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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 08:33
Les élus font le choix de l'ignorance    Tour de vis à l'intelligence.

Voici un texte écrit par NABUM et un dessin réalisé par NAGY

à notre demande.

La suppression de plus de 100 festivals et les coupes dans les budgets culturels ne peuvent que nous inquiéter

Les élus font le choix de l'ignorance

Tour de vis à l'intelligence.

Cette fois, à n'en point douter, la France entre en récession ; à moins que le pauvre Bonimenteur que je suis ne comprenne rien aux affaires économiques et qu'il ne faille simplement parler que de régression culturelle. J'avoue humblement ne rien comprendre aux règles qui prévalent dès qu'il s'agit de tenir les cordons de la bourse dans nos collectivités territoriales, mais ce qui me saute aux yeux, c'est l'immense liste des festivals supprimés.

Cette fois monsieur Gattaz aura tout lieu de se réjouir : les nuisibles, les inutiles, les néfastes resteront chez eux ; ils n'auront plus accès à des scènes qu'ils utilisaient comme chambre d'écho de leur inadaptation sociale. Au chômage les musiciens et les chanteurs, les acteurs et les rêveurs, les utopistes de tous poils et les parasites du régime des intermittents.

Le tour de vis pratiqué un peu partout sur les territoires va faire taire cette armée honteuse d'hirsutes, de forts en gueule, de dégénérés et de dépendants à des substances illicites. La culture n'a plus sa place dans une nation en proie à la faillite de ses élites financières. D'ailleurs, à quoi sert-elle, si ce n'est à insuffler un mauvais esprit dans la tête, déjà trop pleine, de spectateurs aux idées douteuses ?

Regardons-y d'un peu plus près : les festivals n'attiraient qu'un certain profil de spectateurs :les privilégiés de l'enseignement et de l'éducation : ces classes moyennes qu'on aime tant ponctionner dans les milieux gouvernementaux. Ces gens qui réfléchissent trop, ne sont jamais d'accord avec les mesures régressives qui assurent l'hégémonie d'un système merveilleux : le libéralisme sauvage !

Qu'ils aillent rejoindre ces bataillons que le rouleau compresseur de l'abrutissement collectif a déjà mis au pas, qu'ils ouvrent enfin leurs téléviseurs pour se coller devant les machines à vider les cerveaux. Un peuple lobotomisé regarde la télé-réalité, écoute des chanteurs mièvres et se passionne pour des aventures insipides. Le théâtre, le cinéma, la chanson, la poésie, les arts plastiques sont des arts dégénérés quand ils ne passent pas sur le petit écran.

Un état fort doit être en mesure de surveiller toutes les expressions. Il est grand temps de mettre au pas cette armée de baladins, trouvères et colporteurs d'idées subversives. Un peuple soumis ne réfléchit pas, un peuple asservi ne se passionne pas pour des loisirs qui l'écartent de l'activité essentielle du bon mouton bêlant : consommer.

Toutes les collectivités ont compris le danger qu'il y avait à ouvrir l'esprit des citoyens. Il faut fermer le robinet des subventions pour la culture et les associations. Réduire les espaces de liberté, supprimer les occasions de réflexion, écarter les dissidents, les marginaux, les libres penseurs, c'est dérouler un tapis rouge aux vedettes de la futilité et de l'absence de critique sociale.

Un peuple qui n'a plus de loisirs culturels sera un peuple soumis et obéissant. La dictature de la finance va pouvoir se mettre en place sans que s'élèvent sur des scènes ouvertes, des voix dénonçant le diktat de la stupidité et de l'abrutissement. Il faut faire des économies et ce sont les robinets de l'intelligence, de la beauté, de la réflexion que l'on ferme. Ne croyez pas qu'ils ne savent pas ce qu'ils font : bien au contraire, ils agissent en totale conscience.

La culture est subversive et à ce titre elle n'est plus supportable. Ce monde qu'ils espèrent de leurs vœux sera peuplé de citoyens obéissants, serviles, miséreux, peu instruits. Tout est mis en œuvre pour saccager l'école, briser le tissus associatif, couper la richesse créatrice. Ceux qui prônent la domination des financiers et des économistes savent parfaitement pourquoi ils le font.

