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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 11:19

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Expression d'une "colère"

suite à la tenue d'une permanence "consommation"

 

Honte aux affameurs !

 

 

Quand le client d'un grand magasin ayant souscrit un crédit à la consommation ne règle pas sa dette, le vendeur n'y va par quatre chemins, il confie le dossier à une entreprise de contentieux.

Pourquoi une entreprise séparée ?

Le crédit, comme la livraison, le service après-vente des réparations et pièces détachées, c'est le côté moins qualifié et moins plaisant de la vente, toujours signe que quelque chose ne va pas, il est donc externalisé, confié à des entreprises extérieures.

Non seulement pour cette raison « psychologique », mais surtout économique : pour diminuer le nombre de travailleurs titulaires du magasin lui-même, diluer les responsabilités en cas de dysfonctionnement, de plaintes des clients pour qu'ils se perdent dans les différents interlocuteurs, et y renoncent.

C'est ainsi que de nombreuses entreprises font leur beurre : elles prennent une large commission et mettent tous les moyens en œuvre pour que la dette soit recouvrée..

Si je ne porte pas dans mon cœur ces maisons de recouvrement qui vivent sur la misère des gens, je reconnais qu'il est parfois possible d'obtenir un échelonnement de dettes et de sauver la mise de certaines familles angoissées face au « commandement » de payer.

On arrive quelquefois à régler à l'amiable des cas difficiles. Quelquefois seulement ...

Exemple récent : un allocataire du RSA, dans un état de santé précaire, venu nous demander de l'aide, doit 2000 € à un de ces magasins, qui a confié l'affaire à une boîte de contentieux. Celle-ci l'a insulté au téléphone. J'ai décroché l'appareil pour en avoir le coeur net : mon interlocuteur « m'a jeté » sans même daigner écouter mes propositions....

L'huissier est diligenté et aucune négociation n'est possible. Comment le mandataire d'un créancier peut-il pousser la stupidité à ce point : refuser un paiement (échelonné) dans l'espoir de saisir … quoi ? Il n'y a aucun bien saisissable !

Nous n'en resterons pas là, bien évidemment et cette personne peut compter sur notre soutien, notre vigilance et notre action.

 

La réforme du crédit à la consommation, dite loi Lagarde, présentée à la presse agrémentée de petits dessins plaisants va apparemment dans le bon sens mais fort timidement.

Les banques et tous les prêteurs ont maintenant un certain nombre d'obligations légales et les consommateurs sont mieux protégés mais le fichier positif n'est pas créé et les crédits revolving ne sont pas interdits, mais comme ils finissent par avoir mauvaise presse grâce à l'action des associations de consommateurs, ils s'appellent maintenant crédits renouvelables.

Et voici comment ça se passe :

leurs taux d'intérêt, au lieu d'être libellés en taux annuel comme c'est l'usage (légal), sont libellés en taux journalier, nombre très faible qui fait illusion, exemple 0,049 %, ce qui, converti en taux annuel, donne 20%, taux usuraire ! Comme le malheureux client est noyé sous un bavardage enjôleur et des images bariolées et aguichantes (et souvent hélas ne sait pas faire les calculs d'intérêts), il fait confiance au vendeur (qui est bien sympathique ... pas comme l'employé de l'entreprise de contentieux).

Il est aussi bien dommage et le mot est faible qu'aucune protection des familles ne soit prévue face aux margoulins qui menacent et affament les « mauvais » payeurs.

Sans doute au nom de la « concurrence libre et non faussée » ?

 

Jean-François Chalot et Isabelle Voltaire

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 05:55

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Un 27 avril noir pour les consommateurs !

 

La lettre hebdomadaire : Confo Info cesse de paraître....

L'aventure avait commencé avec 1544 éditions sur papier de « Consommateurs Actualité » puis d' « INC Hebdo » avant le passage à l'électronique et les 61 numéros de cette édition....

 

Voici une fin programmée et voulue par ce gouvernement.

 

Il a réussi en réduisant d'une manière drastique les crédits à l'INC à faire disparaître une publication intéressante et fort utile.

Les associations de consommateurs disposaient là d'une source de documents sérieux, fiables pour leur intervention et les journaliste y puisaient des informations nombreuses et variées.

 

L'Institut National de la Consommation a pris cette décision douloureuse après avoir constaté qu'il n'était pas possible de poursuivre,sans moyens,son projet éditorial

L'INC est un service public et comme tous les services publics il subit de plein fouet les conséquences de la politique ultra libérale de ce gouvernement.

