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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 13:37

 

LE RESEAU LOCAL : VECTEUR DE TRANSFORMATION SOCIALE

 

Des familles en difficultés : précarité économique, mal ou non logement …. Sont souvent envoyés d’un service à l’autre.

Il peut arriver qu’une même famille, en recherche d’un logement ait plus de vingt interlocuteurs différents : services publics, institutions diverses, associations spécialisées et associations de bénévoles….

Il faut mettre fin à cette course d’obstacles et qu’enfin les pouvoirs publics, les institutions et les associations de solidarité travaillent ensemble en réseau.

Déjà plusieurs associations de solidarité et caritatives fort différentes agissent de concert.

Parfois on arrive même à un partenariat, comme cela est arrivé à Melun entre la Maison Départementale de la Solidarité, le Secours catholique et les familles laïques, chacun restant dans son champ mais agissant en complémentarité.

Les résultats obtenus sont encourageants.

Mais nous voulons aller plus loin, vers la formalisation d’un réel réseau local de solidarité sur l’agglomération de Melun.

Le colloque que nous organisons le 28 novembre à la Ferme des Jeux de Vaux le Pénil à partir de 17 heures se fixe trois objectifs principaux :

-          Lancer un réel débat

-          Jeter les bases d’un réseau local de solidarité

Inscrivez-vous dès maintenant !

Parfois les bras nous en tombent, comme pour la situation de Mr et Madame Oladoye :

 

 Tout allait vers un dénouement heureux:


Le réseau associatif avait bien fonctionné : plusieurs associations sont intervenus début juillet 2014  pour que ce couple vivant avec ses trois enfants à Melun et attendant un quatrième puisse quitter son 25 M2 pour obtenir, enfin, un logement de taille normale.

Le Préfet alerté a promis un logement pris sur son contingent Préfecture.

Un logement social a été attribué au Mée sur Seine pour le 2 octobre 2014.

 

Malheureusement, rien n’a été fait


EFIDIS, le bailleur a été injoignable durant tout le mois d’octobre et la famille Oladoye n’a rien vu venir.

EFIDIS enfin joint  a annoncé qu’il attendait le résultat d’un rapport le 10 novembre sur l’état du logement ( vide depuis le 2 octobre et occupé avant sans problème !)

Si l’appartement est amianté, cela nécessitera des  travaux importants et le bailleur ne sait pas quand l'appartement sera disponible.

 S’il n’y a pas d’amiante, il faudra faire des travaux d’assainissement et le logement serait disponible, au plus tôt fin novembre.

Le résultat : c’est une famille qui se trouve en sur-occupation et des risques sanitaires : qui peut vivre à six dans 25 M2 .


Le Préfet va être saisi afin qu’il fasse respecter sa décision et permette à cette famille de vivre décemment !

 

 

non aux expulsion

 

MOBILISATION POUR UN TOIT DECENT POUR TOUTES ET POUR TOUS

L’austérité et l’exclusion sociale frappent de plein fouet les sans rien, les sans toit, les sans voix  et tous ceux qui souffrent d’un mal logement.

La société devient de plus en plus duale, avec des spéculateurs qui augmentent leurs profits.  

Alors qu’il faudrait bloquer les loyers,  tel que le prévoyait la loi ALUR, le premier ministre ne veut pas d’encadrement des loyers en dehors de la capitale, là où ils sont d’ailleurs d’un niveau insupportable.

L'immobilier est devenu depuis 20 ans un objet de spéculation en "abritant" des placements de capitaux pour des rentiers :

 C'est, il faut le rappeler l'une des causes du krack financier en Espagne et aux USA; le CNAFAL (Conseil National des Associations Familiales Laïques)  réitère que le logement n'est pas une marchandise mais un bien vital pour les familles qui doit être sanctuarisé.

 L'an dernier 42 enfants sont morts dans la RUE et de la RUE ! 

Est- cela un état républicain ?

La résistance s’organise avec des collectivités territoriales qui se sont engagées  à maintenir l’encadrement des loyers. 

C’est un point d’appui positif mais il faut aller plus loin et que partout cet encadrement soit effectif. 

Le CNAFAL appelle aux manifestations unitaires organisées par les associations de solidarité et la plateforme logement des mouvements sociaux. 

