosc, administratrice, au nom du président  , s'en sont suivis l'intervention de Jean Marie Bonnemayre, président du CNAFAL et l'exposé de Christian Delecourt , sociologue.  

Les contributions du Docteur Catherine Cerfontaine (Réseau Ville Hôpital 77 Sud) et des militants d'ATD quart Monde ont permis elles aussi d'alimenter un débat riche et varié.

Nous remercions la Direction départementale de la Cohésion Sociale et l'UDAF 77 pour leur soutien et la ville de Vaux le Pénil.

Nous avons apprécié la présence et la participation de nos partenaires associatifs  

comme l'AFP et la CSF, associations familiales amies et du Secours Populaire français .

 

TRIBUNE

 

Nous publions aujourd'hui, le rapport de Monsieur Delecourt et l'intervention émouvante d'un jeune, Fabien.

 

Jean-François CHALOT - Patrice THEVENY 

 

 

Colloque Familles Laïques du 24 Novembre 2012

Intervention de Christian Delecourt - Sociologue

 

 

En Février de cette année, un collectif composé de 8 Organismes intervenant auprès des jeunes a présenté un état des lieux sur la situation de la santé des jeunes en France (source web : Pour une politique en faveur de la santé des jeunes)

 

Ces Organismes sont

Société Française pour la Santé de l'Adolescent,

Fédération des Espaces Santé Jeunes,

Association Nationale des Points Accueil-Ecoute Jeunes,

Association Française de Pédiatrie Ambulatoire,

Commission Adolescent de la Société Française de Pédiatrie,

Société Française de Santé Publique,

Association des Psychiatres de secteur Infanto juvénile,

Société Française de Psychiatrie de l'Enfant et de l'Adolescent et Disciplines Associées.

 

Je vous propose de regarder ensemble cet état des lieux qui constitue une synthèse de différentes études.

 

     POPULATION

 

7 788 281 jeunes de 15 à 24 ans en France en 2011 soit 12% de la population totale

 

Pour information : il y a 15.647 jeunes de cette tranche d’âge dans la Communauté de Communes de Melun Val de Seine soit 14,63 % de la population

 

Les déterminants sociaux de la santé sont à la baisse :

 

- 130 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans aucun diplôme.

 

- Chômage des jeunes : 23.7 % des 15-24 ans sont sans emploi en 2010 (+5% depuis 2007)

 

- 34 % des 15-29 ans occupent un emploi précaire

 

 

On retrouve des pourcentages similaires pour la Communauté de Communes de Melun Val de Seine    

 

Eléments sanitaires :

 

- 1 étudiant sur 3 renonce à des soins faute de moyens, plus de 19% ne sont pas couverts par une mutuelle, en raison de son coût jugé trop élevé (UNEF 2011).

 

- 15% des adolescents présentent des signes tangibles de souffrance psychique ou une pathologie mentale (Enquête INSERM).

 

- Les jeunes en insertion ont 2 fois plus de signes de souffrance psychique (CETAF),et font 2 fois plus de tentatives de suicide.

 

- Idées suicidaires et tentatives de suicides (UNEF)

15% des étudiants déclarent avoir eu des idées suicidaires dans les 12 mois précédents, contre 8 % chez les 15-19 ans. (Baromètre Santé INPES)

5% ont déclaré avoir fait une tentative de suicide

56% des tentatives de suicide ne font pas l’objet d’une hospitalisation ou d’un suivi par un médecin.

 

- Suicides 15-24 ans : environ 600 par an, chiffre sous-évalué (beaucoup d’accidents peuvent en fait être des suicides),mais à la baisse depuis 30 ans.

 

- Accidents de la voie publique : 1000 jeunes décédés par an, âgés entre 15 et 24 ans, 24000 blessés. Les jeunes de 18-24 ans ne représentent que 9 % de la population, mais ils représentent 21 % des décès et 22 % des blessés des accidents de la voie publique.

 

- Obésité : chiffres en augmentation depuis 30 ans (tous âges confondus).

15 % des adolescents sont en surpoids, 4,5% sont obèses.

Il y a de fortes inégalités selon le milieu social.

 

- IVG : 15 000 par an chez les mineures, en augmentation chez les 15 - 24 ans, malgré la diffusion de la contraception d'urgence (43 % des jeunes femmes de 15 à 24 ans en ont bénéficié en 2010).

 

Consommations a 17 ans (Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies ):

 

- Tabac quotidien : après des années de baisse, ré-augmentation de 2008 à 2011 :

Garçons de 29,9 à 32,7 %, Filles de 27,9 à 30,2 %

 

- Cannabis régulier (au delà de 10 usages par mois) :

10% chez les garçons, 4 % chez les filles (en baisse)

 

- Alcool : baisse des consommations régulières (10 usages par mois) :

13% chez les garçons, 4% chez les filles

Nette augmentation des ivresses répétées :

- plus de 3 par an : chez les garçons 32% à 34% ; chez les filles 18,9 % à 21,3%

- plus de 10 par an : chez les garçons 15 % à 18 ans, 26 % à 22 ans ; chez les filles 6 % à 18/22 ans.

