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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 16:14

affiche sapiens

 

NON AU BRICOLAGE INDIGNE QUI CONDAMNE DES HOMMES, DES FEMMES ET DES ENFANTS A LA RUE !

En 2013, 454 personnes sans domicile fixe sont décédées d’après les chiffres officiels…Ce chiffre est nettement plus élevé si l’on se réfère aux données du "115 du particulier »….

Parmi ces morts, on dénombre 15 enfants, soit cinq fois plus qu’en 2012.

La situation est catastrophique pour ces 150 000 personnes, dont 30 000 enfants qui survivent dans la rue…..

Alors que depuis fin octobre, l’Etat et les collectivités territoriales auraient dû prendre des mesures, ouvrir des places d’hébergement, aujourd’hui c’est le branle- bas de combat pour faire  au plus vite.

Comment une telle imprévoyance est-elle possible ?

Depuis des années et des années, le "115" a recours aux hôtels comme hébergement d’urgence.

Comme l’ont affirmé des associations nantaises à propos de la quinzaine d’hôtels concernés autour de la gare :

« Il n'est pas rare de voir quatre à cinq personnes entassées dans 12 m2. Faire la cuisine y est impossible. Sans compter les problèmes de transport pour les hôtels situés loin du centre-ville. »

Les associations, inquiètes en appellent à une politique d'hébergement pérenne et que les hôtels ne soient que l’ultime solution d’attente.

Il n’est ni tolérable ni acceptable que des familles restent des semaines voire plus dans des hôtels avec les risques encourus : difficulté de scolarisation, problèmes d’alimentation …. sans parler du coût faramineux de cette solution, deux à trois fois supérieur à celui d'un loyer pour un appartement.

Florent Gueguen, Président de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS)  a fustigé le 29 novembre au micro de France Info cette politique "C'est un scandale de politique sociale et économique, l'Etat engouffre environ 200 millions d'euros en 2014 pour l'hébergement hôtelier, alors qu'on sait que les conditions de vie proposées dans ces hôtels sont catastrophiques. Nous redemandons un redéploiement de ces crédits pour ouvrir des centres d'hébergement pérennes avec un accompagnement social et faire plus de logements très sociaux."

 

D’autres solutions sont possibles comme l’aménagement de locaux collectifs abandonnés…

Nous avons l’ex Ecole Normale d’instituteurs, en haut de la rue Saint-Liesne à Melun, rue du Capitaine Bastien….

Le site abritant l’EN puis l'IUFM est vide, abandonné, et se dégrade.

C'est un spectacle désolant, voire choquant.

Il existe là des chambres, des salles, un restaurant scolaire aménagé donc la possibilité d’y installer un hébergement de qualité fonctionnant comme les foyers de jeunes travailleurs avec des parties individuelles, des lieux de vie collectifs et individuels et un accompagnement social…

Y en a assez du bricolage, des visions à court terme…

Il faut que chacun assume ses responsabilités : l’Etat et les conseils généraux comme celui de Seine et Marne propriétaires de ces bâtiments corrects laissés en déshérence.

Jean-François Chalot et Patrice Théveny

 

 

 

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 10:04

la-honte.jpg

« Enfants en souffrance…

La honte »

Le livre noir de la protection de l’enfance

Essai co-écrit par Alexandra Riguet et Bernard Laine

Editions Fayard

334 pages

Septembre 2014

 

                Essai magistral malgré quelques faiblesses

 

Les auteurs font œuvre de journalisme d’investigation en s’enfonçant au sein même de cette machine gigantesque qu’est la sauvegarde de l’enfance.

Ils mettent à nue les insuffisances, les dérives et  les silences, parfois la loi de l’omerta qui règne.

Si le tableau est noir, les narrateurs-analystes soulignent tout de même le travail effectué par de nombreux professionnels consciencieux.

Les conseils généraux défaillants ou « aveugles » ne sont pas oubliés dans la distribution des mauvais prix : absence de contrôles sérieux  des foyers où tout peut arriver, des prix de séjours versés aux prestataires  variant d’un département à l’autre, ou en fonction du porteur de projets.

Le placement des enfants est au centre de ce livre-document…

Ici il est judicieux, là il est fait sans aucun contrôle.

Des affaires graves  sont relevées ou reprises, comme le cas de ces enfants placés qui sont abusés par un veilleur de nuit.

