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Familles Laïques de Vaux le Pénil 4, Place Beuve et Gantier 77000 VAUX LE PENIL Téléphone : 09.75.38.81.13. Courriel : familleslaiques.vlp@orange.fr |
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Le samedi 9 décembre 2017, à partir de midi, un grand moment convivial et festif s'est déroulé au Manège de la Ferme des Jeux de Vaux le Pénil, structure mise gracieusement à disposition par la ville.
Deuxième édition du genre. L'an dernier cela s'appelait "C'est déjà Noël". Cette année, la notion de partage a été mise ne avant "Noël partagé".
En effet partage est le maître mot puisque ce sont plusieurs associations et leurs bénévoles qui se sont unies et réparties le travail.
Au départ c'est le Comité des Fêtes qui avait l'idée de créer un après-midi festif à l'intention des plus démunis et offrir à des familles un moment de fête aux approches de Noël.
Dans le même temps, Familles Laïques avait commencé son opération "repas solidaires à 1 € minimum" une fois tous les 15 jours.
De son côté, le Secours Populaires organisait son propre réseau de contact avec le Père Noël afin que ce dernier puisse n'oublier aucun enfant sage.
La synergie et la volonté, l'enthousiasme de tous a fait le reste. Chacun avec ses propres partenaires. Aussi convient-il d'ajouter (j'espère n'oublier personne) la Ville de Vaux le Pénil, l'Association "Le Sentier" de Melun, l'Association des Commerçants de Vaux le Pénil ainsi que des commerces indépendants,....
Pour réussir une telle opération c'est tout un travail en amont, quelques jours avant et bien entendu le jour J.
Chacun son domaine : le Secours Populaire pour la partie cadeaux aux enfants, tombola pour les tout le monde. Le Comité des Fêtes pour l'animation, cette année un spectacle de magie. Familles Laïques pour le repas.
Partage aussi car l'objectif est de mélanger les milieux sociaux c'est ainsi que se retrouvent autour des tables des gens vivants dans la rue, des familles aux revenus très modestes et des personnes plus aisées qui, en participant au dessus des 3 € minimum demandés, contribuent à l'équilibre budgétaires de l'opération : tout comme les dons en nature et financier.
Les bénévoles, je n'en citerai aucun afin de n'oublier personne, ont donné de leur coeur, de leur temps et leur récompense, c'est le sourire et la joie de tous.
Mine de rien, un énorme travail mais oh combien gratifiant même si le but recherché n'est pas là mais bel et bien dans l'esprit du partage et la volonté d'adoucir le chemin parfois difficile de certains.
Un grand, un immense merci à tous !
Patrice THEVENY, président de Familles Laïques de Vaux le Pénil
Merci à Louise T et Bernard H pour ces premières photos
En introduction de ce colloque, le Président de Familles Laïques a rappelé qu'il s'agissait là du dixième que l'association familiale pénivauxoise organisait.
Un thème différent chaque année, comme en témoignage la rétrospective d'affiches ci-dessus, toujours en relation avec l'une de ses activités ou touchant au plus près les familles.
Il rappelle aussi le colloque du samedi 14 novembre 2015, de triste mémoire, le lendemain des attentats de Paris, précédé d'une longue minute de silence que tous ensemble nous avions décidé de maintenir pour le pas laisser gagner la barbarie et le fanatisme.
Occasion de remercier en tout premier lieux les nombreux bénévoles qui font la richesse de l'association, la ville de Vaux le Pénil pour son soutien, tous les organismes et partenaires, sans oublier la structure départementale présidée par Jeannine JOUANIN.
Il laisse ensuite la parole à Jean-François CHALOT, coordonnateur du colloque qui se charge de présenter les différents intervenants, dont Colette LLECH, maire adjointe chargée entre autres des solidarités.
Patrice THEVENY
Intervention de Madame LLECH, représentant la ville de Vaux le Pénil
Monsieur le Président,
Mme la Conseillère départementale,
M. l’Inspecteur d’Adjoint représentant Mme la Directrice des services départementaux de l’Education Nationale,
M ou Mme représentant Mme la directrice de la MDS de Melun Val de Seine,
M. la Présidente du CDAFAL 77,
M. le représentant de la CAF
Mmes, MM les élus,
Mmes, MM les présidents et responsables d’associations
Mmes, MM chers amis,
M.Herrero, maire de Vaux le Pénil, qui ne peut être présent à l’ouverture de vos travaux me prie de l’excuser. Il fera son possible pour nous rejoindre dans la matinée et donc en son absence, je vous adresse ce bref message introductif
Familles Laïques est une association dont le dynamisme n’est plus à démontrer depuis déjà longtemps dans tous les secteurs où la solidarité est un pilier essentiel du vivre ensemble.
