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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 07:00
L’Ecole Laïque du Chemin des Dunes inaugurée dans le camp de Calais

L’existence du camp de Calais, les conditions de vie difficiles des migrants ont donné lieu à de nombreux textes et communiqués.

Des militants et des militantes appartenant à des associations humanitaires, caritatives ou sociales sont intervenus et interviennent pour apporter toute leur solidarité à ces personnes qui vivent dans l’attente, dans l’insécurité et la détresse.

Solidarité Laïque a réussi grâce à des dons à ouvrir l’école du Chemin des Dunes dans le camp de Calais.

Cette école laïque initiée par Zimako Jones, un réfugié nigérian va être inaugurée samedi 6 février :

« Un premier pas qui ne doit pas nous faire perdre de vue la recherche d’une solution durable avec les pouvoirs publics…

Le chantier de l’Ecole Laïque du Chemin des Dunes touche à sa fin. Le complexe en palettes, qui compte deux classes, une infirmerie, une aire de jeux, une salle de réunion et un espace de stockage, sera inauguré la 6 février par Solidarité Laïque et ses organisations membres impliquées sur le projet*. Clowns sans frontières se joindra aux festivités l’après-midi pour un concert déambulant.

A terme, notre objectif est de réunir tous les acteurs concernés et d’inviter les pouvoirs publics à trouver tous ensemble une solution adéquate à la situation des réfugiés dont les droits fondamentaux sont bafoués. L’aide d’urgence que nous apportons doit être suivie d’un plan de développement concret porté par les pouvoirs publics et co-construit avec les organisations mobilisées.

Initiée sans moyen par un réfugié nigérian, Zimako Jones, l’Ecole Laïque du Chemin des Dunes répond à cette situation d’extrême urgence. Près de trente bénévoles y sont mobilisés pour donner 7 jours sur 7 des cours aux adultes et aux enfants qui trouvent là un espace bienveillant et solidaire. Cours de français langue étrangère et d’alphabétisation, apprentissages ludiques pour les petits, temps de loisirs sont au programme pour tous. »

Les enfants ont droit à une scolarisation normale et cette première initiative est une réponse adaptée.

Quant à l’apprentissage du français aux réfugiés présents, il permet à la fois aux apprenants de pouvoir parler notre langue, d’échanger entre eux avec le même vecteur de communication et à la fois de faire connaître et de faire partager nos valeurs républicaines.

Ce projet mérite notre soutien et comme l’explique le communiqué de Solidarité laïque, cette initiative associative solidaire doit précéder un dispositif complet et adapté mis en place par les autorités.

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 23:49
UNE PREMIERE FOIS

Tout vient à point à qui sait attendre.

Nous revenons dans cet espace disparate où rien n'est jamais comme ailleurs. Chaque situation entraîne des réflexions, des commentaires, des comportements qui ne sont pas prévisibles. C'est ce qui en fait le charme et l'immense richesse. C'est encore un merveilleux kaléidoscope de notre société et de ces gens venus de toutes les régions du monde.

Nous épluchions des légumes : cette activité qui m'occupe chaque mardi durant deux ou trois heures et je racontais ma surprise de rencontrer des hommes, « Français de souche » selon l'expression consacrée, retraités qui, venant pour donner un peu de temps, finissent par avouer à leur grande honte : « Il faudra me montrer, je n'ai jamais épluché de légumes ! »

Ne pensez pas que j'invente ; j'ai déjà entendu trois fois cette phrase depuis le mois de septembre. Je tombe des nues : comment peut-on avoir échappé à cette activité élémentaire de la vie collective durant une vie entière ? La révolution des mœurs et l'émancipation de la femme ne sont pas passées partout.

Je n'avais rien dit encore de cette surprise quand nous reçûmes l'aide d'un bénéficiaire, un jeune homme venant du Burundi. Il se proposa d'apporter son énergie pour nous remercier et découvrir l'autre versant de ce repas dont il bénéficie chaque midi. Se rendre compte : j'appréciai la démarche qui n'est pas si fréquente !

Il resta discret au début, observa avant de se mettre à l'œuvre. Il finit, lui aussi, par avouer que c'était la première fois pour lui ; qu'il n'avait, jamais de sa vie épluché des légumes. Je le rassurai en lui précisant qu'il n'était pas le seul dans ce cas, que nous avions rencontré des bénévoles mâles qui était dans la même situation que lui.

