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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 13:17

afl5-rouge 

 

Paris, le 19 mars 2013

 

Communiqué de presse

 

Un toit pour tous ! Urgence

 

A l'appel de la plate-forme logement des mouvements sociaux qui regroupe une trentaine d'associations et d'organisations, plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans plusieurs villes de France et à Paris le 16 mars 2013.

Le CNAFAL (Conseil National des Associations Familiales Laïques), signataire de la plate-forme logement a participé à ces manifestations et continuera à s'inscrire dans une démarche unitaire pour le droit au logement pour tous et pour toutes.

Le CNAFAL se félicite de voir la Ministre du logement annoncer qu'aucun sans abri ne sera mis à la rue à l'issue de la fin de la trêve hivernale repoussée exceptionnellement au 31 mars.

Cependant et parce que  la situation est intolérable, Il  demande que le gouvernement passe des déclarations aux actes :

·         Ouverture effective des centres d'hébergement toute l'année,

ü  application pleine et entière de la loi Dalo avec la nécessité absolue de reloger avant de procéder à une expulsion locative,

ü  relogement des sans abri avec la prise des mesures de réquisition qui s'imposent.

Le droit à un toit pour tous et pour toutes est un droit INALIENABLE

Aucune expulsion locative n'est tolérable, notamment lorsque l’impayé est dû à un déficit chronique et structurel de ressources. Une famille expulsée, c'est une famille qui se retrouve dans un dénuement presque total.

Le CNAFAL n'ignore pas que pour que chacun ou chacune ait un toit décent, il faut des constructions massives de logements sociaux, une réduction significative des loyers et une politique du logement volontariste (aide à la pierre conséquente).

Le CNFAFL prône depuis plusieurs années l’interdiction absolue d’expulser des familles ou des personnes dont les ressources se situent en dessous du seuil de pauvreté.

C'est une des priorités que doit se donner ce gouvernement pour répondre aux demandes et aspirations de centaines de milliers de familles, les associations étant là comme des forces de proposition et de mobilisation.

 

Le CNAFAL prendra toute sa place dans le combat pour que le droit au logement s'écrive au présent, sans tarder.

Jean-Marie Bonnemayre,
Président,

06 23 82 80 22.

Jean-François Chalot,
Vice-Président,

06 03 05 55 91.

Monique Dupuy,
Administratrice en charge du secteur Logement,
06 84 95 81 62.

 

afl5-rouge

Le CNAFAL a pour but l’étude et la défense des droits et des intérêts moraux et matériels des familles et de chacun de leurs membres, quelles que soient les formes et les réalités sociales de ces groupes d’humains. Organisation laïque et progressiste, le CNAFAL entend promouvoir une conception de la famille dans laquelle chaque membre a des droits et le devoir de défendre les droits des autres. Il affirme les valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité, traduction concrète de la solidarité, en donnant son sens plein à la Citoyenneté.

CONTACT : CNAFAL - Conseil National des Associations Familiales Laïques – 108 avenue Ledru Rollin – 75011 Paris

Tél. : 01.47.00.02.40 – Fax : 01.47.00.01.86 - Site : www.cnafal.org - Messagerie : cnafal@cnafal.net

 

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 13:47

                               

Nous dénonçons les interpellations au faciès ; les humiliations liées aux contrôles ; les mises en rétention administratives des hommes et des femmes étrangers sans papiers.

Nous dénonçons le climat de suspicion et les obstacles mis à l’exercice du droit d’asile pour des personnes menacées dans leur vie dans leur pays d’origine.

 

Nous refusons que soient appliquées en notre nom des décisions politiques qui broient des familles, des couples et des individus.

 

Nous voulons que la France reste un pays d’accueil, enrichi par des personnes venues du monde entier et qui circulent.

 

 

 

 

 

Avec ou sans papiers, l’étranger est une personne.

La dignité de chaque personne ne se discute pas, elle se respecte.

Notre silence le crie

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

 

 

ACTUALITES – FEVRIER 2013.

