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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 11:56

Les PPP, véritables opérations financières toxiques

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« Tout le monde, il est beau, tout le monde il est joli », il suffit de se donner la main !?

Nous sommes dans le rêve, dans le conte de fée, la réalité étant plus triviale.

Daucuns ont présenté le « partenariat public-privé », le PPP comme le miracle.

Ce nouveau concept apparu en Grande Bretagne en 1992 et qui a servi de modèle en France consiste pour un entrepreneur privé à construire un édifice public, par exemple un   hôpital dont il gèrera les activités non médicales.

Ce serait du gagnant-gagnant : la collectivité territoriale ou létablissement public nayant pas à sendetter et lentreprise trouvant un investissement durable.

Cette politique est fortement encouragée par lUnion Européenne dans le cadre de la réduction drastique de la dette publique, par la Banque mondiale, lOCDE et naturellement la Banque européenne dinvestissement.

Les PPP permettent que le financement et la gestion de léquipement soient effectués par des prestataires privés, entreprises ou autres comme les fonds de pension américains friands de ces opérations.

Les contrats de partenariat, PPP, particulièrement aboutis ont vu le jour grâce à lordonnance du 17 juin 2004.

Ce partenariat « gagnant-gagnant » est un pâté dalouette. Un leurre très coûteux pour le public.

La mésaventure transformée en cauchemar de lhôpital sud-francilien a mis un terme à limage dEpinal véhiculée par certains médias du PPP.

Le Centre Hospitalier Sud-Francilien (CHSF) situé entre les villes de Corbeil-Essonnes et Evry était lié par contrat au groupe Eiffage par lintermédiaire de sa filiale Héveil.

Le contrat emphytéotique devait se terminer en 2041 !

Linvestissement de départ sest élevé à 341 millions deuros avec une obligation de maintenance des lieux ;

En contre-partie, lhôpital devait verser au groupe Eiffage durant 30 ans un loyer annuel de 40 millions deuros !

Faites vos comptes.Cest du gagnant-gagnant pour le privé et du perdant-perdant pour le public.

Après le scandale des milliers de contre-façons constatés et le surcoût qui aurait été à la charge de lhôpital, le contrat a été dénoncé. Le coût de la dénonciation (80 millions deuros) est élevé mais cest peu, d’après certains au regard des tarifs pratiqués dans le cadre des loyers….Pour moi c’est de toutes façons une arnaque limitée mais une arnaque : ce sont les entreprises qui auraient dû verser cette somme à l’hôpital public !

La Cour des comptes a établi un rapport qui critique sans ambiguïté la faiblesse des PPP du plan hôpital 2007.

Comme le rappelait un communiqué du CNAFAL publié avant les élections municipales, ce système des PPP dissimule deux bombes à retardement : « 

Tout d’abord les loyers versés au privé reviennent au final à payer deux à trois fois plus cher le coût de l’équipement et pour cause : les entreprises privées

empruntent à des taux plus élevés que les organismes publics ou les collectivités, ils

sont de fait répercutés sur le coût global et les intérêts sont de plus soumis à la TVA.

Autre problème, autre surprise : des clauses peuvent contraindre notamment la collectivité à reverser au privé un complément en cas de besoin (voir l’exemple du centre hospitalier sud francilien).

 

 Ce système conduit à moyen et à long terme à des opérations financières toxiques qui obèrent l’avenir des collectivités pour de très nombreuses

années.


Nous demandons que ces PPP soient abandonnés définitivement et que les pouvoirs publics assument leur responsabilité en termes d’équipements et d’investissements.


Cette politique de pleine responsabilité éviterait tout dérapage, qu’il s’agisse de partenariats au profit du privé ou d’une complémentarité qui fait la part belle aux cliniques.


En effet  la complémentarité, ce sont des spécialités qui ne sont plus assurées par l’hôpital public et l’obligation pour se soigner de passer sous les fourches caudines du dépassement d’honoraires.