Il ne s'en tira pas mal ; preuve qu'il n'y a pas une malédiction ou des raisons génétiques pour ne pas partager cette tâche domestique. Pour un coup d'essai, ce fut un coup de maître avec plus de deux heures trente de ronde des couteaux. Les discussions qui agrémentaient cette tâche répétitive étaient agréables ; nous ne sentions pas le poids du jugement qui pouvait perturber notre ami africain.

Pourtant chaque comparse qui passait à portée de voix, lui glissait une petite remarque que nous devinions ironique. Il souriait et s'en sortait d'une pirouette. Manifestement, ses camarades jugeaient son activité indigne d'un homme. Puis ce fut la seconde phase de sa participation : assumant jusqu'au bout sa proposition d'aide, notre ami passa à la vaisselle.

C'est après une heure de pluches à un rythme effréné qu'il se confia enfin. « C'est étrange, il faut que je vienne en France pour faire tout ça pour la première fois. Jamais je n'aurais travaillé ainsi en Afrique. Nous sommes vraiment en retard. » Je le rassurai et citai ces bénévoles, Français d'origine, qui avaient été dans la même situation que lui.

Le garçon est intelligent. Nous évoquâmes les critères sociaux qui ont permis ici de sortir de ce cadre rigide et ancestral qui assignait la femme aux travaux ménagers. En France, il n'y a pas si longtemps que les choses ont basculé. Le travail de la femme à l'extérieur du foyer ayant, dans bon nombre de famille, permis d'évoluer vers un partage plus équitable des tâches.

Mon ami semblait rassuré. Il découvrait soudainement qu'il était, lui aussi, porteur d'une représentation figée des rôles . Il fut soulagé de savoir que l'Europe n'avait pas échappé à cette facilité qui plaçait l'homme au dessus des contingences domestiques ; il était fier, dans le même temps, de passer outre les moqueries et de remplir cette fonction devant ses amis.

Beaucoup peuvent trouver dérisoire ce récit. J'ai pourtant l'impression d'apporter une petite pierre à une longue histoire. Ce n'est pas avec des discours oiseux, des injonctions péremptoires ou des appels du pied que l'on fait évoluer les mentalités. Ce sont par des gestes simples, des mains tendues et la vertu de l'exemple que nous pouvons faire un petit bout de chemin ensemble.

Ce bénéficiaire, que je considère désormais comme un ami, est venu parce que nous avions établi une complicité autour de textes et d'échanges amicaux. La découverte des travaux domestiques n'est qu'une goutte d'eau dans le contexte sociétal. Il ne faut pas mésestimer pourtant ces petits riens qui feront qu'un jour, nous envisagerons le monde avec un autre regard.

Domestiquement vôtre

NABUM.

"La vie humble aux travaux ennuyeux et faciles
Est une œuvre de choix qui veut beaucoup d'amou
r.

UNE PREMIERE FOIS
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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 23:59
 NI LA COUPURE D’EAU NI LE LENTILLAGE NE SONT PERMIS !

Précisons d’abord que ce sont des familles en grande difficulté et non des mauvais payeurs qui ont des impayés d’eau…..

Précisons ensuite que des distributeurs d’eau vertueux font des propositions aux familles afin qu’elles puissent faire face : obtention d’aides ou échelonnement des dettes.

Alors que la loi Brottes du 15 avril 2013 interdit les coupures d’eau, des professionnels comme Véolia, Suez ou Saur ont continué ici et là à couper l’eau.

Plusieurs procès ont réussi à faire céder partiellement des distributeurs.

Ces derniers particulièrement inventifs ont mis en place le lentillage pour contourner la loi http://eau-iledefrance.fr/malaise-chez-veolia-apres-linterdiction-des-coupures-deau-pour-impayes/

« Le « lentillage » qui réduit le débit à un filet d’eau, est une option également discutée au sein de Veolia. Pour Daniel Barbier, délégué CFDT au CE, « pour la réduction du débit, des diaphragmes sont utilisés, mais ils empêchent la production d’eau chaude pour les chauffe-eau à gaz. Cette solution n’est pas optimale ». Ce que reconnaît la direction. Pour Philippe DENIS, « la réduction de débit induit de réels impacts, notamment sur la production d’eau chaude. Ce type d’impact négatif est inévitable lorsqu’il s’agit de réduire le service suite à un impayé. Cette conséquence est donc cohérente avec la démarche de réduction de débit. »

La lecture du décret du 13 août 2008 sur les impayés et du code de l'action sociale et des familles montre que cette pratique est aussi illégale que les coupures.