Le suivi en milieu ouvert est pointé… Il s’agit là de faire que l’enfant vive chez les siens.

Pour les auteurs : »La mesure vise à observer et à aider les parents dans leur action éducative, mais, si on se fie aux textes, on s’aperçoit que le soutien prévaut sur l’observation : encore une fois, la sacralisation parentale ! »

Si les deux auteurs ont raison de dénoncer les carences en suivi, ils oublient que tous les parents ne sont pas des maltraitants réels ou en construction ….

Des enfants en crise d’adolescence grave peuvent être placés volontairement  par des parents complètement déboussolés et inquiets qui en appellent au juge des enfants….

Le lien aux parents n’est pas toujours une  préoccupation de l’institution et les parents sont obligés   de « se battre » pour voir leur enfant et intervenir  envers et contre tous.

D’autres enfants peuvent être  placés pour des raisons économiques par un juge qui les sépare de leurs parents….. « La  sacralisation parentale » n’existe plus ou pas.

Nous avons le cas en Seine et Marne où suite à une expulsion locative, des parents et des enfants sont séparés et ne se voient que dans lors des rencontres médiatisées – c’est-à-dire en présence de travailleurs sociaux !

Ce livre est utile et constitue un SOS en faveur d’enfants fragiles ou fragilisés.

Il ouvre en plus des pistes de transformation sociale et institutionnelle, dommage qu’il en oublie parfois des parents qui sont fragilisés, eux aussi et qui ne sont pas maltraitants.

 

Jean-François Chalot

 

Courrier de Jean-Dominique

 

Arte avait consacré un reportage à ce sujet en octobre de cette année : http://info.arte.tv/fr/grand-format-sur-laccueil-des-enfants-places

Les bons exemples comme celui de la Jaunaie cité dans ce reportage mériteraient sans doute d'être suivis dans beaucoup d'autres endroits. L'utilisation des bons retours d'expérience par la communauté des personnes impliquées dans l'accueil des enfants placés semble être défaillante.

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 13:37

une affiche indigne !

sans-abri.jpg

 

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Les pauvres, les sans rien subissent la double peine avec  les deux faces d’une pièce qu’ils n’ont pas en poche : l’insuffisance des moyens de subsistance et la stigmatisation.

Cette stigmatisation a plusieurs facettes : ce sont des dentistes qui ne prennent pas la CMU , ce sont des médecins qui n’assurent pas de rendez- vous, c’est l’attente aux urgences à l’hôpital….On ne peut pas se payer un médecin le soir ou en week- end, il n’y a donc plus qu’une issue…… ou deux :

 attendre le lundi avec les risques encourus ou la longue file d’attente aux urgences.

On est loin de  l’application du principe : chacun donne en fonction de ses moyens et reçoit en fonction de ses besoins.

La stigmatisation c’est le regard que l’on porte sur vous….

Parfois il arrive que des gens fort sérieux, pourtant conseillés et soutenus perdent le sens de la réalité et l’histoire même de notre pays.

C’est ainsi qu’à Marseille, le SAMU social et la Municipalité ont pensé, sans réfléchir à faire porter à des SDF des triangles jaunes….

Les réactions citoyennes, ici et là- bas ont permis d’obtenir que le projet soit abandonné….Que vont - ils inventer de nouveau ?

A Saint Ouen en Seine Saint Denis, les locataires  d’un HLM ont reçu un courrier bien officiel de l’office Habitat Public les enjoignant à ne pas ouvrir « les portes d’entrée sécurisées (…) pour permettre l’accès aux locaux communs à des sans-abris »……

Il est interdit aux locataires, sous peine de risque d’expulsion d’ouvrir, bien entendu,  mais aussi de donner à ces sans abri « tout élément logistique ou si (ils) les nourrissent », qui inviterait les SDF a « demeurer sur les lieux ».

Ce courrier et cette note placardée, ayant soulevé l’indignation de locataires et du DAL qui a appelé à une manifestation,deviendront lettre morte.

Le directeur général de l’office a fait remplacer l’affichette indigne par ce mot d’excuse :

« cette communication a échappé à (son) contrôle et ne reflète absolument pas la position des instances dirigeantes de Saint-Ouen Habitat Public»

Il vaut mieux un retrait et un texte de « repentance » plutôt qu’un maintien….