Il sera présent le mercredi 5 novembre devant l’Assemblée Nationale pour demander que le budget logement - en discussion ce jour là -soit à la hauteur des enjeux et que les premières mesures d’urgence soient prises : 

- L’ouverture de structures d’hébergement d’urgence, et l’amélioration des conditions d’accueil sans condition d’accès, été comme hiver. 
 
- L’arrêt des expulsions sans relogement, pour tout type d’habitation, des fermetures des places d’hébergement et des coupures de fluides (eau, électricité, gaz...). 
 
- L’arrêt du harcèlement de la part des administrations et bailleurs sociaux sur les locataires et les usagers (contentieux, lettres menaçantes…) et le gel des loyers impayés. 
-  Une application des lois DALO et ALUR qui prévoient un très large accès de toute personne ou famille à un logement décent. 
 
- la REQUISITION des logements vides, la construction massive de logements réellement sociaux (PLAI : Prêt Locatif Aidé d’Intégration) et la baisse des loyers. 
  - Un logement pérenne et décent pour tou-te-s ! 

-       la construction programmée de 200 000 logements sociaux par an 

 

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 11:45

cdafal dal

 affiche sapiens

 

La trêve hivernale qui dure cinq mois a commencé vendredi 1er novembre.

C’est un ouf de soulagement pour beaucoup de familles qui ont vu passer le couperet des expulsions…

D’autres n’ont pas eu cette chance comme cette femme de 98 ans qui avec sa fille a été expulsé à deux jours du début de cette trêve !?

 

C’est une honte ! Carton rouge au Préfet des Alpes maritimes qui a donné son feu vert.

 

Cette trêve hivernale a été instaurée par la loi du 3 décembre 1956 à la suite de l’appel de l’hiver 54 de l’abbé Pierre….

Dans l’année écoulée, 123 000 familles sur 162 000 assignées en justice ont été les victimes d’une décision d’expulsions, la plupart pour des impayés de loyers.

Des milliers et milliers d’entre eux sont effectivement expulsés sans autre forme de procès !

 

Patrick Doutreligne de la fondation Abbé Pierre «  dénombre une augmentation des décisions d'expulsion de l'ordre de 37% sur les dix dernières années »

Cette loi appelé « La trêve hivernale pour tous » a été modifiée, largement écornée et dénaturée par un nouveau texte permettant l’expulsion de squatteurs, d’habitants de bidonville et de logements de fortune, occupants  sans droit ni titres.

On peut comprendre que des questions de sécurité obligent à ne pas permettre que des personnes vivent dans des logements dangereux.

Il faut, alors, que les pouvoirs publics assurent leur responsabilité, c’est-à-dire obligent les propriétaires à effectuer les travaux ou ordonnent la démolition.

Quant aux familles elles doivent être relogées immédiatement.

On ne peut pas accepter que des femmes, des hommes et des enfants se retrouvent jetés sur le pavé.

A côté de ces familles survivant dans ces locaux, il en est beaucoup qui occupent, faute de mieux des logements inoccupés depuis des années ou des bureaux libres, ce qui  ne présente aucun danger.

L’amendement déposé par un député et intitulé «  la trêve hivernale pour tous » est une proposition positive qui va dans la bonne direction.

 

Le budget «  logement «  va être discuté ce mercredi 5 novembre en première lecture par l’Assemblée Nationale.

Après les déclarations du 1er Ministre annonçant la fin de l’encadrement généralisé des loyers et son maintien uniquement à Paris à titre expérimental, nous ne pouvons qu’être inquiets et mobilisés.

 

RASSEMBLEMENT MERCREDI 18H à L’ASSEMBLÉE NATIONALE contre le budget logement :
Bombance pour le logement des riches et des spéculateur (investissement locatif)
Rigueur pour le reste de la population (logement social, accession, amélioration de l’habitat ...)  

Cette initiative est prise par la plateforme logement des mouvements sociaux dont sont membres, entre autres

Logement : CSF, DAL, CNL, ACDL, CGL , Advocacy, AFVS, Bagagérue, CAHL 94, CAL, Copaf, CoL3e, CoL14e...  
Syndicats: CGT,  FSU, Sud Santé Sociaux, SAF, Syndicat de la Magistrature, Union Syndicale Solidaires, USP ...
Solidarité : AITEC, ATTAC,  AC !,  CNAFAL, Fondation Copernic, MRAP ...