Mais à cet élan, il faut ajouter la volonté d’effectuer un travail de réflexion constructive et ouverte sur des questions ou des problèmes qui peuvent sembler différents et pourtant se posent dans notre société.
Cette volonté de « coller » ainsi à une actualité complexe doit être saluée et elle doit nous faire tous réfléchir, voire repenser nos approches et nos modes de fonctionnement.
Sans faire un récapitulatif qui pourrait être fastidieux, et d’ailleurs, je me félicite de l’initiative aussi efficace qu’esthétique d’avoir ainsi apposé les différentes affiches qui ont été réalisées pour annoncer les thèmes de chaque colloque tout au long de ces années, car il a été très pertinent de mettre l’accent une année sur le surendettement, une autre année sur la santé des jeunes ou l’an passé sur la pauvreté sur le territoire de Melun Val de Seine pour ne citer que ces exemples.
La richesse des informations fournies et je tiens, à ce propos, à saluer particulièrement les riches travaux toujours passionnants de M.Delecourt sociologue et les débats qui s’engagent permettent échanges et questionnements dans le public et aussi avec les intervenants qui peuvent apporter de précieux éléments d’information et être aussi interpellés. Qu’ils soient chaleureusement remerciés d’accepter de se prêter ainsi, à cette vie démocratique qui fait tout le sel des colloques de familles laïques. Et les perspectives envisagées et annoncées pour l’année prochaine ne peuvent laisser indifférents tous les acteurs de la solidarité et donc de l’égalité
Encore merci M. le Président d’avoir voulu et réussi à organiser ce nouveau temps de débat sur une question qui devient dans tous les aspects de la vie quotidienne une difficulté, souvent insurmontable et la cause de nouvelles discriminations.
La fracture numérique dans tous ses aspects peut avoir des conséquences dramatiques. Lutter contre cette nouvelle forme de relégation sociale doit être pour nous une obligation majeure. Il ne s’agit pas de morale, il s’agit tout simplement d’égalité, pilier des fondements de la citoyenneté et de la République. C’est donc un combat qu’il nous faut tous mener ensemble.
Nous le pouvons et nous le devons.
Je vous remercie.
Je tiens tout d’abord à remercier Patrice THEVENY, Président de Familles Laïques de Vaux le Pénil et son conseil d’administration de m’avoir fait l’honneur de m’inviter ce matin
Et aussi Jean-François CHALOT en sa qualité de Secrétaire Général du CDAFAL 77 de m’avoir sollicitée au titre de mes fonctions de Conseillère Départementale pour soutenir l’organisation de ce colloque.
Comme plusieurs d’entre vous le savent en effet, je suis toujours attentive non seulement aux initiatives de tous ceux qui œuvrent pour l’amélioration des conditions de vie des habitants de notre territoire,
Mais aussi aux grandes difficultés que rencontre une partie importante de la population de notre bassin de vie, que ce soit en ce qui concerne leurs conditions de vie les plus basiques comme pour ce qui est de leur accès au droit.
Et le thème qui a été retenu cette année pour ce colloque relève bien de cette question de l’accès égalitaire aux droits qui fonde notre République. Et ce dans le contexte très directif qu’a instauré la toute jeune Loi pour une République Numérique du 7 Octobre 2016.
Monsieur le Président, vous m’avez indiqué que le but de ce colloque était de faire le point sur la situation et de dégager des pistes de réflexion.
C’est pourquoi il m’a paru intéressant de vous parler succinctement de l’expérience que le Conseil Départemental mène depuis 2011 en direction des collèges via les Espaces Numériques de Travail (ENT) et plus récemment via le dispositif Cantinéo.
En ma qualité de conseillère départementale je suis membre du conseil d’administration de tous les collèges de mon canton, c’est-à-dire des 5 collèges publics des alentours : La Mare aux Champs, Pierre Brossolette, Jacques Amyot, les Capucins et Frédéric Chopin.
Parmi ces collèges 2 sont en REP (Réseau d’Education Prioritaire) et 1 en REP+. Ils accueillent donc des élèves issus de familles souvent modestes, issues de la diversité, migrantes et au sein desquelles, pour environ 45% d’entre elles, on ne parle pas Français.