Aucun PPP ou aucune complémentarité n’est acceptable, car c’est à chaque fois l’hôpital public qui est sacrifié et le privé qui directement ou indirectement reçoit la manne du public.


La loi HPST, dite loi Bachelot qui organise la baisse draconienne des personnels et des moyens indispensables pour assurer l’accès au soin pour tous doit être abrogée.


Il est nécessaire et indispensable que soient maintenus et que se créent des hôpitaux publics de plein exercice, seuls établissements pouvant assurer

l’accès aux soins pour tous.

 

Jean-François Chalot

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 14:36

EMOTION ET SOLIDARITE AVEC LES FAMILLES DE NANGIS

 

Je ne vais pas me prononcer sur les circonstances exactes de cet accident entre un minibus et un camion. L’enquête apportera toutes les informations nécessaires.

Cet accident mortel m’a particulièrement touché.

Comme l’a exprimé le maire de Nangis, Michel Billout : « ce sont nos enfants ».

Ce drame a frappé des familles de Nangis, commune de Seine et Marne et toute la communauté éducative des centres de vacances.

Chaque directeur, chaque responsable, chaque organisateur sait que des risques existent.

Quand notre association « Familles laïques de Vaux le Pénil » a organisé une sortie à la Mer de sable, le président et moi-même n’ont eu cesse de donner des consignes et naturellement nous avons téléphoné plusieurs fois aux animateurs chauffeurs…..

Comme tous les organisateurs, l’inquiétude ne nous a pas quittés jusqu’au retour

L’ accident de Courteranges près de Troyes nous a particulièrement touchés

C’est un drame épouvantable….Six personnes dont quatre enfants ont trouvé la mort.

Le Maire, très ému est notre ami et l’un des enfants morts était l’élève d’un responsable de notre association.

Si les accidents graves de voiture sont nettement plus nombreux- toute proportion gardée- lorsque les familles se retrouvent dans leur véhicule que lorsque les enfants sont en colo ou sorties collectives, un drame comme celui marque les esprits et suscite l’émotion.

Tout est fait dans les accueils de mineurs, qu’il s’agisse des mini camps ou colonies de vacances pour assurer une sécurité maximale.

Les sorties en minibus sont très cadrées avec du personnel préparé à cette tâche et reposé.

Quand un animateur assure la conduite, il doit être en forme et respecter toutes les consignes de sécurité.

Le directeur se charge d’ailleurs de préparer dans les meilleures conditions possibles les transports d’enfants pour aller aux activités qui se situent à l’extérieur du centre.

La sécurité peut être encore renforcée, bien entendu mais malheureusement les accidents sont toujours possibles.

Comme vous tous j’ai une pensée très forte pour les familles de ces victimes….

Ce sont leurs enfants et les nôtres.

 

Jean-François Chalot

-oOo-

 

 

Vaux le Pénil, le 23 juillet 2014

 

 

Monsieur Michel BILLOUT

 

Sénateur Maire de Nangis

 

Mairie de Nangis

 

77370 NANGIS

 

Monsieur le Maire,

 

En ces terribles circonstances, face au drame qui touche au plus près une communauté toute entière, les associations familiales laïques ne peuvent rester insensibles.

 

Par la présente, nous tenons à vous faire part de notre soutien et notre compassion, tout d'abord aux proches des victimes touchés dans leur chair, mais aussi à vous même et tous vos collaborateurs et à l'ensemble de la population.

 

Présents aussi à notre esprit, tous les camarades de ces jeunes, leurs animateurs qui malgré les circonstances vont devoir continuer à vivre et à qui nous souhaitons de surmonter au mieux ce traumatisme.

 

 

Il nous arrive à nous aussi d'organiser des manifestations, des sorties et nul n'est à l'abri de l'accident, du dérapage, et nous imaginons sans peine les sentiments qui habitent les uns et les autres.

