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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 07:49

 

 

  Affiche surrendetement RVB

 

 

 

LA BANQUE DE FRANCE VA "DEGRAISSER"? C'EST UNE MAUVAISE NOUVELLE

POUR LES SURENDETTES ET LES BENEVOLES

 

Au cours de l’année 2011, les commissions de surendettement des particuliers ont été saisies de 232 493 dossiers, soit une progression de 6,6 % par rapport à l’année 2010.

Cette augmentation, liée à la paupérisation accrue d'une partie de la population et à l'impossibilité pour beaucoup de familles de vivre devrait interpeller les pouvoir publics et les institutions comme la Banque de France.

Tous les acteurs professionnels et bénévoles qui interviennent en amont ou en aval d'un surendettement sont d'accord pour dire qu'il faudrait beaucoup plus de moyens pour :

  • mener une action de prévention;

  • aider à l'élaboration des projets;

  • accompagner les familles.

La logique sociale et humaine est une chose, la logique comptable libérale, une autre...

La Banque de France va « dégraisser »!?

 

La Banque de France qui compte à peu près 6300 équivalents temps plein est en pleine restructuration.

En 2020, il n'y aura plus que 4600 ou même 4200 agents à la Banque de France, voire moins.

Le nombre d'unités territoriales va nettement diminuer et d'ici 2015, donc dès demain, 15 caisses vont être fermées.

Il s'agit de faire des économies substantielles et comme l'activité essentielle de nombreuses « succursales » consiste à travailler pour la commission de surendettement, ce sont aussi les familles en difficultés qui trinqueront.

Un dossier de surendettement c'est un coût moyen de 1000 €, c'est beaucoup trop, il faut tailler dans le vif, faire des gains de productivité.

Faire autant ou plus avec beaucoup moins d'employés.

Ce n'est pas la quadrature du cercle pour la direction de la Banque de France, il suffira de regrouper les unités en « centres de traitement partagés entreprises » et « centres de traitement partagé surendettement », on constituera ainsi des usines à dossiers avec la fin programmée du contact entre la famille qui dépose un dossier et son conseiller.

Pour aller encore plus loin, il faudra que les dossiers soient numérisés.

Autrement dit, très vite les déposants devront saisir les pièces sur ordinateur et les transmettre.

On croit rêver?

Qui pourra effectuer une telle tâche?

Certainement pas les familles démunies en grande difficulté qui ont déjà du mal à remplir les cases et à se retrouver dans les dates et taux indiqués sur les bordereaux des banques de crédits.

Certainement pas les assistantes sociales du département, surchargées elles adressent les familles aux bénévoles.

Il reste donc les bénévoles.!?

 

  • Ils ne sont pas préparés à cela;

  • Ils interviennent souvent dans des lieux où ils ne disposent ni d'un téléphone, ni d'un ordinateur;

  • Il n'est pas question pour la plupart d'accepter de se substituer à des emplois existants ou à des emplois que l'on supprime.

 

De qui la Banque de France se moque t-elle quand elle explique dans un communiqué que "les technologies actuelles permettent d'envisager d'autres relations avec [ses] interlocuteurs et d'autres organisations (télétransmission de dossiers, travail collaboratif à distance, etc.)". Se pose également le défi "territorial" car "la densité des tissus d'entreprises évolue, la géographie du surendettement change"???

 

Comme me le disaient ce matin un bénévole : « Y en assez! On se décarcasse, on aide les familles, on va même parfois plus loin en allant jusqu'à prendre de nouveaux rendez vous en dehors des permanences et les autres et là haut ils vont supprimer des postes de professionnels. »

 

Quant aux familles, elles sont inquiètes : « mon conseiller connaît bien le dossier, si ma situation est étudiée dans un centre externalisé, tout deviendra machine »

 

Jean-François Chalot

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 12:42

Ce soir on parlera évidemment de la lecture avec Antoine Blocier et d'autres intervenants

mais Antoine parlera aussi ce ce livre destiné aux pré adolescents, qu'il a écrit

 

 

Affiche 60x80 1-3 HD

 

Maëlys et ceux des caravanes » roman d’Antoine Blocier

 éditions Krakoen

août 2012

 185 pages

9 €

 

 Le rejet des roms est malheureusement une réalité.

Comment permettre que se développe une solidarité humaine et surtout comment montrer que ce sont des femmes et des hommes comme nous, avec leur culture et leur dignité. Antoine Blocier, auteur , élu militant a écrit un livre vrai, accessible aux pré adolescents.