Evidemment, allons savoir s’il s’agit de trouver un lampiste responsable ou s’il s’agit du regret sincère d’un pauvre homme découvrant « la bourde » faite sans son accord ?

Ce qui est certain, c’est qu’encore une fois on entre dans la stigmatisation du pauvre, combinée à une interdiction explicite à l’aider !

Ceux et celles qui ont des difficultés, qui survivent sous le seuil de pauvreté avec très peu ont droit à notre soutien et à notre aide.

Il n’y a pas de trêve de Noël pour la pauvreté et aussi, heureusement pour la solidarité exprimée par les milliers et milliers de bénévoles du Secours populaire, d’ATD Quart Monde, su Secours catholique, des Restos du cœur, de la Croix Rouge et de nombreuses autres associations locales, départementales ou nationales.

Au lieu d’aller envoyer des avions et des hommes aux quatre coins de la planète pour faire la guerre, au lieu d’alléger les cotisations sociales des entreprises sans contre- partie en termes d’emplois, ce gouvernement pourrait prendre des décisions radicales pour éradiquer la pauvreté :

en ouvrant partout les gymnases et lieux chauffés aux sans- abri ;

en apportant des moyens au 115 ;

en mettant les minimas sociaux au-dessus du seuil actuel de pauvreté.


 

Jean-François Chalot et Patrice Théveny

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 16:32

NFO-DETTES, HUIT ANS APRES …



Créé en 2006, le collectif d’associations intitulé « Info-Dettes » est né de la réflexion d’un bénévole qui représentait les familles et les consommateurs au sein de la Commission de Surendettement du département de Seine et Marne. Dans cette position, Jean METREAU avait constaté que nombre de dossiers de surendettement faisaient l’objet de beaucoup d’allers et retours entre le secrétariat de la Commission et les particuliers avant de suivre le cours normal de la procédure pour la raison qu’ils étaient incomplets dans leur rédaction, et ne comportaient pas tous les justificatifs nécessaires.

Pour remédier à cette situation et mettre plus rapidement les débiteurs en position de répondre à leurs créanciers, Jean a imaginé qu’en associant un groupe de quelques bénévoles déterminés, il serait possible d’aider ces particuliers à remplir des dossiers de surendettement qui « tiennent la route » et, consécutivement, cheminent plus rapidement dans les méandres de la procédure.

Il n’a pas été long à convaincre quelques « fondateurs » qui ont mutualisé leurs moyens humains respectifs pour proposer à la direction de l’UDAF 77 de mettre sur pied une convention qui formalise la création d’un collectif d’associations fonctionnant dans plusieurs communes du périmètre de Melun, la finalité de ces associations étant différente mais toutes ayant le souci d’améliorer les conditions de vie de leurs contemporains. Une douzaine de « pionniers » ont rejoint ce collectif qu’ils ont baptisé « INFO- DETTES ». L’UDAF 77 a financé à leur attention une formation très efficace qui, au terme d’un stage pratique de 2 fois trois jours, leur a donné les moyens de se lancer dans leurs premières permanences, qui à Melun, qui à Dammarie les Lys, qui au Mée, qui à Vaux le Pénil.

La tenue de ces permanences fût basée sur les simples principes suivants :

  • Service totalement gratuit proposé aux personnes concernées

  • Aucune adhésion à l’une des associations membres du collectif ne peut être demandée aux débiteurs aidés

  • Permanences en « libre-service » à des dates et des lieux fixés suivant un calendrier établi à l’avance.

  • Garantir la confidentialité aux débiteurs ou familles endettées

  • Ne pas se substituer aux services sociaux ou acteurs du champ social

Après une période de « rodage » consacrée au démarrage de cette activité puis à nous faire connaître des publics concernés, nous avons vu croître le nombre de personnes reçues et la quantité de dossiers que nous avons contribué à préparer.

Au-delà des quatre lieux d’accueil que les centres sociaux ou associations ont mis à notre disposition pour abriter les débuts d’Info-Dettes (Melun, Dammarie, Le Mée, Vaux le Pénil), nous avons été conduits à proposer nos services dans d’autres lieux pour étendre le périmètre de nos actions. La permanence de St Fargeau-Ponthierry a rapidement accueilli des familles surendettées. Puis le CCAS de Moissy Cramayel nous a octroyé un bureau dans ses locaux. Dernièrement, une convention a été signée entre le Centre d’Accès au Droit du Tribunal d’Instance de Melun et l’UDAF 77 pour que la Maison du Droit et de la Justice de Savigny le Temple soit un lieu d’accueil pour trois permanences de Info-Dettes.

