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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 09:11

Des membres de la "commission Linky" du CNAFAL, ont participé à la rencontre de l'ANSES, et ont pu améliorer leurs connaissances sur l’exposition du vivant aux ondes électromagnétiques. Ils retracent les grandes lignes des 14 présentations qui se sont succédées à un rythme soutenu. Environ 250 personnes ont participé à cette journée, venant du monde scientifique, médical, technique et associatif.

    Roger GENET, directeur général de l’ANSES a ouvert le colloque signalant que d’ici 2020 plus de 2 milliards d’objets connectés devraient être en service en France, ce qui pose de légitimes interrogations sanitaires. L’ANSES qui accorde beaucoup d’importance à cette question  a financé 45 projets de recherche depuis 2011 dans le cadre du programme national de recherche environnement-santé-travail (PNREST) pour un montant total de 9,1 M€. Ce programme dans lequel interviennent des équipes d’horizons variés, en partie étrangères, est financé par une taxe sur les objets connectés non filaires, directement reversée à l’ANSES, mode de financement sensé garantir l’indépendance de l’agence[1].

    Les 14 études sont reprises ci-dessous  dans l’ordre de leur présentation. Les titres en gras ci-dessous reprennent textuellement  les dénominations des recherches évoquées. Plusieurs études couvrent des champs d’investigation très proches mais chacune vise un objectif différent. Les passages en italique sont des citations tirées du dossier remis aux participants.

    Analyse et caractérisation de l’exposition des très jeunes enfants.

    L’objectif de cette étude est de déterminer un modèle pour caractériser les doses d’exposition subies par les très jeunes enfants qui ne peuvent être considérés comme des adultes en miniature du fait de leur morphologie particulière et de l’impact des ondes sur leur développement. Ces enfants ne sont pas utilisateurs des technologies mais sont néanmoins irradiés par les téléphones et tablettes de leurs parents ainsi que par les réseaux non filaires du domicile (wifi, bluetooth, babiphones, …). Leur irradiation est en outre fortement influencée par leur position par rapport au téléphone ou la tablette.

    Le travail de l’équipe a abouti à mettre au point un modèle numérique spécifique pour cette tranche d’âge, prenant en compte des divers paramètres, disponible pour les chercheurs ainsi que les organismes chargés de fixer les normes et de veiller à leur application.

    MOBI-EXPO : « caractérisation de l’utilisation du téléphone portable chez l’enfant, l’adolescent et le jeune adulte dans le cadre d’une étude épidémiologique multicentrique ».

    Cette recherche internationale (12 pays répartis sur plusieurs continents) est le préalable d’une étude épidémiologique de grande ampleur. A ce stade il s’agissait de bien connaître les habitudes d’usage de différentes tranches d’âge et de déterminer des correctifs mathématiques à apporter aux collectes d’informations déclaratives quand à l’usage de la téléphonie mobile et des applications associées, compte tenu de ce que l’on appelle le « biais de mémorisation » en croisant les informations obtenues par les questionnaires avec celles fournies par une application spécifique installée sur les smartphones mis à disposition pour la période de test.

    Le modèle mathématique qui a été validé apporte « de précieux éclairages sur la conception, l’analyse et l’interprétation de futures  études épidémiologiques » ainsi que la mise au point « de stratégies de réduction de l’exposition aux radiofréquences ».

    Réponses physiologiques d’adaptation ou d’évitement du rat juvénile exposé aux ondes radiofréquences type antenne relai.

    Il s’est agi de vérifier si des rats de laboratoire sont sensibles aux ondes en leur permettant de passer d’une cage exposée à une cage non exposée. Il est apparu qu’à température normale durant leur période d’activité, les rats ne sont pas perturbés par le champ électromagnétique (CEM), mais que pour leur période de repos ils choisissent la cage non exposée. Lorsque la température  augmente des perturbations apparaissent également durant la période d’activité. Tout ceci accrédite l’idée qu’ « il pourrait y avoir un lien entre ce type d’exposition et les symptômes et désagréments ressentis par les personnes qui se disent atteintes d’EHS, même pour des niveaux d’intensité très faibles ».

    Technologies de communication, environnement et tumeurs cérébrales chez les jeunes.

    Cette étude internationale (14 pays) compare l’exposition aux ondes d’une population significative de jeunes (10 à 24 ans) opérés pour des tumeurs cérébrales avec celle d’un groupe témoin équivalent opéré pour appendicite à partir du recueil des informations de chaque individu quant son usage de la téléphonie mobile avec prise en compte du biais de mémorisation. L’analyse des données est en cours. « Au vu de la forte utilisation de téléphone chez les jeunes, les résultats de cette étude sont très importants pour évaluer l’existence ou non d’une augmentation de risque d’une des tumeurs les plus fréquentes ».

    Analyse de l’impact des ondes millimétriques sur la différentiation des cellules nerveuses.

    A partir de 2020 devrait se déployer le réseau téléphonique 5G qui a recours aux ondes millimétriques (OMM), de 30 à 300 Ghz. L’impact sanitaire de ces fréquences n’étant pas connu, il était important de l’étudier avant la généralisation des OMM. La pénétration des  OMM dans  le corps humain s’arrêtant aux couches profondes de la peau, il fallait vérifier leur impact sur les cellules nerveuses périphériques. Les résultats de l’étude in vitro ne montrent pas d’effet délétère sur des expositions de courte durée (24h), mais « ne présagent en rien de l’innocuité de ces ondes en ce qui concerne les effets à long terme ou les effets sur l’activité électrique des neurones ».

    Caractérisation des expositions induites par les futurs systèmes de transfert d’énergie sans fil.

    Peu connue du grand public, cette technologie émergente permet  de recharger des batteries et d’alimenter des appareils électriques sans fil, sur de courtes distances, par ondes pulsées. Pour l’instant les puissances se limitent à quelques centaines de watts mais elles sont appelées à croître dans un proche avenir. L’étude en cours cherche à vérifier les effets que peuvent avoir ces importants transferts  d’énergie sur un corps humain placé entre l’émetteur du rayonnement (branché sur le réseau électrique) et le récepteur (l’appareil ainsi alimenté) dans la gamme des 10Mhz. Les premiers résultats indiquent que « dans certains scénarios d’exposition, la limite en termes de densité de courant peut être atteinte plus rapidement que celui en DAS », en d’autres termes que l’irradiation peut être assez conséquente.

    Etude en temps réel des effets cellulaires globaux des radiofréquences.