Voici quelques revendications parmi d’autres :

-          Encadrement des loyers à la baisse de 20% (coût nettement moindre que les conséquences budgétaires de l’allégement des cotisation sociales des employeurs)

-          Soutien de l’amendement « la trêve hivernale pour tous »

-           Application de la loi Dallo

-          Construction programmée et effectuée de 200 000 logements par an.

 

Jean-François Chalot et Patrice Théveny

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 19:31

Voici un livre que vous pouvez acherer ou demander à l'association "familles laïques de Vaux le Pénil"

 

paris-la-baule.jpeg

 

Histoires passionnantes et finement écrites

« Paris/La Baule »
Nouvelles écrites par Claire Blanchard
Editions Kirographaires
206 pages
Juillet 2012

L’écrivaine, professeure en région parisienne vit entre sa ville natale près de l’Océan et Paris.
Si je n’étais pas passé au salon du livre de La Baule, je serais passé à côté de cette écriture soignée et ces histoires.
Parfois l’auteure nous entraîne à Paris et parfois à la Baule pour des balades romantiques, dramatiques ou même fantastiques, les unes plus belles que les autres.
Aucune de dix nouvelles ne peut être écartée, elles sont uniques et passionnantes.
Le livre commence par une frilosité, un pari entre un frère et une sœur.
L’homme, la quarantaine dépassée s’est engagé à entraîner deux jeunes filles dans son appartement… Mais attention, ce n’est ni un sadique, ni un pervers, ni même un « macho ».
Cette première nouvelle agit comme une mise en bouche avant l’entrée d’autres personnes naviguant entre le rêve et la réalité.
Certaines histoires sont particulièrement émouvantes, comme celle qui narre l’histoire de Marica qui cherche dans la mort, la fin de ses tourments….La maltraitance subie de la part de parents laisse des traces indélébiles et peut avoir une issue dramatique.
Mais laissons le lecteur lire la nouvelle jusqu’au bout et présentons cette jeune fille :
« Marica était une longue fille maigre, au teint olivâtre, aux cheveux emmêlés. Ses yeux étaient semblables à deux puits noirs au fond desquels la lune ne reflétait plus. Vides de toute expression. Des coquillages vides qui auraient effrayé plus d’un passant, s’il y en avait pour croiser son chemin ce soir-là…. »
Les descriptions sont riches et travaillées, ce qui entraîne le lecteur à se fondre dans le paysage, sans lâcher une miette de ce qu’il voit.
Le drame côtoie l’histoire policière, du moins celle qui est dans l’imagination de ces deux adolescents surdoués mais rejetés par leurs pairs qui décident de dénouer les fils d’une énigme criminelle.
L’auteur passe allègrement d’un thème à l’autre, sans en oublier un
L’auteure enseigne le français qu’elle manie avec art et talent, pour notre plaisir.
Vivement qu’elle nous offre une nouvelle œuvre !

Jean-François Chalot

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 08:36

 

 MANIF 2

C’est une course de vitesse implacable entre les huissiers mandatés par les propriétaires et les locataires expulsables.

Le 1er novembre approche vite, date fatidique pour les familles car c’est le début de la trêve hivernale

Et l’arrêt des expulsions.

Les Préfets de la République sont « parfois » intraitables et sans pitié, c’est ainsi que dans le département de la Marne Véronique et son fils ont été expulsés alors que le Préfet aurait pu faire stopper la procédure.

REIMS (51). Véronique expulsée 3 jours avant la trêve hivernale

« Après le courrier de l’huissier et celui de la préfecture, elle et son fils Kévin ont fait leurs cartons, qui rejoindront, pendant un mois gratuitement, un garde-meubles. Au bout d’un mois, s’ils ne peuvent pas payer les 90 €, leurs biens seront donnés à des associations.

Sans famille, ils ne savent où aller »

Rien n’est fait ou si peu par les pouvoirs publics pour accompagner et aider les familles ;

Quant aux associations de solidarité, elles ne sont pas partout et parfois elles sont prévenues trop tard.

Les idées fausses ont la vie dure comme celle qui pense que les familles expulsées sont des pour la plupart des Rmistes.

Le nombre de rmistes est important et d’ailleurs comment pouvez -vous ne pas avoir de difficultés pour régler vos loyers et vos charges quand vous survivez sous le seuil de pauvreté ?

D’autres familles, même disposant de ressources « correctes » peuvent connaître un incident de la vie et se retrouver éjecter de leur logement.