En regard de ces ouvertures réussies, nous regrettons l’insuccès des permanences que nous avions mises en place sur Pontault-Combault et Fontainebleau.

Enfin, en 2015, nous ambitionnons de permettre aux habitants de Nemours et ses environs de nous consulter dans le cadre du Point d’Accès au Droit que le Tribunal mettra à notre disposition dans le courant de l’année.

Au fil du temps l’effectif des bénévoles qui se consacrent à cette activité a augmenté pour arriver à plus de 35 permanents en 2014. Cette situation nous a conduits à mettre en place une formation interne qui permet, à moindre coût, d’initier nos nouveaux collègues aux arcanes de la procédure, et d’informer les « anciens » des évolutions de cette procédure qui aura connu plusieurs modifications significatives ces dernières années.

Les statistiques au niveau national, régional et départemental montrent en 2014 un fléchissement du nombre des dossiers de surendettement déposés dans les différentes commissions du territoire. Cette situation ne fait pas faiblir la motivation de nos bénévoles qui continuent de voir une quantité croissante de personnes ayant besoin de leurs conseils et de leurs explications pour mieux appréhender les différentes étapes du processus dans lequel elles s’engagent en sollicitant Info-Dettes.

QUELQUES CHIFFRES......QUELQUES CHIFFRES......QUELQUES CHIFFRES....

 

Le temps indiqué ne tient compte ni de la préparation, ni des temps de transport, ni des démarches ultérieures.

 

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    Ce tableau reprend le nombre de dossiers traités par la commission départementale "surendettement" et donne les ratios pour les villes où notre collectif assure des permanences.

 

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Notre nombre de bénévoles est en hausse.

Nous sommes une trentaine et nous sommes prêts à en accueillir d'autres.

Le collectif assure l'accompagnement et la formation des bénévoles.

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 07:11

 

 agir

 

Depuis un an et demi, l’ association « Familles laïques » de Vaux le Pénil et le Secours catholique

suivent et accompagnent une famille.

Je rappelle le film :

Une femme est expulsée avec ses trois enfants de son logement pour des impayés de loyers.

Ils se retrouvent tous les quatre dans un hôtel à 15 Km de leur domicile.

Le secours catholique m’alerte pour que j’intervienne.

Je téléphone au bailleur « social » pour que cette famille puisse revenir dans ses murs en lui proposant un échelonnement des dettes.

Les deux associations s’engagent à faire que les dettes soient honorées.

Devant le refus du bailleur, nous procédons au déménagement des meubles que nous mettons en sécurité, j’interviens auprès du collège du lieu d’hébergement pour que les deux grands soient scolarisés.

Les parents qui étaient séparés se retrouvent, le père ne voulant pas laisser sa famille en difficulté.

Après de longues démarches, les deux associations précitées réussissent à obtenir un bail glissant pour la famille et un dossier de surendettement est déposé.

Le cauchemar allait se transformer en conte de fée :

Une famille réunie

Un logement obtenu….

C’était sans compter sur les services sociaux et la juge des enfants qui décide dès l’été 2013 à placer les enfants dans des familles d’accueil.

C’est le retour du cauchemar, en pire : la famille est disloquée, les parents sont désespérés et les enfants déboussolés.

Les deux associations, le Secours Catholique et les Familles laïques, chacune dans son champ de compétence mais ensemble  ont accompagné et accompagnent la famille.

Après un an de placement des enfants et de droit de visite des enfants dans un cadre souvent contraint et pas au domicile, une juge des enfants, une nouvelle, décide de renforcer le cadre contraint .

Aujourd’hui les parents se lamentent et perdent l’espoir.

A Noël ils ne pourront pas recevoir leurs trois enfants.

Une des deux filles qui a été renvoyée dans un foyer a été agressée par un garçon…

Les parents prévenus  plusieurs jours après l’agression s’inquiètent à juste titre.

C’en est assez !