Or, on constate que ces collèges se sont approprié différemment cet outil numérique qu’est l’ENT :
Cette appropriation, qui fait le succès de l’ENT a été rendue possible par le fait que le Conseil Départemental a mis à disposition des équipes pédagogiques des outils, mais n’a pas cherché à imposer des solutions.
Les techniciens ont servi de médiateurs, de facilitateurs pour les enseignants et les principaux, qui sont restés seuls décisionnaires de leurs choix d’utilisation de ces outils.
La prochaine étape va consister à proposer l’utilisation de cet ENT aux écoles primaires et aux lycées afin qu’il y ait une continuité dans l’utilisation de l’outil.
On touche ici à une caractéristique fondamentale de la transformation numérique : celle-ci se fait de manière d’autant plus constructive qu’elle est partagée et déclinée à tous les échelons de la société (ici les communes pour les écoles, le Département pour les collèges et la Région pour les lycées) dans une logique de proximité et de co-construction.
En ce qui concerne CANTINEO, l’expérience est beaucoup plus récente, puisqu’elle date de la rentrée scolaire 2016.
CANTINEO est une aide financière apportée par le Conseil Départemental à la restauration scolaire des collégiens. Cette aide, pour être obtenue, doit être demandée via une télé procédure.
Pour préparer l’utilisation de ce télé service, au printemps 2016, les familles ont reçu un courrier d’information les avisant qu’elles devraient remplir un formulaire en ligne à la rentrée. Mais dans les collèges en REP et REP + les familles n’ont pas prêté attention à ce courrier, soit parce qu’elles ne lisent pas le Français, soit parce qu’elles n’ont pas compris le caractère contraignant de la télé procédure.
En conséquence, à la rentrée 2016, beaucoup moins de familles ont demandé à bénéficier de l’aide à la restauration scolaire. Et ce sont les gestionnaires des collèges en question qui ont dû faire venir les familles – ou parfois les collégiens seuls- pour remplir les dossiers en ligne, car même les collégiens n’étaient pas capables de les remplir.
Dans ce cas précis, on peut considérer que notre démarche, qui s’inscrit cependant dans la droite ligne de la loi pour une République Numérique et qui a fait de notre collectivité un organe innovant, n’a pas été immédiatement opérationnelle et a même eu des effets sur le moment contre productifs.
Nous devons reconnaître dans ce cas que nous avons manqué d’anticipation et que nous avons zappé la phase d’expérimentation qui nous aurait permis de détecter les faiblesses du dispositif.
De ces 2 expériences, Mesdames, Messieurs, voici ce que je retiens :
Intervention de Christian DELECOURT au colloque "accès pour tous au numérique"
1/ L’univers du numérique : de quoi parle-t-on ?
L’univers du numérique recouvre l’ensemble des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) qui imprègnent notre quotidien à travers une multitude d’outils et d’applications de toutes sortes.
Je vais donner quelques exemples de ces applications mais ce n’est bien entendu pas exhaustif, c’est simplement pour donner une idée des bouleversements qui sont liés à la révolution numérique.
Dans le secteur des démarches administratives
On peut citer par exemple la création récente de l’Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANTS) pour faire sur internet toutes les démarches relatives au passeport, titre de séjour, visa, permis de conduire, points de permis, carte grise…
On peut également citer l’obligation progressive d’ici 2019 pour tous les contribuables disposant d’un accès internet de faire leur déclaration de revenus en ligne (au dessus de 28.000 en 2017 puis au dessus de16.000 en 2018) et également d’en faire le paiement en ligne (à partir de 2000 euros en 2017, puis 1000 euros en 2018 puis 300 euros pour 2019 puis pour tout le monde à partir de 2020)
On peut citer encore le programme de « CAF numérique » développé depuis 2015 par la CAF de Seine et Marne dont un représentant de la CAF viendra nous parler
Dans le secteur de la santé
On peut citer le développement de la télémédecine qui permet de faire des consultations à distance afin de pallier la pénurie de médecins dans certains territoires, mais on peut également parler de la carte vitale dont la puce électronique devrait permettre à terme de contenir le dossier médical des patients.
Enfin l’explosion des sites web sur la santé a aussi multiplié une nouvelle forme de relation patient-soignant avec le développement de l’auto diagnostic et de l’auto médication jusqu’à ce phénomène de ventes directes de médicaments de contrefaçon via internet qui constitue un véritable problème de santé publique.
Dans le secteur de l’emploi
L’application des Technologies de l’Information et de la Communication se fait sentir de manière extrêmement variée.