    Les effets biologiques des radiofréquences sont encore mal connus au niveau cellulaire. Toute la difficulté reposait dans l’absence d’appareillage expérimental ad hoc. L’équipe chargée de ce projet a réussi à mettre au point un système permettant d’étudier les variations métaboliques de cellules en culture soumises à des champs électromagnétiques. Pour l’instant l’expérimentation n’a porté que sur des cellules très spécifiques (kératinocytes et neuroblastes humains) mais la poursuite du programme portant sur des cellules primaires devrait permettre de contribuer « de manière solide à l’évaluation du risque sanitaire présenté par l’exposition aux champs radiofréquences ».

    Développement d’un scanner de débit d’absorption spécifique à haute résolution basé sur un capteur électro-optique.

    La mesure de la dose de rayonnement radiofréquence reçue par une personne (DAS) se fait à l’aide de capteurs spécifiques pour chaque gamme de fréquences, dont les sondes métalliques influencent la mesure. Une équipe a mis au point une sonde optique capable de couvrir une très large bande de fréquences, permettant une mesure en 3D et ne perturbant pas la mesure car n’étant pas métallique. Les mesures de DAS en seront facilitées, gagneront en précision et pourront s’appliquer à des domaines nouveaux. L’ambition finale du projet est d’ « établir l’art dans la métrologie du champ électrique pour l’évaluation du taux d’exposition radiofréquence »

    L’étude Cosmos, une cohorte prospective européenne sur la téléphonie mobile et la santé

    Faisant suite à de précédentes études contestées pour des biais méthodologiques, Cosmos porte sur les données de 290 000 adultes européens volontaires (plus de 310 000 à terme) répondant à des questionnaires sur leurs usages de téléphonie et autres objets communicants, données corrigées du biais de mémorisation. Un croisement de ces données avec celles de l’épidémiologie « permettra l’étude de risques éventuels de maladies chroniques (cancers, maladies cardiovasculaires, neurologiques, de symptômes spécifiques tels que acouphènes, maux de tête, troubles du sommeil, impact éventuels sur la reproduction) ». Le traitement des données se fera au niveau européen, mais également dans chaque pays participant. En France ce traitement  sera croisé avec l’étude épidémiologique « Constances ». « Grace à sa taille, à la diversité des pays d’étude et des événements de santé qui seront étudiés, Cosmos contribuera aux connaissances scientifiques et sanitaires sur les risques éventuels associés à l’usage intensif et à long terme de téléphones mobiles et à l’exposition aux radiofréquences ».

    Représentation du risque et coproduction de savoirs experts et profanes dans la résolution des controverses liées aux radiofréquences en France et au Québec (RISQUE).

    Cette étude se situe dans le champ sociocognitif et comporte 4 étapes : détermination des  représentations sociales du risque lié aux radiofréquences lors d’entretiens libres ; études de cas par l’intermédiaire d’entretiens semi-directifs ; recension systématiques des écrits ; établissement d’un cadre de référence sur une approche de dialogue. L’objectif est de mieux appréhender  les inquiétudes de la population pour « comprendre comment une communauté/collectivité peut planifier ses stratégies d’adaptation et de développement ».[2]

    Caractérisation des effets d’un champ électromagnétique GSM sur des modèles de vulnérabilité cérébrale : développement, neuro-inflammation et hypersensibilité.

    Cette recherche a porté sur des rates gestantes ainsi que des rats juvéniles exposés durant leur développement, conjointement aux radio-ondes et à des agents infectieux pour vérifier si l’exposition aux CEM affaiblissait leur organisme et modifiait leur comportement. Les résultats montrent que « chez le rat adulte, des comportements pourraient être modifiés de manière dose-dépendante par les CEM suite à une trace laissée par un événement inflammatoire au moment de la gestation ou de l’adolescence »  ainsi que l’ « existence d’interactions avec le tissu biologique et de possibles effets sanitaires pour des DAS cumulés élevés. » Débit d’Absorption Spécifique

    Effets des ondes GSM 1800 Mhz sur les cellules microgliales et la neurotransmission dans un contexte neuroinflammatoire.

    Proche de l’étude précédente celle-ci cherche à vérifier l’impact des radiofréquences sur un « cerveau affecté par un processus pathologique » en raison du constat que « de nombreux états neuropathologiques ont une composante neuro-inflammatoire associant des réactions morphologiques et fonctionnelles des cellules microgliales à des modifications de l’activité ou de l’intégrité des réseaux neuronaux ». Les résultats de cette étude portant sur l’analyse d’un certain nombre de marqueurs biologiques dans différentes conditions s’avèrent « statistiquement significatifs 24h après l’exposition des animaux ; ils ne le sont plus 72h après l’exposition ». Ils mettent nettement en évidence « la sensibilité ou la réponse de cellules cérébrales à des radiofréquences utilisées pour la téléphonie mobile peuvent être augmentées lors d’un épisode neuro-inflammatoire aigu. »

    Effets biologiques de l’exposition aux radiofréquences des cellules neuronales. Projet MOTUS.

    Il est connu que l’exposition à des ondes GSM (téléphonie 2G) entraine « une diminution significative de l’activité électrique des réseaux de neurones in vitro » et  de la « prolifération des cellules souches dans le cerveau du rat », contrairement  à celle à des ondes UMTS (3 G). Le projet Motus se fixe pour objectif de caractériser et comprendre cette différence de réaction cellulaire entre l’exposition aux ondes GSM et celle aux ondes entretenues (CW en anglais). La recherche s’est fixée 5 tâches successives dont pour l’instant 4 ont été abordées. Les premiers résultats « tendent à prouver la robustesse de l’effet d’inhibition de l’activité électrophysiologique sous exposition radiofréquences […] in vitro ». Les essais in vivo et l’immunochimie sont en cours et il est trop tôt pour se prononcer sur les différences de réactions des tissus cérébraux en fonction de la nature des ondes.

    Analyse moléculaire et cellulaire des effets des radiofréquences sur les membranes des cellules.

    Une étude antérieure avait montré « un effet des signaux GSM sur l’endocytose des cellules ». Le projet MARFEM a étudié « l’oxydation des lipides membranaires suite à l’exposition de membranes biologiques à des radiofréquences et à des impulsions électriques ».

    Les résultats de l’étude montrent des effets avérés en matière d’oxydation et de peroxydation des lipides avec production de radicaux libres, différenciés selon l’intensité et la nature des rayonnements. « MARFEM a donc permis de mettre en évidence d’une part, des mécanismes moléculaires d’interaction des radiofréquences et d’autre part l’effet extrêmement limité des GSM »

    En guise de conclusion personnelle.