Nous contactons les services sociaux, le lien aux parents doit être renforcé et un bilan contradictoire doit être tiré avec les services sociaux qui suivent les enfants et nos deux associations qui sommes dans l’accompagnement des parents.

LES FAMILLES QUI ONT ETE EXPULSEES DE LEUR LOGEMENT NE DOIVENT PAS SUBIR UNE DOUBLE PEINE : LA VIE EN HOTEL PUIS L’ECLATEMENT DE LA FAMILLE PROQUE  PAR LES AUTOTITES ;

 

Jean-François Chalot

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 18:40

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Depuis deux ans, « Familles Laïques » de Vaux le Pénil, l’association familiale laïque de Melun et le DAL (Droit au Logement) assurent des permanences « consommation », accompagnement des familles.

Des personnes rencontrant des difficultés : logement insalubre, recherche d’un logement ou problème de consommation viennent rencontrer des bénévoles.

Après une période d’écoute, l’association ou les associations interviennent  sous des formes adaptées aux situations :

Des démarches téléphoniques ;

La visite à domicile pour des constats d’insalubrité...Nous pouvons ainsi ensuite contacter le bailleur ;

L’envoi d’une lettre en recommandée au bailleur, au service concerné ou au Préfet....

Parfois nous faisons intervenir la presse.....

Jamais nous ne lâchons l’affaire.

Nous travaillons en relation étroite avec le secteur « CONSO » du CNAFAL , ce qui nous permet d’obtenir un soutien quand le cas traité dépasse nos compétences ou lorsque nous avons besoin de conseils juridiques.

Avant de continuer, il faut préciser que nous ne défendons que des personnes de bonne foi, en difficultés....

Jamais nous n’avons rencontré  des personnes masquant une réalité ou nous racontant des histoires.

Sans avoir ni la formation, ni les compétences des professionnels auxquels nous ne nous substituons pas, nous prenons nos précautions.

En cette fin d’année, plusieurs familles ont obtenu satisfaction et d’autres situations ne sont pas encore résolues.

La dame d’Esbly qui dormait dans sa voiture a obtenu un hébergement pour plusieurs mois suite à notre intervention ;

La vieille dame à qui un plombier a extorqué 1500 € sans faire de réparation à sa chaudière vient d’être totalement remboursée : ah le « miracle » de la lettre recommandée !

Le couple avec quatre enfants vivant dans 25 M2 a enfin emménagé dans un appartement adapté....

Nous avons donc des sujets de satisfaction et d’autres d’inquiétude et nous veillons.

En cette période de fin d’année nous en appelons aux bonnes volontés pour élargir l’équipe de bénévoles, d’autant plus qu’avec les élections aux HLM, notre association amie le DAL 77 va avoir un local sur Melun et là nous tiendrons des permanences communes.

 

Evidemment nous assurerons des formations aux bénévoles.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 15:01

 

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Cela se passe en France dans le pays des Droits de l’Homme.

150 000 de nos concitoyens dorment dehors et parmi eux il y a 30 000 enfants, aujourd’hui

dans un pays moderne et riche.

Le 115 ne répond plus ou peu, faute de moyens et de lieux d’hébergement.

Les familles avec enfants étant prioritaires, les célibataires sans enfant ne trouvent pas à se loger.

Dans une petite ville de Seine et Marne, une femme dort sous le froid à Esbly dans sa voiture.

Combien sont-ils dans ce cas ? beaucoup, trop.

Pas un seul être humain ne devrait dormir dehors.

Des municipalités ouvrent des gymnases quand les centres d’hébergement sont en nombre suffisant.

Des bénévoles, des citoyens de toutes origines  et de toutes croyances s’engagent à trouver des lieux d’hébergement.

Certains , des justes du 21 ème siècle sont poursuivis par la « justice » pour avoir considéré qu’il n’était pas possible de laisser des personnes dehors sans abri car ils risquaient leur santé et leur vie.

C’est le cas d’un prêtre, voici l’histoire rapportée par 20 minutes

« Le père René Riffard, curé de Saint-Etienne, a été jugé en appel mercredi à Lyon. La justice lui reproche d'avoir hébergé pendant 239 jours des sans-abri (50 adultes et 15 enfants) dans une salle de la paroisse alors que la mairie et l'Etat le lui avaient interdit pour des raisons de sécurité.