Que ce virage se fasse ainsi sous la présidence d'un homme qui se prétend Socialiste atteste de la trahison de cette gauche de pacotille, entièrement vendue aux thèses du libéralisme. Réduire tout ce qui peut enrichir l'individu, l'élever hors de sa condition de simple pion, nuit gravement à la conjuration des ploutocrates. Il est grand temps que nous nous réveillions avant qu'il ne soit trop tard.

Les prochaines élections départementales sont à ce titre exemplaires. En votant pour les trois grands partis, vous faites le choix de la rigueur, de l'ignorance et de la régression. Leur ligne de conduite est identique : économies budgétaires, réduction drastique des dépenses culturelles, casse du monde associatif. Ils sont complices et adhèrent à un même projet de société à quelques nuances près.

Culturellement vôtre.

L'illustration est de Nagy

http://www.lemonde.fr/culture/article/2015/03/15/une-centaine-de-festivals-annules-en-france_4593829_3246.html

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 07:24

 

Bonjours à tous

Qu’est-ce que des vacances ?

Dans les études statistiques on considère que celui qui part en vacances quitte son domicile au moins quatre nuits consécutives pour des raisons non-professionnelles.

Ce qui englobe dans le même « vocable » l’enfant qui part chez sa grand-mère à la campagne et celui qui va à Mégève !

Si deux tiers des français déclaraient en 1995 qu’ils partaient en vacances, ils n’étaient que 52% en pleine crise économique en 2008 et la petite hausse contactée en 2011 par le CREDOC ( centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie ) est de courte durée.

Beaucoup de Municipalités en grandes difficultés financières ont annoncé leur décision de supprimer les mini séjours qui étaient proposées par leur service « enfance ».

Le droit aux vacances est inégal, beaucoup de familles n’ont pas les moyens et renoncent à partir

« 80 % des cadres supérieurs partent en congés chaque année, contre 50 % des ouvriers. Et encore, entre catégories, on ne part ni aussi souvent, ni aussi longtemps, ni dans les mêmes conditions. »

40 % des personnes aux revenus inférieurs à 1 200 euros mensuels sont partis en 2014 alors que 86% des personnes qui disposent de plus de 3000 € partent en vacances.

L’austérité et les restrictions budgétaires touchent aussi les CAF qui sont contraintes de réduire leurs aides aux vacances.

Des caisses limitent l’aide aux familles qui ont 555 € ou moins de quotient familial, ce qui prive l’accès à de nombreuses familles populaires qui pourtant ont du mal à joindre les deux bouts.

Il n’est pas dans mon propos de critiquer les administrateurs des caisses d’allocations familiales : ils disposent d’un cadre contraint et sont obligés « à leur corps défendant » de ne pas augmenter le niveau de quotient familial retenu !

Pour faciliter et permettre le départ en vacances de familles modestes, des associations familiales comme le CDAFAL ’77 ( Conseil Départemental des Associations Familiales Laïques) organisent des séjours de vacances en partenariat avec l’ANCV (‘Agence Nationale des Chèques Vacances)….Le quotient retenu dépasse celui de la CAF de plusieurs centaines d’euros.

Les associations développent là une action de solidarité transparente :

L’annonce est publique et non réservée à des initiés….

Pour le CDAFAL 77 nous limitons à 49 personnes, enfants compris, ce qui correspond à la capacité du car qui emmènera les vacanciers.

Ces séjours, celui -là et ceux que les autres CDAFAL organisent sur le territoire national sont construits avec les familles…Personne n’est un simple consommateur, tout le monde est acteur.

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 23:40

Le restau citoyen à 1 € : un projet qui suit son chemin

 

Le restau citoyen de Vaux le Pénil est maintenant à son plein régime.

Le public est conquis, de nouvelles personnes et familles s’inscrivent et les bouches s’ouvrent et pas seulement pour manger : on discute d’un peu tout et on prépare le prochain repas. Chacun fait ses propositions pour la fois prochaine.

Ce qui étonne les personnes qui viennent la première fois c’est qu’il s’agit d’un repas soigné, comme au restaurant avec un apéritif, une entrée, un plat, du fromage et un dessert ….et un café

Nous avons préparé quatre repas et le prochain est prévu pour le mercredi 18 mars avec au programme un couscous, un vrai.

Le partenariat est réel : le Sentier, Familles Laïques et le Secours Populaire sont à la manœuvre….

Des soutiens nous arrivent comme celui de la Paroisse de Vaux le Pénil qui a préparé un panier repas pour que les convives repartent avec les bras chargés.