 

L'Institut national de la consommation (INC) est un établissement public à caractère industriel et commercial créé en 1967, et placé sous la tutelle du ministre chargé de la consommation.

Il constitue un centre de ressources et d'expertise, au service des consommateurs et des associations qui les représentent et les défendent.

.Il édite- pour combien de temps encore ?- la revue 60 millions de consommateurs.

Ce « Conso info » gênait le pouvoir en place en communiquant un certains nombre d'éléments sur la hausse des prix de denrées de base et des sources d'énergie.

Rien n'était masqué...Il suffisait qu'il produise des chiffres pour « importuner » ceux qui nous dirigent si mal !

Voici un extrait du dernier éditorial d'Eric Briat, directeur de l'INC , ce texte montre à la fois la perte subie et à la fois la volonté des équipes en place de poursuivre leur action

« Après avoir sollicité l’avis des associations de consommateurs au cours de la réunion de la commission du cahier des charges de l’INC du 10 février 2011, nous avons pris la décision de préserver ce qui leur paraissait essentiel, à savoir la production hebdomadaire des fiches pratiques et des études juridiques et économiques. Tout comme les bases documentaires de l’INC, ces documents continueront d’être accessibles sur le portail Conso.net, et leur parution vous sera régulièrement signalée par la lettre gratuite d’information de ce site.

En revanche, nous ne sommes plus en mesure d’assurer la rédaction des articles hebdomadaires sur l’actualité de la consommation. Je voudrais aujourd’hui rendre hommage aux journalistes qui les ont produits pendant toutes ces années, ainsi qu’aux experts de l’INC, juristes et économistes qui ont contribué à la qualité de l’information délivrée à nos abonnés »

Il est nécessaire et indispensable que les associations de consommateurs et les associations familiales se mobilisent pour que le gouvernement revienne sur sa décision de réduction des crédits à l'INC.

Jean-François Chalot



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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 09:56

 

Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État au commerce et à la consommation sort un gadget médiatique qu'il nomme le« panier des essentiels ».

L'Institut national de la Consommation présente clairement et sans faux semblants l'opération :

« ll s’agit d’une sélection de dix articles dont au moins un dans chacune des six catégories suivantes : fruits, légumes,thumbnailCAU49X3D.jpg viandes, poissons, fromages ou produits laitiers, boissons. Le tout pour moins de 20 €. Charge aux enseignes de distribution partenaires de l’opération (Carrefour, Géant-Casino, Auchan, Match, Monoprix, E. Leclerc, Cora, Système U et Intermarché) de le garnir à leur guise et de le faire évoluer semaine après semaine. »

« Pour le secrétaire d’État, pas question que ce panier soit une démarche « conjoncturelle » – et encore moins un « panier du pauvre ». Frédéric Lefebvre a l’ambition de faire découvrir des produits de qualité à un prix attractif. Carrefour a ouvert la danse avec un panier à 18,98 € permettant de confectionner trois repas pour quatre personnes. Casino a embrayé le pas avec une sélection à 18,84 €. Les autres enseignes doivent suivre d’ici à la fin du mois. Une chose est sûre : on n’y trouvera pas les mêmes produits, et les prix varieront au gré des enseignes… et des saisons. »

Les enseignes n'étant pas obligées de regrouper dans un même espace les produits venant du panier de l'essentiel, il faudra que le consommateur se repère en cherchant la bonne étiquette.

« l’Union fédérale des consommateurs (UFC-Que choisir) affiche son « amère déception ». Et qualifie l’opération de « gadget », assénant : « Ce panier est essentiel…lement au service de la grande distribution et de la communication gouvernementale. »

C'est effectivement un gadget grossier qui est présenté comme une mesure révolutionnaire et applaudie par quelques agents publicitaires agissant pour les grands distributeurs.

La valse des étiquettes se poursuit avec une augmentation de 15 à 20% des pâtes, jusqu'à 20% pour le café et près de 8% pour le beurre.

Les produits de base, essentiels pourtant ne sont pas compris dans le panier de l'essentiel.

De qui se moque le gouvernement, si ce n'est des familles qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts et qui sont les victimes d'une politique incapable de bloquer les prix des denrées alimentaires les plus courantes et les plus indispensables.