    Il est très difficile pour le profane, même initié de suivre les démarches des chercheurs dans les présentations de leurs études, mais il appartient au citoyen de se faire une opinion et de choisir dans quelle société il veut vivre. En essayant de prendre de la hauteur sur les travaux présentés, il ressort que l’exposition du vivant aux ondes électromagnétiques a des effets avérés, d’importance variable selon l’organisme, l’individu, la nature et l’intensité des ondes, sans que l’on sache encore bien décrire les mécanismes biologiques en jeu.

    Il faut que la recherche continue à nous éclairer, mais dans le même temps il importe d’aller vers la modération électromagnétique en vertu du principe de précaution, du moins tant que l’innocuité des ondes sur la santé n’aura pas été démontrée.

    François Vetter – Président du CDAFAL 70
    [1] Sans toutefois garantir l’absence de conflits d’intérêt aux niveaux des équipes de recherche ou des personnes les menant
    [2] L’étude se situe clairement dans le champ de l’optimisation de la communication

    Un complément d’information intéressant, fait par François sur Linky et les ondes : Linky et la santé

     

     

     
     

    Nicole Damon

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    24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 12:35

    Des membres de la "commission Linky" du CNAFAL, ont participé à la rencontre de l'ANSES, et ont pu améliorer leurs connaissances sur l’exposition du vivant aux ondes électromagnétiques. Ils retracent les grandes lignes des 14 présentations qui se sont succédées à un rythme soutenu. Environ 250 personnes ont participé à cette journée, venant du monde scientifique, médical, technique et associatif.

     

    Roger GENET, directeur général de l’ANSES a ouvert le colloque signalant que d’ici 2020 plus de 2 milliards d’objets connectés devraient être en service en France, ce qui pose de légitimes interrogations sanitaires. L’ANSES qui accorde beaucoup d’importance à cette question  a financé 45 projets de recherche depuis 2011 dans le cadre du programme national de recherche environnement-santé-travail (PNREST) pour un montant total de 9,1 M€. Ce programme dans lequel interviennent des équipes d’horizons variés, en partie étrangères, est financé par une taxe sur les objets connectés non filaires, directement reversée à l’ANSES, mode de financement sensé garantir l’indépendance de l’agence[1].

    Les 14 études sont reprises ci-dessous  dans l’ordre de leur présentation. Les titres en gras ci-dessous reprennent textuellement  les dénominations des recherches évoquées. Plusieurs études couvrent des champs d’investigation très proches mais chacune vise un objectif différent. Les passages en italique sont des citations tirées du dossier remis aux participants.

    Analyse et caractérisation de l’exposition des très jeunes enfants.

    L’objectif de cette étude est de déterminer un modèle pour caractériser les doses d’exposition subies par les très jeunes enfants qui ne peuvent être considérés comme des adultes en miniature du fait de leur morphologie particulière et de l’impact des ondes sur leur développement. Ces enfants ne sont pas utilisateurs des technologies mais sont néanmoins irradiés par les téléphones et tablettes de leurs parents ainsi que par les réseaux non filaires du domicile (wifi, bluetooth, babiphones, …). Leur irradiation est en outre fortement influencée par leur position par rapport au téléphone ou la tablette.

    Le travail de l’équipe a abouti à mettre au point un modèle numérique spécifique pour cette tranche d’âge, prenant en compte des divers paramètres, disponible pour les chercheurs ainsi que les organismes chargés de fixer les normes et de veiller à leur application.

    MOBI-EXPO : « caractérisation de l’utilisation du téléphone portable chez l’enfant, l’adolescent et le jeune adulte dans le cadre d’une étude épidémiologique multicentrique ».

    Cette recherche internationale (12 pays répartis sur plusieurs continents) est le préalable d’une étude épidémiologique de grande ampleur. A ce stade il s’agissait de bien connaître les habitudes d’usage de différentes tranches d’âge et de déterminer des correctifs mathématiques à apporter aux collectes d’informations déclaratives quand à l’usage de la téléphonie mobile et des applications associées, compte tenu de ce que l’on appelle le « biais de mémorisation » en croisant les informations obtenues par les questionnaires avec celles fournies par une application spécifique installée sur les smartphones mis à disposition pour la période de test.

    Le modèle mathématique qui a été validé apporte « de précieux éclairages sur la conception, l’analyse et l’interprétation de futures  études épidémiologiques » ainsi que la mise au point « de stratégies de réduction de l’exposition aux radiofréquences ».

    Réponses physiologiques d’adaptation ou d’évitement du rat juvénile exposé aux ondes radiofréquences type antenne relai.

    Il s’est agi de vérifier si des rats de laboratoire sont sensibles aux ondes en leur permettant de passer d’une cage exposée à une cage non exposée. Il est apparu qu’à température normale durant leur période d’activité, les rats ne sont pas perturbés par le champ électromagnétique (CEM), mais que pour leur période de repos ils choisissent la cage non exposée. Lorsque la température  augmente des perturbations apparaissent également durant la période d’activité. Tout ceci accrédite l’idée qu’ « il pourrait y avoir un lien entre ce type d’exposition et les symptômes et désagréments ressentis par les personnes qui se disent atteintes d’EHS, même pour des niveaux d’intensité très faibles ».

    Technologies de communication, environnement et tumeurs cérébrales chez les jeunes.

    Cette étude internationale (14 pays) compare l’exposition aux ondes d’une population significative de jeunes (10 à 24 ans) opérés pour des tumeurs cérébrales avec celle d’un groupe témoin équivalent opéré pour appendicite à partir du recueil des informations de chaque individu quant son usage de la téléphonie mobile avec prise en compte du biais de mémorisation. L’analyse des données est en cours. « Au vu de la forte utilisation de téléphone chez les jeunes, les résultats de cette étude sont très importants pour évaluer l’existence ou non d’une augmentation de risque d’une des tumeurs les plus fréquentes ».

    Analyse de l’impact des ondes millimétriques sur la différentiation des cellules nerveuses.

    A partir de 2020 devrait se déployer le réseau téléphonique 5G qui a recours aux ondes millimétriques (OMM), de 30 à 300 Ghz. L’impact sanitaire de ces fréquences n’étant pas connu, il était important de l’étudier avant la généralisation des OMM. La pénétration des  OMM dans  le corps humain s’arrêtant aux couches profondes de la peau, il fallait vérifier leur impact sur les cellules nerveuses périphériques. Les résultats de l’étude in vitro ne montrent pas d’effet délétère sur des expositions de courte durée (24h), mais « ne présagent en rien de l’innocuité de ces ondes en ce qui concerne les effets à long terme ou les effets sur l’activité électrique des neurones ».