C’est ce qui vient d’arriver à Mr et Madame C habitant la Seine et Marne et vivant avec leurs quatre enfants dont deux mineurs.

Ils ont été expulsés  le 13 octobre alors qu’ils avaient déposé un dossier de surendettement jugé recevable et qu’aucun jugement n’avait eu lieu !?

Cette famille n’avait pas de dette de loyer.

Ils ont été expulsés à la demande du nouveau propriétaire de leur logement qui leur avait demandé de rester avec un loyer augmenté de 260 € mensuels.

Ils ont refusé cette augmentation et ont demandé un délai pour se retourner et trouver un nouveau logement.

Bien mal leur en a pris : le propriétaire n’a rien voulu savoir…

Expulsés ils sont hébergés par des amis mais séparément…..

Y en a assez ! On attend du gouvernement qu’il se penche sur ces familles qui se trouvent dans la rue, logées par le 115 ou éparpillées chez des amis.

Combien de drames humains ? Beaucoup et un coût financier et social insupportable.

 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 08:28

 

 allocs.jpg

Les associations familiales composant la direction de l’UNAF   ne descendent pas dans la rue contre les expulsions locatives et  ne se mobilisent pas  pour que les minimas sociaux dépassent le seuil de pauvreté actuel , par contre  elles multiplient les communiqués, les interpellations des députés et sénateurs contre la fin de l’universalité des allocations familiales.

Il faut raison garder !

On n’a pas à lancer des anathèmes et crier à l’apocalypse quand on va enlever 65 € à des familles disposant de 6 000 € par mois et 2 enfants ; ou bien en retirant 84 € par mois pour une famille de deux enfants dont les revenus sont supérieurs à 8 000 € par mois.

 

Il y a d’autres scandales que celui- là.


Il y a pourtant un risque réel, le seul : c’est que le curseur du niveau de revenus pris en compte  soit modifié en fonction des aléas budgétaires.

Il faut que le texte de loi soit précis et que des garanties soient données aux associations et aux familles. Même si les promesses n’engagent que ceux à qui elles sont faites, ces garanties constitueront une annonce d’intention.

Si nous sommes  partisans du principe d’universalité des allocations familiales et si nous avons été sensibles  aux arguments développés dans son article par Guylain Chevrier

http://www.familles-laiques-de-vaux-le-penil.fr/article-ne-touchez-pas-a-l-universalite-des-allocations-familiales-il-en-va-de-la-republique-124793674.html

Nous  considérons que l’Universalité des allocations familiales n’existe pas, actuellement, puisqu’ une famille n’ayant qu’un seul enfant ne les perçoit pas.

Voici là une revendication à porter afin qu’elle aboutisse à une fin d’injustice.

L’un de nous a été contacté par une journaliste bien aimable,  demandant si nous connaissions une famille concernée par une future baisse des allocations familiales liée à ses ressources relativement élevées

Au cours de l’échange téléphonique, notre interlocutrice nous a informés qu’elle avait bien eu une correspondante qui, malheureusement ne voulait pas témoigner.

Cette personne regrettait la fin d’un principe mais estimait à juste titre qu’il existe d’autre urgence que celle qui consiste à pleurer pour un manque à gagner de 65 €  quand on dispose d’un revenu mensuel de plus de 6000 € !

Ceci étant rapporté, ce qui est grave c’est qu’il ne s’agit pas pour le gouvernement de mener une politique de redistribution.

Il s’agit pour lui d’économiser plusieurs centaines de millions d’euros, faisant de cette modification des conditions d’attribution des allocations familiales, une variable d’ajustement budgétaire.

En conclusion nous en appelons  à un véritable débat sur ces questions, débat qu’introduit bien Jean Marie Bonnemayre dans un article paru sur le site du CNAFAL :

Face aux discours apocalyptiques et aux contre-vérités : garder raison, le CNAFAL communique !

http://www.cnafal.org/politique-familiale-face-aux-discours-apocalyptiques-et-aux-contre-verites-garder-raison-le-cnafal-communique/

En conclusion :

oui au débat sans rien tronquer, ni les enjeux, ni l’histoire de la politique familiale

et oui au combat social et solidaire pour que les allocations familiales soient versées dès le premier enfant

 

 

Jean-François Chalot et Patrice Théveny

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 10:55

2003 (10)