Cette opération publicitaire est une arnaque car le pouvoir n'agit que de quelques produits dont la qualité n'est même pas garantie.

«  Le site de 60 Millions de consommateurs note ainsi la présence dans le panier d’Intermarché de douze bâtonnets de surimi en guise de poisson. Cela n’enfreint pourtant pas les directives gouvernementales. Car le cahier des charges est minimaliste : des fruits ou légumes de saison et des produits d’origine contrôlée pour les aliments transformés. »

Les associations de consommateurs et les associations familiales ont raison de critiquer l'opération, voire même de dénoncer son caractère de poudre aux yeux.

Il faut que le blocage des prix soit effectif sur au moins une centaine de produits alimentaires divers dont la liste devrait être établie dans le cadre d'une concertation avec les associations elles mêmes.

Les grands distributeurs font assez de bénéfices et une telle mesure ne remettrait absolument pas en danger l'économie, bien au contraire

Jean-François Chalot

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 18:41

Communiqué de presse du CNAFAL 

 

Paris, le 10 février 2011

 

Des dysfonctionnements récurrents

pourraient bien cacher autre chose

 

Les dysfonctionnements : un constat visible

Ces dysfonctionnements occasionnent des préjudices directs et indirects aux voyageurs dans leur vie quotidienne.

D’une part, ces dysfonctionnements sont la conséquence d’un manque de moyens et de la réduction des effectifs des agents. Il est indéniable que la SNCF entre, elle aussi, dans la logique de la RGPP et donc dans la logique du démantèlement du service public !  D’autre part, ces dysfonctionnements se pérennisent.

Il n’en reste pas moins que les passagers devraient être informés de façon claire, au regard de la législation européenne : le règlement 1371/2007 du parlement européen et du Conseil sur le droit et obligations des voyageurs ferroviaires entré en vigueur le 3- 12- 2009 :

Ceux-ci doivent être informés :

-          Avant le voyage,  concernant les horaires ainsi que les tarifs pratiqués.

-          Durant le voyage notamment concernant des retards ou des interruptions de service.

-          Des procédures relatives au dépôt de plaintes éventuelles.

De plus le présent règlement renforce le droit des passagers à une compensation du fait d’un retard ou d’une annulation. « Les passagers pourront prétendre à une compensation minimum équivalent à :        

-  25% du prix du ticket pour un retard allant de 60 minutes à 119 minutes

                - 50% du prix du ticket pour un retard de 120 minutes et plus.

Dans le cas d’un retard à l’arrivée ou au départ, les voyageurs ont droit à :

 

-          Des repas et rafraîchissements dans la mesure du raisonnable

-          Un hébergement si une ou plusieurs nuitées deviennent indispensables

-          Un transport vers leur point de départ ou d’arrivée dans le cas où le train serait bloqué sur la voie. »

Or force est de constater que ce règlement n’est pratiquement jamais appliqué, et les indemnisations ne sont pas effectives car les consommateurs ne font pas la démarche pour obtenir le remboursement, soit par déficit d’information, soit par lassitude. Il conviendrait donc de simplifier les procédures.

De plus, il est noté que les TER ne sont pas concernés par le barème d’indemnisation, car non prévu par le règlement ! Même si cette exception est juridiquement viable, elle n’en est pas moins scandaleuse et mériterait d’être revue.

 

 

Le statut de la SNCF

La SNCF est un établissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC), et depuis quelques années la gestion des lignes, n’est plus sous son autorité mais sous celle du Réseau Ferré de France (RFF). Selon Bruxelles, le statut de la SNCF est incompatible avec l’interdiction communautaire des aides de l’état dans la mesure où les aides peuvent fausser la concurrence : un EPIC ne peut pas être mis en faillite car l’état est indéfiniment responsable de ses dettes. Mais à l’heure actuelle la SNCF n’est pas en déficit, puisque celle-ci génère des bénéfices ! C’est RFF qui, n’entretenant  ni les voies, ni le matériel semble être la cause des mécontentements. Où se trouvent donc les responsabilités ?

 

 

Méfiance !

La position officielle de la France semble être de défendre actuellement  le statut de la SNCF, mais nous sommes méfiants, car les hauts responsables sont nommés par le pouvoir en place pour appliquer sa politique. On en arrive donc à :

-          Organiser les dysfonctionnements par un manque de moyens et un manque d’effectifs d’agents.

-          Organiser le mécontentement des usagers, dont la presse se fait largement l’écho.