 

Ils viennent de s’installer ou du moins de construire une cabane précaire dans le bois. L’arrivée de cette famille provoque un émoi dans la petite ville et les bruits divers les plus fous circulent sur ces "gens venus d’ailleurs". Les pré adolescents qui vont entrer dans le collège sont le produit de leur éducation...La plupart rejettent ces ROMS et d’ailleurs une bagarre éclate dans le bois. Il faut qu’ils partent et d’ailleurs une pétition circule. Les esprits s’enflamment... Jusqu’où tout cela va t-il aller ? D’autant plus que des actes racistes sont produits. Mais voilà, c’est la rentrée des classes et les jeunes roms rentrent au collège et rencontrent leurs "ennemis"....On se regarde avec haine puis... Mais là je m’arrête, l’histoire est prenante et le lecteur n’arrive pas à arrêter sa lecture avant que n’arrive la dernière page. A mettre dans toutes les mains et à utiliser comme un outil pédagogique et éducatif pour des lecteurs de 9 à 99 ans !

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 11:37

 Antoine Blocier, présent au Salon Littéraire du dimanche 14 octobre 2012

animera un débat le vendredi à 20h30 

au petit théâtre de la Ferme des Jeux

Affiche 60x80 1-3 HD

 

 

 

ENTRETIEN AVEC ANTOINE BLOCIER

 

 

1ère : Les pré adolescents ne lisent plus beaucoup

Quel est votre avis là dessus comme écrivain et comme militant d'éducation populaire?

 

Les préados et la lecture... Vaste sujet ! Il n'est pas sûr qu'ils lisent moins que ceux des générations précédentes. En fait, le support papier semble en perte de vitesse. C'est sûr ! Mais quand on voit tout ce qu'ils ingurgitent comme information sur les écrans... Il est raisonnable de se poser tranquillement la question du rapport des préados à la lecture.

Ou alors, c'est le monde des adultes, pas totalement entré dans l'univers numérique, qui n'a plus ses repères habituels pour traiter ces questions. On pourrait en dire tout autant des adultes. Je le constate chaque semaine dans les salons et/ou les séances de dédicaces, la lecture "papier" diminue. Conséquence de la crise économique où les gens ont moins les moyens d'acheter des livres ? Victoire de l'image et des écrans (TV et ordinateurs réunis) ? ou manque de temps pour se consacrer à soi.

 

La lecture reste quelque chose de très individuel. Et à un âge où l'on ne rêve que de ressembler aux autres, l'image que l'on donne de soi en s'affirmant lecteur peut devenir problématique pour sa place de le groupe.

La lecture de romans, c'est entrer dans des univers. Le cinéma, la télé et les jeux vidéos font ça très bien aussi. Le seul "plus" du livre, c'est qu'on le fait à son rythme, que l'on choisit les univers que l'on veut visiter, que l'on crée les formes, les visages, les intonations des personnages... Quelles que soient les indications fournies par l'auteur. On reste maître du récit. On reste acteur de l'histoire, contrairement au visionnage d'un film.

 

Et il ne sert strictement à rien que l'adulte soit dans l'injonction : "il faut lire !". Ce qui devient une obligation perd de son attrait, car pour que la lecture favorise l'imaginaire, le jeune lecteur doit se sentir intéressé par le sujet ou s'identifier aux personnages.

 

2ème

Pourquoi avez vous écrit ce livre ?

Quel a été votre point de départ ?

 

En fait, c'est un livre de commande dans le but de créer une collection polar pour des jeunes lecteurs. J'ai accepté avec angoisse le challenge car c'est mon premier roman jeunesse.

Mille questions me taraudaient :  qu'est-ce qui peut bien intéresser les préados (mes enfants ayant 28 et 30 ans, je ne suis plus vraiment au fait des préoccupations des gosses de 10/13 ans) ? Mon univers habituel est-il transposable pour ce type de public ? Quel vocabulaire utiliser ? quel est leur rapport avec le sexe et la violence, qui sont des marques du polar ? Savent-ils ceci, connaissent-ils cela, etc, etc.

L'exercice a été passionnant, car il m'a obligé à repenser mon travail d'auteur en sachant par avance à quel type de lecteurs je m'adressais.

Ensuite, il m'a fallu choisir un thème. Là, encore ce fut âpre. Mille questions sur ce qu'il convenait de faire connaître à des enfants, tout en les intéressant et en tentant de les impliquer.