Sur la question de la Solidarité, le partenariat peut s’élargir.

Des personnes issues de différentes cultures participent au projet dans un cadre laïque, commun à tous….

C’est un peu comme l’école publique.

Le Sentier et « Familles Laïques » envisagent d’ouvrir un restau du même type à Melun mais il nous faut un local, des bras, voire aussi de nouveaux partenaires.

Si vous avez des pistes notamment pour la restauration, contactez- nous !….On commencera petit : deux fois par mois.

Nous avons encore d’autres projets, notamment un repas partagé fin décembre avec un public mixte, c’est-à-dire avec des personnes étant aidé par les associations de solidarité et d’autres n’ayant pas de difficultés.

 

J.F. CHALOT

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 23:33

Les bénévoles en formation consommation

La formation au service d’un projet : Défendre les Familles

Le CNAFAL (Conseil National des Associations Familiales Laïques) est une association familiale disposant d’un agrément association de consommateurs.

En Seine et Marne, le CDAFAL et ses associations locales ont mis en place des permanences consommation

– une fixe à Melun, et une autre sur rendez-vous à Vaux le Pénil.

18 bénévoles ont participé le 10 mars 2015 à une formation à Vaux le Pénil, animée par Hugo Cadet, juriste au CNAFAL.

Ce temps d’apports et d’échanges particulièrement apprécié par les « stagiaires » a permis de donner des outils méthodologiques et de répondre aux questions posées ;

Comment traiter un litige et quelles sont les démarches à entreprendre ?

La première question traitée a porté sur l’attitude du bénévole :

-l’empathie nécessaire

-la prise de distance et l’écoute active consistant à obtenir les faits et à éliminer tout ce qui n’apporte rien d’essentiel.

L’objectif s’est de trouver des faits pertinents qui permettent d’aller sur la bonne voie.

Après le déjeuner pris en commun les participants à cette formation ont abordé le thème du logement.

La loi ALUR : location et copropriété, zoom sur les principales mesures.

Cette première journée sera suivie d’autres temps ultérieurs.

Si vous avez un litige, prenez un rendez-vous en téléphonant au 09.75.38.81.13

Rappel : la permanence à Melun c’est le premier jeudi de chaque mois de 9h30 à midi :

Maison des Associations Jean XXIII

27 rue Edmond Michelet,

77000 Melun

J.F. CHALOT

 

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 16:04
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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 09:58
Des vacances familiales en juillet 2015

Le CDAFAL 77 et "Familles Laïques" de Vaux-le-Pénil organisent un séjour de vacances en partenariat avec l'ANCV ( Agence Nationale des Chèques Vacances) du 4 au 11 juillet 2015

- Un séjour accessible avec des tarifs réduits;

- Une semaine de vacances au bord de la mer;

- Un hébergement complet, restauration comprise;

- Un transport collectif;

- Des temps conviviaux;

- Des animations ....

Contactez très vite l'association

C'est un séjour ouvert, parlez-en autour de vous.....

Le nombre de places est limité à 49 ( capacité d'un car)

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 17:54
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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 00:55

LE RESTAU CITOYEN A 1 €

Aujourd’hui, c’est le poisson au menu de ce quatrième repas citoyen.

Le projet commence à être bien connu et de nouvelles familles viennent partager ce repas convivial

C’est un rendez-vous qu’on n’oublie pas.

Les bénévoles sont en nombre suffisant et on ne demande pas de bras supplémentaires...C’est un signe de succès et un engagement pour l’avenir.

Le projet est partagé avec une implication de l’antenne de Vaux le Pénil du Secours populaire et naturellement du Sentier, toujours actif et disponible.

Les familles repartent en plus avec de la nourriture à emporter, c’est un petit coup de pouce

qui permet d’avoir à manger prêt pour le soir.

Vivement la prochaine édition, ce sera mercredi 18 mars pour un couscous.

 

Toutes les cuisines seront à l’honneur, nous avons des plats variés avec une viande différente à chaque fois, un poisson et nous avons même prévu un repas végétarien pour un de ces quatre.....

 

QUELQUES IMAGES ...SURPRISES CE MERCREDI ...DANS LES CUISINES...UNE ÉQUIPE DYNAMIQUE ET FORT SYMPATHIQUE...

