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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 07:32

Une date à retenir :

le samedi 23 novembre

9 H- 13 H

 COLLOQUE à la ferme des jeux de Vaux le Pénil

 

 

 affiche-colloque-langue-francaise-copie-1.jpg

 

 

Le droit à la langue française :

UN DROIT A ACQUERIR ET A GARANTIR !

 

Les personnes arrivées en France entre les années 50 et 70 ont pour la plupart renoncé à leur projet initial de retour au pays.

Beaucoup ont du mal à accéder aux droits sociaux et même à reconstituer leur dossier retraite.

Il y a là tout un travail d’éducation, d’accompagnement qui reste à faire, certaines de ces personnes ne parlent pas suffisamment bien le français et surtout ne se retrouvent pas dans les méandres administratifs.

La France a été et est une terre d’immigration avec une image de plus en plus multicolore.

Le nombre de mariages ou d’unions mixtes augmente notamment dans les zones urbaines , faisant démentir ceux et celles qui dénoncent le repli de certaines communautés.

Le communautarisme existe encore certes mais le brassage de l’école républicaine, de l’école maternelle au lycée fait son œuvre d’une manière efficace.

Le vivre ensemble ne se décrète pas, il se construit jour après jour en redonnant toute sa place aux services publics dans les cités même, en menant des politiques enfance jeunesse hardies s’appuyant sur des équipements de proximité innovants et des personnels formés.

On ne peut pas à la fois dénoncer l’enfermement de certaines personnes issues de l’immigration et à la fois continuer à laisser au fil de l’eau l’intégration en pensant naïvement qu’elle se fera d’elle-même.

Il n’y a pas de génération spontanée.

Si rien n’est ni fait ni organisé pour permettre aux personnes habitant sur le territoire de la République de maîtriser la langue française, la ségrégation linguistique règnera en maître.

Si les principes républicains ne sont pas expliqués aux adultes et familles arrivant en France, il subsistera une juxtaposition de personnes se regroupant en fonction de leur appartenance affinitaire.

Que la route est longue et dure pour tous ceux et toutes celles qui veulent apprendre le français, ses codes afin de se repérer dans l’espace public, de communiquer avec tout un chacun !

Les listes d’attente dans les centres sociaux sont souvent longues, faute de moyens pérennes financiers et humains :

il y a les demandeurs d’emplois qui doivent très vite maîtriser la langue, pour eux il faut des cours complets de plusieurs semaines

il y a ceux et celles qui ont besoin de pouvoir être compris par leur environnement et qui ne peuvent se libérer que quelques heures par semaine….

Des associations familiales laïques proposent dans de nombreuses localités des cours de français ou des ateliers socio-linguistiques.

Ces actions reposent quasi exclusivement sur le bénévolat ….

Il y a un manque criant de financement pour les centres sociaux qui ont besoin d’engager des professionnels formés et pour les associations qui ont besoin de matériels pédagogiques, de leux adaptés accessibles et de formation.

L'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (Acsé) , l’établissement public national à caractère administratif« contribue à des actions en faveur des personnes rencontrant des difficultés d'insertion sociale ou professionnelle ».

Voici pour la carte de visite…La réalité est moins reluisante : les fonds sont limités et les « opérateurs » doivent quémander pour obtenir quelques euros.

Il faut arrêter de faire du bricolage, l’intégration républicaine présente des enjeux humains et sociaux considérables.

Des pistes de transformation existent, il faut les recenser, les évaluer et leur permettre de se développer :

  • Des cours de français délivrés dans les établissements scolaires, ce qui permettrait entre autres de réduire l’échec scolaire, des parents maîtrisant le français pouvant d’autant mieux suivre le travail scolaire de leurs enfants ;

  • Des accueils sociaux adaptés aux personnes ne parlant pas le français ;

  • Un soutien pérenne aux acteurs éducatifs professionnels et bénévoles assurant l’animation des ateliers socio linguistiques.

Toutes ces questions seront abordées dans le cadre du colloque organisé par le CNAFAL et Familles laïques le 23 novembre 2013 à Vaux le Pénil.

