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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 04:50
Ne criminalisez pas les occupants de logements sans droit ni titre!

Voici un texte unitaire, clair et non démagogique. Les signataires condamnent les installations dans un domicile d’autrui au moment où ce logement est momentanément non occupé.

C’est une réponse cinglante à tous ceux qui pensent que les associations de solidarité sont pour toutes les occupations.

Nous sommes pour l’application du droit de réquisition des logements réellement abandonnés et inoccupés et des bureaux vides et non pour une prévarication sauvage de biens par des gens mal intentionnés cherchant à mener une opération d’aubaine.

Ceci étant dit et rappelé, non et encore non à la criminalisation des occupants de logements sans droit ni titre

« Plusieurs amendements émanant de députés Républicains ou PS ont été déposés mardi 9 juin, ayant pour conséquences désastreuses de criminaliser et d’expulser, hors du contrôle du juge, les occupants sans droit ni titre que sont les squatteurs de logements vides, les sous-locataires non déclarés, les personnes escroquées et abusées par de faux bailleurs, les locataires sans bail écrit victimes de marchands de sommeil ou de bailleurs indélicats ; en somme, toute personne demeurant dans un logement ou un local et ne pouvant démontrer que le propriétaire des lieux était informé de sa présence depuis plusieurs jours.

Ces amendements visent à élargir aux occupants sans droit ni titre l’application de deux articles de loi qui actuellement sanctionnent l’introduction et le maintien dans le domicile d’autrui, et permet leur expulsion en 48h.

Nous ne sommes pas défavorables à la proposition de loi adoptée par le Sénat en décembre dernier, qui vient en discussion à l’Assemblée jeudi 11 juin, car il est inadmissible que des personnes mal intentionnée s’installent dans le domicile d’autrui, profitant d’une absence momentanée des occupants en titre, par exemple d’un départ en vacance ou d’une hospitalisation.

Par contre, nous sommes opposés à toute modification qui viendrait sanctionner des personnes victimes de propriétaires peu scrupuleux , ou qui, faute de pouvoir accéder à un logement ou à un hébergement, et par nécessité, sont contraints d’occuper des locaux vacants.

L’arsenal législatif est actuellement suffisant pour permettre aux propriétaires de logements squattés de récupérer leur bien, par le biais d’une procédure judiciaire qui peut aboutir très rapidement.

Les procédures n’ont pas augmenté ces dernières années, contrairement à ce qui est invoqué pour justifier le durcissement de la législation à l’encontre des occupants sans droit ni titre.

C’est pourquoi nous demandons aux parlementaires auteurs de ces amendements de les retirer, et aux autres de ne pas les adopter, afin de ne pas s’acharner aveuglément contre les plus fragiles d’entre nous qui ont d’abord besoin d’un logement.

Premiers signataires:

Droit Au Logement, Fondation Abbé Pierre, Médecin du Monde, 115 du particulier, Comité Actions Logement, Sud Santé Sociaux, Collectif Pour l’Avenir des Foyers, Les Enfants du Canal, Collectif citoyen Les Engraineurs, Union Syndicale de la Psychiatrie, Jeudi Noir, Bagagérue, Association des Comités de Défense des Locataires, Collectif sortir du Silence, Fondation Copernic, Association des Familles Victimes du Saturnisme, Conseil National des Associations Familiales Laïques… »

Il existe de nombreux lieux d’hébergement qui pourraient être réquisitionnés, comme cette ex école normale de Melun, inoccupée depuis 8 ans, laissée volontairement à l’abandon par la ville de Melun qui l’a rachetée au département….

Il y a là des chambres, des salles, des réfectoires, une cuisine.

Il suffirait d’y effectuer quelques travaux…. Pour y aménager un centre d’hébergement et de vie

C’est un coût certes mais moindre que le coût des chambres d’hôtel….

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 06:38
Les jeunes et les réseaux sociaux…..

Beaucoup de jeunes utilisent les réseaux sociaux, pour communiquer….

Souvent on ne se parle plus, on « communique »

Dans le train, dans le bus, à la maison….en toute occasion les jeunes et aussi les moins jeunes pianotent, envoient des messages….C’est devenu un sport national.

Avec mon livre, je passe pour un dinosaure, ce que je suis peut-être ?