 

Alors que le Président de la République a promis plus d’humanité dans le traitement des étrangers en situation précaire

 

Nous constatons :

 

  • Une accélération des procédures d’expulsion sans l’aval des autorités compétentes, voire sans documents de voyages valides et ce en violation de la Souveraineté des Etats, au mépris des droits humains et de la santé des malades étrangers,
  • Des expulsions alors que le délai de rétention de 44 jours est arrivé à son terme,
  • Une  hausse très significative des expulsions d’étrangers 36822  en 2012 (hausse de 1,9% par rapport en 2011) et de 24000 en 2006 à titre de comparaison,  ce sont des existences brisées, des gens humiliés, des familles déchirées, des drames humains inacceptables,
  • Le placement en rétention d’enfants mineurs étrangers accompagnés de leurs parents alors que la France a été condamnée par la Cour Européenne des droits de l’Homme pour cette pratique, et que le Président s’était engagé à l’interdire dès mai 2012
  • Et toujours des violences policières contre les migrants dans la région de Calais,

 

Ces constats  mettent en jeu des principes, ne pas les dénoncer serait être complice de cette politique qui ne résout en rien la crise économique et entraîne une détérioration sans précédent des droits humains,

 

Nous demandons une réforme de la politique migratoire afin de rompre avec cette logique sécuritaire, comme le suggère Thierry TUOT, Conseiller d’Etat, dans son rapport remis au Premier Ministre.

 

 

Dans le 77 de trop rares bonnes nouvelles :

  • La régularisation après 10 ans de vie en France d’une famille Turque et ses 3 enfants
  • Le retour de Moussa expulsé au Mali en 2007 et qui après 6 ans de galère pour lui et ses proches a pu retrouver sa femme et ses 2 enfants et obtenu un titre de séjour
  • L’étude par la préfecture des dossiers d’étrangers pouvant bénéficier de la circulaire du 28 Novembre 2012 en vue de leur régularisation.

 

 

 

 

 

 

 

                                          Le CERCLE DE SILENCE de Melun. 

 S’y retrouvent, à titre personnel, des membres de diverses organisations : Réseau d’éducation sans frontière, Action des chrétiens contre la torture, Ligue des droits de l’homme, Familles Laïques de Vaux le Pénil, CDAFAL77, MRAP, CCFD, Entraide protestante, Cimade, Partenia 77… et aussi des hommes et de femmes n’appartenant à aucune organisation.

                    Si vous êtes sensibles à ces situations,

                Venez nous rejoindre, même quelques minutes

 Chaque dernier mardi du mois, de 18h00 à 19h00,   Place Saint Jean à Melun.

Pour plus d’informations : Dominique Thibaud – 34 rue A.Sommier – 77000 – MAINCY.dominique.thibaud2@wanadoo.fr

 

 

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 11:40

 

Voici une belle lettre qui fait chaud au coeur.....

Tous les bénévoles actuels ou futurs qui assurent les permanences info-dettes sont heureux quand des familles reprennent espoir

 

  infodettes-tract-recto-01-2013-copie-1.jpg

 

 

Madame, Monsieur,

 

Voila maintenant 24 mois une nouvelle vie que nous vivons grâce a votre plan qui m’a permis de souffler et regagner goût a la vie.

 

Fini la peur de rentrer a la maison en pensant que sûrement plus d’électricité.

 

Fini d’attendre le week-end pour pouvoir dormir tranquille pour ne pas vivre le stress des huissiers et tout ce que j’ai négligé pendant ces années.

 

Mais je n’oublie pas pour autant ces dettes que je dois encore.

 

Aujourd’hui ma vie est organisée, mes factures se font par prélèvement chose que je ne faisais pas avant.

 

Me voila aujourd’hui dans un nouvel appartement, pleins de changement positif que je ne gâcherai pas pour revivre ce que j’ai vécu a cause de mes bêtises passées.

Fini cette galère qui me nuisait.

 

Mon esprit est posé et je vous en remercie de m’avoir laissé cette deuxième chance et deuxième vie.

 

Javais comme mission durant ces 24 mois de trouver un 35 h en CDI , j’ai fait des démarches mais bon pas trouvé, mais je ne laisse pas ces recherches pour autant.

 

Ça fait 1 an maintenant que j’ai déménagé et essaie tranquillement de m’organiser pour bien me débrouiller dans cette nouvel ville avec mon fils car je ne connais personne.

 

Dans mon dossier figurer une dette de 6000 (Fonds de garantie) qui n’entrait pas dans le dossier (pénal)

J’ai eu un jugement et avons trouver un accord de 50 € par mois

 

Voici le le dossier rempli à la fin du palier pour savoir ce que vous déciderez pour la suite.