 

- Cocaïne (expérimentateur): en hausse >3 %

- Poppers (expérimentateur): forte hausse = de 2 % en 2000 à 9% en 2011

 

 

A partir de ces éléments j’ai interrogé des médecins, des pédopsychiatres, des travailleurs sociaux, et tous m’on donné une réponse convergente à savoir que ce qui est au cœur de la question santé des jeunes c’est avant tout la question des comportements à risque et c’est sur ce point que je souhaite insister.

 

Lorsqu’on parle de risque social, ce n’est pas pour faire ressurgir le spectre de la jeunesse dangereuse, mais bien au contraire de mettre en avant le risque lié à la jeunesse en danger.

 

Ce risque est tout simplement celui de la cohésion sociale, de la perte de confiance des jeunes vis-à-vis des adultes, de la violence certes, mais surtout de la violence sur soi qu’exerce ces jeunes jusqu’à l’auto destruction.

 

Ceux qui ont été fragilisés par la vie dans leur enfance et/ou leur adolescence se retrouvent souvent une situation de précarité et parfois dans une situation d’errance qui altère leur avenir.

 

Une enquête de l’Observatoire Régional de la Santé d’IDF en 2005 mettait en évidence trois aspects :

 

D’abord que les conduites à risque sont plus fréquentes lorsque la cohésion familiale est affaiblie, lorsque les jeunes se sentent dévalorisés par leurs parents, lorsque des évènements malheureux ont marqué la jeunesse.

 

Ainsi, lorsque les jeunes ont vécu au moins un événement familial marquant durant leur jeunesse, tel que des maladies, handicaps, accidents voire décès du père et/ou de la mère, des mésententes ou de graves conflits entre les parents, la séparation ou le divorce des parents, le risque d’avoir eu des conduites à risque est plus élevé : les jeunes ont un risque plus élevé d’avoir eu des pensées suicidaires, d’avoir fait une tentative de suicide au cours de la vie, d’avoir eu au moins un comportement alimentaire perturbé, d’avoir frappé ou blessé physiquement quelqu’un, d’avoir été frappé ou blessé physiquement par quelqu’un, d’avoir subi des rapports sexuels forcés au cours de la vie ou encore d’avoir eu, au cours des douze derniers mois, un accident ayant entraîné une consultation chez un médecin ou dans un hôpital.

 

Ensuite que l’association des conduites à risque entre elles est révélatrice d’une souffrance psychique :

 

Les consommations de produits psychoactifs sont rarement isolées et les jeunes consommateurs sont plus nombreux que les autres à déclarer des conduites à risque dont certaines témoignent d’une souffrance psychique importante : pensées et tentatives de suicide, comportements de violence agie ou subie, consommation de médicaments psychotropes, comportements alimentaires perturbés.

 

De plus, chez les consommateurs de substances psychoactives, ceux qui déclarent des comportements alimentaires perturbés ont une moins bonne perception de leur santé, en particulier pour les aspects psychiques. Par ailleurs, les jeunes en excès de poids se perçoivent aussi en moins bonne santé ;

 

Enfin que les comportements sont différenciés entre sexes. :

 

Les garçons adoptent des conduites de provocation, caractérisées par des actes de violence, accidents, consommations excessives d’alcool, répétées de cannabis et polyconsommation.

 

Les filles, plus souvent dans des comportements d’effacement, de retrait, inscrivent leur souffrance dans des pensées et tentatives de suicide, des comportements alimentaires perturbés ou la consommation de médicaments psychotropes. Elles se perçoivent toujours en moins bonne santé que les garçons et, en particulier, ont une moins bonne estime d’elles-mêmes.

 

Les filles sont ainsi plus soucieuses de la prévention. Aussi les stratégies de prévention à l’égard des adolescents préconisent-elles de prendre en compte la nécessité d’une revalorisation de l’estime de soi chez les filles et l’existence de mécanismes de déni chez les garçons.

 

 

Ce qui me semble important de retenir, c’est que la question de la santé des jeunes est autant une affaire de médecine qu’une affaire d’accompagnement psychologique et social. On retrouve là toute la dimension du « prendre soin ».

 

Du côté de la dimension sanitaire, le PRAPS (Programmes Régional d’Accès à la Prévention et aux Soins) réalisé par l’Agence Régionale de Santé met bien en évidence la nécessité de collaborer avec des instances extérieures non médicales

 

Et du côté social, le Loi du 5 mars 2007 relative à la protection de l’enfance (et pouvant aller jusqu’à l’âge de 21 ans) élargit son champ d’intervention en mettant en avant la notion de danger et de risque de danger pour l’enfant, y compris dans le secteur de la santé.