Jean-François Chalot

 

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 13:14

La marche des sans papiers passe par Melun

et s'arrête pour une étape à Vaux le Pénil

 

sans-papier-melun.JPG



L'Union nationale des sans papiers qui milite pour la régularisation de tous les étrangers en situation irrégulière organise du 7 septembre au 5 octobre une marche à travers tous les départements d'Ile de France.

La marche est passée par Melun vendredi 13 septembre 2013

Le maire de cette ville ne proposant ni gymnase, ni espace couvert pour que les marcheurs puissent disposer d'un lieu d'hébergement pour la nuit, les associations locales de solidarité et des droits de l'Homme de l'agglomération se sont mobilisées pour trouver en quelques heures un lieu alternatif.

C'est ainsi que le CDAFAL 77 et Familles Laïques de Vaux le Pénil ont trouvé à la dernière minute un lieu couvert, adapté sur Vaux.

Merci à Patrick et son épouse, propriétaires de cette maison où les marcheurs ont pu trouver des conditions de repos et de restauration.

Quelle que soit l'appréciation que l'on porte sur les revendications des sans papiers, leur démarche de rencontrer la population recueille notre sympathie

 

Le CDAFAL et ses associations locales comme Familles Laïques de Vaux le Pénil combattent les inégalités ... l'accueil de la marche des sans papiers s'inscrit dans cette orientation.

 

Un grand merci à Patrick, aux bénévoles, à Cindy et à Fabien qui, salarié du CNAFAL et du CDAFAL 77 a pris en charge l'accueil de la marche et l'organisation de l'hébergement sur son temps personnel

Dans le champ de la solidarité, nous oeuvrons avec plusieurs associations familiales et de défense des droits de l'Homme, c'est ainsi que pour cette action nous avons travaillé avec l'APF ( Association des familles protestantes) et la Ligue des Droits de l'Homme, le réseau " cercle de silence" et RESF .

Merci à ces acteurs associatifs  car avant de trouver à Vaux, ils ont beaucoup cherché sur Melun, à la Rochette et à Dammarie les Lys.

Il faudra d'ailleurs  assez rapidement formaliser ce réseau de solidarité sur l'agglo.

 

 

 

SANS-PAPIER-2.JPG

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 13:01

 

Dis Maman on dort où ce soir?

 

Au cours de la manifestation pour le droit au logement du 11 septembre, plusieurs personnes sont venues me voir pour commenter la pancarte que je portais : «  le dessin est beau, émouvant mais triste ».

Oui il ne respire pas la gaieté, ce dessin réalisé par Sapiens reflète la dure réalité vécue par des vraies familles que nous rencontrons régulièrement dans nos permanences sociales.

Le père et la mère sont dans la rue, ils sortent d'un hôtel où ils ont été placés par le 115, ils espèrent un autre hébergement d'urgence et en attendant il se sont réfugiés dans un abri précaire.

Ils s'interrogent comme d'autres et sont inquiets

Ils ne savent pas ce que demain leur réservera.affiche-sapiens.jpg

L'enfant qui serre son jouet sous la table sent l'inquiétude de ses parents.

Les parents eux n'ignorent pas qu'on peut leur retirer la garde de leur tout petit pour le placer dans une famille d'accueil.

Aujourd'hui en 2013, alors que certains s'enrichissent, d'autres nombreux vivent sous le seuil de pauvreté, ils n'arrivent pas à payer leur loyer, ils sont expulsés sans autre forme de procès.

De plus en plus les services sociaux et les juges pour enfant ne font pas de détails, même quand le Conseil Général est de gauche...

Quelle est la faute de ces parents?

D'être au chômage ou de ne pas disposer d'assez de revenus?

D'aucuns commentateurs prétendent que beaucoup d'expulsés sont responsables de leur situation...

Ces censeurs ignorent réellement la réalité sociale de ce pays.affiche-2-sapiens.jpg

Ils n'ont jamais rencontré ce Rmiste de 50 ans qui ne retrouve plus de travail malgré ses tentatives ou ce cadre au chômage et en fin de droit qui endetté vend son pavillon à perte et se retrouve à rechercher en vain un logement.

C'est cela la réalité sociale.

Retirer des enfants à des parents non maltraitants c'est briser une famille et provoquer des séquelles psychologiques graves alors qu'il est possible de faire autrement :

permettre que chaque famille ait un toit par exemple.