-           

 

Le CNAFAL restera donc vigilant à toute dérive qui pourrait faire admettre que la solution serait de privatiser les transports afin de rentrer dans le rang et de se ranger dans la politique communautaire de la concurrence en matière de transport. N’oublions pas l’exemple de l’Angleterre et de la politique désastreuse  de Mme Thatcher en matière de transport ferroviaire !

 

Le CNAFAL tient à souligner  et à féliciter les personnels qui eux continuent à garder une notion de service public.

 

 

 

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 08:23

 

Communiqué de presse du CNAFAL

 

 

 

Les Associations de consommateurs exclues de la réunion organisée par le Ministre de l’agriculture et

 du Secrétaire d’Etat à la consommation.

Le CNAFAL dénonce cet ostracisme.

Avec la Flambée des prix alimentaires à la consommation, le Ministre de l’agriculture et le Secrétaire d’Etat à la consommation  reçoivent ce mercredi 3 février 2011 les représentants agricoles, industriels et de la distribution sur la volatilité des matières premières et ses conséquences sur les prix alimentaires notamment issus de l’élevage.

- Alors que les agriculteurs, les producteurs et les éleveurs dénoncent à juste titre la flambée des prix des matières premières et subissent le dictat des intermédiaires et des groupes de la grande distribution,

- Alors que les prix à la consommation des produits alimentaires ont augmenté ces dernières années et que les prix agricoles stagnent,

- Alors que  la grande distribution dispose de suffisamment de marge par la Loi de modernisation économique pour que le prix au consommateur n’augmente pas,

- Alors que les négociations commerciales à sens unique de la grande distribution n’en finissent pas de provoquer des réactions en chaîne,

- Alors que le gouvernement ne joue pas son rôle de régulateur et de gendarme économique pour encadrer les prix alimentaires,

-Alors que le Secrétariat d’Etat  à la Consommation insiste « sur la nécessité pour le consommateur de pouvoir s’approvisionner au meilleur coût »,

Un constat s’impose, comme d’habitude, incohérence entre la  communication et les actes, et pour preuve :

L’absence des représentants des Associations de consommateurs à cette réunion.

Sans consommateur, y a-t- il consommation ?

Le CNAFAL dénonce cette exclusion et cette « discrimination » à la table de cette réunion interministérielle très importante sur la négociation des prix alimentaires, le but des Associations étant de défendre le pouvoir des ménages et les familles que  le CNAFAL, en l’occurrence, représente.

Fréderic POLACSEK                       Claude RICO

Secrétaires nationaux à la consommation

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 21:17

  

Des familles fragilisées victimes des requins !

 

Les requins se moquent des textes notamment quand ils tombent sur des personnes fragilisées.

Lorsque nous assurons des permanences « surendettement » où des bénévoles aident des personnes à remplir un dossier à déposer auprès de la Banque de France, il nous arrive fréquemment de piquer des colères ( rentrées non perceptibles ) contre des maisons de crédit révolving qui n'hésitent pas à proposer des prêts à des familles déjà en difficulté.

Parfois nous rencontrons des situations « originales ».

Ce matin j'ai reçu un couple quelque peu désemparé...Un huissier commandité par une agence immobilière lui a annoncé la date d'une saisie de meubles.

Il s'agit là de « professionnels » bien particuliers. Je connais des agences immobilières qui, ayant une pratique correcte auraient honte d'avoir de tels « collègues » !

Dans le cours de l'entretien et en étudiant le dossier, je me suis aperçu que l'agence était dans la plus grande illégalité.

En effet, ce couple propriétaire d'un appartement qu'il met en vente a déposé un dossier de surendettement fin 2009 et, suite à une décision du Jex ( juge d'exécution), il a obtenu un moratoire des dettes jusqu'en juin 2011.

Rappelons que  si la commission de surendettement  constate, sans retenir un caractère irreversible et irrémédiable, l’insolvabilité du surendetté et débiteur, la commission de surendettement de la banque de France peut proposer, sous le contrôle du juge de l’exécution, un moratoire ou « gel» des dettes et crédits autres qu’alimentaires pendant une durée située entre 12 et 24 mois.

Il s'agit là d'un répit précédant une période où les personnes surendettées vont rembourser chaque mois des dettes contractées dans le cadre d'un plan de financement.

Il s'agit là d'une première « infraction » de la part de l'agence

L'agence a traîné au tribunal le couple pour qu'il soit sommé de régler les arriérés des charges de co-propriété .