Le téléphone portable, toujours aux oreilles ou sur les oreillettes, on est tous « accroc »…..

Certains intellectuels et chercheurs expriment leur inquiétude devant ce phénomène irréversible….On parle de nuisances pour la santé, d’aggravation de l’échec scolaire….

Qu’en est-il exactement ?

Des parents et des professionnels de l’enfance sont inquiets devant le mode d’utilisation des réseaux….

On poste des photos, de soi, de sa famille….parfois sans limite avec les risques de toutes sortes encourus

Parfois des « retours de bâton » sont violents, « amusants » au premier abord quand une invitation à un anniversaire lancé sur « facebook » conduit à une affluence record.

« Un collégien du Puy-de-Dôme est confronté à une situation inédite en France. Des milliers de personnes se sont inscrites pour participer à son anniversaire prévu en mai. Les parents portent plainte.

Le Parisien | 26 Avril 2012, 19h07

Ce devait être une petite boum avec une vingtaine d'ados. La fête de Benjamin, prévue le 11 mai pour célébrer ses 14 ans, a pris une tournure complètement hallucinante. Le jeune garçon, qui vit dans le Puy-de-Dôme, se retrouve en effet, malgré lui, avec 50000 invités potentiels. Une ampleur démentielle qui a poussé son père à porter plainte. »

Tout ceci prête à sourire mais il y a des risques en termes de sécurité publique…..et de sécurité des personnes.

Il y a plus grave quand des échanges anonymes sur le réseau entre un(e) adolescent(e) et un adulte non identifié( e) comme tel conduit à une agression sexuelle…..au moment d’un rendez- vous pris.

Les parents s’inquiètent et cherchent à « éduquer » au numérique leurs enfants….

Comment les protéger et leur faire comprendre que ce qu’ils postent reste et peut être utilisé contre eux, par le futur employeur ou un malfaisant ?

Les réunions d’information, nécessaires se multiplient.

Elles permettent d’ouvrir un dialogue avec les jeunes eux-mêmes.

Notre association « familles laïques » de Vaux le Pénil a décidé de partir du ludique, de proposer à des collégiens et à des lycéens de monter des scénettes avec un professionnel du théâtre….

Le théâtre forum va permettre de créer des situations ludiques et au cours de la réunion publique regroupant des jeunes et des adultes des mise en situation peuvent permettre et faciliter le débat.

Si cela vous vit, retrouvez-vous le 26 juin à la soirée : « réseaux sociaux » à Vaux le Pénil.

L’entrée est libre et le débat ouvert.

Jean-François Chalot

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 12:05
M BARBIER président de la CAF
M BARBIER président de la CAF

Une nouvelle fois, la CAF de Seine et Marne a réuni les Espaces de Vie Sociale du département qu'elle subventionne et à qu'elle aide avec sa logistique et son maillage territoriale.

C'est l'occasion pour les responsables, bénévoles ou non, de ces structures locales de se rencontrer et d'échanger sur leurs expériences, leurs fonctionnements.

Cette année, c'est Familles Laïques de Vaux le Pénil qui recevait dans l'agréable cadre de la Ferme des Jeux mise gracieusement à disposition par le ville que nous remercions une nouvelle fois pour son soutien.

Nous reviendrons plus tard dans nos pages sur le contenu de cette journée, et ce premier message a pour but essentiel de remercier l'ensemble des participants, car la plupart des EVS ont répondu présents.

Les différents ateliers, orchestrés par des responsables de la CAF ont permis des échanges riches, le tout dans une grande convivialité.

Malgré la grosse chaleur qui régnait sous le Manège, l'ambiance de travail n'a pas faibli, même s'il fallut s'interrompre pour se restaurer lorsque le traiteur a effectué sa livraison. Il n'était pas question de laisser tiédir le buffet froid qui fut grandement apprécié.

Merci donc à tous les participants, merci à Monsieur BARBIER Président de la CAF 77 et toutes ses collaboratrices, merci à la ville de Vaux le Pénil et ses services techniques et d'animation.

Merci aux bénévoles de l’association et un merci particulier au technicien informatique de la Ferme des Jeux pour ses interventions, installation de la connexion wifi entre autres.

Très bientôt, un compte rendu sur le contenu de cette journée.