 

La coopération, la coordination entre le secteur sanitaire et le secteur social, déjà largement établi, est donc une clef fondamentale pour prévenir les problèmes de santé des jeunes et plus particulièrement pour la prévention des conduites à risque.

 

INTERVENTION DE FABIEN

 

PUBLIC 2
 

Compte rendu intervention « la précarité chez les jeunes ».

 

Bonjour je m’appelle Fabien, j’ai 23 ans et je voudrais simplement apporter mon témoignage.

Je suis issu d’une famille aux revenus moyens et sans problème notable et pourtant je me considère aujourd’hui en situation de précarité.

Pourquoi ?

Tout simplement car lorsque j’étais étudiant on m’a dit de suivre une formation générale, que les filières professionnelles étaient pour les « nuls ».

J’ai donc passé un BAC STT puis un BTS de Commerce International avec des résultats plus que satisfaisants.

Une fois mon BTS en poche j’ai décidé de chercher du travail et là … rien pas une seule réponse, je me suis donc dit qu’il me manquait de l’expérience et j’ai décidé de partir 2ans travailler en Chine.

Lorsque je suis revenu fort de mes études et de mon expérience je n’ai malheureusement pas trouvé de travail non plus.

Du côté de Pôle Emploi il m’a fallu attendre 5 mois pour avoir mon premier rendez vous durant lequel on m’a proposé un revenu de substitution mais pas une seule offre d’emploi.

Aujourd’hui je n’ai toujours pas d’emploi et si je n’avais pas mes parents je serais sûrement à la rue.

Je pense donc correspondre aux critères de précarité et ceci aggrave d’avantage la situation car ce ne sont plus des personnes ayant des problèmes familiaux ou de santé qui sont touchés mais également des personnes avec des situations stables.

 

Je finirai en disant que l’Etat préfère guérir plutôt que de prévenir et la situation commence à être hors de contrôle.

 

Pour complèter ce témoignage, je le confirmerai par cet autre.

Je travaille dans une grande entreprise publique et dans l'établissement où je suis, ce sont chaque jour entre 40 et 60 intérimaires qui sont employés pour des missions plus ou moins longues. Des intérimaires de tous âges, mais surtout des jeunes. Parmis eux, certains savent à peine lire et écrire le français, et d'autres, comme Fabien qui sont à Bac +X.

Tous sont en situation de précarité.

Patrice T

 

 


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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 13:39

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Ils sont les premières victimes de la crise ; un quart des jeunes de moins de 25 ans hors étudiants vivent en dessous du seuil de pauvreté dont une proportion de plus en plus importante dans l'indigence totale ; la pauvreté est la source de toutes les exclusions et en particuliers 2 éléments essentiels l'accès aux soins et un logement.

 

              Si globalement il y a une amélioration de certains points grâce à l’élévation des niveaux de vie, d'éducation et de qualité des soins il n'en demeure pas moins qu'un fossé se creuse entre 2 catégories de jeunes et également en fonction des zones d' habitation.


             Le Haut Comité de la santé publique pour les jeunes soulignait déjà en1997 la position défavorable de la France pour la catégories des jeunes entre 15 et 24 ans avec un taux de mortalité important dû aux accidents et aux suicides ; la France détenant la palme pour ces 2 causes de mortalité précoce.


               Mais d'autres maux sont à considérer : la progression de l'obésité qui touche essentiellement des populations pauvres, l'anorexie le tabagisme, etc..sans compter les dépressions plus ou moins graves plus ou moins avouées.

 

               En matière de santé,les jeunes ont tendance à nier fortement leurs problèmes et ont du mal eux – mêmes à les cerner,à les verbaliser et à les communiquer comme si c'était  un sujet tabou.


               Or, bien souvent l'approche par la problématique santé est un Pr&préalable à l'insertion sociale et professionnelle. Il n'est pas sûr qu'aujourd'hui l'accompagnement social requis ait pris conscience de cet enjeu . Avec l'arrivée des contrats d'avenir le risque d'^^être arc-bouté sur une politique uniquement du chiffre existe .

 

                L'insertion durable doit être un objectif avec un suivi social et pédagogique contractualisé, sans rupture et prenant en compte toutes les dimensions du jeune ; cela veut dire aussi mettre des moyens car la jeunesse c'est l'avenir d'un pays ! Le CNAFAL est un des grandes associations familiales qui dès sa création s'est soucié de l'enfant et des jeunes ; à l'heure de la raréfaction des financements peut-être des choix s'imposeront-ils notamment en politique familiale ;

Le CNAFAL a toujours considéré que la jeunesse avait été sacrifiée depuis 30 ans il est peut-être tant d'agir !


Jean Marie BONNEMAYRE

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  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
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Surtout n'hésitez pas à nous laisser des commentaires en utilisant le lien en dessous de chaque article De même, lisez les commentaires, ils vous en inspireront peut-être d'autres Notre PAL est subventionné par la Caisse d'Allocations Familiales 77 et le Conseil Régional d'Ile de France