 

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 08:50

Bonjour

Voici une lettre que j'ai écrite l'année dernière et que j'essaie, je l'avoue, de diffuser le plus possible car elle fait écho à de nombreuses situations comme la mienne, moi qui suis auxiliaire de vie scolaire depuis plusieur années. J'avais envie de réagir à l'article sur ce métier qui résume la situation d'élèves handicapés et scolarisés et de leur accompagnants. Parce que nous ne sommes pas forcément que des mères de famille qui souhaitent un emploi à mi-temps ou de jeunes étudiants ou des personnes en décrochage social. Nous aimons notre "profession" et souhaitons la voir évoluer.

Lettre d’une AVS…Une quoi ? J’éprouve un besoin, une obsession, mieux une obligation. Témoigner. Je suis auxiliaire de vie scolaire. Ce que j’éprouve n’est pas de l’aigreur ou de la fatigue mais plutôt un sentiment d’impuissance et d’injustice. Je suis une femme, j’ai 37ans, je vis en couple et j’ai deux enfants en bas âges. Je possède une maîtrise d’arts plastiques. J’ai travaillé dans le domaine du social tout en étant bénévole dans une association d’arts plastiques et en ayant passé un certificat d’art thérapie. Depuis 8 ans je travaille en tant qu’auxiliaire de vie scolaire. Vous savez ces personnes sans qui les enfants handicapés ne pourraient ou auraient de grandes difficultés à être scolarisés. Vous connaissez ? Ces personnes qui sont embauchées avec un baccalauréat minimum, qui tentent d’adapter la pédagogie des professeurs au handicap de l’enfant qu’ils accompagnent, qui assistent aux réunions pluridisciplinaires pour mettre en place un projet d’accueil de l’élève dans l’école.

Vous savez ces personnes qui s’informent, se documentent sur le handicap spécifique de l’enfant dont ils s’occupent. Ces personnes qui aident l’enfant à la bonne mise en œuvre de son intégration sociale avec ses camarades, avec le personnel de l’école, celles qui font le lien entre les parents et l’école, celles qui dialoguent, qui écoutent, qui essaient de comprendre, d’expliquer. Celles qui aident l’enfant à aller aux toilettes, qui le nettoient, qui le recoiffent, qui le rhabillent, qui l’accompagnent dans toutes les activités scolaires extérieures à l’école. Celles qui proposent avec l’accord de l’enseignant des ateliers, des activités pour tous les enfants de l’école. Ces personnes payées une misère auxquelles aucun CDI ou titularisation ne peuvent être promis. Eh bien, ces personnes c’est moi et quelques milliers d’autres qui aiment leur travail, qui se sentent utiles et qui réfléchissent à leurs rôles professionnels dans leur établissement, qui s’adaptent aux différents enfants qu’ils suivent, qui sont surdiplômés par rapport à la fiche de poste qu’ils ont. Ce sont ces personnes qui depuis des années ont réfléchi et ont créé le métier d’auxiliaire de vie scolaire.

Après 6 ans de contrat d’un an, renouvelé tous les ans, je suis virée, non pas que je travaille mal, que j’ai commis une faute grave, non il s’agit de la fin de ce système de renouvellement qui mettrait l’éducation nationale en infraction si elle me proposait un autre contrat. Deux ans de chômage où je vous passerai les détails pour trouver un emploi ou prétendre à une formation professionnelle. Puis un autre contrat, privé, en CAE-CUI. Qu’est-donc ? Mon salaire est subventionné à 70% par pôle emploi pour permettre à un autre établissement de me recruter. Il s’agit à la base d’un contrat pour aider les plus démunis, les plus mal diplômés à être embauchés. J’ai droit à ce contrat car cela fait 2 ans que je suis au chômage. Quelle aubaine pour les principaux d’établissement qui peuvent embaucher à 20h, pas plus, au smic (675€ par mois) des personnes soit diplômées en psychologie, soit avec une expérience de plusieurs années dans le monde du handicap, soit ayant un master I, II etc. Je ne les blâme pas, au contraire, eux aussi font ce qu’ils peuvent et reconnaissent nos compétences à leur juste valeur. Ce contrat est valable 2 ans et ne peut être renouvelé. J’ai fait une demande de validation des compétences pour obtenir le diplôme d’éducateur de jeunes enfants car je trouvais que les compétences requises et demandées étaient similaires à celles de l’auxiliaire de vie scolaire. Première lettre, premier refus. Je renvoie une lettre de recours expliquant exactement ce qu’étaient les fonctions d’un AVS (auxiliaire de vie scolaire). Deuxième refus : « en effet, les fonctions et activités ciblées pour établir le rapport direct précisant la dimension collective et non individuelle de l’accompagnement effectué par l’EJE. » Ce que je fais pour un enfant, je ne peux le faire pour plusieurs avec une quotité d’heures de travail supplémentaire et un meilleur salaire !!!!???? D’autant plus que la VAE peut être acceptée partiellement et permet de valider les modules non recevables, par la suite, grâce à l’entrée en formation en IRTS (institut régional du travail social).

