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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 00:01

Pour son intervention, reportez- vous à la présentation jointe en PDF...Ci dessus

Nous continuons à publier les "actes" du colloque...Comme vous avez pu le constater, nous avons commencé par la conclusion, pour remonter vers le début du colloque.

J.F. CHALOT

_________________________

 

Jean Pierre HAKISIMANA  (LA BANQE POSTALE)

 

Pour son intervention, reportez- vous à la présentation jointe en PDF - (voir ci dessus)

 

Un débat a suivi

DÉBAT

.

Concernant l’accès à ce micro crédit, il y a-t-il une vérification sur le fichage de ces personnes ? Si ces personnes sont fichées ont elle accès à ces aides ?

C’est un outil mis à disposition pour lutter contre le surendettement, cela veut dire tout simplement que lorsque vous êtes fiché à la Banque de France, en théorie et en pratique vous y avez le droit cela dit c’est à la discrétion des banques

Et aujourd’hui que cela soit pour un micro crédit que ce soit pour les autres crédits, avant de vous donner le micro crédit c’est une obligation de consulter la Banque de France

Le micro crédit pour moi c’est une dernière ressource à une situation précaire et si la personne est déjà en situation précaire, elle est surement surendettée, fichée

Il y a deux raisons pour laquelle la personne n’est pas connue :

  • Parce que les banques ne vont pas faire la publicité pour un produit qui n’est pas le leur
  • Vous aussi les associations vous connaissez mal ce produit, c’est un produit pour vous

 

On peut peut être le proposer mais une famille qui a entre 20 000 et 50 000 Euros de dettes, je doute que 3 000 euros soit une réponse même dans l’urgence

Et puis l’association qui le proposera, est ce qu’elle va suivre cette personne, savoir ce qu’elle va faire de ces 3 000 euros ?

Pour avoir quand même proposé le micro crédit, lorsque le micro crédit peut permettre le maintien dans l’emploi il est indispensable, même si la personne est en situation de surendettement, même si la personne est fichée.

Pour permettre à la personne de se maintenir dans l’emploi, chose que j’ai rencontré souvent, pour racheter une voiture par exemple. Il est important de proposer un micro crédit quitte à reporter le délai de remboursement de ces dettes. Cela peut donner un nouveau départ : une formation professionnelle, l’achat d’un véhicule ce qui permet à la personne de trouver un nouvel emploi, de pouvoir commencer à rembourser ces dettes et repartir sur de nouvelles bases.

Il ne faut pas oublier que lorsque la personne a accès à un micro crédit elle a aussi un accompagnement social ce qui permet à la personne de redresser sa situation en tous les cas

 

En ce qui concerne le taux d’intérêt, dans la plupart des Départements le Conseil Général rembourse une partie des intérêts, lorsque la personne a fini de rembourser ces crédits et quelque fois les CCAS se partagent le remboursement des intérêts. De façon à accompagner la personne dans son insertion

C’est plus intéressant de donner un prêt à quelqu’un pour le motiver, à l’accompagner à rembourser son crédit. Cela peut être une solution alternative, plus intéressante qu’une aide

 

Effectivement le débat est bien engagé, il y a de vrais problèmes de fond également, mais nous ne sommes pas là pour faire le procès des banques même si je partage, à l’égard de certaines banques, ce qui vient d’être dit. Mais je pense que ce n’est pas l’objet de notre colloque, nous sommes là pour parler du surendettement et comment sortir du surendettement

La clé de ce dispositif c’est l’accompagnement

Le micro crédit n’est pas une subvention. Le micro crédit est une aide à redresser son budget. Donc il est important que cette personne soit accompagnée pour faire son budget. Parce que la majorité des personnes qui sont en surendettement ne savent pas faire un budget. C’est çà qu’il faut faire : on paye ses charges et après il reste ce qu’il reste.

Donc le micro crédit a pour objectif d’aider la personne pour donner un surplus dans un accompagnement, soit de travail soit la recherche de travail mais pas une subvention. Il y a trop de subvention et les personnes sont attachées à çà. Alors on veut bien les aider, mais l’accompagnement, je crois que c’est l’essentiel.

 

Je voudrais savoir si j’avais bien compris, le micro crédit est un crédit géré par un travailleur social et par conséquent celui-ci va aider et accompagner les bénéficiaires. Donc par conséquent ils ne sont pas dirigés sur des crédits personnels, il y a une sécurité.

 

Au moment de la constitution du dossier de surendettement, il y a des obligations. Avec la personne on examine son compte bancaire pour voir comment cette personne gère son compte bancaire et lui donner des notions. Non le micro crédit n’est pas proposé systématiquement surtout si les personnes ne savent pas gérer leurs dépenses, leur compte bancaire.

 

Si on a déjà un dossier de surendettement, que l’on est fiché à la banque de France, a-t-on le droit au micro crédit ?

Oui tout à fait, les choses ont beaucoup évolué, j’ai eu un couple qui était en surendettement tous les deux, ils avaient une augmentation de salaire au moment où ils ont constitué leur dossier de surendettement, leur voiture étant en panne, ils ne pouvaient plus aller travailler. Donc il fallait absolument racheter une voiture pour les maintenir dans l’emploi. De cette façon il pouvait rembourser leur voiture et continuer à vivre. Sans ce micro crédit ils n’auraient pas pu changer leur voiture et dans la mesure où ils étaient salariés tous les deux ils ont pu acheter une voiture plus importante. Dans ce cas-là on peut aller au-delà des 3 000 euros.