A la barre, le petit homme voûté ne se démonte pas. «Vous seriez d'accord pour coucher sur le trottoir ce soir?, interroge-t-il d'une voix douce. Il y a une nécessité de mettre à l'abri des gens qui dorment dehors. Humainement, ça ne se discute pas.»

Cet homme a tout bien fait, il a changé les détecteurs de fumée, fait apposer des extincteurs supplémentaires….

Il a même aménagé et construit un espace pour se laver.

Rien n’y a fait.

La Municipalité de Saint Estienne lui a dit que c’était insuffisant….

Une Municipalité humaine et un peu sociale l’aurait aidé, soutenu ou aurait ouvert un autre espace.

Eh bien Non.

Relaxé en première instance, la sentence sera rendue le 27 janvier.

« Appelé à témoigner en faveur de l'accusé, Paul Bouchet, «90 ans passés», ex-bâtonnier deLyon, ex-conseiller d'Etat et président d'ATD Quart-Monde, élève la voix . «La rue peut tuer. Aujourd'hui, il y a une insuffisance des réponses aux besoins croissants d'hébergement d'urgence. Le 115 ne satisfait pas la moitié des demandes.» Et de poursuivre d'une voix parfois éraillée mais déterminée : «Cet homme incarne la solidarité. Il ne faut pas en faire un coupable mais un exemple».

La loi est celle-là, il faut la rappeler :

« Article L345-2-2 (code de l’action sociale) « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence. Cet hébergement d’urgence doit lui permettre, dans des conditions d’accueil conformes à la dignité de la personne humaine, de bénéficier de prestations assurant le gîte, le couvert et l’hygiène, … »

Article L345-2-3 : « Toute personne accueillie dans une structure d’hébergement d’urgence doit pouvoir y bénéficier d’un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu’elle le souhaite, jusqu’à ce qu’une orientation lui soit proposée. Cette orientation est effectuée vers une structure d’hébergement stable ou de soins, ou vers un logement, adaptés à sa situation. » Loi de réquisition des logements vacants :
Article L641-1 (code de la construction) : « Sur proposition du service municipal du logement et après avis du maire, le représentant de l’Etat dans le département peut procéder, par voie de réquisition, pour une durée maximum d’un an renouvelable, à la prise de possession partielle ou totale des locaux à usage d’habitation vacants, inoccupés ou insuffisamment occupés, en vue de les attribuer aux personnes mentionnées à l’article L. 641-2. »

 

Honte à ceux qui ont osé conduire cet homme  devant un tribunal!

Il doit être relaxé et le centre d’hébergement doit être ré-ouvert, celui-ci ou un autre et au plus vite !

Vive tous ceux et toutes celles qui expriment leur solidarité avec les sans abri !

Je pense notamment au 115 du particulier qui, sans subvention apporte un soutien énorme aux SDF et aux personnes en difficultés.

http://www.le-115-du-particulier.fr/

 

 

Jean-François Chalot

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 16:59

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Jean Valjean dans les Misérables a été envoyé au Bagne pour le vol d’un trognon de pain….

A Montpellier trois jeunes risquent la prison pour avoir fouillé dans une poubelle pour y trouver de la nourriture !?

 

Trois jeunes sont cités à comparaître le 3 mars 2015 devant le tribunal de grande instance de Montpellier pour « soustraction frauduleuse » de produits périmés dans la poubelle d’un supermarché.

 

Rappelons pour mémoire que ces personnes risquent de 7 à 10 ans de prison !

 

Quelle honte !

 

Non pour  Léa, étudiante, Mike, chômeur  et Adrien,  technicien du spectacle qui essayent de survivre tant bien que mal sans causer de préjudice…. Mais honte au supermarché et à la BAC (Brigade anti criminalité) et à la justice.

 

Il se jette tous les jours des tonnes et des tonnes de produits à peine périmés et souvent encore consommables.

Quel crime ont commis ces trois jeunes et tous ceux qui récupèrent ici et là des produits qui sont destinés à la décharge ?

 

Je ne connais pas la marque de ce supermarché, ce que je sais c’est qu’il fait partie de ces enseignes qui n’hésitent pas à clamer à qui veut les entendre qu’ils offrent leurs surplus aux associations caritatives ! ?

 

SOLIDARITE AVEC LES 3 DE MONTPELLIER !

 

Tous les jours ou presque, nous recevons à nos permanences, ici en Seine et Marne des familles en grande difficuté.