Sur les quelques 4000 euros demandés , plus des ¾ proviennent de dettes comprises dans le moratoire, pour le reste le couple avait demandé un échelonnement

Comme l'avocat ( aide juridictionnelle) ne connaissait pas les procédures de surendettement et n'est pas venu à l'audience, le procureur a pu profiter de l'avantage pour enfoncer le couple

Le jugement est mis en délibéré pour le 22 février.

Sans attendre cette date, une saisie est diligentée par l'agence.

Voici là une deuxième infraction.

Bien évidemment, notre association familiale laïque ne va pas rester l'arme au pied, la commission de surendettement va être interpellée pour qu'elle intervienne en vue de faire suspendre les mesures exécutoires qui affectent la famille endettée.

 

Cette anecdote malheureusement véridique et non fictive nous interroge sur des dysfonctionnements graves :

 

  • les autorités judiciaires ne maîtrisent pas toujours leur dossier car la juge aurait du tenir compte de l'existence d'un moratoire;

  • l'aide juridictionnelle se transforme trop facilement en faux semblant;

  • les huissiers de « justice » acceptent « parfois » des missions à la limite de l'illégalité, pour ne pas dire plus.

 

Jean-François Chalot

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 08:58

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Abolissons la misère !

 

Plus de 8 millions de nos concitoyens peuvent être considérés comme des pauvres. !

Alors que le taux de personnes pauvres a diminué entre 1970 et 1995, il a stagné entre 1995 et 2000 pour connaître une hausse depuis le passage dans le nouveau millénaire.

Avec la crise économique et financière, une nouvelle hausse apparaît et cette pauvreté toucherait près de 15 % de la population.

Le seuil de pauvreté en Europe correspond à 60% du revenu médian.

Le revenu pris en compte pour un foyer est le revenu dit « disponible » après paiement de l'impôt et perception des prestations sociales.

Le revenu disponible est divisé par 12 puis par le nombre d'Unités de Consommation.

  • le premier adulte du foyer est évalué à 1 UC

  • le deuxième à 0,5 UC

  • les enfants de moins de 14 ans à charge de 0,3 UC

Le seuil de pauvreté en France aujourd'hui pour une personne seule est de 949 €

Qui peut vivre seul, en couple ou avec des enfants quand il se trouve sous ce seuil et parfois bien en dessous ?

Rappelons pour mémoire qu'il y a 3,3 millions d'allocataires des minima sociaux et que la personne qui vit seule, sans emploi reçoit un RSA de 466,99 € par mois !

 

La paupérisation s'étend et cet hiver les Restos du coeur risquent de battre le record du nombre de repas servis qui était durant l'hiver dernier de 100 millions pour 800 000 personnes!

 

538211-atd-quart-4cb9c5ef_jpg.jpg image ATD Quart Monde

 

 

Les chiffres que communiquent les associations caritatives sont alarmantes et malheureusement exacts.

Dans notre pays moderne et riche qu'est la France, il y a plus qu'une pénurie de logements.... Certains en arrivent à comparer l'hiver 2010 au triste hiver 1954....

Nous n'en sommes pas là, quoique !? :

  • près de 100 000 personnes vivent sans abri,

  • 100 000 autres vivent en camping, dans une cabane ou un mobile-home;

Plus de 13% des Français vivent dans des logements inadaptés à la composition de leurs familles.

Comment voulez vous parler d'égalités des chances quand des enfants sont entassés dans des pièces exigües ?

Avec les augmentations des tarifs de l'énergie et le niveau bas des revenus de subsistance, huit millions de personnes dont deux millions d'enfants « vivent » dans des logement insuffisamment chauffés.

Dans Actes et paroles, Victor Hugo écrit :

« le vrai secours aux misérables, c'est l'abolition de la misère »

Il avait raison et si les associations de solidarité et les associations familiales remplissent une mission sociale essentielle, elles ne font que soulager, agir en marge.

Il faut faire plus et exiger que, par une action politique à la hauteur des enjeux :

  • aucune personne ne se retrouve sous le seuil de pauvreté actuel;

  • le droit au logement soit respecté, ce qui suppose la mise en chantier des

800 000 logements qui manquent à ce jour.

 

Jean-François Chalot

 

nb

1- Je renvoie le lecteur à l'excellente revue « grandir ! Loisirs et territoires »

des Francas .