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 08:30
Comme notre association locale n'en a pas discuté, faute de temps
Familles Laïques de Vaux le Pénil ne prendra pas position sur cette question
Par contre, le Conseil National des Associations Familiales , partie prenante de la mobilisation pour le mariage pour tous ayant sorti une faffiche pour la manifestation de dimanche à Paris nous la reproduisons ici

 

Egalite-des-droit-pour-tous.JPG

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 07:49

 

 

  Affiche surrendetement RVB

 

 

 

LA BANQUE DE FRANCE VA "DEGRAISSER"? C'EST UNE MAUVAISE NOUVELLE

POUR LES SURENDETTES ET LES BENEVOLES

 

Au cours de l’année 2011, les commissions de surendettement des particuliers ont été saisies de 232 493 dossiers, soit une progression de 6,6 % par rapport à l’année 2010.

Cette augmentation, liée à la paupérisation accrue d'une partie de la population et à l'impossibilité pour beaucoup de familles de vivre devrait interpeller les pouvoir publics et les institutions comme la Banque de France.

Tous les acteurs professionnels et bénévoles qui interviennent en amont ou en aval d'un surendettement sont d'accord pour dire qu'il faudrait beaucoup plus de moyens pour :

  • mener une action de prévention;

  • aider à l'élaboration des projets;

  • accompagner les familles.

La logique sociale et humaine est une chose, la logique comptable libérale, une autre...

La Banque de France va « dégraisser »!?

 

La Banque de France qui compte à peu près 6300 équivalents temps plein est en pleine restructuration.

En 2020, il n'y aura plus que 4600 ou même 4200 agents à la Banque de France, voire moins.

Le nombre d'unités territoriales va nettement diminuer et d'ici 2015, donc dès demain, 15 caisses vont être fermées.

Il s'agit de faire des économies substantielles et comme l'activité essentielle de nombreuses « succursales » consiste à travailler pour la commission de surendettement, ce sont aussi les familles en difficultés qui trinqueront.

Un dossier de surendettement c'est un coût moyen de 1000 €, c'est beaucoup trop, il faut tailler dans le vif, faire des gains de productivité.

Faire autant ou plus avec beaucoup moins d'employés.

Ce n'est pas la quadrature du cercle pour la direction de la Banque de France, il suffira de regrouper les unités en « centres de traitement partagés entreprises » et « centres de traitement partagé surendettement », on constituera ainsi des usines à dossiers avec la fin programmée du contact entre la famille qui dépose un dossier et son conseiller.

Pour aller encore plus loin, il faudra que les dossiers soient numérisés.

Autrement dit, très vite les déposants devront saisir les pièces sur ordinateur et les transmettre.

On croit rêver?

Qui pourra effectuer une telle tâche?

Certainement pas les familles démunies en grande difficulté qui ont déjà du mal à remplir les cases et à se retrouver dans les dates et taux indiqués sur les bordereaux des banques de crédits.

Certainement pas les assistantes sociales du département, surchargées elles adressent les familles aux bénévoles.

Il reste donc les bénévoles.!?

 

  • Ils ne sont pas préparés à cela;

  • Ils interviennent souvent dans des lieux où ils ne disposent ni d'un téléphone, ni d'un ordinateur;

  • Il n'est pas question pour la plupart d'accepter de se substituer à des emplois existants ou à des emplois que l'on supprime.

 

De qui la Banque de France se moque t-elle quand elle explique dans un communiqué que "les technologies actuelles permettent d'envisager d'autres relations avec [ses] interlocuteurs et d'autres organisations (télétransmission de dossiers, travail collaboratif à distance, etc.)". Se pose également le défi "territorial" car "la densité des tissus d'entreprises évolue, la géographie du surendettement change"???

 

Comme me le disaient ce matin un bénévole : « Y en assez! On se décarcasse, on aide les familles, on va même parfois plus loin en allant jusqu'à prendre de nouveaux rendez vous en dehors des permanences et les autres et là haut ils vont supprimer des postes de professionnels. »

 

Quant aux familles, elles sont inquiètes : « mon conseiller connaît bien le dossier, si ma situation est étudiée dans un centre externalisé, tout deviendra machine »

 

Jean-François Chalot

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 06:58

 

Entre un enfant sur 4 et un enfant sur 3 ne part pas en vacances !?

Un quart des jeunes âgés de 5 à 19 ans n'est pas parti en vacances en 2011, une proportion stable par rapport à 2004, selon une enquête publiée en avril 2012 par l'Observatoire des vacances et des loisirs des enfants et des jeunes .
 

En 2012, la situation aurait empiré....

C'est une moyenne générale car les inégalités géographiques amplifient le phénomène notamment dans les quartiers de nombreuses villes où il s'agirait d'un rapport de un à deux...