Il faut avoir l’accord de la commission de surendettement, envoyer une demande à la Banque de France en expliquant bien la situation. Il y a une capacité de remboursement qui s’est dégagé. Si cette personne n’a pas son micro crédit la personne perd son emploi. Donc le micro crédit améliore la situation de la famille. Si ce n’est pas le cas il n’y aura pas de micro crédit.

Moi je voudrais parler de certaines personnes qui sont en surendettement, lorsqu’elles présentent des dossiers chez les bailleurs pour avoir un logement si ils sont en surendettement on ne leur accorde pas de logement. C’est un frein pour ces personnes à retrouver un logement donc je voudrais savoir si il y a quelque chose à faire dans ces cas-là

Je proposerais qu’il se rapproche d’association comme l’ADIL, car manifestement ce n’est pas quelque chose de légal, il n’y a pas d’obligation pour un bailleur de refuser un logement.

 

________________________________________________

Jean Marie BONNEMAIRE

 

Il se trouve que dans ma vie professionnelle j’ai été dirigeant d’organisme HLM, donc je connais bien la problématique et je confirme par ce que à certaines occasions, je me suis battu sur cette question- là. Il y a un effet de bannissement dans les organismes HLM, au sein des commissions d’attribution, de ceux qui ont été expulsé pour des dettes de loyer ou parfois pour trouble de voisinage. Je vais même plus loin, il existe de bailleur à bailleur, qu’ils soient publics ou privés de véritables fichiers noirs des personnes qui posent problèmes. Et ça c’est scandaleux, par ce que c’est illégal. Cela veut dire que l’on condamne ces gens- là à être SDF. J’ai dénoncé dans un certain nombre d’instances ce que j’appelle le nomadisme. Les personnes ont eu un pépin, se sont vus expulsées d’une ville et donc d’un département. Ils savent qu’ils ne retrouveront pas de logement et partent se poser à 150 km sur le département voisin. Et donc ils recommencent, car ils sont en défaut de ressource, le temps que les procédures se mettent en œuvre, ils vont durer 3 à 4 ans comme çà et ils vont de nouveau se faire expulser et ainsi de suite.

__________________________________

 

UDAF 77 Marie- Madeleine……PATTIER.

 

A l’UDAF Il y a très longtemps que l’on a parlé du surendettement, la première source de surendettement il y a quelques années était le logement, car des familles partaient s’installer à la campagne pour pouvoir accéder à la propriété sans avoir pensé aux dépenses qui allaient avec. Donc il y a eu une décision qui a été prise entre l’UDAF, la Caisse d’Allocation Familiale le conseil général et la Préfecture de créer un service auquel je suis très attaché, qui s’appelle le service des accédants à la propriété en difficulté. Qui est donc géré par l’UDAF, nous avons des salariés spécialisés pour aller discuter avec les banques et pour essayer de sauver des gens.

Après cela, s’est créé ce service INFO DETTES, le but dans notre département est d’essayer de le mailler. Au départ cela s’est fait surtout dans la région de Melun, il y avait d’autres associations qui agissaient dans le même sens sur Meaux, il y avait aussi une association adhérente de l’UDAF en Ile de France.

Sur les 66 associations de l’UDAF vous avez également Familles Laïques EFA les associations familiales de Fontainebleau. Nous avons été sollicités pour créer un point dans un territoire difficile de la Seine et Marne, le sud Seine et Marne qui devient un désert industriel. Nous avons perdu beaucoup d’entreprises en sud Seine et Marne.

Donc lorsque le conseil départemental de l’accès au droit nous a fortement sollicités pour aller à Nemours. Nous avons commencé depuis Février, je savais que la situation était dramatique.

Nous avons aussi des associations qui font du préventif, un certain nombre d’association s’orientent vers la gestion budgétaire.

Avec l’utilisation systématique des cartes bleues, des chèques beaucoup sont déconnectés de la réalité. Il faut faire attention à rentrer dans le concret. Il faut aussi que dans nos permanences on réapprenne aux personnes à gérer par exemple leurs dépenses alimentaires qui sont quand même essentielles

Je crois à INFO DETTES, mais je crois aussi à tous ceux que l’on peut sauver avant qu’ils rentrent dans la grande spirale. C’est mon plus grand souhait

 

Jean Pierre HAKISIMANA

Jean Pierre HAKISIMANA

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:36

Intervention de Jean Marie BONNEMAYRE, président du CNAFAL

La discussion et les exposés ont été riches. Je voudrais reprendre un certain nombre d’éléments. En 2010 Martin HIRSCH a été écrit un livre qui s’appelait « cela devient cher d’être pauvre ». J’ai été ravi de le lire à l’époque parce que cela corrobore un certain nombre de réflexion de mon organisation, le CNAFAL qui indépendamment d’être une association familiale est une organisation nationale de consommateurs agréée par le Ministère. En effet ce livre confirme que dans la chaîne de l’endettement et donc bien sûr de ceux qui remboursent les dettes qu’ils ont effectuées, il y a aussi des personnes qui s’enrichissent. Je citerais bien sûr quelques exemples

En même temps aussi à la fin des années 70 et début 80 on avait coutume de dire que l’endettement était dû à de la surconsommation et que dans une société de consommation comme il fallait exister à travers l’acte d’achat, l’endettement était dû à cela.