En bout de course, je me suis dit qu'ils voyaient tellement de choses à la télé, que les sujets de société les plus brûlants pouvaient aussi bien être traités pour ce type de lecteurs. Si on ajoute à ça, le succès qu'a eu Harry Potter chez les enfants justement de cet âge-là (avec un niveau de lecteur pas simple...), que je me suis lancé.

J'ai donc écrit ce livre pour faire mieux connaître la vie des Roms. Je n'imaginais pas une seconde que le nouveau gouvernement agirait en leur direction de la même façon que l'ancien que j'avais combattu !

 

Mon point de départ a été ma rencontre réelle avec des enfants Roms, trouvés dans la forêt il y a quatre ans. A l'époque, je travaillais au cabinet du maire de Roissy-en-Brie. Nous avons alors dépensé une énergie considérable pour que ces trois familles soient traitées avec dignité. Jusqu'à faire payer par le Préfet trois caravanes pour les loger à l'approche de l'hiver.

Je ne m'occupe plus de ces familles d'un point de vue professionnel, mais j'ai noué avec eux de réelles relations amicales. Depuis, je m'occupe plus particulièrement du suivi scolaire des plus grands, en jetant un oeil sur les petits frères et en étant une sorte de "boussole" morale pour les familles.

 

 3- Comment se comporte ces enfants Roms par rapport à l'école ?

Dans votre livre, on voit les collégiens roms qui apprennent très vite pas mal de mots et construisent des phrases.
Il s'agit là d'une fiction ou de la réalité ?

 

Les deux aînés n'ont été scolarisés qu'à partir de 9 et 10 ans. Bien qu'ils parlent désormais un Français très correct, leurs lacunes sont trop importantes pour suivre un cycle "normal". Ils sont donc en SEGPA, mais très impliqués pour y réussir quelque chose. Ils sont plutôt bons élèves.

Les plus jeunes ont eu la chance d'être scolarisés entre 4 et 6 ans. Ils sont plutôt bons élèves. A titre d'exemple, Alexandre a 10 ans et est en CM2, depuis la rentrée sa note la moins bonne est B moins. L'an prochain, il ira en 6ème "normale" et les plus jeunes suivront très probablement le même chemin.

Leur plus grande difficulté c'est de vivre dans des caravanes et des cabanes attenantes avec un confort des plus limites, donc des conditions d'étude très compliquées.

Pour ce qui est de l'apprentissage de la langue, ils ont une réelle facilité et les enfants parlent vraiment très bien de Français. La culture rom est surtout une culture orale, la mémorisation est habituelle pour eux. C'est sans doute ce qui explique leur facilité d'apprentissage. Donc, sur cet aspect, le livre est très représentatif de la réalité.

  

blocier-1.jpg

 

 

4- A Roissy en Brie, les représentations qu'avait la population locale ont-elles évolué et changé vis à vis de ces "étrangers" ?

 

La représentation de la population roisséenne est comme celle des français en général. Si on a eu la chance d'avoir un contact positif avec des Roms, on a tendance à être plus ouvert, plus enclin à les comprendre, voire à marquer de la compassion, quand ce n'est pas de la solidarité... Par contre, les idées préconçues ont la vie dure, et beaucoup pensent encore qu'ils ne sont que des voleurs, des trafiquants et des mendiants et que, très probablement, ils viendront tôt ou tard s'en prendre à leur bien... Même si ce n'est pas vrai. Les médias qui racontent les méfaits d'une famille rom ici, un trafic d'enfant là... et c'est toute une communauté qui est mise à l'index... Et c'est bien la seule à notre époque. Je prends un exemple : lorsque la police arrête des terroristes musulmans, immédiatement tout le monde dit "attention : pas d'amalgame avec la majorité des musulmans, lesquels respectent les lois de la république, etc etc.. ». Lorsqu'il s'agit des roms... On ne leur trouve aucune excuse et quand un membre de la communauté commet un acte délictueux, cela devient la preuve que les roms sont comme ça... Pourtant, moi qui les connais un peu, je peux garantir qu'ils aiment leurs enfants et qu'ils n'ont qu'un souhait : trouver du travail et s'intégrer dans le pays où ils ont choisi de vivre !

 

5- Je vous remercie de vos réponses et si vous le souhaitez, vous pouvez conclure cet entretien

 

On ne peut pas vraiment conclure ce type d'entretien, car on commence sur la problématique de la lecture chez les préados et, immanquablement, on bifurque sur le sujet du livre... En même temps, ça me va bien, car j'écris des livres pour faire se poser des questions à propos des thématiques abordées...