J'ai assisté impuissant à une scène chez un juge pour enfants :

la mère expulsée d'un logement et hébergée dans un hôtel a été convoquée un lundi chez le juge des enfants.

Ses enfants ont été placés quasi immédiatement dans des familles d'accueil et le lien aux parents se résume à une rencontre dans un lieu neutre durant deux heures tous les quinze jours.

C'est une indignité de la part des autorités.

Il faut mettre fin aux placements d'enfants de précaires et de sans abri.

Ces hommes et ces femmes ne sont pas responsables de la misère qu'ils subissent !

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 10:17

                                                                                                                                                               Paris, le 10 Septembre 2013

 

afl

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Communiqué de presse du CNAFAL
Les multiples visages du mal logement fragilisent notre République

 

La crise du logement a l’allure d’un gouffre tant elle est profonde et s’amplifie depuis plusieurs années :

 

Nous rappelons que la France ne compte pas moins de 10 millions de personnes qui sont aujourd’hui victimes du mal logement :

 

 

 

2 778 000 personnes vivent dans des conditions de logement très difficiles

 

1 252 000 locataires sont en situation d’impayés de loyer

 

Beaucoup d’autres sont frappées par cette situation parmi lesquelles il faut citer les personnes en situation d’occupation précaire, les propriétaires occupant un logement dans une copropriété en difficulté, les gens du voyage ou encore les personnes dans des logements surpeuplés.


Chaque année, ces chiffres démontrent et confirment l’incurie de l’action politique!!

 

Alors que le préambule de la constitution de 1946 énonce que la nation doit assurer aux familles les conditions nécessaires à leur développement, comment accepter, faute d’un financement suffisant par l’Etat de l’association gestionnaire du 115, qu’à Clermont Ferrand plus de 200 personnes, dont de nombreux enfants, aient été contraints de dormir dehors pendant six jours ?

 

Alors que Loi du 31 mars 1990 visant à la mise en oeuvre du droit au logement rappelle que la garantie du droit au logement constitue un devoir de solidarité pour l'ensemble de la nation, comment tolérer que des personnes reconnues prioritaires au titre du DALO aient été expulsées ?

 

Aussi, le CNAFAL revendique en urgence:


- Un effort financier conséquent pour les Services Intégrés d’Accueil et d’Orientation (115) afin qu’il y ait un vrai service public décent de l’hébergement d’urgence ;


- L’interdiction des expulsions locatives sans relogement immédiat. Aucune famille ne doit se retrouver involontairement dans la rue.


- L’augmentation de l’enveloppe budgétaire des aides à la pierre, et que la totalité des aides soient concentrées sur les régions déficitaires ; le CNAFAL réitère sa protestation contre le détournement de 30 milliards d’euros de la collecte du Livret A en faveur des banques pour leur assurer des liquidités fraîches, pénalisant ainsi les populations les plus démunies !


- Le retour de ces 30 milliards au rôle qui leur avait été prévu : le financement du logement social !


Fondamentalement, le CNAFAL réclame en ce qui concerne les objectifs de construction de logements sociaux que les préfets se substituent aux communes défaillantes pour contribuer, à terme, à donner un toit à tous !!!


Alors que le projet de loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové sera bientôt discuté à l’Assemblée Nationale, le CNAFAL veillera à ce que les plus fragiles ne soient pas une variable d’ajustement du déficit budgétaire comme cela persiste depuis 15 ans.

 


  Jean-Marie Bonnemayre           Jean-François Chalot                   
  Président                                     Secrétaire Général                    


  Monique Dupuy
Administratrice en charge du logement
 

 

Le CNAFAL est agréé, organisation nationale de consommateurs depuis 30 ans. Il siège au Conseil National de la
Consommation. Il est attaché à une approche sociale et citoyenne de la défense de consommateurs sans ignorer
l’économie et l’exploitation de l’homme par l’homme. Son originalité est d’être non-consumériste. Il est membre
de CONSO-FRANCE.


CONTACT : CNAFAL - Conseil National des Associations Familiales Laïques
108 avenue Ledru Rollin - 75011 Paris
Tél : 01.47.00.02.40 - Fax : 01.47.00.01.86
Site : www.cnafal.org - Messagerie : cnafal@cnafal.net

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 06:50

Attention


          Premières inscriptions

et Affiche A4-Bleu

 

renseignements

au forum

 

des associations

le    dimanche 8 septembre 2013

 

à la   Buissonnière de Vaux le Pénil

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 06:25

La « rentrée » de Familles Laïques Vaux le Pénil.