Sauf que ces dernières années cela a complétement changé. La plupart du temps ce n’est pas de la surconsommation. L’endettement, massivement, est dû à un défaut structurel de ressources. Mais on ne le dit pas suffisamment. C’est dire la question de fond.

D’ailleurs les chiffres qui nous ont été donné tout à l’heure que ce soit sur la Seine et Marne ou au niveau National sont éloquents, on est bien obligé de pointer que 13 % des surendettés ont des ressources inférieures au RSA, 50 % des surendettés ont des ressources inférieures au SMIC et l’autre moitié se situe sur des ressources médianes.

Deux tiers des personnes qui sont surendettées, sont des personnes seules (familles mono parentales, veuves …). Parce que à deux on vit mieux que seul et cela était démontré tout à l’heure.

Il faut replacer la problématique sur ce champ-là. C’est bien le défaut de ressources qui fait que l’on a un surendettement. Le problème de fond, c’est que toutes les procédures qui se greffent dessus, sont utiles lorsqu’elles agissent en prévention. Que ce soit dans le champ du paiement du loyer ou des charges ou de la consommation. Mais en même temps, il y a des logiques institutionnelles qui contribuent à enfoncer un petit peu plus les gens.

Toute à l’heure à travers l’accession à la propriété on en a décrit l’une d’entre elle avec au bout la ruine des acheteurs. Une expérience avait été tentée à la fin des années 70 début des années 80, le rachat par les organismes, des maisons ou des propriétés immobilières pour lesquelles les gens n’arrivaient pas à payer. A partir de là, ils devenaient propriétaire bailleurs mais laissaient l’acheteur dans le logement et bien sûr en leur faisant payer un loyer qui permettait de rembourser la dette en l’ajustant dans la durée. C’était une très bonne idée, et je pense que ce serait bien de retravailler cette question plutôt que d’obliger les propriétaires à vendre leur bien, la plupart du temps à perte et donc les conduire à la ruine.

Deuxième élément sur la question de l’endettement immobilier, dans les montages financiers qui sont construits par les banques, il y a un élément que l’on ne rentre jamais en ligne de compte, ce sont les trajets lieu de travail, lieu de résidence. La plupart des lotissements sont construits à la périphérie des grandes villes et de plus en plus loin parce que comme le foncier est de plus en plus cher on construit de plus en plus loin. Même en province habiter à 30 ou 40 km de son lieu de travail, c’est de plus en plus courant. Ça il faut quand même l’analyser !

Second élément, le travail se fait rare, donc on va le chercher de plus en plus loin et à l’heure actuelle les statistiques de l’INSEE montrent que la moyenne générale des personnes qui travaillent et qui vont au travail, c’est 40 km par jour (pas en transport en commun mais en voiture). Cela veut dire que des gens font 100 km pour aller travailler et revenir à leur domicile puisqu’on parle d’une moyenne : certains faisant 10 ou 15 kms. Tout cela, ce sont des frais annexes.

Lors de l’achat d’un logement on n’entre pas du tout en ligne de compte dans les frais d’accession tous les frais induits par le fait que vous avez construit à 30, 40 km de votre lieu de travail. En plus, on voit la modification des contrats de travail. A l’heure actuelle 60 % des contrats qui sont signés sont en CDD et de courte durée, lorsque je dis courte durée c’est parfois 1 mois ou 2 mois. La précarité du travail fragilise les familles…

Je voudrais dire aussi que l’endettement est intrinsèquement lié à la société capitaliste. On montre du doigt les particuliers qui s’endettent, mais je vous rappelle que dans le système financier, l’endettement est licite depuis une quinzaine d’année et qu’il existe même le rachat d’entreprise par effet de levier qui consiste pour les grosses multinationales à emprunter totalement auprès d’une banque l’argent qui va leurs permettre de racheter une entreprise (elles ne déboursent pas de capital) et ensuite elle valorise l’achat qu’elles ont fait au plus fort en faisant monter les actions. C’est une fuite en avant artificielle, un enrichissement fictif que nous avons payé avec la crise de 2008 avec une très grande responsabilité des banques.

Autre problématique, je rappelle qu’en 1945 la France était entièrement ruinée et à reconstruire. Elle a été reconstruite par l’inflation quasiment en 20 ans sous la 4ème République, la France a remboursé toutes les dettes qu’elle avait auprès des banques américaines.

Je lisais que la banque centrale européenne n’arrivait à crée de l’inflation ? Question : effectivement, l’inflation c’est ce qui permet de résorber les dettes. Une inflation qui serait de 4 à 5% permettrait effectivement d’assainir non seulement les dettes des Etats mais aussi les dettes des particuliers. Jusqu’au début des années 80, les gens ont emprunté, il y avait une inflation de 8 à 10%, les dettes étaient remboursées, il n’y avait aucun problème à ce niveau-là. Mais nous n’étions pas dans une économie de rentiers.