    Caractérisation des expositions induites par les futurs systèmes de transfert d’énergie sans fil.

    Peu connue du grand public, cette technologie émergente permet  de recharger des batteries et d’alimenter des appareils électriques sans fil, sur de courtes distances, par ondes pulsées. Pour l’instant les puissances se limitent à quelques centaines de watts mais elles sont appelées à croître dans un proche avenir. L’étude en cours cherche à vérifier les effets que peuvent avoir ces importants transferts  d’énergie sur un corps humain placé entre l’émetteur du rayonnement (branché sur le réseau électrique) et le récepteur (l’appareil ainsi alimenté) dans la gamme des 10Mhz. Les premiers résultats indiquent que « dans certains scénarios d’exposition, la limite en termes de densité de courant peut être atteinte plus rapidement que celui en DAS », en d’autres termes que l’irradiation peut être assez conséquente.

    Etude en temps réel des effets cellulaires globaux des radiofréquences.

    Les effets biologiques des radiofréquences sont encore mal connus au niveau cellulaire. Toute la difficulté reposait dans l’absence d’appareillage expérimental ad hoc. L’équipe chargée de ce projet a réussi à mettre au point un système permettant d’étudier les variations métaboliques de cellules en culture soumises à des champs électromagnétiques. Pour l’instant l’expérimentation n’a porté que sur des cellules très spécifiques (kératinocytes et neuroblastes humains) mais la poursuite du programme portant sur des cellules primaires devrait permettre de contribuer « de manière solide à l’évaluation du risque sanitaire présenté par l’exposition aux champs radiofréquences ».

    Développement d’un scanner de débit d’absorption spécifique à haute résolution basé sur un capteur électro-optique.

    La mesure de la dose de rayonnement radiofréquence reçue par une personne (DAS) se fait à l’aide de capteurs spécifiques pour chaque gamme de fréquences, dont les sondes métalliques influencent la mesure. Une équipe a mis au point une sonde optique capable de couvrir une très large bande de fréquences, permettant une mesure en 3D et ne perturbant pas la mesure car n’étant pas métallique. Les mesures de DAS en seront facilitées, gagneront en précision et pourront s’appliquer à des domaines nouveaux. L’ambition finale du projet est d’ « établir l’art dans la métrologie du champ électrique pour l’évaluation du taux d’exposition radiofréquence »

    L’étude Cosmos, une cohorte prospective européenne sur la téléphonie mobile et la santé

    Faisant suite à de précédentes études contestées pour des biais méthodologiques, Cosmos porte sur les données de 290 000 adultes européens volontaires (plus de 310 000 à terme) répondant à des questionnaires sur leurs usages de téléphonie et autres objets communicants, données corrigées du biais de mémorisation. Un croisement de ces données avec celles de l’épidémiologie « permettra l’étude de risques éventuels de maladies chroniques (cancers, maladies cardiovasculaires, neurologiques, de symptômes spécifiques tels que acouphènes, maux de tête, troubles du sommeil, impact éventuels sur la reproduction) ». Le traitement des données se fera au niveau européen, mais également dans chaque pays participant. En France ce traitement  sera croisé avec l’étude épidémiologique « Constances ». « Grace à sa taille, à la diversité des pays d’étude et des événements de santé qui seront étudiés, Cosmos contribuera aux connaissances scientifiques et sanitaires sur les risques éventuels associés à l’usage intensif et à long terme de téléphones mobiles et à l’exposition aux radiofréquences ».

    Représentation du risque et coproduction de savoirs experts et profanes dans la résolution des controverses liées aux radiofréquences en France et au Québec (RISQUE).

    Cette étude se situe dans le champ sociocognitif et comporte 4 étapes : détermination des  représentations sociales du risque lié aux radiofréquences lors d’entretiens libres ; études de cas par l’intermédiaire d’entretiens semi-directifs ; recension systématiques des écrits ; établissement d’un cadre de référence sur une approche de dialogue. L’objectif est de mieux appréhender  les inquiétudes de la population pour « comprendre comment une communauté/collectivité peut planifier ses stratégies d’adaptation et de développement ».[2]

    Caractérisation des effets d’un champ électromagnétique GSM sur des modèles de vulnérabilité cérébrale : développement, neuro-inflammation et hypersensibilité.

    Cette recherche a porté sur des rates gestantes ainsi que des rats juvéniles exposés durant leur développement, conjointement aux radio-ondes et à des agents infectieux pour vérifier si l’exposition aux CEM affaiblissait leur organisme et modifiait leur comportement. Les résultats montrent que « chez le rat adulte, des comportements pourraient être modifiés de manière dose-dépendante par les CEM suite à une trace laissée par un événement inflammatoire au moment de la gestation ou de l’adolescence »  ainsi que l’ « existence d’interactions avec le tissu biologique et de possibles effets sanitaires pour des DAS cumulés élevés. » Débit d’Absorption Spécifique

    Effets des ondes GSM 1800 Mhz sur les cellules microgliales et la neurotransmission dans un contexte neuroinflammatoire.

    Proche de l’étude précédente celle-ci cherche à vérifier l’impact des radiofréquences sur un « cerveau affecté par un processus pathologique » en raison du constat que « de nombreux états neuropathologiques ont une composante neuro-inflammatoire associant des réactions morphologiques et fonctionnelles des cellules microgliales à des modifications de l’activité ou de l’intégrité des réseaux neuronaux ». Les résultats de cette étude portant sur l’analyse d’un certain nombre de marqueurs biologiques dans différentes conditions s’avèrent « statistiquement significatifs 24h après l’exposition des animaux ; ils ne le sont plus 72h après l’exposition ». Ils mettent nettement en évidence « la sensibilité ou la réponse de cellules cérébrales à des radiofréquences utilisées pour la téléphonie mobile peuvent être augmentées lors d’un épisode neuro-inflammatoire aigu. »

    Effets biologiques de l’exposition aux radiofréquences des cellules neuronales. Projet MOTUS.