 

 

 

Au nom du Conseil Départemental des Associations Familiales Laïques de Seine et Marne,

 

de Jeannine JOUANIN sa présidente et de son vice-président Jean-François CHALOT,

 

 

Au nom de l'Association Familiale Laïque de Vaux le Pénil,

 

à titre personnel

 

je présente à l'ensemble de la communauté nangissiene, aux familles, de très sincères et douloureuses condoléances.

 

Patrice THEVENY

 

Président de Familles Laïques de Vaux le Pénil

 

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 08:49

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On voit encore dans des  séries policières françaises des enfants  morts de trouille devant un couple patibulaire venant de la DASS .

La DASS  n’existe plus en tant que telle et ce sont les conseils généraux et leurs services sociaux qui sont chargés de la protection de  l’enfance

 

Lorsque les parents rencontrent des difficultés dans l'exercice de leur responsabilité, la législation prévoit deux modes de protection : la protection administrative, sous l'autorité du président du Conseil général et la Protection judiciaire sous l'autorité de la justice.

 

Ces deux institutions travaillent ensemble.

 

Aujourd’hui, dans le cadre de l’application de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, les enfants ne sont plus placés d’office dans des familles d’accueil, les MDS cherchent des solutions pour aider les familles en difficultés, notamment grâce à de l’accompagnement, à l’aide sociale.

Tout cela c’est sur le papier, bien huilé….

Malheureusement la réalité est toute différente, les MDS travaillent à flux tendu et les travailleurs sociaux se déplacent peu ou pas.

On fait dans l’urgence.

Au début de l’été dernier notre association familiale laïque locale melunaise  a accompagné une famille en difficulté.

Cet accompagnement s’est effectué en partenariat avec le Secours catholique et le DAL: chacun intervenant dans le cadre de son créneau propre, les deux agissant de concert pour les démarches et le soutien de la famille.

Nous avons réussi ensemble à ce que le couple qui vivait dans un hôtel, suite à une expulsion locative retrouve un logement décent.

Tout s’est effectué  dans une démarche de responsabilisation, le couple règle ses dettes dans le cadre d’un plan de surendettement et acquitte régulièrement ses loyers…..

Enfin….

Malheureusement les trois enfants placés par la juge des enfants en juin dernier dans trois familles d’accueil ne voient leurs parents que dans un cadre contraint, quelques heures tous les quinze jours….

    On attend de la MDS qu'elle agisse, comme elle sait  le faire pour que cette famille soit enfin réunie....C'est de sa responsabilité dans le cadre de la préparation de la prochaine audience. 

Les parents ne sont pas maltraitants, bien au contraire ! Les enfants leur ont été retirés après l’expulsion locative et aujourd’hui, il n’y a plus de raison de maintenir ce placement insupportable

La prochaine audience avec le juge se prépare, entendra- t-elle l’appel désespéré des parents et recevra-t-elle les représentants des deux associations qui accompagnent ce couple depuis plus d’un an.

Jean-François Chalot   - Patrice  Thèveny

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 07:26

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Le mal logement, les difficultés sociales sont des fléaux qui ne touchent pas que les locataires.

Beaucoup de copropriétaires  ont des logements dégradés et des communs en mauvais état.

Ils ont acheté un petit bien et peu à peu les dépenses de copropriété ont augmenté, à tel point qu’ils se sont retrouvés dans l’impossibilité de faire face….

Certaines familles, femmes seules ou couples de retraités sont là depuis longtemps avec une petite retraite insuffisante pour faire face aux dépenses de copropriété surtout quand il faut refaire la façade, les couloirs, les ascenseurs ou l’étanchéité.

D’autres viennent d’acheter parce que c’est plus facile d’acquérir  que de louer. Ils sont à la limite du surendettement et cette limite est vite dépassée quand les notes de copropriété arrivent.

La France des copropriétaires, c’est 6,6 millions de logements à ce jour.

Parmi ces logements, un million sont en mauvais état et plus de 100 000 sont plus que dégradés.