Je pense qu’il faut réfléchir au système qui a été mis en place depuis 25 ans, on ne protège que l’économie des rentiers. C’est ça la question de fond, la protection d’une minorité de rentiers qui n’ont pas besoin de travailler. Ces rentiers sont une minorité de gens qui ne vivent que du rendement de leur capital. Donc eux n’ont vraiment aucun intérêt à ce qu’il y ait de l’inflation. Et au contraire plus il y a d’endettement plus ils s’enrichissent. Les politiques ne veulent pas répondre à cette question, parce que ce serait gênant parce que par ricochet cela pose tout un tas de questions.

Dans le domaine du logement, pour la dette d’un loyer, on regarde ce qui se passe sur la chaîne de l’endettement. Au bout de deux mois de retard sur votre loyer on va vous envoyer un recommandé avec AR (le bailleur) ensuite s’il n’y a pas de réaction on fait intervenir un huissier avec un commandement de payer. S’il n’y a pas de réaction à la rigueur il va y avoir un deuxième commandement de payer et ensuite bien évidemment le bailleur assigne au tribunal par rapport à cette dette de loyer. Et l’assignation il faut bien évidemment la payer, comme tous les autres frais et avant même de payer la dette de loyer…

Au tribunal, chiffre officiel des magistrats, pratiquement 99% des personnes assignées au Tribunal ne se présentent pas. Ce qui est un tort car le jugement intervient aussitôt c’est-à-dire l’expulsion.

Nous avons chiffré sur l’ensemble de la chaîne le coût de tout çà, lorsque l’on regarde la moyenne, on se rend compte que finalement le coût collectif pour notre société d’une expulsion locative coûte plus cher que si finalement on avait laissé la personne dans son logement avec l’aide au logement.

Je voudrais moduler mes propos, dans les dettes de loyer, il y a toujours des personnes qui pourraient payer. Mais les gens de mauvaise foi c’est une infime catégorie.

Il en va de même d’ailleurs sur l’ensemble du cycle économique, il y a des acteurs économiques qui contournent la question en mettant en place des cartes de fidélité avec un capital rechargeable et qui incite les gens à les utiliser et cela revient à avoir une carte revolving qui vont petit à petit enfoncer les gens mais ils s’en foutent car il va y avoir des achats ce qui fait marcher le commerce, la fabrication, la distribution … Rappelons que le coût des pertes est bien souvent intégré dans les prix de vente !

On voit bien que là-dessus il y a un problème. Lorsque la loi HAMON a été discutée, nous avons été un certain nombre d’organisations nationales de consommateur à demander la mise en place de ce que l’on appelait un fichier « positif ». Un fichier non pas pour « fliquer » les personnes qui sont endettées mais destiné à détecter les banques qui effectivement abusent des placements de crédits. Parce qu’il n’y a aucun verrou au nombre de crédits que vous pouvez contracter. Ceux qui sont fautifs c’est aussi d’une certaine manière les prêteurs à ce niveau-là.

Enfin, je voudrais dire, je suis assez d’accord sur le fait que nous sommes dans une société qui dématérialise la monnaie et l’argent. Et çà pose un problème, çà veut dire qu’en terme d’utilisation pour maîtriser en permanence l’argent dont on dispose dans ses achats quotidiens cela n’est pas évident. Si on ne prévoit pas un verrou automatique, il y aura problème.

La vraie question posée au jour d’aujourd’hui c’est bien celle de la précarité, la pauvreté des revenus et çà repose une question qui est en train petit à petit de murir, je le constate. Au CNAFAL cela fait 40 ans que l’on défend l’idée d’un revenu social garanti. D’autres l’appellent l’allocation universelle qui se substitue à toutes les autres allocations ou revenus sociaux. Elle existe déjà dans certains pays. Cette allocation consiste à définir un revenu d’existence pour tous quelle que soit notre condition et qui permet de vivre décemment. Ensuite bien sûr il faut que la fiscalité intervienne pour ceux qui n’en ont pas véritablement besoin.

C’est en train petit à petit de mûrir y compris dans des milieux qui au départ y étaient hostiles. Ce sont des pistes qui sont lancées. Cela ne va pas se faire du jour au lendemain, mais il y a des choses à creuser, il y a des modèles à mettre en place en terme de simulation. C’est aussi révolutionnaire que lorsque la première fois on a parlé des retraites, de l’allocation logement, etc …

Voilà l’analyse du CNAFAL.

Colloque du 14 Novembre – Le Surendettement – Vaux le Pénil

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 08:34
COLLOQUE FAMILLES LAIQUES  LE SURENDETTEMENT

Conclusion Jean François CHALOT, secrétaire général du CDAFAL 77

On arrive aux conclusions, je remercie tous les intervenants

Ce matin à 6h45 nous avons pris la responsabilité de ne pas annuler ce colloque, malgré les événements de cette nuit à Paris.

Je pense que c’était important de maintenir cette rencontre citoyenne.

Il y a eu aujourd’hui des échanges avec des bénévoles, avec des personnes qui ont connu ou qui vont connaître des difficultés.

Je voudrais revenir sur la place des institutionnels dans le réseau local de solidarité.