Les textes et ceci clairement distinguent l’électricité dont « la fourniture peut être réduite ou interrompue » et le gaz, la chaleur et l’eau dont la fourniture ne peut être qu’interrompue (sous réserve de l’application de l’article L.115-3 du CASF).

La loi Brottes interdit la coupure d’eau et les textes antérieurs qui interdisent les réductions d’eau.

La décision du Conseil Constitutionnel du 25 mars 2015 et l’ordonnance de référé du 6 janvier 2016 du tribunal d'instance de Limoges contre la Saur viennent définitivement de rendre ILLEGAL, non seulement la coupure mais aussi le lentillage.

CDAFAL 77

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 08:59

L'association la Ferme des Jeux organise une conférence sur Louise Michel à la Ferme des jeux samedi 6 février.

Cliquez sur le lien pour voir l'affiche.Si Louise MICHEL avait été de notre époque, elle aurait certainement participé aux manifestations de samedi dernier pour la levée de l'Etat d'Urgence !

La pluie battante n’a pas découragé les milliers de militants du mouvement social qui ont battu Le pavé parisien. Combien étions-nous ce samedi 31 janvier 2016 : plusieurs milliers, soudés, convaincus que ce combat démocratique était nécessaire et même indispensable.

Suite ici

http://www.cnafal.org/levez-letat-durgence/

L

UNE CONFERENCE SUR LOUISE MICHEL A VAUX LE PENIL
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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 12:11
L'association familiale laïque de Melun propose
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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 23:21
Le premier anniversaire du repas partagé à 1 €

Les bénévoles voulaient fêter ce premier anniversaire.

Ils ont mis les petits plats dans les grands.

La décoration en galerie photos a plu à tout le monde.

Le repas comme d’habitude a été soigné : des petites cailles fourrées…. Que c’était bon !

Le gâteau d’anniversaire était succulent.

On continue, cette année encore et on espère que cette idée-projet pourra se développer dans d’autres lieux, en Seine et Marne et ailleurs.

Comme nous l’avons dit au journaliste venu pour « tirer la photo » :

Nous voulons un public mixte, inter-générationnel avec des personnes en difficulté que l’on puisse aider, des personnes isolées et même d’autres qui viennent ici uniquement pour partager et échanger.

« Je n’ai pas de difficultés mais je suis intéressé par le projet…Puis-je venir ? »

« Oui bien entendu, le repas : c’est 1 € minimum » et on est acteur

Le premier anniversaire du repas partagé à 1 €
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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 09:13
J'ai mal à mon travail


Il semble bien difficile de rencontrer aujourd'hui une femme/un homme qui affiche sa satisfaction au travail.
Les personnes que nous côtoyons sont le plus souvent « déjà bien contents d'avoir un travail »,un emploi,un job.
D'ailleurs,on ne parle presque plus de « métier »,cette notion semble avoir disparu. Le « savoir faire » n'est pas reconnu.
Et pourtant..le travail c'est la santé!C'est en effet pour une part au travail que la santé se construit,se tricote,se consolide,parfois dans le plaisir.
Cependant ,il est vrai aussi que souvent le travail fait mal,physiquement , psychologiquement.
La perte d'un emploi et le chômage qui suit font des ravages sur la santé des personnes concernées ainsi que sur celle de leur entourage.
Comment peut-on expliquer le mal être observé chez la plupart des personnes au travail?
Quels sont les mécanismes à l'oeuvre? La peur de perdre son emploi ?
La peur d'être rattrapé par une précarité galopante?
Ce mal être est-il le résultat de modes organisationnels, de pratiques managériales, de l'introduction des « nouvelles techniques d'information et de communication »?
Peut-on le prévenir?le guérir?
Votre avis nous intéresse...
OT

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 08:38

Lors de précédentes éditions, et depuis notre Assemblée Générale d'avril 2015, à plusieurs reprises j'avais évoqué ici le devenir de Familles Laïques Vaux le Pénil et son éventuel changement de statut, à savoir, passer de "Espace de Vie Social" à "Centre Social", non pas par besoin d'être valorisé en tant que tel, mais bien pour pouvoir développer encore nos activités et rendre encore plus de services à la population.