Patrice THEVENY, Président de Familles Laïques de Vaux le Pénil

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 05:55
Les forçats du boulot    Jusqu'à la moelle !

Ils aiment leur travail, ils chérissent leur entreprise, ils sont les nouveaux conquérants de parts de marché, ils pensent, vivent, grandissent au travers de leur boulot. Jour et nuit, ils pensent, dorment, mangent, se déplacent en ayant en tête en seul chose : « La compétitivité ! » Ce sont les sportifs du labeur, les bêtes de somme d'une société qui les usera jusqu'à la corne.

Ils sont rentrés dans le système, ont accepté les règles d'un jeu nocif, destructeur, impitoyable : « Donner toujours plus de soi pour sa boîte ! » Ils se pensent indispensables, la direction le leur laisse penser, belle illusion qui ne tardera pas à crever au moindre problème à la plus petite difficulté. Mais en attendant, ils sont prêts à tout sacrifier pour quelques dérisoires récompenses.

Un titre ronflant, une promotion agitée en guise de colifichet, une petite prime qui arrivera sans doute un jour, une reconnaissance qui passe au travers de propos enjôleurs, des courbettes et parfois de rares gratifications. La culture d'entreprise comme ils disent est un rouleau compresseur à vie privée, un miroir pour des alouettes bien naïves.

Elles finissent toujours par se brûler les ailes à moins de passer dans le camp des loups et des charognards, des profiteurs honteux, des exploiteurs infâmes du labeur des autres. Il faut tirer le bon numéro à la roulette russe des apparences trompeuses. Les stakhanovistes du bureau n'espèrent qu'une chose, passer par dessus le voisin, briser le supérieur hiérarchique pour prendre sa place, monter dans la hiérarchie pour voir si au sommet l'air est meilleur.

S'ils échouent, s'ils deviennent trop encombrants, trop chers, ils seront inexorablement rejetés, radiés des listes au nom de la maitrise des coûts, de la restructuration de la boîte, du pragmatisme interne et autres balivernes qui font passer des couleuvres et bien des turpitudes. Le vocabulaire est entièrement factice dans cet univers impitoyable.

Le pire pourtant n'est pas là. Le rouleau compresseur va sournoisement détruire celui qui se croyait jeune loup et finira lamentable épave s'il n'y prend garde. À trop penser boulot, vivre boulot, il a laissé filer l'essentiel : sa vie. Sa famille ? Il ne la voit presque plus, seulement en fin de semaine et pas toujours. Ses loisirs ? Mais c'est son travail, son merveilleux travail …

Il ne lit plus : une occupation chronophage pour les gens qui n'ont rien à penser. Il ne sort plus, adieu cinéma, théâtre et concerts. Il ne s'occupe plus des siens. Il est toujours sur la brèche, il passe son temps, tôt le matin jusqu'à tard le soir, dans son bureau, loin de sa famille, de ses amis. Mais il a des compensations, une belle voiture qui prouve son succès, un joli salaire qui lui donne du confort financier, des repas au restaurant avec des gens importants, des soirées prestigieuses parmi ces gens qui se pensent au dessus du commun des mortels …

Et l'accident industriel survient. Il ferme les écoutilles, se coupe du réel, il rentre en dépression, il est atteint d'un mal qui naturellement ne peut être désigné que par un terme anglo-saxon. C'est naturel, c'est ce modèle de société qui permet ainsi le laminage des consciences, la destruction à petits feux des humains qui sont enchaînés à cette logique absurde.

Il n'est plus rien, une loque, une épave. Il perd son boulot, ses amis lui tournent le dos, sa voiture devra être vendue. Il erre comme une âme en peine dans une maison où ses enfants sont devenus, pour lui, des inconnus qu'il n'a pas vu grandir. Il est au fond du seau, au plus profond d'un abîme qu'il a creusé lui même. Il est une ombre, un zombi.

Qu'il se rassure ! Là bas, dans son ancienne boite, on l'a déjà oublié, on ne viendra jamais prendre de ses nouvelles. Il a été immédiatement remplacé par une autre qui suivra le même parcours, la belle ascension avant la chute inévitable. Lui, il doit réapprendre à vivre, se passer de ce luxe qui lui a fermé si longtemps les yeux, reprendre pied avec la simplicité, les autres, la vie tout simplement.