J’ai rencontré le Directeur de la cohésion sociale, et je lui ai dit qu’il est indispensable que les institutions répondent à nos sollicitations.

Quand des bénévoles reçoivent des demandeurs et les aident à remplir un dossier de surendettement, ils effectuent le travail que devraient accomplir les assistantes sociales et les CCAS .

En retour il faudrait que les institutions comme la CAF et les Maisons Départementales de la Solidarité puissent nous répondre immédiatement lorsque nous recevons des familles qui sont dans l’extrême urgence..

Nous avons eu plusieurs fois des personnes en grande détresse ;

Il fallait réagir immédiatement. Heureusement que nous avions le Secours Populaire de Vaux le Pénil et de Melun qui apportait, presque de suite, l’aide alimentaire.

Parfois il fallait qu’un logement soit disponible rapidement, sinon les enfants risquaient d’être placés.

Dans ces cas-là, nous devrions pouvoir contacter directement un travailleur social.

Le Directeur de la DDCS m’a promis qu’une réunion sera montée.

En ce qui concerne l’accompagnement des familles, le collectif info -dettes a commencé à mener un travail de prévention auprès des familles dans le domaine de la gestion du budget.

Nous venons de répondre à un appel de projet venant du ministère.

Notre projet consiste à accompagner les familles qui reçoivent l’avis de recevabilité , afin de les aider à respecter le plan, en leur proposant des outils et une démarche.

Lorsque nous proposons à des personnes qui ne sont pas encore en surendettement un module de formation, très peu de personnes répondent à notre appel.

Quand une famille vient en permanence pour remplir un dossier, un lien se constitue entre le bénévole et le demandeur….la proposition d’accompagnement prolongé avec des apports sur le tri des papiers et leur gestion reçoit un écho favorable.

Les bénévoles et un certain nombre de personnes présentes aujourd’hui sont très intéressés par la question du surendettement.

La proposition que je fais est de refaire en janvier une formation ouverte.

Je voudrais terminer mon propos en vous remerciant toutes et tous et en rendant hommage à notre ami Jean Métreau qui a eu le premier l’idée de mettre sur pied un collectif info-dettes.

Il est mort cette année et il nous manque beaucoup.

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ARTICLE DU PARISIEN PARU LE JOUR DU COLLOQUE

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/seine-et-marne-pourquoi-les-chiffres-du-surendettement-baissent-13-11-2015-5273219.php

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 16:17
Un colloque endeuillé

Familles Laïques de Vaux le Pénil et Seine et Marne a une nouvelle fois organisé un colloque sur un thème porteur et touchant à la Famille qui s'est tenu ce samedi 14 novembre.

Compte tenu du contexte, aux premières heures de la matinée, ses responsables se sont posé la question de son maintien ou non, et en l'absence de consigne particulière, et par conviction, c'est à dire le refus de se laisser gagner par la peur et donner raison au terrorisme, il a été décidé de ne pas l'annuler.

Alors que les premières personnes étaient déjà arrivées, les premières directives sont tombées, et malgré cela, le colloque s'est tenu.

A l'appel de Colette LLECH, représentant Pierre HERRERO maire de Vaux le Pénil, nous avons observé une minute de silence en hommage aux victimes de la nuit.

Le silence était impressionnant, et chacun a convenu qu'il était bien de poursuivre.

Dans nos prochaines pages nous reviendrons sur son contenu et sur les débats qui se sont tenus, et qui ont été riches d'enseignements pour tout le monde.

Ce sont plus de 70 personnes qui ont donc passé la matinée ensemble à échanger librement et sans complaisance ni hypocrisie.

C'est une bonne affluence, d'autant plus que des personnes élues qui s'étaient inscrites ne sont pas venues car retenues dans leurs communes.

INFORMATION IMPORTANTE

Toutes les activités de Familles Laïques, comme celles de toutes les autres associations pénivauxoises sont, jusqu'à nouvel ordre, suspendues ce lundi 19 novembre.

En conséquence,

les cours d'informatique du lundi matin

les cours de français langue étrangère du lundi après midi

ainsi que l'accompagnement à la scolarité du lundi soir

sont annulés.

Patrice THEVENY,

Président de Familles Laïques Vaux le Pénil

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 06:28
UN COMBAT SOCIAL ET SOLIDAIRE

« Mais vous faites le travail des professionnels »

« Vous palliez les insuffisances de l’Etat »

Ce sont là des remarques qui sont régulièrement faites aux militants associatifs qui interviennent dans le champ de la solidarité.

Et encore, il ne s’agit là que des remarques les plus sympathiques…..

Je passe sur les commentaires désobligeants et déplacés de celles et de ceux qui, mettant tout le monde dans le même sac, prétendent que les associations sont des « pompes à fric ».

Il s’agit là d’une méconnaissance de la réalité du terrain…..

La plupart des associations locales et départementales ne reçoivent pas de subventions et offrent des services, gratuitement.

Le collectif info-dettes qui assure des permanences d’accompagnement surendettement en Seine ne perçoit aucune subvention.

Ce sont des bénévoles et exclusivement des bénévoles qui reçoivent des familles et les aident à remplir un dossier « surendettement ».

Très, très peu d’entre eux demandent un remboursement du transport et ce remboursement est assuré par les finances associatives, grâce aux cotisations des adhérent(e)s.