 

 

 

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 07:33

 conso-1.jpg

 

De plus en plus de surendettés sont « passifs », c'est à dire qu'ils n'ont pas du tout participé activement à leur situation en contractant des crédits de consommation ou révolving.

C'est un brusque changement de situation familiale ou professionnelle qui les conduit à se retrouver « la tête sous l'eau ».

Certaines situations sont particulièrement préoccupantes et douloureuses et parfois les bénévoles sont désemparés.

 

surend.jpg

 

Exemple

C'est un homme de 45 ans qui se présente à une permanence « surendettement »dans une petite ville de province.

Il tient sous son bras un gros dossier comprenant des justificatifs de domicile, d'identité et aussi des notes à payer.

Les bénévoles commencent d'abord par écouter le demandeur afin de bien comprendre sa situation et de l'orienter vers le dépôt d'un dossier de surendettement ou vers une solution moins lourde comme l'échelonnement de dettes.

Cadre dans une entreprise, père de 4 enfants, il a divorcé il y a trois ans.

Son ex a la garde des enfants et lui doit verser une pension alimentaire.

Ayant l'envie de recevoir ses enfants dans de bonnes conditions, il achète un petit appartement à crédit en empruntant 50 000 € à la banque.

Au début tout allait à peu près bien même si l'éloignement de ses enfants et la solitude lui pesait

Son état de santé s'est dégradé peu à peu, n'acceptant pas la séparation, il tombe en dépression et est licencié par son employeur.

A certains moment, la chute est inévitable et le fossé béant est là qui attire même les plus courageux et les plus énergiques.

Comment pouvez vous vivre et régler vos traites de maison, vos charges de propriétaires, votre gaz, votre eau , votre électricité et une pension alimentaire quand vous touchez comme indemnité de chômage moins de 600 € par mois?

Personne ne le pourrait?

Les bénévoles présents à la permanence ont aidé l'homme à remplir son dossier surendettement et l'ont rassuré :

« Comme votre appartement a été acheté il y a trois ans et qu'il vous reste 12 ans de traites à payer, la commission vous demandera peut être de vendre votre bien »...

Pas de problème, ou si peu : il reste les dettes d'imposition, d'électricité , de charges....

La commission de surendettement saisi établira un plan qui s'étalera sur huit ans avec une période durant laquelle le débiteur pourra respirer et s'organiser.

Dès que le dossier sera jugé recevable, les poursuites s'arrêteront et quand le juge d'exécution aura entériné le plan proposé , cet homme pourra se reconstruire.

Mais voilà, il « s'écroule » annonce qu'il n'a plus de téléphone, plus de gaz, plus de courant et qu'il a envisagé de se suicider.

Que faire?

Les bénévoles que j'ai eus au téléphone -nous appartenons à un réseau associatif- sont désemparés...

Il manque à cet homme un suivi social personnalisé mais que voulez vous les assistantes sociales sont surchargées et de moins en moins se déplacent !

Au-delà de ce cas précis et ce suivi qui sera effectué par les bénévoles qui surmonteront tant bien que mal leur baisse de moral, se pose le problème de l'inexistence de réseaux de solidarité permanents entre les associations de consommateurs, les associations caritatives et les professionnels du social.

 

Jean-François Chalot

 

 

L'AUTEURE DE CE LIVRE SERA PRESENTE

AU SALON DU LIVRE 

DIMANCHE 14 OCTOBRE 2012 A LA FERME DES JEUX DE VAUX LE PENIL

 

surendet-1.jpg

 

Elle co-animera un débat ce même jour à 14 heures au Petit Théâtre de la Ferme

Venez débattre avec nous

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 15:50

 

conference_debat.jpg

On y parlera de la lecture, avec des enseignants

et avec Antoine BLOCIER écrivain qui nous parlera de son dernier livre

Les pré-adolescents ne lisent plus, ils passent leur temps libre avec des consoles , à pianoter sur l'ordinateur ou sur leur portable !

C'est vrai que ceux d'aujourd'hui ne sont pas comme ceux d'hier.

Faut-il s'en lamenter ?

Nous ne le pensons pas et les sempiternels commentaires du genre : « le niveau baisse » ne sont que des « lamentations » sans effet..

Il vaut mieux « prendre le taureau par les cornes » pour essayer d'inverser la tendance.

Des solutions existent comme l'augmentation du nombre d'heures de français dans les programmes et le travail de la lecture en primaire et dans le secondaire.