Voilà j’ai 37 ans, une famille, une expérience professionnelle qui n’est absolument pas reconnue, et quoi ? Il faut que je refasse 2 ans de chômage pour pouvoir être à nouveau rembauchée ? 675€ de chômage ça fait… Oups, à peu près 400€ par mois pendant 2 ans. Quelle aubaine ! (bis) J’avais envie d’expliquer ma situation qui est semblable à beaucoup d’autre et encore, je peux prétendre avoir de la chance d’avoir un compagnon qui travaille. Une collègue doit aller au resto du cœur pour nourrir sa fille. Elle rentre dans les statistiques des travailleurs pauvres surdiplômés. J’en deviendrais cynique si ce n’était pas à pleurer ! Comment être disponible et à l’écoute de tous ces enfants emprisonnés dans leur handicap lorsque l’on ne sait pas si son propre enfant mangera à la fin du mois ? Et pourtant, elle parle de son métier comme d’une passion. Impuissance, injustice, dégoût, voilà mes sentiments, mes sensations face à l’immobilisme des pouvoirs publics. Ne me dites pas qu’ils ne savent pas, au vue des centaines de pétitions, manifs et autres revendications de notre part. Je crains que cette situation ne les arrange. Non reconnaissance=emploi précaire=moins d’argent à dépenser devant la demande grandissante d’accompagnants scolaires=surtout ne rien faire ! Ben oui c’est la crise, y a pas d’argent ! Enfin soyons raisonnable. Voilà, je ne sais pas ce que je ferai de cette lettre, à qui l’enverrai-je, qui la lira, peut-être vous, et peut-être entièrement… Ceci est une réponse à un besoin, une obsession, une obligation. Une colère aussi !

agathe goupil

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 07:25
Le débat laïque : le point de vue de NABUM

C'est un espace de libre débat, donnez votre avis, réagissez !

Laïque, nom de Dieu, et fier de l'être ! Sacrebleu …

Voilà les chantres de la pensée unique en route pour un nouveau combat ; pas un combat d'arrière- garde ou bien de tranchée. Non, rien de tout ça ! C'est une nouvelle croisade qu'ils entendent mener, une bataille éclairée par l'onction divine, la nécessaire tolérance pour les religions et la liberté de culte. Et pour couper le bec à ces affreux bouffe-curé, ces maudits agnostiques, ces mécréants sans foi ni droit, ils affublent leurs ennemis jurés du merveilleux substantif de laïcards.

Quand on veut tuer son canidé on l'accuse de la rage. Quand on veut réduire à néant l'esprit de la loi de 1905, on affuble ces chiens de laïques d'une étiquette au suffixe péjoratif. La messe est dite : il faut faire place aux religions dans ce pays, leur ouvrir grandes les portes des finances publiques, leur donner pignon sur rue et généraliser le concordat alsacien.

Les circonstances présentes, selon ces bons calotins, incitent à remettre en doute le bien-fondé de mesures trop coercitives vis-à-vis des démonstrations de foi. Pourquoi interdire le voile, la kippa ou bien la croix sur l'espace public ? La tolérance impose à ceux qui ne croient pas de supporter les démonstrations ostentatoires et vestimentaires de leurs camarades.

Il faudrait baisser pavillon, accepter de retourner sous le joug des religieux sous prétexte que la posture de la laïcité serait, à elle seule, cause des désordres du moment. Faire des religieux les victimes uniques d'un principe essentiel au vivre ensemble est à mon sens des plus injustes. C'est justement parce que les croyants n'ont eu de cesse de montrer leur pratique cultuelle qu'ils ont réussi à dresser les gens les uns contre les autres.

La foi est un affaire intime, domestique, spirituelle et absolument pas matérielle. La rue, l'école, le stade n'ont que faire de ces marques de dévotion à un concept qui serait supérieur à la loi nationale. Nous marchons sur la tête et, au nom d'une tolérance qui ne serait que faiblesse, il faudrait faire le jeu de l'intégrisme et de l'obscurantisme.