Si l’Etat et les institutions assuraient correctement leurs missions, en cohérence avec l’article 1 de la Constitution de la République :« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale » les associations de solidarité auraient une intervention autre….

Evidemment, les associations de solidaire pourraient refuser de remplir des missions qui devraient être remplies par les institutions publiques !?

Que deviendraient alors les familles en grandes difficultés, seules, sans soutien ?

Poser la question, c’est y répondre : sans les associations, beaucoup de personnes isolées, perdues, voire désespérées pourraient sombrer dans la dépression….

Il nous est arrivé souvent, de rencontrer dans nos permanences des personnes au bout du rouleau à qui nous avons offert un soutien salutaire….

AIDER, ACCOMPAGNER DES FAMILLES CE N’EST PAS SE CONTENTER DE FAIRE DU REPLATRAGE :

LES ASSOCIATIONS D’EDUCATION POPULAIRE PARTICIPENT AU COMBAT SOCIAL ET SOLIDAIRE.

Elles interpellent les pouvoirs publics, dénoncent publiquement des décisions législatives , réussissent parfois à faire reloger une famille…..

Ces associations, nos associations de solidarité se situent sur le terrain social et sur le terrain politique, le terrain politique compris dans son acception l arge et non politicienne.

Le colloque que l’association familiale laïque de Vaux-le-Pénil organise samedi 14 novembre 2015 est un espace d’échanges, l’objectif n’étant pas de débattre pour débattre mais d’aboutir à ce que le réseau local de solidarité qui s’est constitué sur l’agglomération puisse s’appuyer sur un soutien des services du Conseil Départemental, de ceux de la CAF et des CCAS.

Si nos associations acceptent de continuer à aider les demandeurs à remplir les dossiers de surendettement, elles demandent un « retour sur investissement », c'est-à-dire que les institutions prennent le relai quand cela est nécessaire :

  • Aide alimentaire ;
  • Intervention d’assistantes sociales ;
  • Versement de l’APL quand le dossier est recevable ….

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POUR AVOIR DES INFORMATIONS

UN SITE A VISITER CAF 77 VIE DE FAMILLE

https://www.caf.fr/vies-de-famille/accident-de-vie-precarite/difficultes-financieres/surendettement-des-solutions-existent

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 08:59
LE REPAS PARTAGE A 1 € PREPARE PAR LA SEGPA DU COLLEGE PIERRE BROSSOLETTE A MELUN
LE REPAS PARTAGE A 1 € PREPARE PAR LA SEGPA DU COLLEGE PIERRE BROSSOLETTE A MELUN

C’était un repas de rêve préparé par les élèves

Il y avait 29 adultes et deux enfants, le repas s'est bien déroulé. Nous avons souhaité l'anniversaire avec un peu de retard de Natacha, bénévole née le 31 Octobre et qu’on voit sur la photographie jointe.

Menu

Amuse- bouche : Verrine de Poivron grillé, Verrine d’asperges et saumon

Entrée : tagliatelle de courgette coriandre citron / Tomate mozzarella /Endive Pomme et Noix

Plat : Epaule d’agneau confis/ Coq au vin – champignon s / Poulet fermier

Gratin dauphinois - Flan (mousseline) de carottes

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 06:57
Dossier de surendettement ; protection des débiteurs


Le dépôt d’un dossier de surendettement présente souvent un caractère d’urgence pour les particuliers en difficulté car, s’il est proposé complet à l’agence de la Banque de France du domicile, et qu’il est jugé recevable par la Commission de surendettement qui l’examinera, la recevabilité entraîne automatiquement :

  1. la suspension des mesures exécutoires dont le débiteur peut faire l’objet (procédure d’expulsion, relance d’huissiers…)

  2. La remise en place des aides au logement qui ont pu avoir été suspendues pour impayés de loyer.

On s’appuiera sur le texte ci-dessous qui reproduit les termes de la Loi fixant les modalités de la procédure de surendettement si un créancier, ou la Caisse d’Allocations Familiales ne respectait pas ces obligations.


……Article L331-3-1 du Code de la Consommation

La décision déclarant la recevabilité de la demande emporte suspension et interdiction des procédures d'exécution diligentées à l'encontre des biens du débiteur ainsi que des cessions de rémunération consenties par celui-ci et portant sur les dettes autres qu'alimentaires. Les procédures et les cessions de rémunération sont suspendues ou interdites, selon les cas, jusqu'à l'approbation du plan conventionnel de redressement prévu à l'article L. 331-6, jusqu'à la décision imposant les mesures prévues par l'article L. 331-7, jusqu'à l'homologation par le juge des mesures recommandées en application des articles L. 331-7-1, L. 331-7-2 et L. 332-5, jusqu'au jugement prononçant un redressement personnel sans liquidation judiciaire ou jusqu'au jugement d'ouverture d'une procédure de rétablissement personnel avec liquidation judiciaire. Cette suspension et cette interdiction ne peuvent excéder deux ans. Toutefois, lorsqu'en cas de saisie immobilière la vente forcée a été ordonnée, le report de la date d'adjudication ne peut résulter que d'une décision du juge chargé de la saisie immobilière, saisi à cette fin par la commission, pour causes graves et dûment justifiées.