    Il est connu que l’exposition à des ondes GSM (téléphonie 2G) entraine « une diminution significative de l’activité électrique des réseaux de neurones in vitro » et  de la « prolifération des cellules souches dans le cerveau du rat », contrairement  à celle à des ondes UMTS (3 G). Le projet Motus se fixe pour objectif de caractériser et comprendre cette différence de réaction cellulaire entre l’exposition aux ondes GSM et celle aux ondes entretenues (CW en anglais). La recherche s’est fixée 5 tâches successives dont pour l’instant 4 ont été abordées. Les premiers résultats « tendent à prouver la robustesse de l’effet d’inhibition de l’activité électrophysiologique sous exposition radiofréquences […] in vitro ». Les essais in vivo et l’immunochimie sont en cours et il est trop tôt pour se prononcer sur les différences de réactions des tissus cérébraux en fonction de la nature des ondes.

    Analyse moléculaire et cellulaire des effets des radiofréquences sur les membranes des cellules.

    Une étude antérieure avait montré « un effet des signaux GSM sur l’endocytose des cellules ». Le projet MARFEM a étudié « l’oxydation des lipides membranaires suite à l’exposition de membranes biologiques à des radiofréquences et à des impulsions électriques ».

    Les résultats de l’étude montrent des effets avérés en matière d’oxydation et de peroxydation des lipides avec production de radicaux libres, différenciés selon l’intensité et la nature des rayonnements. « MARFEM a donc permis de mettre en évidence d’une part, des mécanismes moléculaires d’interaction des radiofréquences et d’autre part l’effet extrêmement limité des GSM »

    En guise de conclusion personnelle.

    Il est très difficile pour le profane, même initié de suivre les démarches des chercheurs dans les présentations de leurs études, mais il appartient au citoyen de se faire une opinion et de choisir dans quelle société il veut vivre. En essayant de prendre de la hauteur sur les travaux présentés, il ressort que l’exposition du vivant aux ondes électromagnétiques a des effets avérés, d’importance variable selon l’organisme, l’individu, la nature et l’intensité des ondes, sans que l’on sache encore bien décrire les mécanismes biologiques en jeu.

    Il faut que la recherche continue à nous éclairer, mais dans le même temps il importe d’aller vers la modération électromagnétique en vertu du principe de précaution, du moins tant que l’innocuité des ondes sur la santé n’aura pas été démontrée.

    François Vetter – Président du CDAFAL 70
    [1] Sans toutefois garantir l’absence de conflits d’intérêt aux niveaux des équipes de recherche ou des personnes les menant
    [2] L’étude se situe clairement dans le champ de l’optimisation de la communication

    Un complément d’information intéressant, fait par François sur Linky et les ondes : Linky et la santé

     

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    8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 12:43

    Je donne mon sang depuis l’âge de 18 ans. J’atteindrai bientôt les 150 dons.

    A chaque fois je m’insurge en remplissant le questionnaire médical.

    Comment se fait-il qu’aujourd’hui, encore, les hommes ayant eu un ou plusieurs rapports sexuels avec un homme ne puissent toujours pas donner leur sang ?

    Il s’agit là d’une discrimination officielle, honteuse pour la France, ce grand pays démocratique.

    J’apporte mon soutien et co-signe cette pétition :tous-donneurs-tous-receveurs.jpg

    2. Pétition de Steven Kuzan

    Bédarieux, France

    Je m'appelle Steven Kuzan, j'ai 22 ans. Je suis aide-soignant par passion, je me considère comme combattant pour le bonheur et le bien être des gens. Je suis de groupe sanguin B+, comme seulement 9% de la population mondiale. Mais même si mon sang est très rare et qu'il pourrait aider de nombreuses personnes, je me vois refuser ce qui est l'un des gestes les plus précieux pour moi : en faire don. 

    Pourquoi ? Parce que je suis gay ! Gay donc drogué, malade ou contagieux ? NON ! Mais c'est ce que notre règlementation nous dit ! En effet,aujourd'hui, il est interdit aux "hommes ayant eu ou ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes, quelle que soit l'ancienneté du rapport" de donner leur sang. Je ne peux donc pas contribuer pour toutes ces personnes qui auraient besoin de sang comme j'en vois dans mon métier, dans ma vie. J'ai soigné des personnes souffrant de plaies complexes ou qui ont été amputées par exemple qui ont toujours besoin de transfusions sanguines... mais je n'ai pu les aider. 

    Donner son sang est un devoir de citoyen, sauf qu'aujourd'hui, en France, être simplement homosexuel vous l'interdit, au même titre que les personnes toxicomanes ou atteintes du VIH/Hépatites, etc... 

    Ce jeudi 17 juillet, l’avocat général de la Cour de justice de l’Union européenne a déclaré que l’homosexualité ne justifiait pas cette interdiction : "En excluant définitivement chaque homme qui a eu, ou a des rapports sexuels avec un autre homme du don du sang, la législation française provoque une évidente discrimination indirecte basée sur le genre (hommes) et l’orientation sexuelle (homosexualité et bisexualité)". Il est donc grand temps que notre gouvernement se décide à stopper cette discrimination absurde. 

    Au delà de la discrimination, c'est une nécessité de santé publique ! Alors que de nombreuses campagnes sont menées chaque année pour récolter ce sang qui fait défaut à tant de malades, sans cette interdiction il y aurait des centaines de milliers de don en plus ! Homosexuel ou non, vous aussi ou vos proches risquez de vous retrouver dans le besoin de sang un jour. 

    J'ai décidé de me battre pour cette cause et j'espère que vous tous allez m'aider à faire entendre ce message à notre Ministre de la Santé. 

    Ce n'est, malheureusement, qu'une petite partie des inégalités des droits entre personnes/genres/sexe/origines mais il faut se battre pour chaque causes importante.

    Signez ma pétition ! Faites bouger les choses, aidez à la vie, aidez au bon sens et restez solidaires. »

     

    C’est à la fois une bataille démocratique, contre toute discrimination qui est menée dans le cadre de cette pétition mais aussi un combat de santé publique.

     

    Jean-François Chalot

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    3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 19:39

     

    contraception2.gif

     

    Le CNAFAL se félicite de l’annonce de Marisol Touraine faite, dans le cadre du PLFSS (Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2013 ), sur le remboursement à 100% des contraceptifs pour les mineures de 15-18 ans.

    200 000 IVG ont lieu tous les ans. Si ce chiffre se montre stable depuis plusieurs années, il serait temps qu’il amorce une diminution.