Cette histoire, tous les jours, elle touche un de ces intoxiqués du travail, un de ces parvenus qui méprisent ceux qui considèrent, qu'il y a une existence en dehors de l'argent, du pouvoir, de la richesse et des ces entreprises qui laminent les humains pour le seul profit de quelques investisseurs qui n'ont pour unique mérite qu'une fortune qui leur autorise à jouer les vampires.

Il est temps de briser les chaînes, de prendre du recul, de redonner place à l'essentiel. Le travail certes, est nécessaire mais ce n'est pas une drogue, une raison de se détruire tout en humiliant les autres. Il est grand temps de retrouver une dimension humaine dans cette folie démoniaque !

Laborieusement vôtre.

NABUM

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 06:00
 Notre ami Jean Métreau n’est plus

J’ai le regret et même la douleur de vous annoncer le décès de Jean Métreau
C’était un militant associatif familial très investi.


Je l’ai rencontré au conseil d’administration de l’UDAF 77 où nous avons
sympathisé.


Il a milité dans plusieurs associations familiales en ayant toujours le
souci de la défense des plus démunis.


Il a rejoint « Familles laïques de Vaux le Pénil » puis Familles laïques de
Melun et représentait à l’UDAF notre association : le CDAFAL 77 Quand il
défendait un dossier au CCAS de Melun, il y mettait tout son cœur et toute
sa conviction.


C’est lui le fondateur du collectif « infos-dettes », nous avions parlé de
son projet et collectivement nous l’avons fait vivre et aujourd’hui ce sont
plus de trente bénévoles qui agissent pour accompagner les familles et les
aider à remplir un dossier de surendettement.


J’ai revu Jean quelques heures avant sa mort, il était très affaibli mais
toujours accueillant.


C’est un camarade et même un ami qui disparaît.


Ses obsèques auront lieu jeudi 4 juin à 11 heures à l’église Saint Aspais de
Melun puis au crématorium de Saint Fargeau - Ponthierry à 15 heures 30.

Aujourd’hui je pense à Jean qui avait des projets et toujours l’envie donner
un coup de main malgré sa fatigue.

Je pense aussi à sa femme, à ses filles, à ses petits - enfants et à toute
sa famille.

Je leur exprime ma sympathie et mes condoléances dans ces moments
douloureux.

Jean-François Chalot
Secrétaire général du CDAFAL 77

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 08:56
ENSEMBLE POUR LA DEFENSE DES FAMILLES

Chaque année depuis 8 ans, l’association Familiale Laïque de Vaux-le Pénil organise en colloque au mois de novembre.

Cette rencontre est attendue par les bénévoles des associations amies et même des professionnels :

L’accès y est libre, les débats y sont nourris et constructifs et le thème abordé concerne un thème touchant l’activité de solidarité.

Lors de la tenue du dernier colloque intitulé : construire et faire vivre un réseau local de solidarité, les militant(e)s ont voulu que de la discussion naisse un projet collectif concret.

Nous allons formaliser le réseau, le faire vivre afin de permettre à chaque famille demandeuse de trouver un lieu et des interlocuteurs prêts à agir ensemble et empêcher que pour chacun la recherche d’une aide devienne un jeu de piste à plusieurs postes.

Rappelons pour mémoire qu’une personne expulsable d’un logement peut avoir entre 20 et 25 interlocuteurs différents à solliciter.

Début janvier, une réunion ouverte s’est tenue et plusieurs associations ont monté un projet commun ….C’est ainsi qu’est né le restaurant à 1 € porté par le Sentier, le CDAFAL 77 (Familles laïques) et le Secours populaire….

UN VRAI PROJET PARTAGE….APRES CE DEPART NOUS AVONS CHERCHE A ORGANISER LES CONVERGENCES ;

Après quelques mois d’échanges, après quelques échanges et deux réunions, plusieurs associations melunaises ont décidé de mettre en commun leurs moyens afin de mettre à la disposition de tous un local, un téléphone et un réseau actif.

Toutes les associations intervenant dans le champ de la solidarité peuvent participer au projet commun.