Cette suspension et cette interdiction emportent interdiction pour le débiteur de faire tout acte qui aggraverait son insolvabilité, de payer, en tout ou partie, une créance autre qu'alimentaire, y compris les découverts mentionnés aux 10° et 11° de l'article L. 311-1, née antérieurement à la suspension ou à l'interdiction, de désintéresser les cautions qui acquitteraient des créances nées antérieurement à la suspension ou à l'interdiction, de faire un acte de disposition étranger à la gestion normale du patrimoine ; elles emportent aussi interdiction de prendre toute garantie ou sûreté.

Le débiteur peut toutefois saisir le juge du tribunal d'instance afin qu'il l'autorise à accomplir l'un des actes mentionnés à l'alinéa précédent.

La décision déclarant la recevabilité de la demande emporte rétablissement des droits à l'aide personnalisée au logement et aux allocations de logement. Le déblocage des allocations de logement s'effectue dans les conditions prévues aux articles L. 542-7-1 et L. 831-8 du code de la sécurité sociale.

Source : http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000027783213&cidTexte



Info-Dettes

06 novembre 2015

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 08:37
Un repas halloween à 1 €

Le vendredi 30 octobre à midi, Familles laïques de Vaux le Pénil et le Sentier ont organisé un un repas partagé à 1 € dans le local de Familles laïques

Au menu, un repas inédit :

. Entrée

Pierre tombale ensanglantée et cheveux de Frankenstein

(mini pizza et salade)

Plat

Lapin écrasé sur son lit de paille visqueux

(lapin à la moutarde et pâtes)

Plateau de moisissure

(fromage)

Dessert empoisonné de fantôme avec son jus des ténèbres

(petit gâteau et glace avec un café ou un thé)

Toutes les salles étaient transformées en salle de restauration, de déguisements et de jeux.

19 adultes et 14 enfants ont partagé ce repas extraordinaire, animé et égayé….

Les maquillages étaient soignés et l’ambiance très détendue

Il y avait des habitués mais aussi des nouveaux, ce qui nous a bien fait plaisir.

L’intergénération était au rendez- vous , le plus jeune n’a pas deux ans alors que la doyenne atteint les 84 ans mais ne les fait pas.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 06:53
Budget logement 2016 : une régression historique


Rassemblement Place Édouard HERRIOT
MERCREDI 28 OCTOBRE, à partir de 17h
(métro “Assemblée Nationale
”)


Nous avons pris connaissance du projet de budget logement présenté par le gouvernement, et qui sera discuté mercredi 28 octobre à l’assemblée nationale. Nous désapprouvons vivement ce projet pour les raisons suivantes :

Disparition des aides à la pierre pour les HLM en 2016 :
Pour la 1ère fois depuis au moins 50 ans, l’État supprime les subventions à la construction de logements sociaux et très sociaux. Désormais, les bailleurs sociaux devront compter sur leur propre trésorerie pour financer les futurs HLM.

En effet, l’État ne devrait pas mettre un euro dans le fond national des aides à la pierre annoncé par le président Hollande, c’est un recul historique qui révèle le désengagement de l’État dans ce secteur, et les risques qui pèsent désormais sur la construction de logement à loyer accessible aux classes populaires, d’autant plus que le Livret A est également fragilisé (baisse des taux et décollecte)

Nous rappelons que la trésorerie des bailleurs est issue des loyers et donc des locataires. Ce n’est pas aux classes populaires de financer le logement social de demain, c’est à la solidarité nationale !

Les organisations signataires dénoncent cette régression historique, sont hostiles à la création de ce fond qui n’est qu’un leurre, et exigent le rétablissement des aides à la pierre dans le budget 2016.


Baisse voire la suppression des APL pour 600 000 locataires modestes :
Elles pourront être supprimées pour les locataires du secteur privé qui malgré de faibles ressources payent un loyer cher, petit et souvent indécent, autrement dit les mal logés, les jeunes... C’est une mesure brutale, car elle sanctionnera les locataires du privé qui consacrent déjà plus de la moitié de leur revenu au loyer. Pour justifier la mesure d’économie, qui va accroître les expulsions, le gouvernement accuse ces locataires déjà en difficulté d’avoir des “ressources cachées” .

De plus, les allocations logements seront réduites pour les locataires modestes qui détiennent un patrimoine (petite maison ou mobil-home pour passer les vacances, Livret A et autre épargne défiscalisée, biens divers ...), les contraignant ainsi à s’en séparer ou à être expulsés.

D’autres mesures sont programmées qui impacteront les allocataires, notamment les jeunes, donc les ménages modestes.


Maintien de cadeaux fiscaux disproportionnés pour les riches, les promoteurs et les banques :
Environ 3 milliards d’euros seront encore consacrés aux réductions d’impôt octroyées aux investisseurs qui achètent des logement locatifs neufs, par exemple pour y loger leurs enfants ou leurs parents ...
Plusieurs milliards seront aussi mobilisés à relancer le secteur de l’accession à la propriété sinistré par la cherté du logement.

Les promoteurs et les banques sont les principaux bénéficiaires de ces deux secteurs économiques.
Or la production massive de logements sociaux serait créatrice de plus d’emploi et de moins d’inégalité .