 

 

 

CERCLE DE SILENCE MELUN PLACE SAINT JEAN

MARDI 28 OCTOBRE A 18 HEURES

Aujourd’hui de jeunes étrangers lycéens se retrouvent du jour au lendemain à la rue sous prétexte qu’il n’y a pas de certitude sur leur âge réel. L’aide sociale à l’enfance dénie leur minorité sur la base de tests osseux (avec ses marges d’erreur), met en cause systématiquement l’authenticité de leurs pièces d’identité ou ne renouvelle pas leur contrat jeune majeur. Après un entretien sommaire ces jeunes se retrouvent sans logement ni repas assurés, à la rue.

                                                                                          

Ces mineurs étrangers isolés, sans attache familiale sur le territoire, ne représentent qu’un faible nombre (ils seraient 20.000 sur les 150.000 jeunes pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, selon La Croix du 24.09.2014) ils viennent de pays troublés, ils ont tenté leur chance pour une vie meilleure.

 

Certains sont baladés de foyers en hôtels miteux, d’autres se voient refusés la mise à l’abri, dans l’attente du jugement sur leur minorité. L’arrêt de la prise en charge de ces mineurs peut être décidé le jour de leur majorité même si les jeunes concernés se trouvent en cours de formation, d’apprentissage. La fin de cet accompagnement risque d’entraver leur chance de réussite scolaire et d’insertion dans la société

 

Ces mineurs sont pris en étau entre des conseils généraux qui voient en eux d’abord des étrangers et l’Etat qui peine à assumer sa responsabilité dans ce domaine, en apportant une aide aux conseils généraux.

 

Le Défenseur des droits n’a pu que constater les dysfonctionnements concernant la prise en charge des mineurs et jeunes majeurs étrangers. Malgré des recommandations, aucune amélioration n’a été constatée pour l’accueil et la mise à l’abri de ces jeunes.

 

Nous dénonçons cette situation scandaleuse, inacceptable.

Ces faits sont inadmissibles. S’ils concernent d’abord les mineurs étrangers traités de façon indigne, en réalité, ils concernent toute la société, et ils sont commis en notre nom.

Nous demandons que cela cesse, Les jeunes lycéens étrangers doivent bénéficier d’une mesure de protection, et non être jetés à la rue

Leur fournir un titre de séjour c’est leur fournir les outils indispensables à leur réussite scolaire et leur permettre de s’intégrer.

Il y a URGENCE !

 

 

Le CERCLE DE SILENCE de Melun.

S’y retrouvent, à titre personnel, des membres de diverses organisations : Réseau d’éducation sans frontière, Action des chrétiens contre la torture, Amnesty international, Ligue des droits de l’homme, Familles Laïques de Vaux le Pénil, CDAFAL77, MRAP, CCFD, Entraide protestante, Secours catholique, Cimade, Partenia 77… et aussi des hommes et de femmes n’appartenant à aucune organisation.

Si vous êtes sensibles à ces situations,

Venez nous rejoindre, même quelques minutes

Chaque dernier mardi du mois, de 18h00 à 19h00, Place Saint Jean à Melun.

Pour plus d’informations : Dominique Thibaud – 34 rue A.Sommier – 77000 – MAINCY.dominique.thibaud2@wanadoo.fr

Prochain cercle de silence le Mardi 25 Novembre à 18h00

 

 

 

 

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 09:15

Des éléments, des faits, des positionnements qui ont conduits les asssociations "Familles Laïques 77 et de Vaux le Pénil" choisir le thème du collloque 2014.

Ci-dessous quelques éléments qui vous permettront de cerner un peu plus l'enjeu et le but de cette rencontre.

N'hésitez pas à vous renseigner, à vous inscrire pour participer, que vous soyiez professionnels dans le domaine social ou bénévoles associatifs.

(voir autre article sur ce sujet dans nos pages précédentes)

 

Patrice THEVENY

 

Affiche solidarité

 

SI IL Y A UNE URGENCE, 

C’EST DE CONSTRUIRE DES RESEAUX DE SOLIDARITE !

 

    Le weekend derniers des associations de solidarité de l’agglomération de Melun se sont relayées pour héberger une famille sans abri.

Pour elle il s’agissait d’une obligation morale : il n’est pas possible de laisser une femme, un homme et des enfants dehors.