 

Notre association familiale pénivauxoise reprendra progressivement l'ensemble de ses activités à partir de mi septembre.

Permanence info dette le vendredi 13 septembre dès 9h30, puis

Français Langue Etrangère,

Accompagnement à la Scolarité,

Informatique, ….

 

Inter-Génération, service d'aide à la personne en matière de transport (réservé aux pénivauxois-oises) a d'ores et déjà redémarré.

 

Vous avez besoin de nos services ?

Renseignez vous.

 

Vous souhaitez rejoindre une équipe de bénévoles, donner un peu de votre temps ?

Rejoignez nous.

 

N'hésitez pas à venir rencontrer les bénévoles présents au Forum des Associations

le dimanche 8 septembre de 10h00 à 18h00

salle de la Buissonnière à Vaux le Pénil.

 

Patrice THEVENY, Président

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 09:09

 

Il a fait beau, très beau durant ces deux mois d'été 2013 .

Les familles qui ont pu partir à la mer, à la montagne ou à la campagne ont été à la fête...

Les autres, toutes les autres, celles qui, plus nombreuses chaque année, restent sur place, ont souffert de la température, de la flambée des prix alimentaires et de leur impossibilité financière de partir elles aussi trouver les joies des vraies vacances.

Le 2 avril, malgré l'appel de nombreuses associations, comme Droit au logement et les associations familiales et de solidarité, les expulsions locatives sans relogement ont été autorisées.

Ainsi, des femmes, des hommes et des enfants se sont retrouvés, du jour au lendemain, dans la rue ou hébergés dans des hôtels par un 115, limité en moyens financiers et débordé par le nombre croissant de personnes à secourir.

Il faudra un jour établir le bilan humain, social et financier de cette logique implacable qui veut que des familles en difficultés soient précipitées dans l'insécurité voire dans la misère.

Certains tirent des avantages de cette situation : ce sont les chaînes d'hôtels qui , hors des lieux touristiques donc quelque peu désertés par les vacanciers, trouvent là une manne non négligeable.

Que penser de ce gérant qui propose à une famille plus couverte par le 115 de rester dans le mê

expulision.PNG

me hôtel avec en contrepartie le versement d'un sur « loyer » ?

Il faut mettre fin à tout ce système qui coûte très cher à la collectivité en prévenant et en interdisant les expulsions sans relogement et en créant des centres d'hébergement fonctionnant comme les foyers de jeu

 

nes travailleurs.

Autrefois, des mères avaient peur de la DAS pouvant leur retirer leurs enfants. Ce temps est révolu, semble t-il ? Pas tout à fait malheureusement...

J'ai encore cette image forte et pénible inscrite dans ma mémoire de cette mère qui du jour au lendemain a vu ses trois enfants placés dans des familles d'accueil.

Elle n'était pas maltraitante-bien au contraire- mais contrainte à survivre dans un hôtel à 20 kms de son ex domicile.

Quel gâchis ?

Durant l'été, notre association familiale, le CNAFAL ( Conseil National des Associations Familiales Laïques), comme d'autres mouvement a accompagné et défendu des familles expulsées ou menacées d'expulsions.

Au bout de deux mois de démarches, d'actions de terrain, d'interpellation, nous avons réussi à trouver une solution positive pour les familles suivies....

Mais pour quelques familles relogées ou reconstruites, combien se retrouvent seules, sans issue !?

Ne pensez pas que ces hommes et ces femmes sont des mauvais payeurs et qu'ils récoltent ce qu'ils ont semé ?

La plupart du temps, il s'agit là d'une descente aux enfers, liée à un accident de la vie : perte

 

d'un emploi, divorce, longue maladie....

Les associations caritatives et de solidarité sont présentes, sur le terrain, même en été.

Elles essayent de faire de leur mieux et souvent agissent ensemble de concert.

Durant l'été 2013 , les familles laïques ont ainsi agi à Melun avec le soutien du Secours catholique et du Secours populaire et du DAL ( Doit au Logement), d'autres associations non sollicitées directement ont par ailleurs apporté leur soutien et proposé leur aide comme les AFP et la CSF....