Dans cette perspective, nous, bénévoles avons construit un projet, travaillé avec les services compétents de la CAF, avec les élus locaux, répondu à des demandes de rendez-vous, provoqué et organisé des rencontres. Nous avons même prospecter pour trouver un directeur, une personne que nous avons reçue, à qui nous avons proposer une promotion professionnelle qui de toute évidence lui convenait et pour laquelle elle avait toutes les compétences.

Tout cela pour aboutir à une ultime réunion statutaire en date du 24 novembre 2015 qui devait, sceller notre avenir : Feu vert ou non pour entrer dans la phase de construction d'un Centre Social. Calendrier initial respecté par tous pour un démarrage au 1er janvier 2016.

Or, à ce jour, aucune réponse officielle. Par contre, nous savons que notre dossier a été refusé.

Désappointement bien sûr, face à cette décision ... que nous ne connaissons pas ... pour nous, pour la Municipalité que nous avons officiellement informée de l'officieuse réponse ... pour la personne qui avait été pressentie pour le poste de direction....

Colère pour moi ... je l'avoue publiquement ... et je ne suis sans doute pas le seul. Pas tant pour le fait que notre dossier ait été refusé, nous fonctionnons très bien en tant qu'Espace de Vie Social, mais cette absence de réponse je la trouve d'une incorrection totale et d'un manque de respect vis à vis de tous ceux et celles qui ont travaillé sur le projet. Colère d'autant plus forte, elle passera sans doute et je n'y mets rien de personnel, que si nous sommes entrés dans ce processus, c'est parce que la CAF 77 elle-même nous l'a suggérée.

A ce jour, jeudi 28 janvier 2016, toujours aucune réponse.

Vous trouverez-ce dessous la courrier que j'ai adresse le 20 janvier dernier au Président du Conseil d'Administration de la CAF 77.

Je vous rappelle que notre prochaine Assemblée Générale se tiendra le vendredi 1er avril prochain à la Maison des Associations. Notez le dès à présent dans vos agendas, si vous êtes adhérents.

Patrice THEVENY, Président de Familles Laïques de Vaux le Pénil

Vaux le Pénil, le 20 janvier 2016

Monsieur le Président,

A l'occasion de la nouvelle année,

je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint la Carte de Voeux de l'Association Familles Laïques de Vaux le Pénil, qui souhaite, à vous et à votre famille, ainsi qu'à l'ensemble de vos collaborateurs, une bonne et heureuse année 2016.

L'année 2015 a été difficile pour beaucoup de familles, et notre société a connu et traversé des événements dramatiques que tout le monde connaît. Espérons que 2016 sera plus positive, même si elle ne démarre pas sous les meilleurs auspices.

L'Association Familles Laïques de Vaux le Pénil s'apprêtait à vivre 2016 et 2017 comme des années charnières de son développement. En effet, comme vous le savez, 2015 a été en grande partie consacrée à l'élaboration et la présentation d'un dossier en vue de devenir un centre social associatif. Plusieurs rencontres avec les services et instances concernées ont eu lieu, des heures de travail consacrées par un certain nombre de bénévoles à rédiger les documents, à informer et convaincre.

Le dernier rendez-vous, auquel vous avez vous même participé, s'est tenu le mardi 24 novembre 2015. Il s'agissait ce jour de la dernière étape avant que la commission donne ou non son accord au projet.

Or depuis cette date, c'est le silence complet. A ce jour, le Conseil d'Administration est toujours dans l'expectative quant au devenir de son projet. La personne pressentie pour être à la direction du centre social est elle aussi suspendue à notre réponse.

Rassurez-vous Monsieur le Président, la réponse nous la connaissons. Elle est négative.

Nous en connaissons les raisons, et en soupçonnons d'autres.

Le Président que je suis, a préféré attendre que sa colère retombe un peu avant de vous adresser le présent courrier. Si nous n'avions pas eu l'information par la bande, nous ne saurions absolument rien et je trouve cela fort cavalier, pour ne pas dire incorrect de la part d'un organisme aussi important et sérieux.