Il s’agira de se répartir les créneaux horaires et de mutualiser les dépenses de fonctionnement ( charges, téléphone….) et de s’entendre sur un code de fonctionnement :

  • Les « prestations sont gratuites »
  • Les associations s’entraident
  • On reçoit toutes les familles sans distinction d’origines et de croyances
  • Des échanges entre associations peuvent permettre d’instruire collectivement des dossiers en fonction des compétences diverses et complémentaires

Pour l’instant plusieurs associations ont donné un accord de principes : le DAL (Droit Au Logement) qui dispose du local et qui accepte de la partager, le CDAFAL ( Conseil départemental des Associations Familiales Laïques), la LDH, Amnesty, le Sentier, le collectif infos-dettes)…..

Toute association peut se joindre au projet partagé, mais on reste dans le champ associatif et d’éducation populaire : les associations caritatives sont les bienvenues .

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 15:12
Dessin de Nagy à propos de la condamnation d'un homme à 4 mois de prison ferme pour avoir pris 17 € 20 dans des troncs de la cathédrale de Strasbourg.

Merci à Nagy pour ce dessin très expressif qu'il a fait à notre demande

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 06:50

Il ne faut pas confondre les projets d'action solidaire et les opérations marketing.

Ce qui s'est passé à Orléans et que dénonce notre ami Nabum est inqualifiable !

Pour oser, ils osent !

Pas de Relais pour cette imposture.

Je viens de me faire gruger et je suis encore sous le coup de la plus violente colère qui soit. J'ai sans doute manqué de vigilance, j'ai fait preuve d'une naïveté crasse, j'ai voulu jouer les bons esprits en manquant singulièrement de lucidité. Une belle annonce, pleine de bons sentiments et de belles intentions m'a poussé à me faire prendre au piège de la récupération la plus honteuse.

Nous vous proposons de participer à une action « repas partagé » à Orléans, le vendredi 15 mai à 12h30 devant la mairie d'Orléans. Le but est de donner une image accueillante de notre cité et de montrer que les Orléanais ont le sens du partage. Ce message universel doit parler au plus grand nombre et faire changer la décision du maire de baisser la subvention de l'association « Le Relais Orléanais » ... Cette action consistera à nous mettre dans l'espace public et à y partager un repas assis avec qui le voudra, tout en laissant une place au pauvre, à l'indigent, au voyageur, à ceux que le maire aimerait bien voir repartir loin d'Orléans. »

C'est du moins ce que j'avais cru lire car rien n'est pire que les illusions quand on est bourré de bons sentiments. À bien y regarder, après avoir été échaudé, le Relais de l'Orléanais, cette belle structure caritative en mal de subventions cette année, n'avait pas été explicitement évoqué. L'implicite est redoutablement manié par ceux qui furent à l'origine de cette imposture.

J'arrivai devant la mairie avec une beurrée de ma confection. Le plat régional me semblait parfaitement indiqué aux circonstances supposées. Du fromage blanc salé et des herbes aromatiques : le mets idéal pour les pauvres tels que les imagine notre bon président. Les « sans-dents » n'auraient eu aucune peine à déguster ce plat riche en calories et moi, j'aurais pu servir un petit couplet ironique sur ce choix assez curieux.

Je me suis cassé les dents ! De nécessiteux, il n'y en avait aucun autour de cette belle tablée bourgeoise et militante et je peux comprendre leur absence quand on les traite d'indigents. Le parti au pouvoir était à l'origine de cette opération qui n'avait d'autre but que de faire venir quelques gugusses de mon espèce afin de les prendre dans les rets de la manipulation et accessoirement des caméras, appareils photographiques et micros appelés en renfort pour chanter la gloire et l'énergie du joyeux organisateur : un jeune loup qui prétend avoir la banane ; un slogan simpliste réservé à ceux qui font de la politique comme ils pratiqueraient la promotion commerciale !

J'enrageais de m'être ainsi fait avoir quand un journaliste vint tendre un micro sous mon nez. Il représentait la radio locale qui voit la vie en bleue, radio qui, inutile de vous le rappeler, s'était refusée à passer le disque de mon petit groupe. Je l'envoyai balader : mon opinion ne devant pas intéresser un diffuseur qui méprise mes textes. Ça, au moins, c'était fait !

Je constatai que les bourgeois socialisants dégustaient avec amusement mon plat si exotique pour eux . Ils y prirent tellement plaisir que je ne récupérai pas dans l'aventure deux petites cuillères en argent que j'avais apportées. Je suis heureux de contribuer, modestement il est vrai, au renflouement des caisses de ce parti, bien mises à mal par les récentes catastrophes électorales.