Il existe à la fois un patrimoine de romans d'aventures écrits par de grandes plumes et réédités sous un format moderne, et à la fois des écrivains d'aujourd'hui qui savent passionner leur public.

 

 

Nous aimons le livre et cherchons à promouvoir la lecture, c'est pourquoi d'ailleurs, le vendredi 12 octobre se tient à 20H30 au théâtre de la ferme des jeux une conférence débat sur « le jeune et la lecture » avec la présence active d'Antoine Blocier, auteur de  Maëlys et ceux des caravanes » :

 

« Les ROMS arrivent. Ils ne sont pas nombreux mais tellement différents des habitants de cette petite ville.
Les jeunes collégiens, eux mêmes qui découvrent la cabane en voulant construire la leur expriment tout de suite une hostilité. C'est la bagarre, les bruits qui circulent, la pétition de rejet qui passe de main en main pour que ces "gens là", ces "voleurs" partent.... Mais voilà que les jeunes roms se retrouvent au collège avec ceux qui voulaient les déloger.... Ce n'est pas un conte de fées, ni non plus une histoire "gnan gnan" mais une tranche de vie racontant la rencontre entre deux mondes pas aussi différents que cela dans le fond.
L'auteur a une écriture alerte et un style soigné accessible aux jeunes lecteurs qui dès les premières pages sont captivés. C'est un livre à la portée de tous les lectorats... »

 

L'association Familles Laïques de Vaux le Pénil a offert pour les 4 classes de 6èmes du Collège des exemplaires de ce livre, à raison d'un par élève



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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 07:32

Affiche-Colloque-Def.jpg 

 

En 2012, un tiers de la population de notre pays renonce aux soins pour des raisons diverses mais parfois concomitantes : les dépassements d'honoraires, l'existence de franchises, l'absence de structures de proximité ou même pour la population la plus pauvre, le refus de certains praticiens de prendre des personnes relevant de la CMU ou de refuser de leur donner un rendez vous : « Vous n'aurez qu'à attendre lors des consultations sans rendez vous » répondent certains praticiens.

 

La jeunesse est particulièrement touchée par cette situation notamment celle qui vit dans des déserts médicaux, en campagne ou dans certains quartiers déshérites.

 

Comme le précisent les initiateurs du colloque « santé et précarité des jeunes au cœur du risque social » qui se tient à Vaux le Pénil le 24 novembre 2012 :

 

« Les jeunes entre 16 et 24 ans sont les plus touchés par la précarité c'est-à-dire linstabilité économique et sociale : à cet âge leurs préoccupations sont plus tournées vers lemploi et surtout vers la reconnaissance sociale, et leur état de santé les préoccupe peu. Or la santé est au cœur du risque social pour les jeunes et particulièrement pour les jeunes en situation de précarité : addictions, MST, conduites à risques, souffrance psychique ont des conséquences humaines et sociales considérables.

 

Comment, et à partir de quels types de structures, mieux développer une action de prévention « santé » auprès des jeunes et plus précisément auprès des jeunes en situation de précarité ? »

 

Notre système de santé qui nous était jalousé hier par nos voisins se dégrade de plus en plus :

  • fermetures d'hôpitaux de proximité;

  • concurrence des cliniques privées profitant de la publicité mensongère que leur font les médecins libéraux qui orientent leur malade pour des analyses ou des interventions chirurgicales dans ces établissements au nom d'une qualité meilleure des soins;

  • suppression de spécialités jugées non rentables dans de nombreux hôpitaux....

 Ce système de Santé soumis aux seuls critères de rentabilité ne répond plus aux besoins  de la population et notamment des plus fragiles, les enfants, les jeunes et les personnes âgées.

 

Comme le font de nombreux collectifs unitaires pour l'accès aux soins pour tous, il faut défendre et s'organiser pour la refondation de la santé pour tous sur des principes d'égalité, de solidarité, de gratuité, de qualité et d'universalité .

Le gouvernement doit rompre avec la logique marchande et inégalitaire, et prendre les mesures d'urgence qui s'imposent :

 

- suppression des dépassements d’honoraires, des forfaits et des franchises ;

- arrêt des fermetures d’établissements, de services hospitaliers, de maternités et de centres d’IVG, de centres de proximité, tant dans le secteur des soins que dans celui de la prise en charge du handicap et des personnes âgées ;

 

- application du principe à fonds publics hôpitaux publics, à fonds privés cliniques privées

- suppression des exonérations et des exemptions de cotisations sociales .