Les signataires dénoncent ces choix qui creusent les inégalités sociales, aggravent la crise du logement, et demandent une réorientation déterminante de la politique du logement vers la production massive de logements sociaux, le soutien aux locataires et aux mal logés :

  • Rétablissement des aides à la pierre à hauteur minimum de 1 milliard d’euro pour le logement social
  • Renforcement des APL
  • Suppression des aides à l’investissement locatif, aux promoteurs et aux banques
  • Baisse et encadrement des loyers et des charges, notamment dans les secteurs tendus;
  • ...


Premiers signataires :


Premiers signataires :
CNL, DAL, CNAFAL, COPAF .
..

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 06:41
IL Y A  TOUJOURS UNE SOLUTION AVANT D’EN ARRIVER LA

Je suis persuadé, même si la situation est difficile, qu’il est possible de s’en sortir.

C’est avec stupeur et tristesse que j’ai pris connaissance de ce drame survenu dans le Nord de la France :

Haubourdin (Nord) : face au surendettement, il tue sa famille et se suicide – metronews

« Un père de famille de 42 ans aurait ainsi tué ses trois enfants et leur mère, 40 ans, avant de se donner la mort. Les enfants, une fille et deux .. »

Je ne commenterai pas cet acte de désespoir mais comme d’autres bénévoles qui assurent des permanences d’accompagnement de personnes surendettées, j’ai rencontré des personnes accablées, au bout du rouleau.

C’est ainsi qu’un jour, à Melun, un cadre ayant tout perdu : son emploi, sa maison qu’il a dû revendre et son épouse suite à une séparation douloureuse s’est effondré.

Il ne tenait plus à l’existence.

Nous avons essayé de lui remonter le moral en lui assurant de notre soutien.

Oui, il y a toujours une solution possible pour éviter qu’une famille se retrouve sans rien, sans moyen financier et sans perspective.

Dans les permanences que notre collectif « INFO-DETTES » assure bénévolement, notre savoir- faire et notre savoir être peuvent aider une famille à monter et à déposer un dossier de surendettement recevable.

Le savoir- faire est technique, les formations nous ont bien aidé.

Le savoir-être, c’est avant tout un code de déontologie : le bénévole n’émet aucun jugement de valeur et garde confidentielles les informations reçues et d’ailleurs nous ne gardons aucune copie des dossiers.

Seuls les demandeurs peuvent nous recontacter quand ils reçoivent leur plan de la Banque de France, s’ils souhaitent un coup de main.

Les personnes reçues ne sont pas invitées à adhérer à une association….Il s’agit là d’un principe accepté par le collectif.

Notre action collective et solidaire sur Melun a commencé en 2007 et nous connaissons de nombreuses familles qui ont réussi à repartir sur des bonnes bases.

D’autres restent en grande difficulté car il est difficile de survivre avec un RSA et sans travail mais parmi elles, certaines réussissent tant bien que mal à surnager.

Le samedi 14 novembre, les associations porteuses du projet tiennent un colloque pour faire le point, développer l’action, lui donner de l’ampleur et avancer dans le champ du partenariat.

Ce colloque ouvert à tous se tiendra à Vaux-le-Pénil de 9 H à 13 Heures.

En ce qui concerne les associations, un grand pas est franchi avec la mise en vie d’un réel réseau local de solidarité.

Il faut vraiment que l’on arrive à mutualiser nos actions avec les services sociaux car quand il s’agit

de suivre et d’accompagner des personnes fragiles, il y a besoin de l’intervention de personnels qualifiés.

Nous avons déjà des actions communes-chacun restant dans son champ propre- avec des travailleurs sociaux.

Mais il faut aller plus loin car parfois il ne faut pas attendre et nous devons pouvoir disposer d’un relais immédiat.

Voici l’un des enjeux de ce colloque

Jean-François Chalot

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  • familles-laiques-de-vaux-le-penil.over-blog.com
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77

AGENDA

 

 

  -oOo-

 

PROCHAINES PERMANENCES "INFO DETTE"

  à VAUX LE PÉNIL

 

 Vendredi 11 septembre 2020

 Vendredi 09 octobre 2020

 Vendredi 13 novembre 2020 

sur rendez-vous au 

09 75 38 81 13 

 

    Affiche surrendetement RVB    

 

Sinon, toute l'année,  il y a des permanences hebdomadaires à 

 Melun, Dammarie, Le Mée, St Fargeau-Ponthierry, Moissy Cramayel.....

Renseignez vous auprès de notre secrétariat !

Qui sommes nous ?

Association fondée sur le principe de la laïcité,

intervenant dans tous les domaines

 où l'intérêt des familles est concerné.

     logo rose afl

Animée uniquement par des bénévoles, l'association propose différentes actions telles que : Accompagnement scolaire, alphabétisation, info dettes, écoute et soutien des familles, écrivains publics, informatique, échanges de savoir-faire. 

 

Surtout n'hésitez pas à nous laisser des commentaires en utilisant le lien en dessous de chaque article De même, lisez les commentaires, ils vous en inspireront peut-être d'autres Notre PAL est subventionné par la Caisse d'Allocations Familiales 77 et le Conseil Régional d'Ile de France