De ces expériences concrètes, ont germé des propositions comme celle ci :

Pourquoi ne pas constituer une coordination permanente locale des associations de solidarité ?

C'est une idée à développer....

Il faudra aussi réfléchir sur la mise en œuvre d'un lien fort entre ces associations et les services sociaux, chacun gardant sa spécificité et son indépendance !

Voici là des pistes de réflexion et d'action à la rentrée avec nécessairement le maintien et le renforcement de l'axe politique ( au sens large du terme)....

Nous aidons et accompagnons les familles et n'oublions pas que notre action nécessaire est parcellaire si elle n'est pas complétée par une mobilisation sociale dans la rue .

Jean-François Chalot

 

 

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 11:40

 

 

 

Nous dénonçons les interpellations au faciès ; les humiliations liées aux contrôles ; les mises en rétention administratives des hommes et des femmes étrangers sans papiers.

Nous dénonçons le climat de suspicion et les obstacles mis à l’exercice du droit d’asile pour des personnes menacées dans leur vie dans leur pays d’origine.

 

Nous refusons que soient appliquées en notre nom des décisions politiques qui broient des familles, des couples et des individus.

 

Nous voulons que la France reste un pays d’accueil, enrichi par des personnes venues du monde entier et qui circulent.

 

 

 

 

 

Avec ou sans papiers, l’étranger est une personne.

La dignité de chaque personne ne se discute pas, elle se respecte.

Notre silence le crie

 

 

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ACTUALITES - Août 2013

Et si c’était vrai ?

 

A l’horizon 2025, une France accueillante, plus de Sans Papiers, de Sans Logis, de Sans Emploi… plus de mises en rétention bêtes et cruelles…

 

Malheureusement, nous sommes mal partis car la réalité est toute autre :

 

  • Cas soulevé par l’Ordre de Malte : Monsieur D, après une interpellation, doit quitter le territoire français. Souffrant de troubles psychiatriques, il a besoin de soins médicaux urgents mais, après des séjours à l’hôpital, il est aussitôt interpellé… pour n’avoir pas obtempéré à l’obligation de quitter le territoire !!! Il a finalement été libéré.

 

  • Madame C. fait l’objet d’un refus d’admission au séjour et d’une obligation de quitter le territoire. Devant laisser sa famille, elle doit retourner seule en Pologne ou en Géorgie, son pays d’origine qu’elle a fui.

 

  • Enfants enfermés, familles séparées cet été.

Deux enfants avec leurs parents ont été enfermés avec leurs parents au centre de rétention de Rennes du 21 au 29 juillet, avant expulsion vers la Pologne.

 

  • Monsieur J, kosovar, a été expulsé le 14 août en laissant en France sa femme et ses 4 enfants qui sont à la rue.

 

  • Monsieur R, Géorgien, est expulsé, laissant sa femme et un enfant de 10 mois.

 

Nous devons constater que notre pays est toujours montré du doigt par la Cour Européenne des Droits de l’Homme en matière d’accueil des migrants.

Nous encourageons nos dirigeants à ne pas attendre 2025 pour s’engager dans une politique courageuse, cohérente et humaine.

 

 

Le CERCLE DE SILENCE de Melun.


S’y retrouvent, à titre personnel, des membres de diverses organisations : Réseau d’éducation sans frontière, Action des chrétiens contre la torture, Ligue des droits de l’homme, Familles Laïques de Vaux le Pénil, CDAFAL77, MRAP, CCFD, Entraide protestante, Cimade, Partenia 77… et aussi des hommes et de femmes n’appartenant à aucune organisation.


Si vous êtes sensibles à ces situations,

Venez nous rejoindre, même quelques minutes

Chaque dernier mardi du mois, de 18h00 à 19h00,

Place Saint Jean à Melun.

 

Pour plus d’informations : Dominique Thibaud – 34 rue A.Sommier – 77000 – MAINCY.dominique.thibaud2@wanadoo.fr

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 07:44

22 août 2013.