Si 77% des propriétaires occupent leur logement, les autres sont généralement des petits rentiers ou des marchands de sommeil.

Comme l’explique bien « et les autres », le journal de la Fondation Abbé Pierre dans sa livraison de juillet 2014 dans un dossier central intitulé : « copropriétés dégradées : sortir du piège , à propos des marchands de sommeil : 

« Ballet mensuel des grosses voitures noires pour récupérer les loyers, boites à lettres aux noms multiples et temporaires, squats dans les caves, dégâts des eaux persistants….autant de dommages que les « anciens » de l’immeuble subissent et énumèrent amèrement. Au délabrement de leur bien, s’est ajouté un sentiment d’impuissance et d’abandon. »

Il y là matière à action publique pour la rénovation de ces appartements, pour sauver les propriétaires- ceux qui occupent – du naufrage qui arrive et pour poursuivre et faire condamner les propriétaires véreux  qui exploitent la misère du monde.

Les familles qui sont entassées dans des logements insalubres et petits qui payent souvent des sommes exorbitantes sont les victimes de ce non droit toléré par des pouvoirs publics sans moyen ou sans volonté !

La loi du 14 novembre  1996 dite « plan de sauvegarde » doit être appliquée avec vigueur et détermination.

« Un plan de sauvegarde est un dispositif permettant une aide de l'Etat à destination des copropriétés en grandes difficultés.----. Il vise à redonner aux habitants d'une copropriété en difficulté un cadre de vie plus adéquat, et à redresser la situation de la copropriété. La démarche peut provenir du préfet de département, ou du maire de la commune sur laquelle est situé l'immeuble en difficulté. Elle peut aussi résulter d'associations, de copropriétaires, ou encore de riverains. Le plan de sauvegarde peut régler différents types de problèmes (dysfonctionnements juridiques, réalisation de travaux d'urgence...). »

L’URGENCE EST LA : Empêcher l’abandon de personnes et éviter l’existence et le développement de zones de non droit !

Jean-François Chalot

 

 

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 07:14

Le gouvernement va-t-il résister aux pressions des grands groupes et des distributeurs ?

L’amendement de la Ministre est à soutenir par les associations de consommateurs et familiales car il s’agit là de la défense de l’environnement :

 « Le CNAFAL soutient le projet d’amendement de la Ministre de l’écologie

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Interdiction d’utiliser des sacs de caisse en plastique en 2016 

 Un amendement a été déposé le 25 juin 2014 par la Ministre de l’écologie au projet de loi « biodiversité ».

Les points de vente ne pourraient plus distribuer des sacs plastiques à usage unique à partir du 1er janvier 2016, à l’exception des sacs compostables et « biosourcés ».

Pour le CNAFAL, la défense de l’environnement et de la santé humaine est à ce prix.

La pollution des plastiques sur les milieux marins et la biodiversité représentent 250 millions de particules de plastique en mer qui contaminent toute la chaîne alimentaire des poissons.

D’après l’Ifremer, plus de 112 millions de sacs plastiques souillent nos 5 000 km de côtes françaises.

Cette pollution porte atteinte à la santé humaine par l’alimentation.

Alors que le nombre de sacs plastiques est de 12 millions dans le cadre de la vente des fruits et légumes, les professionnels de la grande distribution protestent et menacent une hausse des prix sur les produits de consommation.

Alors que le pouvoir d’achat des ménages et des familles est en berne, la distribution fait du « chantage économique ».

Le CNAFAL rappelle que les deux plus grands groupes ont bénéficié déjà avec le Contrat de crédit pour la compétitivité et l’emploi (CICE), de 70 à 45 millions d’euros (Le Monde du 10/07/2014) et sans oublier le pactole attribué par le pacte de responsabilité aux entreprises qui est évalué à 40 milliards d’euros.