    Le 115 devait prendre le relais mais voilà il ne dispose pas d'assez de places dans les hôtels et peut être pas assez de financement. Une solution a té trouvée et la période transitoire  été courte.

  

La trève hivernale est proche et (donc, osons le dire) es expulsions locatives se multiplient, les propriétaires et les huissiers se dépêchant d’agir avant le début 1ernovembre.

 

Le 1ernovembre c’est bientôt mais pas pour les familles qui se retrouvent à la rue.

 

Souvent elles contactent une association quand c’est trop tard.

 

Parfois elles laissent faire, la désespérance les faisant abandonner la partie.

 

Le drame de La Rochelle avec cet homme qui se suicide a ému, à juste titre de nombreuses personnes et associations.

 

Ces drames causés, entre autres par l’incompétence des autorités et leur manque de vigilance et aussi par la faiblesse du maillage associatif sont nombreux, trop nombreux.

 

Aucune famille ne devrait se retrouver dans la rue sans hébergement.

 

Les associations de solidarité qui agissent au quotidien, le soir, la nuit, le week- end ont besoin de reconnaissance et de soutien.

 

Il faut que les autorités et institutionnels qui se défaussent souvent sur les associations- par exemple en nous demandant d’aider les familles pour remplir le dossier de surendettement-, renvoient l’ascenseur, c’est-à-dire veillent à ce que le droit, les décisions légales soient appliquées.

 

En juin, deux associations sont intervenues pour qu’une famille de cinq personnes, bientôt de six avec l’arrivée d’un bébé, puisse quitter son 25 M2 pour vivre dans un logement social plus grand.

 

Le Préfet est intervenu. Un logement leur a été attribué….Il suffisait d’attendre le 1erseptembre, puis le 1eroctobre.

 

Aujourd’hui, 23 octobre, rien n’est venu….Le bailleur est injoignable et la famille qui respirait le bonheur retrouvé s’inquiète pour l’avenir.

 

EFIDIS, le bailleur ne répond à aucun courrier et il est IMPOSSIBLE DE LE JOINDRE PAR TELEPHONE.

 

Nous avons interpelé le Préfet et allons relancer la campagne politique et médiatique.

 

Nous en avons assez de l’incurie des administrations, du peu de suivi.

 

Une autre famille suivie par notre association a quitté l’hôtel pour trouver un logement qu’elle a rejoint il y a un an….Tout irait pour le mieux si les enfants placés dans des familles d’accueil pouvaient retrouver leurs parents.

 

La juge des enfants, refusant d'écouter et d'entendre les associations accompagnant la famille a renouvelé les placements. Les parents n'auront droit qu'à une rencontre toutes les quinzaines et dans un cadre contraignant….

 

Le père et la mère sont démoralisés.

 

Aujourd’hui d’autres familles nous contactent, sollicitent un soutien que nous leur apportons mais souvent c’est le pot de terre contre le pot de fer.

 

Noud ne lâchons pas prise mais demandons qu’enfin se constitue un véritable réseau local de solidarité.

 

Les associations de militantes et de militants agissent ensemble, travaillent déjà en réseau qu’elles recherchent à étendre.

 

Elles demandent que ce réseau fonctionne avec les structures institutionnelles et les grandes associations qui reposent sur le travail de professionnels qualifiés.

 

Ensemble agissons !

 

Mais en aucun cas, ne laissons pas aux institutionnels l'opportunité de se défausser de leurs obligations. Nos actions ne doivent pas se substituer à celles-ci mais faire en sorte que tous les droits soient respectés.

 

La construction d’un réel réseau de solidarité est l’enjeu

du colloque du 28 novembre 2014 .

 

Jean-François CHALOT et Patrice THEVENY

 

 

 

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 07:38

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Colloque Familles Laïques du 28 Novembre 2014

 

Madame, Monsieur,

 

Face à l’accroissement des situations de précarité économique et d’isolement social, la mobilisation des acteurs de proximité de la solidarité publique et associative est une réponse certes incontournable mais pas suffisante.

 

En effet si la proximité permet d’agir au plus près de la réalité des personnes dans leur environnement de vie, elle doit pouvoir s’appuyer sur une connaissance précise des moyens et des compétences mobilisables sur un territoire et surtout sur leur coordination.

 

Or trop souvent on ne peut que constater des phénomènes de surinvestissement de certaines situations personnelles et/ou familiales alors que d’autres situations, parfois moins visibles, sont délaissées.