Je restai debout, à distance de cette table de l'indignité en compagnie d'autres pigeons de mon espèce. Nulle envie de partage dans cette manifestation de l'entre-soi. Nulle place non plus pour les véritables gens de la rue, ceux que croisent véritablement mes amis des maraudeurs du jeudi. L'organisateur et ses amis ont beau se prétendre « tous SDF », leur revendication tombe à plat de manière indécente.

Si je ne peux remettre en doute leur supposée sincérité, ils oublient bien vite la lourde responsabilité du clan dont ils défendent les couleurs. Ce n'est pas parce que la ville n'est pas dirigée par leur cher parti qu'ils peuvent s'exonérer des trahisons récurrentes d'une sensibilité qui ne se soucie des plus humbles que lorsqu'elle va à la pêche aux voix. J'en étouffai de colère tandis que la honte n'étouffait pas ces gens qui sont disposés à toutes les contorsions idéologiques quand il s'agit de dénoncer leur voisin sans regarder leur parrain.

L'homme à la banane pérorait devait la caméra, faisant en sorte de mettre en arrière-plan le plus de personnes piégées par sa combine douteuse. Je jouais à cache-cache avec l'objectif, attendant un temps raisonnable avant de récupérer ma beurrée sans me montrer discourtois. L'envie était grande pourtant de hurler mon courroux à la face de ces gens si satisfaits d'eux-même. L'aventure m'avait coupé l'appétit et la dignité m'interdisait de manger la moindre chose venant de cette opération « marketing » (j'use exceptionnellement du langage qui est le leur).

Je rentrai, la gorge nouée et marri de m'être ainsi laissé berner par ce parti passé maître, il faut lui reconnaître ce talent, dans l'enfumage et le roulage dans la farine. J'exprimai sur les réseaux sociaux ma colère et l'on me répondit fort aimablement par des formules alambiquées, des propos dignes du catéchisme social qui est enseigné dans les officines à menteurs. La langue de bois me met hors de moi ; incapable de rivaliser dans cet art pompeux de ne rien dire, je décidai de déverser ma bile par ce billet parfaitement atrabilaire !

Bananement leur.

NABUM

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 06:04

Mettre côte à côte l’adjectif « familiales » et « collectives » semble être une clause de style du type Oxymore puisqu’un réunit deux mots en apparence contradictoires ….

A voir.

Le nombre de départ en séjours collectifs de mineurs diminue.

Cette désaffection regrettable s’explique : le coût de plus en plus élevé, les réserves ou peurs de parents à la lecture de titres de presse sur des incidents ou accidents…..

D’autres causes existent comme la demande des enfants de pouvoir avoir des activités sportives ciblées ….Les offres existent mais les prix s’enflamment….

Face à cette situation, des associations qui pensent à juste titre que les vacances sont des temps non résiduels et importants pour le développement de l’enfant ont décidé de mettre en vie des projets de vacances collectives familiales.

Il s’agit de faire partir des familles entières en réduisant au maximum les coûts.

Cette démarche permet aux parents de partir eux aussi mais de disposer de temps avec leurs enfants et des temps « libres » puisque des activités encadrées sont proposées aux mineurs.

Mais au fait, les vacances est-ce utile ?

Certains pensent que l’on peut s’en passer…..

D’autres comme Alain Serres, auteur jeunesse et créateur des éditions Rue du Monde, partenaire du Secours populaire a un regard qui me semble juste :

« LES VACANCES ? ça sert à grandir en deux mois d’été autant que pendant les dix autres mois de l’année. C’est presque aussi important que l’école. »

Le temps de vacances est un temps de respiration physique et intellectuelle qui permet de vivre à un autre rythme et de développer sa sensibilité et ses capacités dans un « cadre » non ou moins contraint.

Des associations familiales laïques organisent en partenariat avec l’ANCV (Agence Nationale des Chèques Vacances) des séjours accessibles et construits collectivement, les futurs vacanciers devenant les auteurs et acteurs de leurs projets.

Ce partenariat permet de rendre ce séjour accessible aux familles modestes et est construit avec les familles elles-mêmes.