Il ne s'agit pas pour moi d'un attaque personnelle, mais permettez moi de vous dire que moi-même, ainsi que les membres du Conseil d'Administration, sommes profondément déçus de ce refus, mais plus encore de l'absence de communication. Lors de notre prochaine Assemblée Générale qui se tiendra le 1er avril prochain, ce point sera à l'ordre du jour.

Nous avons bien sûr informé Monsieur le Maire des informations « non officielles » dont nous disposons et de la situation dans laquelle nous nous trouvons.

Vous priant de croire, en la sincérité de mes vœux exprimés plus haut, je vous prie d'agréer , Monsieur le Président, mes sincères et respectueuses salutations.

Monsieur THEVENY Patrice

Président de Familles Laïques Vaux le Pénil

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 10:53
LA CNL SOUFFLE SES 100 BOUGIES

Les associations de locataires sont diverses, certaines ont une dimension nationale et sont implantées dans de très nombreux départements.

La CNL demeure la première association de locataires en France.

Evidemment d’autres associations actives existent, notamment le DAL, droit au logement qui a su toucher et mobiliser des couches jeunes de la population en développant des actions spectaculaires comme des occupations de logements vides.

Au cours des manifestations pour le droit au logement, les cortèges du DAL et de la CNL sont les plus dynamiques et les plus fournis.

REVENONS A LA CNL, LA CENTENAIRE DU MOMENT

Les mouvements de locataires ont commencé à faire parler d’eux à la fin du 19ème siècle. La loi Bonnevay qui en 1912 décide de créer des offices d’Habitation à bon marché est une réponse institutionnelle à ces mobilisations.

En 1916 , l’Union Fédérale des locataires qui deviendra une union confédérale trois ans après constitue la racine de la Confédération Nationale du Logement.

La CNL raconte d’ailleurs une partie de son histoire et notamment l’après-guerre

« Après la Seconde guerre mondiale, un seul mot d’ordre : construire. Pénurie de logement, décolonisation, baby-boom : il y a urgence. Loi de 1948, Habitations à loyer modéré, plans de construction, des dispositions sont prises mais les mobilisations des militants perdurent. La CNL est alors la première organisation représentative des locataires dans le parc social, une position qui perdure encore aujourd’hui.

A partir de 1974, la France s’installe dans une crise économique profonde et durable. La charge logement augmente et les expulsions se poursuivent. Depuis cette date, la CNL n’a jamais cessé d’œuvrer en faveur d’une politique sociale du logement ambitieuse, qui refuse les coupes successives de l’aide à la pierre et les freins à la construction sociale. Elle s’est également ouverte aux accédants à la propriété, souvent en proie à des difficultés tant dans la qualité des constructions que dans la gestion quotidienne de leur logement et assure aussi, depuis 1980, la défense des consommateurs.

Depuis les années 2000, la CNL se bat pour que les missions, la vocation et les fondements du logement social ne soient pas remis en cause, notamment par des lois comme la loi Boutin, pour n’en citer qu’une.

Elle continue d’agir dans les quartiers, au plus près des habitants. Ce centième anniversaire de la CNL en 2016, est l’occasion de mettre en valeur cette longue filiation avec les revendications et les aspirations des habitants, mais aussi de se tourner vers l’avenir pour de nouvelles conquêtes sociales. »

Dans de nombreux quartiers populaires, la CNL, combative et très présente défend les locataires et n’hésite pas, quand il le faut à descendre dans la rue et à lancer des mots d’ordres offensifs.

L’existence de plusieurs associations de locataires sur le terrain n’est pas une faiblesse en soi, si ces associations arrivent à travailler ensemble.

Dans l’agglomération de Melun, le DAL a ouvert avec l’association familiale laïque locale un local commun et propose aux autres associations de locataires d’agir en commun et de rejoindre le réseau local de solidarité.

Bon anniversaire à la CNL et que 2016 soit l’année de l’action solidaire et unitaire des associations de locataires.

Il y a tant à faire pour faire vivre le droit au logement !

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 07:19

Dans mon enfance, j'ai entendu mon père, indigné, dire : « A Bram, on échangeait une montre contre une bouchée de pain ! »
Je n'ai rien compris à cette phrase. Bram est une localité, 3 000 habitants, à une vingtaine de kilomètres de Carcassonne. On pouvait y aller à bicyclette. Plus tard, j'ai eu l'explication.