 

La multiplicité des interventions non coordonnées sur un territoire tend à morceler l’accompagnement des personnes au risque de rendre cet accompagnement incohérent. De plus elle représente un surcoût humain, matériel et financier.

 

D’autre part les contraintes financières actuelles imposent aux acteurs de l’action sociale de mieux coopérer à travers une injonction toujours croissante de mutualisation des moyens sur leur territoire d’intervention.

 

L’objectif de ce colloque sera de mobiliser les différents acteurs de solidarité de la Communauté d’Agglomération de Melun Val de Seine pour jeter les bases d’un réseau local de solidarité à partir de trois notions simples déjà expérimentées sur d’autres territoires :

Se connaître : qui fait quoi ?

Se reconnaître : quelles complémentarités ?

Agir ensemble : quelle coordination ?

 

A terme il s’agira d’élaborer un outil commun basé d’une part sur un protocole de coopération entre les membres du réseau et d’autre part sur un Annuaire des ressources intercommunales de solidarité.

 

J’espère que vous pourrez participer à ce colloque que nous organisons avec le soutien, entre autres, de la ville de Vaux le Pénil, de RESO 77 et de la CAF 77, le vendredi 28 novembre à partir de 17 Heures à la ferme des jeux de Vaux le Pénil.

 

Je joins par ailleurs à cette présente, le dépliant d’invitation et d’inscription.

 

Veuillez agréer l’expression de mes sentiments distingués.

 

Jean-François Chalot

Coordonnateur du colloque

 

Secrétaire général du CDAFAL 77

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 11:33

Nos associations familiales laïques de Melun, de Vaux le Pénil et du Mée sur Seine accompagnent plusieurs familles en difficultés et reçoivent des personnes menacées d'expulsion.

Nous intervenons contre ces expulsions car nous savons que ce sont à chaque fois des drames familiaux et humains qui surgissent :

- des familles se retrouvent à la rue;

- l'hébergement dans les hôtels donne naissance à des difficultés : déscolarisation, difficultés pour se nourrir, pertes de repères....

- parfois les enfants sont séparés de leurs parents comme pour ce couple que noussuivons depuis un an et demi....Les parents relogés sont désemparés. En effet ils ne revoient leurs enfants que tous les quinze jours ....

Solidaires, nous reproduisons le communiqué suivant du DAL et nous exprimons notre accord avec les revendications défendues dans ce texte;

droit au logement manif

 

 

Drame de la Rochelle :
Causé par la cupidité et l’austérité budgétaire
Moratoire immédiat sur les expulsions ! 
Publication des décrets sur le logement indécent et indigne !


Droit Au Logement a tenu une conférence de presse jeudi après midi sur le trottoir, sous le domicile  Mr Gilles L à la Rochelle. où il s’est donné la mort le 14 octobre, en face de l’agence qui a, malgré l’état dégradé du logement, mené la procédure d’expulsion contre le locataire. 

A noter que cette agence, agréée par la FNAIM, affiche des frais d’agence non conformes à la réglementation, laquelle interdit de dépasser 10€ le m2 (hors frais d’état des lieux) depuis un décret du 14 septembre 2014. Une délégation a ensuite été reçue par la Préfète.

Droit au logement a réuni plusieurs éléments sur ce drame qui n’aurait pas du se produire : 

M Gilles L. , ancien sans abri, retraité âgé de 64 ans, locataire depuis 2008 d’un logement vétuste loué 330 euros dans ce petit bâtiment du centre ville, détenu en mono propriété, a été à jour de ses loyers, jusqu’en janvier  2013. Il y avait été installé avec l’aide d’une association locale d’aide aux sans logis. 

A la suite de plusieurs inondations Monsieur L. a commencé une grève des loyers, pour exiger la réalisation de travaux, incombant au bailleur. Selon une voisine de l’immeuble, les travaux ont commencé depuis 3 mois ; A cette période est survenue une baisse brutale des allocations logement, passant de 270€ à 60€, lorsque Mr est passé du RSA au minimum vieillesse. 

Un jugement d’expulsion a été rendu en mai 2014. 4 mois plus tard, sans accorder le moindre sursis,  la Préfecture de Charente maritime a accordé le concours de la force publique. 
Désespéré, en mauvaise santé, connaissant déjà la violence de la rue, Mr Gilles s’est donné la mort pour échapper à une autre mort, celle de la rue.