Mettre la burqa, la kippa ou une croix dans la rue, c'est, d'une certaine manière, ne pas reconnaître l'autre comme appartenant à une communauté qui transcende les différences, les distinctions de classe, de genre, d'origine, d'âge ou de culte : la nation. C'est accepter un enfermement dans une caste, un groupe qui ne se reconnaît pas dans l'ensemble qui est censé réunir tous les habitants de ce pays. C'est essentiellement nier la troisième valeur de notre devise nationale : point de Fraternité sans une laïcité, pure et dure.

D'ailleurs, de plus en plus souvent, on croise des individus qui se définissent d'abord par leur foi et non par leur nationalité. Il n'est pas acceptable de se déterminer par une foi qui foulerait au pied les valeurs déterminées par l'appartenance à une communauté nationale. On devine vite que les dérives actuelles ne feront que croître et s'amplifier quand ces joyeux défenseurs de la loi divine, auront obtenu le recul qu'ils appellent de leurs vœux.

La loi n'est pas modulable en fonction des croyances, pas plus que les programmes scolaires ni la mixité et encore moins l'égalité homme-femme. Il est des valeurs qui sont consubstantielles à la vie dans ce pays. Ne pas y adhérer, c'est accepter l'idée ne pas pouvoir y vivre dans le respect de la loi. Nous sommes là dans une dimension non négociable et il serait bon, que nos représentants osent enfin un discours ferme qui vaudrait pour toutes les communautés religieuses et non pour une seule comme on en a parfois l'impression.

La laïcité est une chance, une grandeur d'âme, une exigence qui élève en non asservi, qui fait appel au libre-arbitre et à la responsabilité de l'individu. C'est tout le contraire de la fidélité aveugle et absurde que demandent les religions. Je comprends aisément qu'elle soit intolérable aux factieux, aux méchants, aux tyranniques, aux odieux qui veulent plier l'humanité à des idées fausses. Elle est le souffle humain qui fait de chaque individu le seul responsable de ses actes, de ses pensées, de ses dires. Elle est grandeur quand les religions sont asservissement.

Je sais être de mauvaise foi par principe et par essence, n'étant qu'un pauvre mortel.. Ne me condamnez à l'enfer ; il m'est promis depuis toujours. Faites en sorte, cependant, qu'avant le néant de l'au-delà, la vie dans notre pays ne devienne pas l'horreur qu'elle est en certains points du monde où les religieux se sont emparés de tous les pouvoirs. Leur modèle a montré ses limites : les abominations dont il est friand, les monstruosités faites au nom d'un guide évanescent. Alors, de grâce, arrêtez de saper le seul principe qui nous permet de rester debout dans un monde voué à des dieux sans morale. Que ce soit l'argent, Yahvé, Dieu ou Allah, aucun ne mérite de sacrifier notre laïcité sur l'autel d'une idée erronée.

Laïquement vôtre.

NABUM

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  • familles-laiques-de-vaux-le-penil.over-blog.com
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77

AGENDA

 

 

  -oOo-

 

PROCHAINES PERMANENCES "INFO DETTE"

  à VAUX LE PÉNIL

 

 Vendredi 12 novembre 2021

 Vendredi 10 decembre 2021

sur rendez-vous au 

09 75 38 81 13 

 

    Affiche surrendetement RVB    

 

Sinon, toute l'année,  il y a des permanences hebdomadaires à 

 Melun, Dammarie, Le Mée, St Fargeau-Ponthierry, Moissy Cramayel.....

Renseignez vous auprès de notre secrétariat !

Qui sommes nous ?

Association fondée sur le principe de la laïcité,

intervenant dans tous les domaines

 où l'intérêt des familles est concerné.

     logo rose afl

Animée uniquement par des bénévoles, l'association propose différentes actions telles que : Accompagnement scolaire, alphabétisation, info dettes, écoute et soutien des familles, écrivains publics, informatique, échanges de savoir-faire. 

 

Surtout n'hésitez pas à nous laisser des commentaires en utilisant le lien en dessous de chaque article De même, lisez les commentaires, ils vous en inspireront peut-être d'autres Notre PAL est subventionné par la Caisse d'Allocations Familiales 77 et le Conseil Régional d'Ile de France