Le CNAFAL et les familles se félicitent et soutiennent ce projet d’amendement de la Ministre de l’écologie. Cet amendement encourage et participe à un autre modèle économique plus protecteur de notre environnement, plus protecteur de la santé humaine et plus protecteur des générations futures. »

Les distributeurs et des grands magasins doivent proposer des sacs compostés et biosourcés gratuitement (ou à prix coûtant) et non profiter de l’occasion pour se désintéresser de cette question.

C’est l’un des enjeux de cet amendement qui doit être maintenu.

Jean-François Chalot

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 08:02
LA MER DE SABLE


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Le samedi 5 juillet  l'Associtation Familles Laïques a organisé
 pour la deuxième fois une sortie familiale. 
Le choix a porté sur la Mer de Sable.
Pour cette journée les participants n'ont déboursé que 5 Euros par personne et Familles Laïques à pris le reste en charge. 
Le lieu de rendez-vous pour le départ était prévu au service technique de VLP entre 8h00 et 8h30 et le retour pour 18h00.

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Malgré le temps qui n’était pas au rendez-vous, notre journée s'est bien passée.

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Les enfants ainsi que les grands ont pu profiter pleinement des attractions et spectacle sans trop attendre leur tour.

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Familles Laïques de Vaux le Pénil remercie encore les chauffeurs M. CORNU, M. COINDET ainsi que Fabien et Cindy mais aussi la mairie de Vaux le Pénil qui a bien voulu nous prêter les mini-bus de la ville ainsi que la voiture Inter-g qui nous  a été très utile.

Cindy et Carinne
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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 21:03

 

La famille que nous avons accompagnée avec le DAL ( se reporter à l'article de jeudi dernier et de celui du parisien, reproduit) a reçu un courrier de la Préfecture lui annonçant qu'un logement lui sera proposée.

C'est la CAF qui va elle aussi se penche sur le problème pour envisager un recours amiable pour le versement de l'APL.

L'AFL de Melun, le DAL et notre association restent vigilants et mobilisés;

VOICI UN CAS EN BONNE VOIE

l'article du Parisien du 12 juillet  2014

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"Bonne nouvelle pour la famille Oladoye ! Ce couple du quartier de l'Almont, et ses quatre enfants, devrait être relogé rapidement ( voir notre édition de jeudi). La préfecture de Melun assure que « la situation de la famille a bien été prise en..."                                   

MAIS COMBIEN D'AUTRES ?


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MAL LOGEMENT ET SUROCCUPATION DE LOGEMENTS

Les études de l’INSEE et notamment celles de 2010 sont sans appel :

560 000 ménages franciliens de deux personnes ou plus vivent dans un logement sur-occupé.

Cette sur-occupation touche 17,7% des résidences principales alors qu’elle n’est que de 4,7% en province.

« Un logement est réputé occupé de façon correcte quand il est composé d’au moins une pièce de séjour, d’une pièce pour chaque couple, d’une pièce pour chaque autre adulte, d’une pièce pour deux enfants s’ils sont de même sexe ou ont moins de sept ans et d’une pièce par enfant sinon. »

On est très loin du compte et cette suroccupation augmente encore en région parisienne, à Paris, en Seine Saint Denis au-delà des 25% .

Cette progression se poursuit aujourd’hui et le mal logement a différentes causes qui parfois se cumulent :

L’inadaptation de l’offre de logements au regard de la taille des familles ;

L’absence de logement

Les difficultés d’accès au logement : la durée d’attente entre le dépôt d’une demande de logement sociale et la première offre peut atteindre plus d’un an, voire plusieurs années, ce qui pousse les familles à prendre un logement privé petit et plus cher ;

Le manque de confort et l’insalubrité

L’assignation à résidence : on a un petit logement mais comme il n’y a aucune alternative, on y reste.

LA LOI EST MAL FAITE, ELLE INSTAURE LA DOUBLE PEINE

Si le logement est trop petit, la règlementation de la CAF s’applique mécaniquement et la faute ne revient pas aux personnels de la CAF mais aux textes.