Alors que les CAF limitent les aides aux familles ayant un quotient familial bas (souvent 555 €), alors souvent les mêmes familles ne peuvent disposer d’une aide qu’une année sur deux, le cadre des chèques vacances est moins contraint :

Le quotient de référence est nettement plus élevé et une même famille peut partir chaque année si elle le souhaite.

Voici là une action sociale et culturelle qui contribue à faire vivre à des familles entières des moments collectifs et individuels magiques.

Il ne s’agit pas non plus de faire de l’entre soi : les séjours sont annoncés et toute famille informée peut venir s’inscrire.

C’est ainsi que le CDAFAL 77 propose du 4 au 11 juillet 2015 un séjour complet à Préfailles en Loire Atlantique.

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 06:50
LOI DALO : l’Etat est en dessous de tout !

La loi DALO aurait pu constituer un vrai progrès.

Malheureusement le manque de moyens et parfois le manque de volonté politique de la part des pouvoirs publics et des Préfets de la République conduit à cette situation dépeinte dans le rapport très officiel du comité de suivi de la loi DALO .

Ce rapport n’hésite pas à dénoncer le "renoncement de certains
acteurs
".

Alors que la loi DALO impose à l’Etat de trouver un logement social à toute personne qui n’est pas en mesure de se loger par ses propres moyens, près de 60 000 ménages prioritaires attendent encore, en vain un logement :

"Au 5 mars 2015, 59.502 ménages reconnus au titre du droit au logement
opposable restent à reloger, dont 44.013 en Ile de France » !
?

Sur ces 59 052 ménages concernés, 51 069 n’ont pas pu être logés dans les délais impartis….

Pourtant ces délais sont larges puisque l’attente minimum est de six mois dans les textes.

Xavier Emmanuelli, président du comité de suivi ne pratique pas la langue de bois :

"En dehors du manque d'offres de logements aux loyers accessibles et de
l'application partielle de nombreux dispositifs, l'une des causes principales
constatée par le comité de suivi est une forme de renoncement de certains
acteurs, pouvant aller pour certains, jusqu'à développer des stratégies
d'évitements pour ne pas reloger de ménages prioritaires", a dénoncé dans le
rapport


Il y a quelques semaines la France a été condamnée par la Cour européenne des droits de
l'Homme pour n'avoir pas relogé une famille en application de la loi DALO !

C’est une première avancée

Ce rapport est intéressant et important, certes mais il faut qu’il ne reste pas « lettres mortes ».

Cette loi DALO doit être améliorée.

Plusieurs évolutions sont souhaitables :

  • Le raccourcissement des délais doit être réel (6 mois c’est beaucoup trop long) ;
  • Les prioritaires DALO doivent être relogés prioritairement…Trop souvent ils repassent par la case commission d’attribution ;
  • Les Préfets doivent faire de l’application de la loi DALO un de leurs premières priorités ;
  • L’amende que doit payer l’Etat en cas de non relogement d’un prioritaire DALO doit être très largement augmentée.
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  • familles-laiques-de-vaux-le-penil.over-blog.com
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77

AGENDA

 

 

  -oOo-

 

PROCHAINES PERMANENCES "INFO DETTE"

  à VAUX LE PÉNIL

 

 Vendredi 12 novembre 2021

 Vendredi 10 decembre 2021

sur rendez-vous au 

09 75 38 81 13 

 

    Affiche surrendetement RVB    

 

Sinon, toute l'année,  il y a des permanences hebdomadaires à 

 Melun, Dammarie, Le Mée, St Fargeau-Ponthierry, Moissy Cramayel.....

Renseignez vous auprès de notre secrétariat !

Qui sommes nous ?

Association fondée sur le principe de la laïcité,

intervenant dans tous les domaines

 où l'intérêt des familles est concerné.

     logo rose afl

Animée uniquement par des bénévoles, l'association propose différentes actions telles que : Accompagnement scolaire, alphabétisation, info dettes, écoute et soutien des familles, écrivains publics, informatique, échanges de savoir-faire. 

 

Surtout n'hésitez pas à nous laisser des commentaires en utilisant le lien en dessous de chaque article De même, lisez les commentaires, ils vous en inspireront peut-être d'autres Notre PAL est subventionné par la Caisse d'Allocations Familiales 77 et le Conseil Régional d'Ile de France