 - Par cupidité, le bailleur et l’agence ont cherché à l’expulser plutôt que de réaliser les travaux.

- Au nom des mesures d’économie budgétaires,  qui frappe surtout  les classes populaires et les ménages les plus fragiles, les allocations logements pour les retraités au minimum vieillesse ont été lourdement réduites, et les expulsions ont été accélérées.

- En effet, des indemnités sont versées aux bailleurs, par l’État, sur le budget du Ministère de l’intérieur, lorsque la Préfecture repousse l’expulsion.
Les enveloppes d’indemnisation fixées par la loi de finance et ventilée ensuite à chaque Préfecture  sont consommées de plus en plus rapidement chaque année, du fait de l’accroissement du nombre de jugement et de locataires qui se maintiennent, faute de solution, malgré la peur du gendarme. . 
- Octobre est donc un mois difficile pour les locataires expulsables, dans un contexte de saturation des dispositifs d’hébergement, et dans des cas fréquents de non respect de la loi DALO, et de la circulaire du 12 octobre 2012, qui donne instruction de loger les prioritaire DALO, au lieu de les expulser. .

Enfin des décrets essentiels, en ce qui concerne les procédures sur le logement décent et le logement insalubre, sont en attente. Nous demandons notamment au Gouvernement : 

 

 

  • de prononcer un moratoire des expulsions,
  • de baisser les loyers,
  • de mobiliser 100 000 logements en urgence
  • de publier au plus vite les décrets concernant la procédure sur le logement indécent et sur le logement indigne ….
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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 17:01

Nous avons rencontré une autre écrivaine seine et marnaise Nicole Babinqui venait juste de sortir son deuxième roman

 

La couverture n'étant pas encore en ligne, voici une photo de la romancière

 

babin.jpg

 

« Le nom de la chance »

Roman de Nicole Babin       

Editions : La Botellerie

Octobre 2014

264 pages

 

                                               Un conte

 

Isabelle possède un beau patronyme : Beauchemin, tout un programme.

Son histoire a très mal commencé puisque la voici dans un orphelinat, très tôt.

Comme beaucoup d’autres, elle n’est pas née avec une cuiller d’argent dans la bouche et il lui faut grandir et survivre, d’autant plus que le père de ses deux filles, orphelin lui aussi est parti très tôt à la recherche de ses racines.

La vie est dure, très dure : Isabelle ne trouve pas de travail, sauf un mi- temps comme secrétaire médicale.

Sans famille, sans amis et sans soutien, il lui faut nourrir les siens et sans cesse chercher des petits boulots.

Elle n’est pas seule à « végéter entre travail précaire, chômage et misère », quant aux services sociaux, ils sont souvent débordés et parfois l’accueil ne donne pas envie d’y revenir.

Il y a de très bons professionnels, des assistantes sociales, à l’écoute, prêtes à aider au maximum des familles mono- parentales mais parfois il faut un déclic ou un coup de téléphone pour qu’un « semblant » d’indifférence se transforme en attention soutenue.

La réalité sociale est éprouvante avec ces petits boulots qui ne durent pas longtemps et cette quête permanente d’un vrai travail.

« Sans la moindre notion de politique ou d’économie, elle comprend qu’elle fait partie intégrante d’une cohorte de gens ni malades, ni handicapés, ni paresseux, de personnes « normales », donc qui vivent anormalement dans une sorte d’univers parallèle à celui que tout un chacun connaît. » 

Son énergie et son envie de s’en sortir sont forts, même si parfois elle a des moments de découragement.

Elle ne mange pas tous les jours à sa faim mais l’important c’est que ses filles ne manquent pas de l’essentiel. La télévision ne fait pas partie de ces produits indispensables.

Ne pas avoir  c’est ne pas être comme les autres mais de connaître des joies que d’autres n’ont jamais connu : la lecture, les discussions, les soirées familiales.

Va-t-elle retrouver son amour de jeunesse, père de ses filles ?

A-t-elle un avenir ?

La chance qu’elle n’attend pas semble finir par frapper à sa porte.

Ce conte moderne, émouvant et écrit dans un style dynamique apporte un peu de lumière dans cet

Univers morose pour les sans rien.

Ah si toutes les histoires sociales se terminaient ainsi !

 

Jean-François Chalot

 

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