 

Lorsque nous arrivons vers 10h, nous voyons 3 policiers se démener pour menotter un homme plaqué au sol dans la zone de vie n°3 du CRA3. Quelques minutes auparavant, un autre retenu aurait été violemment maîtrisé par 5 policiers au même endroit. La violence avec laquelle les policiers interviennent suscite la colère de l’ensemble des retenus des deux CRA qui assistent à la scène, derrière les grilles des différentes zones de vie qui se font face ; ils se mettent à crier et à taper contre les grilles pour protester. D’un coup, une grille cède côté CRA2. Aucun retenu ne tente de s’échapper mais c’est la panique chez les policiers qui se déploient dans le CRA, certains armés de matraques ou de bombes lacrymogènes.

centre-retention-administrative-mesnil-amelot-nord-paris-38.jpg

Cet incident a été déclenché par un événement des plus banals : le ballon avec lequel les retenus jouent au foot a atterri dans une autre zone de vie du CRA3, actuellement fermée, et un retenu a escaladé la grille de séparation intermédiaire à l'intérieur de l'enceinte du CRA3 pour aller le chercher ; cela arrive souvent. Mais cette fois, les policiers ont réagi comme s’il s’agissait d’une tentative d’évasion alors qu’à l’évidence, ce n’était pas le cas. A noter que les policiers en question appartiennent à une brigade avec laquelle il y a très souvent des tensions avec les retenus. De nombreux fonctionnaires de police avec lesquels nous avons discuté par la suite nous ont affirmé qu’avec une autre brigade, la situation n’aurait jamais dégénéré de la sorte.

 

Dans les heures qui suivent, l’ambiance est électrique et on sent que ça peut s’embraser à tout moment. Alors qu’un début de bagarre éclate entre deux retenus, des fonctionnaires du CRA2 sont appelés en renfort ; il y a alors presque autant de policiers que de retenus au dans la zone de vie du CRA3.

 

En début d’après-midi, les retenus mettent le feu à deux cellules simultanément, dans les bâtiment 4 et 6 du CRA3. C’est de nouveau la paniqu

 

e, les policiers accourent avec des extincteurs et maîtrisent le départ de feu ; les pompiers sont appelés en renfort. Tous les bâtiments sont alors fermés et les retenus se retrouvent assis par terre dans la zone de vie, cette grande cour où il  n’y a que deux bancs.

 

Compte tenu du climat qui règne à l’intérieur du CRA, la direction de la PAF du CRA3 décide d’annuler les escortes prévues pour le TGI de Meaux. Le JLD refusera de prolonger la rétention des retenus non présentés, estimant que le sous-effectif policier allégué pour justifier de leur absence n’est pas une circonstance insurmontable.

 

Quant aux deux retenus qui ont été violemment maîtrisés, l’un retrouvera la zone du CRA après quelques heures d’isolement, tandis que l’autre passera la journée en garde à vue, avant de revenir au CRA en attendant d’être convoqué devant le tribunal correctionnel (probablement mardi), vraisemblablement pour outrage et rébellion.

 

De très nombreux retenus, indignés par le comportement des policiers, souhaitent alerter les associations et instances compétentes de cet incident, selon eux entièrement imputable à cette brigade de police.

 

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 09:03

 

SOLIDARITE.jpg

 

Le combat du pot de terre

 

Il n'est pas bon pour une famille durant l'été d'avoir besoin d'un accompagnement social, beaucoup de services sont en vacances....Les personnes qui restent , assurent bien souvent une permanence.

« Attendez on vous écrira ! »

Un exemple parmi d'autres :

C'est une femme expulsée de son logement début avril qui se retrouve logée à l'hôtel avec ses trois enfants.

Elle avait des dettes de loyer et ce bailleur sans la moindre hésitation les a expulsés , elle et ses enfants.

Il existe des bailleurs sociaux qui, eux, accompagnent les familles et interviennent dès le premier retard de loyer en proposant un échelonnement....Le résultat est probant : de nombreuses familles rétablissent leur situation.

La juge des enfants, sans état d'âme, semble t-il (?) a placé les trois enfants dans des familles d'accueil. Les parents- le couple s'est reformé- voient ses enfants une ou deux fois par mois dans des conditions particulières et peu propices au maintien de lien : ils se rencontrent dans une salle de la Maison de la Solidarité pour quelques petites heures.