Parfois nous arrivons à trouver une solution.

Le plombier qui avait soutiré 1500 € à une vieille dame pour une chaudière qu'il n'avait pas réparée vient de rembourser sa dette juste après avoir reçu une lettre recommandée que nous lui avons adressée....

Voici une conclusion positive.

D'autres situations difficiles sont étudiées et nous faisons notre possible.

Seuls ou avec notre réseau : souvent nous envoyons des familles au Secours populaire pour une distribution alimentaire....nous avons quelques succès.

Il y a tant à faire.

Alors oui parfois nous avons des colères.... contre ce plombier ou contre cette poursuite judiciaire à Montpellier .....

 

Jean-François Chalot

 

COURRIER PROVENANT D'UN BENEVOLE

 

Bonjour Jean-François
 
Les raisons de s'indigner sont de plus en plus nombreuses et les combats contre l'injustice innombrables...
 
Je suis dans la boucle aussi pour de nombreuses causes du développement durable et de la consommation modérée des ressources naturelles. C'est donc au moins à double titre de défenseur du droit à se nourrir des "Res Nullius" et de défenseur des ressources de notre terre que je suis indigné par ces affaires.
 
Le droit français fait une différence entre les poubelles laissées sur le domaine public et celles déposées sur un domaine privé. Dans le deuxième cas, il ne s'agit pas de "Res Nullius" mais de propriété privée. Si j'ai bien compris c'est là que le bas blesse dans le cas qui nous intéresse.
     
Néanmoins on peut toujours, faute d'y aller, signer la pétition ci-après : https://secure.avaaz.org/fr/petition/Parquet_du_procureur_de_la_republique_Soutien_aux_GarsPilleurs/?aKSWjib              
 
 
Solidairement.
     
Jean-Dominique Cartier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 08:21

colloque-reseau.jpgChaque année, depuis 2008, l’association familiale laïque de Vaux le Pénil  organise un colloque dé réflexion et d’échanges en partenariat avec la Ville de Vaux le Pénil, la CAF et le Conseil Général.

Si le thème retenu était à chaque fois en relation avec nos préoccupations, cette septième édition est particulière puisque nous nous sommes fixés un objectif principal ambitieux :

DEBOUCHER  SUR  DES OBJECTIFS OPERATIONNELS

DEBOUCHER SUR DU CONCRET

Les colloques précédents nous ont permis de débattre, voire aussi de créer des contacts afin de continuer et d’échanger entre associations.

AUJOURD’HUI NOUS VOULONS , COMME ANNONCE PAR L’AFFICHE :

CONSTRUIRE UN RESEAU LOCAL DE SOLIDARITE

 

Nous avons défini ensemble les problématiques

Nous avons ensemble établi un diagnostic simple

Nous avons identifié les différents partenaires prêts à œuvrer ensemble : les associations et les institutions.

Voici quelques pistes concrètes de travail  sous la forme d’une résolution.

LE RESEAU LOCAL EST FORMALISE : TOUTES LES PARTENAIRES IDENTIFIES ET PRËTES A S’IMPLIQUER

PEUVENT Y ADHERER .

-         Ce réseau n’est pas une association déclarée mais un collectif souple qui travaille, un peu comme fonctionne infos-dettes

-         Un annuaire va être édité, nous avons besoin d’un document simple utilisable et réactivé régulièrement

-         Une réunion se tiendra en janvier sur l’Agglomération pour formaliser ce réseau et se fixer des tâches :

JE PROPOSE LUNDI 13 JANVIER A 20 HEURES A VAUX LE PENIL  POUR QUE L’ENGAGEMENT SOIT EFFECTIF

-         Un engagement est pris d’entraide entre les membres du réseau.

Quand une famille en difficulté est suivie par une association, l’accompagnateur s’ait qu’il peut s’appuyer ou demander une aide à d’autres partenaires en fonction de leurs spécificités.

Exemple :

Une famille surendettée peut s’adresser à infos-dettes qui l’aide à monter un dossier  et si c’est nécessaire le bénévole pourra orienter la famille vers une association caritative pour une aide alimentaire, la MDS et la CAF pour des aides financières spécifiques.