    Les contraceptifs oraux restent le mode de contraception le plus fréquent. Toutefois, une enquête de l’INSERM et de l’INED de septembre 2011 constate une baisse du recours à la pilule entre 2000 et 2010 : de -4,4% chez les 18-19 ans, et de -10,4% chez les 20-24 ans. Cette baisse n’est compensée que très partiellement par un autre moyen contraceptif. Ces chiffres confirment l’inégalité des situations face à la contraception, les différences sociales persistent, tant au niveau de l’âge, que de la situation sociale. 6,5% des ouvrières n’utilisent aucun contraceptif, contre 1,6% chez les cadres.

    Le CNAFAL approuve donc l’amendement proposé par la ministre de la santé. Celui-ci devrait permettre un plus grand accès des jeunes à la contraception. La sensibilisation et les habitudes prises chez les jeunes de 15 à 18 ans devraient permettre à terme, que les IVG, toujours très traumatisantes pour les femmes, soient de moins en moins nombreuses.

    Bien que nous soyons au 21éme siècle et que la loi Neuwirth ait été adoptée il y a 45 ans, nous percevons que cette annonce va de nouveau produire des réticences et des réactions fortes au sein des milieux conservateurs et intégristes.

    Cette attitude ne doit pas nous conduire à la frilosité. Cette mesure ne peut- être qu’un premier pas. Il nous faut aller maintenant vers d’autres publics défavorisés, vers les jeunes femmes en situation de précarité au-delà de 18 ans, vers un accompagnement par des professionnels de la délivrance et du suivi de cette contraception, vers une éducation à la sexualité dès l’école primaire. Le Planning Familial peut être l’un de ces acteurs.

    Sur ce dernier point, le CNAFAL se réjouit de la mise en place par Vincent Peillon d’un groupe de travail sur ce thème.

    Le CNAFAL entend prendre toute sa place dans la volonté de voir toutes les femmes, quelle que soit leur origine sociale, accéder à une contraception choisie, anonyme et de qualité.

    Le CNAFAL s’engage à y veiller.

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    3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 07:32

    Affiche-Colloque-Def.jpg 

     

    En 2012, un tiers de la population de notre pays renonce aux soins pour des raisons diverses mais parfois concomitantes : les dépassements d'honoraires, l'existence de franchises, l'absence de structures de proximité ou même pour la population la plus pauvre, le refus de certains praticiens de prendre des personnes relevant de la CMU ou de refuser de leur donner un rendez vous : « Vous n'aurez qu'à attendre lors des consultations sans rendez vous » répondent certains praticiens.

     

    La jeunesse est particulièrement touchée par cette situation notamment celle qui vit dans des déserts médicaux, en campagne ou dans certains quartiers déshérites.

     

    Comme le précisent les initiateurs du colloque « santé et précarité des jeunes au cœur du risque social » qui se tient à Vaux le Pénil le 24 novembre 2012 :

     

    « Les jeunes entre 16 et 24 ans sont les plus touchés par la précarité c'est-à-dire linstabilité économique et sociale : à cet âge leurs préoccupations sont plus tournées vers lemploi et surtout vers la reconnaissance sociale, et leur état de santé les préoccupe peu. Or la santé est au cœur du risque social pour les jeunes et particulièrement pour les jeunes en situation de précarité : addictions, MST, conduites à risques, souffrance psychique ont des conséquences humaines et sociales considérables.

     

    Comment, et à partir de quels types de structures, mieux développer une action de prévention « santé » auprès des jeunes et plus précisément auprès des jeunes en situation de précarité ? »

     

    Notre système de santé qui nous était jalousé hier par nos voisins se dégrade de plus en plus :

    • fermetures d'hôpitaux de proximité;

    • concurrence des cliniques privées profitant de la publicité mensongère que leur font les médecins libéraux qui orientent leur malade pour des analyses ou des interventions chirurgicales dans ces établissements au nom d'une qualité meilleure des soins;

    • suppression de spécialités jugées non rentables dans de nombreux hôpitaux....

     Ce système de Santé soumis aux seuls critères de rentabilité ne répond plus aux besoins  de la population et notamment des plus fragiles, les enfants, les jeunes et les personnes âgées.

     

    Comme le font de nombreux collectifs unitaires pour l'accès aux soins pour tous, il faut défendre et s'organiser pour la refondation de la santé pour tous sur des principes d'égalité, de solidarité, de gratuité, de qualité et d'universalité .

    Le gouvernement doit rompre avec la logique marchande et inégalitaire, et prendre les mesures d'urgence qui s'imposent :

     

    - suppression des dépassements d’honoraires, des forfaits et des franchises ;

    - arrêt des fermetures d’établissements, de services hospitaliers, de maternités et de centres d’IVG, de centres de proximité, tant dans le secteur des soins que dans celui de la prise en charge du handicap et des personnes âgées ;

     

    - application du principe à fonds publics hôpitaux publics, à fonds privés cliniques privées

    - suppression des exonérations et des exemptions de cotisations sociales .

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    13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 10:21

    logo-reseau-ville-hopital.JPG 

     

     

    L'Association : Familles Laïques de Vaux le Pénil et le CDAFAL 77 organisent avec la Ville de Vaux le Pénil et le soutien de la CAF de Seine et Marne, de l'UDAF et de la Fédération des Centres sociaux un colloque le samedi 24 novembre 2012.

    Ce cinquième colloque se tiendra à la Maison des Associations de Vaux le Pénil et portera dur le thème :

    « La santé au cœur du risque social pour les jeunes ».

    Dans le cadre de la préparation de cette initiative, nous avons constitué un comité de pilotage qui se réunit chaque mois.

    Voici un premier texte de réflexion qui fait part de l'expérience d'un partenaire dynamique « Réseau Ville Hôpital »

     

    VIVE LE RESEAU VILLE HOPITAL !

     

    « J'ai prévenu mon mari, s'il entre dans le secteur 2, je le quitte »

    Voici ce que m'a déclaré la semaine dernière une militante associative familiale, médecin en retraite...

    Au delà de la boutade, puisque son mari , militant lui même, exerçant dans le secteur 1 oublie assez souvent de se faire payer quand il se trouve devant une famille précaire

     

    Les secteurs 1 et 2 ...C'est quoi ?

     

    La base du remboursement de la Caisse d'assurance maladie est fixée dans le cadre du parcours de soin à 70% du tarif de base du secteur 1, donc 70% du prix de la consultation du généraliste , d'un montant actuel de 23 €  .

    La complémentaire santé peut prendre le reste, 1 € restant à la charge du patient depuis l'instauration du forfait en 2004.