L’allocation logement peut ainsi être retirée à une famille qui vit dans un logement trop petit.

Dans un premier temps , la famille qui « vit » par exemple à cinq dans un 25 m2 reçoit un courrier de la CAF lui demandant de chercher un logement décent, plus grand.

Comme si cette famille n’avait pas tout tenté.

Dans un deuxième temps, c’est la suspension de l’APL qui survient peu de mois plus tard.

Voici la double peine : le confinement dans un très petit logement et la suspension de l’APL.

« Autrefois », les professionnels de la CAF se déplaçaient pour rencontrer les familles, une écoute permettait de prendre en compte les problèmes et un recours amiable pouvait aboutir à maintenir l’aide au logement.

Aujourd’hui c’est plus difficile, il y a l’austérité, les restrictions budgétaires avec des postes en moins et comme le déclarait le président de la CNAF le 16 mars 2013 dans un entretien au Parisien

«Les Caisses d’allocations familiales traversent une crise sans précédent : jamais nous n’avions accumulé autant de retards dans le traitement des dossiers. La situation actuelle est inédite par son ampleur — 70% des CAF sont concernées — et par sa durée. Depuis septembre, nous sommes confrontés à une hausse progressive et permanente des demandes d’allocataires. Rien ne laisse espérer une amélioration. ».

 

En 2014, la situation a empiré….

Quant au déficit de logements sociaux vastes, il augmente.

DE LA DOUBLE PEINE ON PASSE A LA TRIPLE

C’est ainsi que des enfants peuvent se retrouver placés dans des familles d’accueil pour mal logement.

Cette décision inique est assez rare mais elle existe.

Parfois il ne s’agit que d’une menace  mais cette menace non exécutée met les parents concernés dans une détresse incommensurable….

Malheureusement ce que j’écris ne découle pas de généralités mais de constats à Melun dans l’agglomération où le CDAFAL (Conseil Départemental des Associations Familiales Laïques) agit…

Evidemment quand une association est présente pour accompagner les familles et interpeller les pouvoirs publics, on arrive à trouver des solutions positives et à débloquer la situation….

Malheureusement beaucoup de familles se retrouvent seules.

 

Jean-François Chalot

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 09:54

 

2 

Voici des propositions fort intéressantes émises par le Collectif des associations citoyennes : le CAC , à ne pas confondre avec l’autre…..

« Le CAC fait 7 propositions pour le « choc de simplification »

 

 Dans le cadre de la mission que le Premier ministre vient de confier à Yves Blein, député du Rhône, le Collectif des associations citoyennes (CAC) a fait 7 propositions pour que le « choc de simplification » s’applique à toutes les associations, en s’appuyant sur  de nombreux témoignages :

- simplifier les dossiers de demandes de subventions en permettant aux associations de ne déposer qu'une seule fois sous une forme dématérialisée les pièces nécessaires ;

- proportionner les contrôles à la réalité de la vie associative, en s'appuyant sur la comptabilité de l'association sous la forme où elle est et en abandonnant des exigences inspirées des règles européennes pour des dossiers qui n'en relèvent pas, ce qui correspond à la réalité de 97 % des associations ;

- réhabiliter les subventions de fonctionnement centrées sur le projet associatif, comme le prévoyait déjà la circulaire du 27 décembre 2002 ;

- financer les projets sur la base d'un montant déterminé et non d'un pourcentage des dépenses, aller vers des avances automatiques, constituer un fonds d'urgence à taux zéro pour répondre aux difficultés de trésorerie les plus importantes, notamment lorsque celles-ci sont la conséquence directe des délais de prise de décisions des collectivités publiques ;

- assouplir la règle de l'antériorité en autorisant les associations à commencer la réalisation des projets ou à assurer la continuité des actions, ce qui signifie que les dépenses correspondantes sont éligibles même si elles précèdent la décision formelle d'attribution des crédits ;

- aller vers des méthodes d'évaluation qualitatives adaptées en s'inspirant de la circulaire Jospin du 25 août 2000 qui définissait ce que peut être une politique quantitative et qualitative d’évaluation ;

- créer des lieux de dialogue permanents, au niveau de l'État ou localement au niveau des collectivités, pour éviter la résurgence des complexités.