IL RESTE UNE QUESTION FONDAMENTALE, CELLE DU LIEU D’INFORMATION DES FAMILLES

LES CCAS QUI EXISTENT DANS CHAQUE COMMUNE SONT LES ESPACES BIEN IDENTIFIES .

Les CCAS sont très souvent surchargés de travail et connaissent des difficultés avec les transferts de compétences vers les collectivités territoriales sans transfert de moyens.

La proposition c’est qu’ils puissent être sans surcharge de travail un espace d’orientation

 

Merci à vous tous et vous toutes pour votre implication et place à l’apéro convivial puis au repas.

Colloques-4050.JPGColloques-4052.JPG

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 17:09

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 Quand une association de solidarité reçoit des familles, elle doit souvent garder sa colère rentrée ….

Le bénévole est là pour apporter des conseils et un soutien….Quant à la colère elle s’exprime dans un autre cadre quand collectivement nous manifestons contre les expulsions et pour le droit au logement.

Les deux actions sont complémentaires.

La première est immédiate.

 

Beaucoup de familles en difficultés ignorent les rouages et les textes et se retrouvent

Sans appui ou presque.

Je viens de rencontrer une femme retraitée qui a quitté son logement volontairement le 15 mars à la demande de son propriétaire qui lui reprochait des retards de paiement de loyers.

Ayant déposé un dossier de surendettement jugé recevable de la Banque de France, puis ayant obtenu un plan de remboursements échelonnés, accompagné d’effacements de certaines dettes, cette dame ne pouvait pas être expulsée….

Mais voilà, comme elle le dit : « Je  ne voulais pas faire d’histoire »

Elle vit dans sa voiture à Esbly….

Aujourd’hui il fait froid.

J’ai interpellé Madame le Maire puis j’ai écrit au Préfet de Seine et Marne.

Cette femme qui aujourd’hui touche une petite retraite est prioritaire DALO, cela signifie clairement que six mois après le dépôt de son dossier, la Préfecture est tenue de lui proposer un logement social….Le calcul est vite fait : ce sera à mi- mars 2015, à la date d’anniversaire de son expulsion…..

Si la Préfecture faiblit, cette femme pourra attaquer le Préfet au tribunal administratif.

Quelle belle affaire : en attendant c’est la rue !

Nous nous mobilisons pour qu’une solution humaine et sociale soit trouvée : un toit ! et nous ne lâcherons pas l’affaire.

C’est cela la fonction d’une association de consommateurs :  accompagner et soutenir les familles.

Le même jour, j’ai reçu l’appel d’une femme m’avertissant que sa mère de 86 ans avait été « grugée » de 1500 € par un plombier indélicat qui n’avait d’ailleurs rien réparé du tout.

Lisez l’article qui relate l’affaire, c’est édifiant :

http://www.cnafal.org/cest-le-plombier/

 

UN VRAI CAUCHEMAR POUR CETTE DAME

Nous ne lâcherons bien.

Le plombier malhonnête  m’a raccroché au nez, il ne l’emportera pas au paradis, nous porterons plainte et comme l’abus de faiblesse aggrave l’acte malhonnête accompli  par ce « professionnel », il risque gros.

Aujourd’hui de plus en plus de familles font appel à notre association.

Il n’est ni dans notre vocation et dans nos capacités de régler tous les « litiges », ce sera là une des tâches du réseau local de solidarité : augmenter le nombre de lieux d’information et d’intervention en défense des familles en difficultés.

La mutualisation doit permettre de faire mieux et d’être plus fort.

Les militants qui accueillent les familles qui demandent du soutien sont totalement bénévoles, leur seule récompense et elle est grande c’est quand enfin une famille est tirée d’affaire et si en plus celle-ci s’engage à son tour, c’est la belle et grosse cerise sur le gâteau.

 

Jean-François Chalot

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  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77

AGENDA

 

 

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 Vendredi 11 septembre 2020

 Vendredi 09 octobre 2020

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09 75 38 81 13 

 

    Affiche surrendetement RVB    

 

Sinon, toute l'année,  il y a des permanences hebdomadaires à 

 Melun, Dammarie, Le Mée, St Fargeau-Ponthierry, Moissy Cramayel.....

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Animée uniquement par des bénévoles, l'association propose différentes actions telles que : Accompagnement scolaire, alphabétisation, info dettes, écoute et soutien des familles, écrivains publics, informatique, échanges de savoir-faire. 

 

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