Tout d’abord à peu près tous les métiers sont aujourd’hui impactés par ces technologies et la crainte légitime est que le travail humain soit supplanté par le travail automatisé, ce qui est déjà largement le cas dans le secteur de l’industrie.
De plus les besoins en qualifications dans la conception, la maintenance et l’utilisation de ces nouvelles technologies modifie le marché de l’emploi : les personnes les moins qualifiées sont aujourd’hui à la fois celles qui risquent le plus de ne pas trouver de travail mais également celles qui risquent le plus de voir leurs possibilités de travail soient concurrencées par des robots.
D’où la double question qui a été soulevée lors de la campagne électorale : d’une part la taxation des robots, d’autre le revenu universel.
Au-delà de la robotique une autre conception du travail se fait jour également avec le travail à distance qu’on appelle également télétravail. Cette façon de travailler va probablement se développer dans les prochaines années notamment pour économiser les temps de trajets mais avec le risque de perturber la vie familiale en introduisant la sphère du travail au domicile.
Par ailleurs le numérique a aussi des conséquences internes sur les relations de travail dans les entreprises : il est intéressant de constater que la recherche d’une plus grande traçabilité grâce aux messageries de type e-mail peut avoir des conséquences négatives sur la communication interne. Les salariés s’écrivent par mail et ne se parlent plus. Comment savoir ce que l’autre comprend ?
Enfin concernant la recherche d’emploi, l’internet permet de mettre plus facilement l’offre et la demande, parfois avec des entretiens à distance (par exemple via Skype) mais il faut également savoir que 12 % des demandeurs d’emploi n’utilisent pas internet.
Dans le secteur de l’éducation
L’éducation est un des secteurs parmi les plus concernés par les technologies numériques. Ainsi l’enseignement à distance offre une plus grande accessibilité au savoir, notamment pour les personnes handicapées. Mais d’une manière générale ce sont les plus diplômés qui utilisent et bénéficient le plus de ces enseignements à distance.
D’autre part l’éducation est également impactée par ce qu’on pourrait appeler le bon usage des écrans chez les enfants et les adolescents (rappelons ici une récente étude qui avait mis en évidence que le sommeil des enfants est menacé par l’excès d’usage des smartphones, notamment la nuit) et au-delà se pose la question plus large de la surinformation qui impose une véritable démarche pédagogique sur le « savoir chercher » et le « savoir trier » sur internet. C’est le sens du Passeport Internet et Multimédia (PIM) mis en place par l’Agence du numérique pour les enfants comme pour les adultes.
Plus globalement la vie quotidienne est fortement impactée par les Technologies de l’Information et de la Communication. Par exemple avec le développement de ce qu’on appelle les objets connectés et le développement de la domotique (réglage du chauffage, télésurveillance, téléalarme, etc…), par exemple avec le développement de la géolocalisation (le GPS) qui facilite la mobilité géographique et enfin avec la transformation des modes de consommation liés à l’achat sur internet.
Beaucoup d’autres exemples pourraient être donnés des transformations actuelles, et ce serait trop long, mais je voudrais tout de même dire un mot sur la question de la citoyenneté en attirant votre attention sur le fait que l’expression numérique devient aussi une nouvelle forme d’expression avec ses avantages (par exemple les pétitions en ligne) mais aussi ses dérives comme par exemple les insultes, les harcèlements, les menaces et les fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux. A ce titre l’internet est bien un reflet de la société humaine.
2/ Le droit au numérique pour tous : de quoi parle-t-on ?
Le droit au numérique pour tous renvoie au fait qu’une partie de la population est exclue ou risque d’être exclue des Technologies de l’Information et de la Communication et des outils et services que permettent ces technologies.
Ainsi 16% de la population de plus de 18 ans n’utilise pas internet. Les publics les plus déconnectés sont les femmes, plutôt âgées (44 % > 70 ans), les personnes seules (59 %), peu diplômées (42 %) ou retraitées (53 %) et ceux dont le revenu est inférieur à 900 euros par mois (32 %). Ceci dit ce n’est pas parce qu’on utilise internet qu’on est à l’aise avec cet outil. Et de fait on estime que c’est 20 % de la population française de plus de 18 ans qui a des difficultés avec le numérique, soit un peu plus de 10 millions de personnes.
De plus Emmaüs Connect estime que 5 millions de personnes en France sont à la fois en situation d’exclusion numérique et en situation d’exclusion sociale.