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 08:35

 

   LES ASSISES ASSOCIATIVES

"LA SOLIDARITE AVEC NOS AINES"

 P9290019

Une ouverture "façon ligue d'impro" quelque peu animalière : Solidarité avec nos anes

Besoin d'aide aux devoirs messieurs dames ?

 

Ce samedi 29 septembre 2012 à Vaux le Pénil, à l'initiative de la ville et en partenariat avec "le comité de parrainage des anciens" et "familles laîques de Vaux le Pénil" se sont tenues les deuxièmes assises de la vie associative pénivauxoise.

 

L'année dernière, des assises associatives avaient débouché sur une grande fête  champêtre associant une trentaine d'associations, mobilisant une centaine de bénévoles qui a eu lieu en juin dernier avec le succès qu'on lui connait.

Cette journée est encore présente dans toutes les mémoires.

 

Cette année il s'agissait :

 

- de bien connaître les données démographiques sur Vaux le Pénil;

- d' appréhender les difficultés rencontrées par les personnes âgées;

- de prendre appui sur les initiatives déjà existantes en ce qui concerne les actions de solidarité envers nos aînés;

- de trouver d'autres vecteurs contribuant encore plus à rompre l'isolement de certaines personnes

    P9290021  P9290031.JPG

Intervention de Pierre HERRERO, maire de Vaux le Pénil et un auditoire attentif

 

Plus de 90 personnes se sont donc retrouvées en ce samedi après midi pour faire un point sur la démographie de la ville de Vaux le Pénil, sur l'existant comme dispositifs, sur les besoins et donc les manques.

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 Le Maire, après avoir dégagé les enjeux a expliqué que les réflexions collectives d'aujourd'hui allaient permettre de déboucher sur des hypothèses d'actions.

La Municipalité va soutenir le comité de parrainage dans son projet de création d'un poste assurant un contact permanent et individualisé avec des aînés isolés.

Elle va réfléchir pour qu'il y ait l'an prochain ou au plus tard en 2014 un lieu accessible, convivial permettant la rencontre intergénérationnelle.

  P9290009.JPG P9290007.JPG

Après les interventions des professionnels, les groupes se mettent au travail.

Malgré le sérieux du sujet, la bonne humeur règne

 

Différents "ateliers" animés par des responsables du CLIIC, des élus et des militants associatifs ont permis de dégager les objectifs suivants :

 

- recenser les personnes isolées ayant des difficultés de déplacement;

- connaître les besoins des aînés afin de pouvoir y répondre;

- favoriser le déplacement d'aînés non motorisés;

- développer des solidarités de proximité;

- permettre la participation aux activités qui ont lieu dans la ville;

- faire connaître aux aînés et aux familles les dispositifs d'aides existants;

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Les organisateurs tiennent particulièrement à remercier

  • Monsieur le Maire, Pierre HERRERO pour sa participation,
  • Suzanne CARON, Présidente du Comité de Parrainage des Anciens qui a été l'élément déclencheur du thème rentenu cette année
  • Christian DELECOURT et le CLIC pour leurs exposés
  • La Ligue d'Improvisation 77 pour sa prestation très remarquée
  • et bien sûr, tous les participants à cette session.

Cette journée ne constitue pas un point d'orgue, des projets vont pouvoir se nourrir des propositions faites et Monsieur le Maire propose qu'une rencontre de ce type ait lieu chaque année.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 15:12

 

Une bonne affluence avec des animations diverses
et des temps forts !

Le Forum fut aussi l'occasion pour bon nombre de participants et de visiteurs de revenir sur la fête champêtre du 23 juin qui a marqué les mémoires.

Avec le même esprit qui a permis la réussite de cette manifestation gigantesque, un DVD a été réalisé par quelques personnes avec les photos et vidéos réalisées par les uns et les autres.

Notre association a décidé de financer le duplication de celui-ci et d'en offrir un à chacune des quelques 30 associations participantes, aux services impliqués et à quelques personnes qui se sont investis de façon magistrale.

 

 

Pour Familles Laïques, ce fut une nouvelle fois l'occasion de présenter ses activités et de susciter la curiosité, voire l'envie de rejoindre une équipe dynamique. 

Outre les adhésions, ré-adhésions,insciptions, ré-inscriptions aux activités, nous avons aussi "recruté" de nouveaux bénévoles ou "intéressé" quelques personnes qui nous l'espèrons concrètiseront leurs envies.