Après la victoire de Franco, des centaines de milliers de Républicains espagnols ont cherché refuge en France. Beaucoup ont été regroupés dans des « camps ». Le plus célèbre est celui de Rivesaltes (1, 2) mais il y en eut d'autres comme celui de Bram, mieux organisé, semble-t-il, et moins célèbre.

Quand des Républicains espagnols ont été enfermés dans le camp de Bram, certaines personnes sont venues leur apporter de l'alimentation en échange de bijoux et objets de valeurs qu'ils pouvaient récupérer.
Il y avait peut-être aussi des gens désintéressés.

Malheureusement, cet échange inégal n'a pas été une pratique réservée à Bram : « Il était arrivé un grand nombre de trafiquants, certains venus d'assez loin, attirés par des affaires à réaliser sur le dos de ces pauvres gens, prêts à vendre n'importe quoi pour subsister. Dans les coins discrets se tenaient de fébriles conciliabules : les trafiquants achetaient l'or en le pesant dans leur mains ». (1)

Depuis, en ces lieux, un mémorial a été édifié.

Les temps ont bien changé. Certes, la récupération individuelle existe toujours. Tout le monde condamne cette pratique des passeurs. Mais les demandeurs d'asile arrivés dans la terre espérée, la récupération devient, quelquefois, institutionnelle...

Depuis plusieurs années, en Suisse, les réfugiés doivent remettre aux autorités tous les biens valant plus de 1000 francs suisses (environ 900 euros). En échange, ils reçoivent un récépissé. Cette pratique parfaitement légale est prévue par une loi sur l’asile (26 juin 1998) qui exige des réfugiés qu’ils contribuent dans la mesure du possible au coût de leur demande d’asile et d’une assistance sociale. Par la suite, si la personne obtient le droit d’asile, elle devra verser 10% de ses revenus pendant 10 ans. L’an dernier, la Suisse a reçu près de 40 000 demandes d’asile.

Cet exemple, venant d'un pays aussi vertueux que la Suisse, ne pouvait passer inaperçu. Le Danemark a décidé de confisquer les effets de valeur des migrants pour financer leur séjour. Ce projet de loi, controversé, donne le droit aux policiers de « saisir des biens que les demandeurs d’asile apportent avec eux afin de couvrir leurs besoins en alimentation et en hébergement ». Pour financer les aides et décourager les demandeurs d’asile à venir au Danemark. Le texte doit être adopté le 26 janvier.
La loi, pleine d'attention, prévoit, cependant, que les demandeurs d'asile pourront conserver les biens ayant « une valeur sentimentale », comme les alliances.

Les passeurs, individuels, rémunérés, indignent l'opinion publique. Frontex les poursuit. Qui poursuivra les États passeurs ?

PAUL ORIOL

1 – Vous avez la mémoire courte… 500 000 républicains venus du Sud « indésirables » en Roussillon. René Grando, Jacques Queralt, Xavier Febrés éditions du chiendent, 1981, 258 p.

2 - Rivesaltes : le camp de la France. 1939 à nos jours., Canet-en-Roussillon : Ed. Trabucaire, 2015, 161 p.

Paul Oriol

RIVESALTES

RIVESALTES

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  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77

AGENDA

 

 

  -oOo-

 

PROCHAINES PERMANENCES "INFO DETTE"

  à VAUX LE PENIL

 

Vendredi 12 Mai 2017

 

    Affiche surrendetement RVB    

 

Prochaines permanences "Info dettes"

à Vaux le Pénil

 

 

Vendredi 09 Juin 2017 

 

 

 

 

 

Sinon, toute l'année,  il y a des permanences hebdomadaires à 

 Melun, Dammarie, Le Mée, St Fargeau-Ponthierry,

Renseignez vous auprès de notre secrétariat !

Qui sommes nous ?

Association fondée sur le principe de la laïcité,

intervenant dans tous les domaines

 où l'intérêt des familles est concerné.

     logo rose afl

Animée uniquement par des bénévoles, l'association propose différentes actions telles que : Accompagnement scolaire, alphabétisation, info dettes, écoute et soutien des familles, écrivains publics, informatique, échanges de savoir-faire. 

 

Surtout n'hésitez pas à nous laisser des commentaires en utilisant le lien en dessous de chaque article De même, lisez les commentaires, ils vous en inspireront peut-être d'autres Notre PAL est subventionné par la Caisse d'Allocations Familiales 77 et le Conseil Régional d'Ile de France