Il s'agit plus particulièrement du numéro 20 de septembre 2010 qui porte comme titre:

«  Pauvreté et loisirs éducatifs des enfants et des jeunes : un défi pour les territoires »

 

2- Veuillez trouver ci-joint La Lettre de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale 1-2011

http://www.onpes.gouv.fr/IMG/pdf/01LETTREOnpesJan2011_V8.pdf

Cette Lettre constitue la première publication de l'ONPES dans sa nouvelle configuration.

 

 

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 15:23

Nous ouvrons là une nouvelle rubrique du secteur "conso" du CDAFAL 77

 

Augmentation de la TVA - faculté de résiliation pour le consommateur au regard de l'art L121-84 du code de la consommation 

 

Alors que les opérateurs téléphoniques s’apprêtent à appliquer la hausse tarifaire conséquence de la TVA, je vous rappelle la principale disposition qu’il convient d’avoir à l’esprit :

Il s’agit de l’article L121-84 du code de la consommation par lequel le fournisseur doit notifier au consommateur tout projet de modification des conditions contractuelles et ce au moins un mois avant l’entrée en vigueur.

 

Ainsi cet article donne  la faculté au consommateur de résilier  gratuitement pendant les 4 mois qui suivent !!

 

Article L121-84

 Tout projet de modification des conditions contractuelles de fourniture d'un service de communications électroniques est communiqué par le prestataire au consommateur au moins un mois avant son entrée en vigueur, assorti de l'information selon laquelle ce dernier peut, tant qu'il n'a pas expressément accepté les nouvelles conditions, résilier le contrat sans pénalité de résiliation et sans droit à dédommagement, jusque dans un délai de quatre mois après l'entrée en vigueur de la modification.

 Pour les contrats à durée déterminée ne comportant pas de clause déterminant précisément les hypothèses pouvant entraîner une modification contractuelle ou de clause portant sur la modification du prix, le consommateur peut exiger l'application des conditions initiales jusqu'au terme de la durée contractuelle.

 Toute offre de fourniture d'un service de communications électroniques s'accompagne d'une information explicite sur les dispositions relatives aux modifications ultérieures des conditions contractuelles.

  

 

 Le Service Juridique du CNAFAL
 Hugo CADET

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 08:25

Communiqué de presse du CNAFAL 2011_christmas_new_year-1280x720.jpg

 

 

Paris, le 5 Janvier 2011

 

Bonne année 2011 !

 

Les drôles d’étrennes du gouvernement pour les consommateurs citoyens : une longue liste à la Prévert.

En ce début d’année 2011 : « les français seraient les champions du monde du pessimisme »! Devons nous en être étonnés, il ne semble pas que les  familles aient à se réjouir de ce changement d’année compte tenu de la série d’augmentations annoncées ?

 

En effet : augmentation des impôts,  suppression des avantages accordés aux couples qui se marieront ou se pacseront en cours d’année, hausse de la TVA sur les forfaits abonnements « triple play », augmentation de la redevance télévision, suppression de l’abattement des charges sociales sur les emplois à domicile, suppression du crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunts, réduction des crédits d’impôt relevant de la fiscalité écologique, toutes ces mesures auxquelles il faut  ajouter, les hausses de l’électricité, du gaz, des carburants, des contrats d’assurance, des mutuelles, des frais de santé, des courses de taxis… Si le moral des ménages s’est dégradé en décembre, il risque de se dégrader un peu plus en ce début d’année.

En 2010, une grande majorité des français avait déjà  du mal à faire face aux dépenses incompressibles : logement, chauffage, nourriture, habillement… qu’en sera-t-il en 2011 ? 

 

Où sont passées les promesses du candidat Sarkozy de ne pas augmenter les impôts ? Il a beau faire des contorsions, la pression fiscale va peser de plus en plus lourd sur des familles de classe moyenne et plus modestes.

Le CNAFAL  entend réagir à tout ce qui atteint le pouvoir d’achat des familles et se battra toujours aux côtés des plus démunis.

 

 

Claude  Jahier

Secrétaire Générale

 

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 18:41

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Depuis plusieurs années, de nombreuses familles inquiètes devant leur situation sociale et financière préoccupante s'adressent aux associations familiales et de consommateurs pour obtenir de l'aide et des renseignements.

Beaucoup d'entre elles, surendettées ont exprimé leur détresse...