Cela modifie profondément depuis une dizaine année la nature du travail social. L’étude de Emmaüs Connect met en évidence que de plus en plus les travailleurs sociaux sont amenés à accompagner les usagers pour leurs déclarations administratives sur internet et que 3 fois sur 4 ils le font « à la place » des usagers. Qu’en est-t-il de l’autonomie de l’usagers dans ces conditions ?
La question de l’autonomie numérique devient ainsi une question à part entière, comme cela est le cas avec la lecture et l’écriture. Mais en l’occurrence l’introduction de la technologie peut être mal perçue par l’usager, et certains travailleurs sociaux estiment que cette technologie peut provoquer de la défiance de la part de l’usager.
L’introduction de ces outils pose des questions juridiques et éthiques aux travailleurs sociaux et de plus les travailleurs sociaux sont eux-mêmes rarement formés à la médiation numérique et à la pédagogie numérique.
Si on analyse la question du « droit au numérique pour tous » on observe que cette question recouvre au moins quatre aspects problématiques qui peuvent se combiner ou non
Tout d’abord un aspect matériel et économique : l’accessibilité aux outils peut être problématique pour des raisons d’équipements publics (par exemple l’accès au très haut débit ou simplement au haut débit), elle peut être problématique pour des raisons d’équipements personnels ou collectifs (par exemple tout le monde ne dispose pas d’ordinateur à domicile ou dans un lieu public de proximité) et bien sur elle peut être problématique pour des raisons de ressources financières.
Ce que l’on appelle la fracture numérique a longtemps d’abord porté sur cet aspect matériel et économique.
Le deuxième aspect est ce qu’on peut qualifier d’aspect psychologique et cognitif : même s’ils sont accessibles, l’utilisation des outils ne va pas de soi et dépend de nombreux facteurs comme l’âge, les capacités d’adaptation et de compréhension, les handicaps éventuels, l’inscription dans des groupes sociaux stimulants…
Sur cet aspect il faut se méfier des idées reçues : on peut être âgé et parfaitement à l’aise avec internet, inversement on peut être jeune et désorienté par cet outil. : ce qui compte c’est de stimuler la motivation et d’accompagner la personne avec bienveillance en partant de ses centres d’intérêts. La dimension collective semble tout a fait adaptée à cet aspect, comme ce qui se fait dans les Centres Sociaux ou encore dans de nombreux CCAS (par exemple à Nantes)
Le troisième aspect est plutôt d’ordre socio-éducatif : le bon usage des outils peut aussi être un facteur discriminant voire même d’enfermement ; c’est le cas avec les modalités d’apprentissage ou de travail à distance qui peuvent être très différentes d’un individu à un autre.
Mais c’est aussi ce que l’on constate avec la dépendance aux jeux en ligne (quel que soit l’âge) ou plus récemment les phénomènes de fanatisme. Là encore le rôle des groupes sociaux apparaît essentiel mais pas seulement. Un accompagnement personnalisé peut également être utile et dans certains cas – comme celui de l’addiction aux jeux en ligne – un suivi médical pourra être nécessaire.
Enfin le quatrième et dernier aspect est d’ordre politique et culturel. Il s’agit de la compréhension même des enjeux liés aux outils numériques et à la transformation de la société qu’ils induisent. La compréhension de ces enjeux constitue un nouveau défi avec des écarts importants de représentations sur ce que sera le monde de demain. C’est globalement l’antagonisme entre une vision pessimiste et une vision optimiste de l’avenir (par exemple la place des robots).
La place des pouvoirs publics et des politiques publiques est essentielle sur cet aspect, à l’exemple de ce qui se fait dans de nombreux départements qui ont développées des actions spécifiques depuis 2011 avec les schémas directeurs d’aménagement numérique du territoire (SDTAN). Un exemple d’action spécifique est le programme SAPIENS en Gironde qui favorise la création d’espaces numériques ouverts à tous ce qui permet à la fois une dimension d’inclusion numérique et à la fois une dimension de socialisation.
La Loi du 7 Octobre 2016 dite « Pour une République numérique » devrait être complétée par un document-cadre intitulé « Orientations nationales pour le développement des usages et des services numériques dans les territoires » sous l’autorité de l’Agence du Numérique L’objectif est de proposer un document opérationnel facilitant et accélérant la mise en place d’actions concrètes en matière d’usages et de services numériques, tenant compte des expériences réussies en matière de médiation comme de développement de services numériques de proximité.