Pour l'accompagnement scolaire, nous aurions besoin de quelques bonnes volontés supplémentaires, en particulier pour le jeudi entre 16h30 et 18h30, et aussi le mercredi après midi entre 13h30 et 17h00.

Pour ce dernier créneau, l'idéal serait de constituer deux équipes qui se relaieraient, par exemple 13h30 15h30 et 15h00 17h00. La demande est forte le mercredi.

Toutes les compétences sont bonnes et nous travaillons en équipe donc pas de crainte à avoir. Si vous êtes pointus en mathématiques, vous serez les bienvenu(e)s surtout le jeudi et le mercredi.

Pour nos autres activités, n'hésitez pas non plus à vous faire connaitre. Tout est possible dès lors que la volonté est là et nous avons pour principe de développer les projets proposés dès lors qu'ils sont réalisables.

Très prochainement (enfin dirons certains) les ateliers cuisines pourront commencer. Dans un premier temps, nous organiserons une rencontre entre toutes les personnes intéressées pour animer cette activité et décider avec eux un fonctionnement.

Merci à tous ceux et celles qui sont venus nous voir au Forum, à tous ceux et celles qui font vivre Familles Laïques VLP.

Patrice THEVENY

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 05:11

Ce jeudi 6 septembre, le conseil municipal de Vaux le Pénil a voté à l'unanimité une motion contre les 5 fermetures de classes programmées par l'Inspection Académique.

Les associations de parents d'élèves et Familles Laïques, parties prenantes dans la lutte contre ces mesures, ont pu s'exprimer lors d'une suspension de séance du Conseil.

Vous trouverez ci-dessous la déclaration de Familles Laïques Vaux le Pénil qui a été présentée lors de cette séance exceptionnelle.

L'ensemble des associations partenaires remercie le Conseil Municipal pour cette prise de position unanime.

 

Dernière minute, cela devrait être confirmé dans la journée de vendredi, une des fermetures conditionnelles serait levée, pour l'école maternelle Gaston Dumont.

 

 

    

Familles Laïques de Vaux le Pénil s'inscrit depuis le début dans la lutte contre ces décisions et soutient dans leurs actions, les associations de parents d'élèves, les enseignants et les élus municipaux.

Inutile de revenir sur les effets de ces fermetures de classes qui entraînent une augmentation des effectifs par classe, la multiplication de classe à double niveaux qui ont pour conséquences d'alourdir la charge de travail des enseignants et disposent de moins de temps pour leurs élèves, ceux en difficulté en particulier.

 

Je ne parlerai pas non plus de la perte de «décharge administrative» pour les directeurs et directrices d'école qui, du même coup, ne seront plus aussi disponibles pour la gestion de leur école, le travail d'équipe et les relations avec les parents d'élèves.

Les élèves qui ont besoin de soutien scolaire sont nombreux et Familles Laïques est assez bien placée pour le savoir, et déplore donc cet état de fait, qui n'arrangera pas les choses bien au contraire. Même si, dans certaines écoles les conséquences ne sont pas aussi graves que l'on aurait pu le penser, le constat est alarmant.

Ceci dit, les critères de réouverture sont supérieurs à ceux qui justifient, pour l'Inspection Académique bien sûr, les fermetures.

Il y a donc tout lieu de s'inquiéter pour l'avenir, avec les arrivées de population prévues à Vaux le Pénil.

Mais tous ces arguments relèvent des compétences des associations de parents d'élèves et des syndicats d'enseignants.

Par contre, notre association familiale met en avant d'autres effets qui impactent ou impacteront directement les familles, les plus démunies en particulier.

En effet, si les capacités d'accueil diminuent, les quelques enfants qui atteignaient leurs 3 ans avant le 31 décembre de l'année pouvaient être scolarisés, ce qui risque de ne plus être possible lors des prochaines rentrées.

 

Ces derniers resteront donc une année de plus au sein de leur famille, en crèche ou chez une nourrice, ou obligera une mère de famille à poursuivre une année scolaire supplémentaire son congé parental.

 

Le budget familial en sera donc alourdit par ces dépenses supplémentaires ou l'absence de salaire.

 

Dans le même temps, des parents auront encore plus de difficultés à trouver des places pour leurs enfants à l'issue du congé maternité de la maman, et la collectivité locale devra faire face à plus de demandes.

Familles Laïques remercie le conseil municipal pour cette motion et reste mobilisée.

Vaux le Pénil, le 6 septembre 2012.

Patrice THEVENY, Président de Familles Laïques.