    Si le médecin de famille a choisi, lui, le secteur 2 « conventionné à honoraires libres », le remboursement étant plafonné, le patient devra payer de sa poche, avec ou sans mutuelle au moins 5 € ou plus ( la consultation étant de 28 € ou plus)

     

    Les médecins du secteur 2 ne sont pas tous des vils profiteurs !

     

    Avec les difficultés rencontrées par certains médecins, le nombre de praticiens qui choisissent le secteur 2 augmente, ce qui pénalise les patients à milieu modeste qui hésitent à venir consulter.

    Tous les médecins ne sont pas des requins qui cherchent à gagner plus, certains rencontrent des difficultés : location du cabinet, équipement,

    secrétariat, ce qui les pousse malheureusement à choisir le secteur 2....

    Ne faudrait-il pas aider les médecins qui en ont besoin et faire disparaître le secteur 2 ?

     

    Une « espèce » ignorée : les médecins militants !

     

    Des médecins ont décidé de s'engager dans le Réseau Ville Hôpital afin d'aider et de soigner les précaires.

    En Seine et Marne, une vingtaine de médecins bénévoles se mobilisent.

    « Le RVH assure une consultation gratuite tous les jeudis de 17h30 à 19h30. Elle s’adresse à une population sans couverture sociale afin de soigner et de faciliter l’accès aux droits (Sécurité sociale, CMU, AME).

    Cette permanence fonctionne avec un médecin, une infirmière et une assistante sociale, et permet d’obtenir des traitements appropriés. (examens complémentaires, médicaments etc..) »

     

    Consultation Précarité 01 64 71 63 37

    7 place praslin

    77000 Melun

     

    C'est une action de solidarité qui permet à la fois d'assurer des soins à des personnes sans couverture sociale et à la fois d'assurer un accompagnement informatif et éducatif permettant aux demandeurs d'obtenir enfin une couverture santé.

     

    Jean-François Chalot et Patrice Théveny

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    11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 08:21

    Beaucoup de jeunes, de précaires, de chômeurs et de personnes en difficulté ne se soignent pas ou plus, faute de moyens. Il faut enrayer cette situation et faire vivre le droit à la santé.affiche

    Pour mener ce combat social et humain, il est nécessaire de redonner au service public toute sa place et les finances lui permettant de se développer.

    C'est une première bataille à mener, parallèlement à une autre, complémentaire, indispensable qui consiste à conduire une campagne éducative sur la santé.

    Il existe en France, à côté des hôpitaux et des cabinets médicaux, un mode d'organisation des soins original.

    Dans le droit fil de la tradition des dispensaires et de la médecine sociale, se sont constitués des centres de santé.

    Là, des médecins généralistes, des spécialistes, des dentistes, des infirmiers, des kinésithérapeutes et des assistants sociaux sont à l' écoute des patients...

    Ces centres de santé, lieux de proximité où se soignent toutes celles et tous ceux qui le veulent ont besoin d'être soutenus très fortement.

     

    L'appel de l'Union Syndicale des médecins de santé fixe les enjeux de cette bataille pour des soins accessibles de qualité pour tous :

    « Les médecins salariés de centres de santé ont écrit à Marisol Touraine afin d'être reçus, au même titre que les libéraux et les hospitaliers.

     

    1) Les médecins salariés de centres de santé appellent à un renouveau de l’offre de soins de premier recours, à une « révolution complète », pour reprendre l’expression de Robert Debré dans son célèbre discours de Rennes en 1973.

     

    Les médecins de centres de santé demandent à la Ministre la création d’une offre de soins répondant aux caractéristiques suivantes :

    - être une offre de premier recours,

    - répondre à des besoins de proximité locale,

    - respecter des tarifs remboursables,

    - intégrer les soins, la prévention et la santé publique,

    - disposer d’une gouvernance claire, dont le pivot est la médecine générale,

    - être articulée avec l’hôpital public,

    - disposer d’un cadre juridique adapté,

    - proposer aux professionnels de santé un statut sécurisant permettant la mobilité et les évolutions professionnelles dans des budgets maîtrisés,

    - être financée de manière pérenne sur la base de missions négociées,

    - pratiquer une médecine indépendante des intérêts économiques périphériques.

     

    Les centres de santé constituent à ce jour l’expérience concrète la plus féconde en la matière.

     

    2) Les médecins de centres de santé demandent des mesures conservatoires d'urgence permettant d’assurer la survie de plusieurs centres de santé menacés de mort imminente, comme en région PACA »

     

     

     

     

     

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    17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 14:50

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    UN ENJEU SOCIAL ET HUMAIN!

     

    Depuis vingt ans notre système de santé est plus que menacé

     Il est loin le temps où des résistants élaboraient un programme adopté par le Conseil National de la Résistance et établissant avec la naissance de la sécurité sociale, une santé accessible à tous dans le cadre de la mise en vie de la Solidarité et dans l'application d'« un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail... »

    Ces vingt dernières années ont été jalonnées de mesures dites économiques qui ont limité l'accès aux soins pour tous et pour toutes :

    - l'augmentation permanente des restes à charge ;

    - la remise en cause des prises en charge des 100% pour des affections de longue durée :

    - la multiplication des franchises et des déremboursements.

     La dégradation de notre système de santé s'est accélérée ces dernières années

     Les services hospitaliers de proximité sont fermés : des maternités, des urgences chirurgicales, des centres IVG, des unités psychiatriques disparaissent !

      Les opérations de fusion privé public se multiplient avec le même scénario : les collectivités territoriales fournissent le terrain, les travaux sont effectués par le privé qui loue très cher au public, l'hôpital public est « invité » à laisser au privé toute une partie des soins hospitaliers.

     Cette politique contribue très largement à empêcher l'application du principe républicain précisé par les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945 :

    « "A chacun selon ses besoins, chacun doit y contribuer selon ses moyens »

     Pour se faire soigner certaines maladies, voire pour se faire opérer, il faudra passer par les dépassements d'honoraires.

    Parallèlement à ces mesures de fermetures et de soutien aux cliniques privées, existent des menaces pour la santé, pour l'accès de tous aux soins.

    De nombreux médecins libéraux adressent leurs patients vers les cliniques pour faire des examens existant pourtant à l'hôpital public.... Les malades devront souvent payer plus pour des soins identiques : comment refuser un « petit » dépassement d'honoraires quand une hospitalisation s'impose ?

    Il y a là matière à mener une campagne d'éducation populaire et d'interpellation publique des médecins !

    Des hommes et des femmes ne se soignent plus... De plus en plus de jeunes font de même et aujourd'hui si un coup d'arrêt n'est pas donné à cette politique de destruction de la santé publique, il sera minuit dans le siècle.