Si certaines ont été des proies pour les maisons de crédits révolving, d'autres subissent de plein fouet les conséquences des « accidents » de la vie : réduction de salaire, chômage, séparation du couple....

En 2005, plusieurs associations familiales seine et marnaises de différentes obédiences ont décidé de mutualiser leurs moyens afin d'agir ensemble avec le soutien de l'UDAF 77.

Un collectif info-dettes regroupant trois associations familiales et le Secours populaire s'est constitué sur l'agglomération melunaise.

Des permanences tournantes sont assurées afin que chaque semaine des familles en difficultés puissent trouver sur l'une des villes de l'agglomération un lieu d'écoute et un ou plusieurs bénévoles capables de les aider.

Il s'agit d'établir avec les demandeurs un diagnostic personnel de la situation et de les aider, à élaborer, si cela s'avère nécessaire un dossier de surendettement .

Les bénévoles ne font pas à la place des familles.

Ils assurent un accompagnement individuel .

Aucune remarque, ni critique n'est de mise, « l'écoutant » se doit à la fois de n'émettre aucun jugement de valeur sur le bienfondé de telle décision de crédits et à la fois de ne rien communiquer à une tierce personne de l'état de tel dossier.

Comme il ne suffit pas d'être de bonne volonté pour être efficient ou du moins efficace, le collectif et l'UDAF ont décidé d'organiser une formation en direction des bénévoles afin qu'ils connaissent toute la démarche allant du dépôt du dossier à l'élaboration du plan de redressement proposé par la Commission de surendettement ....

Les bénévoles se cultivent et grandissent en connaissance, ce qui constitue une valorisation de leur action et peuvent ainsi mieux répondre aux questions que peuvent se poser les familles.

Aujourd'hui en 2010, la Confédération Syndicale des Familles, le CDFAL (Conseil départemental des Associations Familiales Laïques), l'Association des Familles protestantes et le Secours Populaire Français ont étendu leur action au de là de l'agglomération de Melun....

Ces associations portent des valeurs proches.

Elles essayent de développer des actions de solidarité en direction de toutes les familles et notamment les plus vulnérables en n'hésitant pas de dénoncer les attaques que subissent les ménages : hausses du prix du gaz et de l'électricité, quasi gel des prestations familiales; augmentation du nombre de médicaments non remboursés....

Nous continuons à assurer des permanences tout en mettant en place des « animations » afin de prévenir le surendettement actif et de combattre les requins que sont les marchands de crédits.

Il va sans dire que nous ne demandons aucune contribution, ni cotisation aux personnes qui viennent dans nos permanences, notre « gratification », c'est le soulagement exprimé par les demandeurs et aussi la volonté que beaucoup expriment de ne plus retomber dans les griffes des marchands de rêves.

Le nombre de dossiers déposés à la Banque de France ne cesse d'augmenter dans notre département comme dans d'autres.

Si 3582 dossiers ont été traités en Seine et Marne, ce sont 3680 dossiers qui ont été déposés fin septembre 2010...L'augmentation est exponentielle et aucune éclaircie n'apparaît dans le ciel.

 

Jean-François Chalot

 

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  • familles-laiques-de-vaux-le-penil.over-blog.com
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77

AGENDA

 

 

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PROCHAINES PERMANENCES "INFO DETTE"

  à VAUX LE PÉNIL

 

 Vendredi 09 avril 2021

 Vendredi 14 mai 2021

sur rendez-vous au 

09 75 38 81 13 

 

    Affiche surrendetement RVB    

 

Sinon, toute l'année,  il y a des permanences hebdomadaires à 

 Melun, Dammarie, Le Mée, St Fargeau-Ponthierry, Moissy Cramayel.....

Renseignez vous auprès de notre secrétariat !

Qui sommes nous ?

Association fondée sur le principe de la laïcité,

intervenant dans tous les domaines

 où l'intérêt des familles est concerné.

     logo rose afl

Animée uniquement par des bénévoles, l'association propose différentes actions telles que : Accompagnement scolaire, alphabétisation, info dettes, écoute et soutien des familles, écrivains publics, informatique, échanges de savoir-faire. 

 

Surtout n'hésitez pas à nous laisser des commentaires en utilisant le lien en dessous de chaque article De même, lisez les commentaires, ils vous en inspireront peut-être d'autres Notre PAL est subventionné par la Caisse d'Allocations Familiales 77 et le Conseil Régional d'Ile de France