Bernard Dreyfus, délégué général à la médiation avec les services publics du défenseur des droits a par ailleurs déclaré en 2016 :
« La dématérialisation peut exclure de l’accès aux droits et porter atteinte au principe constitutionnel d’égalité devant le service public. Toute personne publique et tout organisme chargé d’une mission de service public qui dématérialisent leur service devraient redéployer une partie des gains obtenus au financement de l’accompagnement au numérique.
Cet effort doit être pérenne pour permettre un apprentissage tout au long de la vie car les technologies numériques évoluent en permanence.
L’équation n’est pas difficile : il suffit d’un poste de médiateur numérique dans 1 000 maisons de service public et 1 000 espaces publics numériques ou points information médiation multiservices sur le territoire. Ces 2 000 médiateurs pourraient accompagner les 20 % de personnes connaissant des difficultés numériques. Des tests d’évaluation de l’usage du numérique devraient en outre être organisés à l’occasion de la journée défense et citoyenneté. »
A titre de comparaison on peut également citer le Royaume Uni qui a mis en place un programme d’inclusion numérique en le financant sur les économies réalisées par la dématérialisation des procédures administratives. Ce programme ambitieux vise 23 % de britanniques exclus du numérique avec un objectif d’inclusion fixé à 2020.
Je vous remercie
Références :

Bonjour,
Trouvant ce guide particulièrement intéressant, je me permets de vous transmettre l'information :
Citoyen(ne)s étranger(e)s, vous avez des droits !
ODTI (Observatoire des discriminations et des territoires interculturels) / COFRACIR (Conseil français de la citoyenneté de résidence) - 01/09/2017
Cette nouvelle publication d’un guide pratique a pour objectif d'aider les étrangers à mieux connaître les droits et obligations existants. Il s'organise autour du :
- Droit au séjour
- Droit à l’asile
- Droit à la vie privée et familiale
- Droit au visa
- Droit à la nationalité française
- Droit au travail
- Droit à une protection sociale
- Droit aux prestations familiales et au rsa
- Droit à la retraite
Source : Veille Actu Cnaf
Cordialement,
Ce samedi 18 novembre Familles Laïques de Vaux le Pénil et de Seine et Marne tenait son 10e colloque.
Nous reviendrons plus longuement sur son contenu et les différentes interventions d'institutionnels, de professionnels, de responsables associatifs, de bénévoles et de citoyens.
Une fois de plus, le succès était au rendez-vous avec une soixantaine de personnes dans l'assistance. Des échanges intéressants, des témoignages ont fait la richesse de cette journée.
La convivialité était aussi de mise : un buffet apéritif concocté par quatre bénévoles de Familles Laïques de Vaux le Pénil (Bénilde, Dominique, Françoise, Marie-Noëlle) suivi d'un repas au restaurant l'Artiste de la Ferme des Jeux.
Merci à tous les participants. Rendez-vous l'an prochain.
Patrice THEVENY, Président de Familles Laïques de Vaux le Pénil.
Bonjour,
article prémonitoire du MONDE ; si c'est la fin des allocs c'est la fin de l'UNAF...
depuis 17 ans , l'UNAF n'a pas compris qu'une politique familiale ne pouvait pas être orientée que vers les familles nombreuses (3 enfants et plus ) et vers les plus hauts revenus qui ont étaient les grands gagnants de cette politique ; la grande presse sous Jospin, lorsqu'il a été question de toucher à quelque privilège (notamment établir la fiscalisation des allocations familiales ) avait parlé allocation vison !
Finalement, c'est Hubert Brin sur instigation de Jean Philippe Valat qui n'était pas à l'époque sous directeur à l'UNAF mais chargé de mission qui proposeront avec succès l'abaissement du plafond du quotient familial avec le succès que l'on sait.
Par la suite, sur pression des AFC et FF Fondard et M A BLANC vont reprendre ts les poncifs séculaires des familialistes...enfoncant un peu plus le crédit de l'UNAF...
C'est la première fois que dans la grande presse le vocable familialiste est employé !
C'est un tournant
Jean-Marie BONNEMAYRE

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PROCHAINES PERMANENCES
"INFO-DETTES"
à VAUX LE PÉNIL
Vendredi 12 Juin 2026
sur rendez-vous au
09 75 38 81 13
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Association fondée sur le principe de la laïcité,
intervenant dans tous les domaines
où l'intérêt des familles est concerné.

Animée uniquement par des bénévoles, l'association propose différentes actions telles que : Accompagnement scolaire, alphabétisation, info dettes, écoute et soutien des familles, écrivains publics, informatique, échanges de savoir-faire.
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