     La précarité, c'est-à-dire l’instabilité économique et sociale, est le quotidien de millions de personnes en France.

    Les jeunes sont les plus touchés par la précarité : leurs préoccupations sont plus tournées vers l’emploi et surtout la reconnaissance sociale, mais leur état de santé les préoccupe peu.

    Or la santé est au cœur du risque social pour les jeunes : addictions, MST, conduites à risques ont des conséquences humaines et sociales considérables.

    Il est temps d'élargir le combat nécessaire et indispensable pour un service de santé, solidaire, de proximité, accessible partout.

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    2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 07:41

     

    Notre Association  Familles Laïques se positionne clairement 

    du côté des parents d'élèves, des enseignants et de la Ville de Vaux le Pénil,

    contre la fermeture des  classes programmée par l'Inspection d'Académique.

     

    Nous invitons nos adhérents et adhérentes à signer la pétition,

    elle est à votre disposition pour signature dans notre local.

     

    non_fermetures_classes_200px.jpg

     

    Des parents vous proposeront aussi cette pétition à signer

    dans la rue, devant les magasins.

    Faites leur bon accueil !

     

    Parents d'élèves, enseignants, citoyens, élus : environ 70 personnes étaient présentes vendredi soir à la Maison des Associations pour parler des fermetures de classes et des postes de RASED à Vaux-le-Pénil.

     

    En terme d'action, chacun a convenu qu'il était important d'occuper le terrain médiatique d'ici au prochain CDEN (conseil départemental de l'éducation national) qui révisera les mesures annoncées en février - et avant le premier tour des élections législatives.

     

    Dans ce but, il a été décidé d'organiser une manifestation le SAMEDI 2 JUIN depuis Vaux-le-Pénil jusqu'à Melun. Il faut donc tout mettre en œuvre pour que cette manifestation soit une réussite. Pour se faire, une pétition a été lancée ce soir-même. L'objectif de cette pétition est double :

     

    • recueillir plusieurs milliers de signatures ;

     

    • mobiliser les habitants de Vaux-le-Pénil pour la manifestation du 2 juin et pour les autres actions envisagées.

     

    La pétition sera remise à l'inspectrice d'académie a l'issue de la manifestation. Il faut s'organiser pour la faire signer et la diffuser massivement

     

    vaux_le_penil_15fev2012.jpg

     

    D'autres rendez-vous ont été pris :

     

    • parents, élus et enseignants sont invités à se joindre au rassemblement départemental organisé le MERCREDI 11 AVRIL par diverses organisations syndicales à partir de 14h devant l'inspection académique à Melun (voir pièce jointe).

       

    • les parents d'élèves envisagent de mener une action dans la semaine du 29 mai (donc dans les jours qui précèdent la manifestation).

       

    • un débat public sur la question de l'école entre les différents candidats à l'élection législative est également envisagé

    •  

      CE N'EST PAS UNE FATALITE!

    TOUT LE MONDE DOIT SE MOBILISER,

    TOUT LE MONDE DOIT SE SENTIR CONCERNE

    LES PARENTS, certes, mais aussi

    les GRANDS-PARENTS,

    et TOUS LES PARENTS EN PUISSANCE

     

    REPONDEZ ET FAITES REPONDRE A CES APPELS A MANIFESTER

     

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    26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 09:11
    Samedi 15 mars 2008 6 15 /03 /2008 13:34
    PRESERVATION DE NOTRE  SERVICE PUBLIC DE SANTE
    APRES LA REUNION DU 14 MARS, QUE FAISONS NOUS ?

    Vingt cinq personnes ont participé ce 14 mars à une réunion publique de défense de l'hôpital organisée conjointement par ATTAC sud 77, l'UFAL 77, l'union locale CGT et SUD santé. 
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    Il s'agissait là d'une première réunion et d'une rampe de lancement  pour une action plus large et collective.
    Nous avons eu le plaisir d'accueillir chez nous Bernard Teper, président national de l'UFAL et membre du conseil scientifique d'ATTAC, qui nous a fait un exposé très pédagogique, très clair et bien documenté, après lequel Jean-François Chalot a animé un débat au cours duquel plusieurs professionnels de la santé et syndicalistes ont souligné les enjeux du combat difficile mais indispensable pour la défense de l'hôpital public et du droit au soin pour tous. 
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    Démonstration a été faite par Bernard TEPER du réel danger qui pèse sur l'avenir de la santé publique. Il a démonté un à un les mécanismes mis en place dans le seul but de privatisé tout ce qui "rapporte" en matière de santé, ne laissant au public que ce qui est le plus lourd financièrement. 

    Dans les jours qui viennent un dossier plus complet devrait être lisible dans nos colonnes.

    Un collectif va se constituer et les organisations vont se rencontrer pour
    -         l'implication des associations signataires de l'appel national contre les franchises médicales;
    -         une information large auprès de la population sur le projet de collaboration privé-public conduisant à la liquidation de l'hôpital public et aux principes de solidarité;
    -         la préparation d'une initiative d'envergure sur l'agglomération de Melun-Val de Seine
     
    Isabelle VOLTAIRE  - Jean-François CHALOT - Patrice THEVENY 
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    • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
    • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77

    AGENDA

     

     

      -oOo-

     

    PROCHAINES PERMANENCES "INFO DETTE"

      à VAUX LE PENIL

     

    Vendredi 12 Mai 2017

     

        Affiche surrendetement RVB    

     

    Prochaines permanences "Info dettes"

    à Vaux le Pénil

     

     

    Vendredi 09 Juin 2017 

     

     

     

     

     

    Sinon, toute l'année,  il y a des permanences hebdomadaires à 

     Melun, Dammarie, Le Mée, St Fargeau-Ponthierry,

    Renseignez vous auprès de notre secrétariat !

    Qui sommes nous ?

    Association fondée sur le principe de la laïcité,

    intervenant dans tous les domaines

     où l'intérêt des familles est concerné.

         logo rose afl

    Animée uniquement par des bénévoles, l'association propose différentes actions telles que : Accompagnement scolaire, alphabétisation, info dettes, écoute et soutien des familles, écrivains publics, informatique, échanges de savoir-faire. 

     

    Surtout n'hésitez pas à nous laisser des commentaires en utilisant le lien en dessous de chaque article De même, lisez les commentaires, ils vous en inspireront peut-être d'autres Notre PAL est subventionné par la Caisse d'Allocations Familiales 77 et le Conseil Régional d'Ile de France