Deux associations fort différentes, le Secours catholique et le Conseil Départemental des Associations Familiales Laïques se sont saisi du dossier pour accompagner cette mère et ce père, désespérés de continuer à passer d'une chambre d'hôtel à l'autre.

Pour ces deux associations, il fallait aider cette famille à se retrouver et à se reconstruire.

Le pot de terre s'est mis en marche , sachant qu' il fallait ne pas faire attendre car ce couple risquait se sombrer dans le desespoir.

 

Premier obstacle la domiciliation pour avoir droit aux prestations de la CAF :

  • le 115 qui avait hébergé cette famille dit ne pas pouvoir assurer la domiciliation ;

  • la CAF explique que le Secours Catholique n'a pas d'agrément

  • le CCAS de la ville où logeait cette famille ayant téléphoné à la direction de la cohésion sociale annonce qu'il n'est pas habilité à domicilier ce couple. Ce CCAS de bonne foi n'est pas en cause.

Il a fallu, durant montrer, début août, texte à l'appui que tout CCAS pouvait domicilier une famille ayant eu des liens avec la commune....Mais pour aller plus vite c'est le Secours Populaire qui, agréé assure cette domiciliation....Ouf !

 

Deuxième obstacle : trouver un logement social

 

Les services de la Préfecture ayant été prévenus de l'urgence, un logement est proposé chez un bailleur.

Tout début juillet, le couple et les bénévoles commencent à respirer...provisoirement malheureusement :

La commission d'attribution se réunit début août et donne un avis défavorable.

C'est alors pour le couple le découragement d'autant plus qu'il lui avait fallu fournir plusieurs fois les mêmes papiers (!)

Le pot de terre s'énerve et s'apprête à médiatiser « l'affaire ».

Le bailleur émet une autre proposition de logement mais en indiquant que seul un bail glissant serait accepté à coup sûr.

Un bail glissant : c'est la médiation d'une association habilitée qui signe le bail à la place de la famille .

C'est à dire qu'elle paie les loyers et charges que lui rembourse chaque mois la famille.

Après un an de fonctionnement, si aucun incident n'est survenu, le bail est fait au nom de la famille.

Les bénévoles ne se découragent pas, ils contactent la grande association agréée par le Conseil Général .

Voici la réponse surprenante qui leur est faite : Nous rentrons dans ce dispostif, certes mais il faut que ce soit la Maison de la Solidarité qui instruise le dossier .

Il faut donc aller voir les services sociaux départementaux, les convaincre très vite avant le 15 août ou trouver une autre association éligible.

Nous ne désarmons pas, nous irons jusqu'au bout.

 

Jean-François Chalot

 

EPILOGUE

Le Secours Populaire a accepté de domicilier le couple, merci à lui

Le Secours Catholique signe le bail glissant, merci à lui

Nous avons reçu de nombreux soutiens dont celui du Vice président du Conseil Général Jean Pierre Bontoux

Le 20 août 2013, la commission d'attribution du bailleur sollicité par la Préfecture a tranché :

ce couple est relogé

 

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  • familles-laiques-de-vaux-le-penil.over-blog.com
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77

AGENDA

 

 

  -oOo-

 

PROCHAINES PERMANENCES "INFO DETTE"

  à VAUX LE PÉNIL

 

 Vendredi 12 novembre 2021

 Vendredi 10 decembre 2021

sur rendez-vous au 

09 75 38 81 13 

 

    Affiche surrendetement RVB    

 

Sinon, toute l'année,  il y a des permanences hebdomadaires à 

 Melun, Dammarie, Le Mée, St Fargeau-Ponthierry, Moissy Cramayel.....

Renseignez vous auprès de notre secrétariat !

Qui sommes nous ?

Association fondée sur le principe de la laïcité,

intervenant dans tous les domaines

 où l'intérêt des familles est concerné.

     logo rose afl

Animée uniquement par des bénévoles, l'association propose différentes actions telles que : Accompagnement scolaire, alphabétisation, info dettes, écoute et soutien des familles, écrivains publics, informatique, échanges de savoir-faire. 

 

Surtout n'hésitez pas à nous laisser des commentaires en utilisant le lien en dessous de chaque article De même, lisez les commentaires, ils vous en inspireront peut-être d'autres Notre PAL est subventionné par la Caisse d'Allocations Familiales 77 et le Conseil Régional d'Ile de France