Le CAC sera très attentif aux décisions qui pourront être prises, en espérant que celles-ci apporteront dans la durée des réponses aux problèmes que rencontrent les associations. Il renouvelle sa proposition de rencontrer la mission ministérielle pour lui proposer des contributions plus détaillées.

Cette initiative rejoint celle de la Région Île-de-France, qui a également ouvert le dossier des simplifications, réflexion à laquelle le CAC est associé. Celui-ci salue ces initiatives très positives. La complexification des procédures constitue aujourd'hui une des causes principales de disparition d'associations citoyennes et de pertes d'emplois, presque aussi importante que le recul des financements publics et la multiplication des appels d'offres.

Ces mesures sont indissociables de la mise en place de chartes locales d'engagements réciproquesqui permettront de concrétiser un climat de confiance, en donnant toute leur place aux 1,2 million d'associations petites et moyennes.

Certaines des mesures ne sont pas d’ordre législatif, il serait essentiel qu’elles figurent dans la nouvelle circulaire, en discussion depuis de nombreux mois, qui doit remplacer la circulaire Fillon du 18 janvier 2010.

 

Voir ICI les propositions détaillées du CAC sur la simplification »

 

Oui, les associations citoyennes existent, elles développent du lien social.

Par contre il y a un sujet qui n’est pas abordé dans ce communiqué mais que je souhaite introduire, c’est sur celui des fausses associations.

Elles existent, ce sont par exemple deux personnes qui ont un projet marchand et qui décident de créer une association.

On trouve ainsi des associations marchandes qui gèrent des crèches et reçoivent des subventions de fonctionnement et d’investissement de la CAF. Il y en a une par exemple qui fait le « saut du kangourou » en empochant la mise avec un conseil d’administration de deux membres et un président ayant voix prépondérante !

J’ai été longtemps opposé aux entreprises de crèches mais je m’interroge : entre une fausse association et une vraie entreprise, je préfèrerais la deuxième formule….Mais attention ! ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : je reste pour que les crèches non familiales relèvent directement des collectivités territoriales, ce qui évite bien des abus.

 

 

Jean-Bouet

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:18
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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 06:43

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Ci-dessus article de presse du PARISIEN en date du 10 juillet avec l'autorisation adéquate

Patrice THEVENY

 

 

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  • familles-laiques-de-vaux-le-penil.over-blog.com
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77

AGENDA

 

 

  -oOo-

 

PROCHAINES PERMANENCES "INFO DETTE"

  à VAUX LE PÉNIL

 

 Vendredi 12 mars 2021

 Vendredi 09 avril 2021

 Vendredi 14 mai 2021

sur rendez-vous au 

09 75 38 81 13 

 

    Affiche surrendetement RVB    

 

Sinon, toute l'année,  il y a des permanences hebdomadaires à 

 Melun, Dammarie, Le Mée, St Fargeau-Ponthierry, Moissy Cramayel.....

Renseignez vous auprès de notre secrétariat !

Qui sommes nous ?

Association fondée sur le principe de la laïcité,

intervenant dans tous les domaines

 où l'intérêt des familles est concerné.

     logo rose afl

Animée uniquement par des bénévoles, l'association propose différentes actions telles que : Accompagnement scolaire, alphabétisation, info dettes, écoute et soutien des familles, écrivains publics, informatique, échanges de savoir-faire. 

 

Surtout n'hésitez pas à nous laisser des commentaires en utilisant le lien en dessous de chaque article De même, lisez les commentaires, ils vous en inspireront peut-être d'autres Notre PAL est subventionné par la Caisse d'Allocations Familiales 77 et le Conseil Régional d'Ile de France