 

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 11:06

 Tous les ans, la rentrée est un casse tête pour les parents qui doivent acheter des cahiers , des classeurs et des fournitures en fonction de la liste fournie par les enseignants...

Les listes diffèrent en fonction des professeurs et des classes. Il faudrait compter 138 € par élève de 6ème...Ce n'est qu'une moyenne.

"Mais vous avez l'allocation de rentrée scolaire, c'est fait pour ça !" ?

 

Ceux qui émettent cette remarque oublient aisément que : toutes les familles modestes ne reçoivent pas l'ARS soumise à quotient; les écoles reçoivent des communes de résidence un forfait élèves pour le matériel scolaire et les fournitures; le temps à rechercher les bonnes fournitures au bon format pourrait être consacré à autre chose si ce matériel était fourni par les établissement scolaires. Sur le site de la revue "60 millions de consommateurs", se trouve un article documenté et pertinent sur le coût de la rentrée scolaire

 http://www.60millions-mag.com/actualites/archives/des_fournitures_qui_mettent_a_mal_l_ecole_gratuite

 

argent_de_l_ecole-6253f.jpg

 

L'Institut National de la Consommation rappelle la règle et souligne les ambiguïtés :

« À l’école primaire, la question de ce qui est à la charge ou pas des municipalités reste posée. Dans un rapport de juillet 2012 consacré au « manuel scolaire à l’heure du numérique », l’Inspection générale de l’éducation nationale indique que, dans les écoles primaires, depuis 1890, l’achat des « fournitures scolaires » (dont la papeterie, les craies, les crayons, les gommes, les photocopies, etc.) incombe aux municipalités, tout en précisant que l’achat de manuels proprement dits n’est pas une obligation. Aucun texte ne fixe cependant clairement ce principe. Chaque commune fait comme bon lui semble. »

 

Une enquête sur l'argent de l'école réalisée en 2002 par le SNUipp avait révélé des écarts budgétaires de 1 à 10 selon les communes. Une ré-actualisation effectuée en 2011 a montré que les écarts entre communes restaient à peu près les mêmes...Les écarts pouvant varier entre 15 € ( voire moins) à 150 € par élève et par an en primaire.... L'étude «  a évalué l’ampleur auprès de 791 communes de 95 départements. En ce qui concerne l’apport des communes, c’est pour les crédits d’investissement que la situation est la plus inégale. En effet si un quart des écoles perçoivent plus de 1800 euros par an, un tiers n’obtiennent... rien. Quant aux crédits de fonctionnement, les écarts s’inscrivent sur une échelle de 1 à 10 (voir graphique) et ce sont les écoles maternelles qui sont les mieux dotées avec une moyenne de 63,92 € par élève. Les élèves relevant de l’éducation prioritaire se voient affecter des crédits plutôt inférieurs à la moyenne (44,56€) alors que les RPI, souvent localisés en milieu rural, se situent 9 € au-dessus de la moyenne. A ces crédits pédagogiques et pour seulement 58% des élèves s’ajoutent des aides municipales pour les activités culturelles. » Il y aurait là matière à corriger les inégalités dépendant souvent de la richesse de la commune et de la volonté des élus.... L'école étant gratuite, les fournitures scolaires devraient être distribuées par les écoles , les parents n'ayant à acheter que la trousse, les gommes, les stylos et les crayons...

.On pourrait comme l un des directeurs de notre commune limiter la dépense des parents à 15 € par enfant.

 Le SNUipp-FSU, l’Andev et l’AMRF ( Association des Maires ruraux de France)ont émis l'an dernier des propositions pour garantir les principes de gratuité et d’égalité de l’école :

«- Etablir une charte nationale d’équipement précisant la dotation minimale en fournitures et matériels indispensables à la mise en oeuvre des programmes.

- Mettre en place un fonds de péréquation abondé par l’Etat afin de venir en aide aux communes déshéritées et d’assurer pour tous les élèves le respect de la charte.

- Définir les responsabilités et les charges entre communes et Etat en matière d’actions éducatives, sachant qu’aujourd’hui l’Etat finance 60% des dépenses liées à l’école et les collectivités 40%.

- Garantir au niveau local la juste répartition de l’effort national pour tous les territoires, notamment ceux qui sont les plus en difficulté.

- Définir et élaborer un kit de base de moyens que chaque commune fournira à chaque classe ou chaque élève, sur lequel l’Etat s’engagera dans le cadre de dotations de droit commun »

 

Familles Laïques de Vaux-le-Pénil

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Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
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