De nombreuses municipalités organisent des centres de vacances et permettent avec l'application d'un quotient familial social à des familles en difficultés d'envoyer leurs enfants dans des séjours....Beaucoup de familles ne peuvent pas saisir la perche qui leur est tendue : la précarité qu'elles subissent ne leur permettent pas de mettre même une petite somme pour les congés.

Il y a là un sujet de réflexion....et d'action

Des centres sociaux-et c'est tout à leur honneur- rencontrent des familles et préparent bien en amont des séjours familiaux d'une semaine.

La démarche participative est intéressante :

  • les familles choisissent une destination dans une liste proposée et préparent plusieurs mois à l'avance leur départ avec un co-financement : CAF, ville et personnel en fonction des capacités financières ;

  • les lieux sont des centres VACAF, ils ont trois qualités : un agrément qui garantit une qualité d'accueil, une simplification pour les familles puisque la partie CAF est directement versée au centre, des animations sur place pour les enfants et les adultes.

Des villes qui accueillent des enfants à la journée dans des accueils de loisirs ont multiplié les séjours de 3 à 4 nuits pour à la fois réduire les coûts et à la fois rassurer les parents....

Oui car les aides financières ne règlent pas tout...Des familles n'osent pas envoyer leurs enfants en vacances ou ne considèrent pas qu'il s'agisse là d'une priorité.

Des municipalités qui ont des difficultés budgétaires sont contraintes de réduite la voilure et de diminuer le nombre de séjours en centres de vacances ou dans le cadre du mini séjour.

Il est indispensable que cette question de l'accès aux loisirs et aux vacances de tous les enfants soit traitée comme une priorité à part entière.

Le loisir des enfants de 0 à 18 ans devrait être une responsabilité prévue par la loi, attribuée aux communes, ce qui suppose que des crédits soient donnés aux communes...

Est-ce une utopie ? Je ne le pense pas.

 

Jean Bouet

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 12:14
 
 
Le CDAFAL 77 est une association familiale laïque indépendante qui défend l'intérêt de toutes les familles. Aujourd'hui comme hier, nous agissons pour que toutes les familles installées en France disposent des mêmes droits que les autres dans le cadre du respect des lois républicaines.
Les démantèlements des campements de Roms qui se sont succédé depuis le début de l'été ont abouti à la précarisation des familles évacuées.
C'est avec consternation que les associations de solidarité ont appris qu'un charter parti de Roissy le 9 août,  a expulsé 240 Roms en Roumanie sans qu’aucune concertation ni recherche d'une solution alternative ne soit cherché.
Qui ne partage pas l'appréciation portée par le président de la Voix des Roms quand il déclare:
«Cet exécutif ne considère pas plus les Roms que le précédent. Il faut faire attention car ce que l’on a dit pour la droite vaut aussi pour la gauche. A force d’attiser le vent de la stigmatisation, on va encore accentuer l’anti-tsiganisme. Vu le climat qui règne depuis deux ans autour des Roms, je m'étonne même que cette forme de racisme ne soit pas encore plus forte aujourd’hui."
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Vals vient d'annoncer la tenue d'une conférence interministérielle la semaine prochaine pour aborder la question de l'intégration des Roms.
Cette initiative peut être un premier pas mais pourquoi ne pas organiser des journées d'études et de réflexions avec la participation des associations familiales et de solidarité ainsi que des groupements comme la Voix des Roms ?
Il existe un certain nombre de questions qui méritent une réponse urgente ?
Pourquoi les Roms, ressortissants européens ne peuvent exercer que 150 métiers, les autres leur étant fermés....Y a t-il en France et en Europe des citoyens européens de deuxième zone ?
Pourquoi les roumains et les bulgares provenant de deux pays intégrés à l'Union Européenne en janvier 2007 doivent-ils obtenir une autorisation de travail et une autorisation de séjour ?
Pourquoi héberger les roms dans des hôtels coûteux et souvent peu adaptés? N'est-il pas possible d'ouvrir de nouvelles pistes de réflexion et d'action ?
Voici là trois sujets qui doivent être traités afin qu'un changement notable soit opéré.
D'autres sujets de préoccupation existent comme la scoalarisation des Roms, leur accompagnement social....
 
La CMADE a sorti un document fort intéréssant :réponses à 11 idées reçues
 
Voici notamment ce qui est dit sur la question de la scolarisation
Idée reçue n°4 : Les enfants roms qui mendient dans la rue ont été envoyés seuls en France, les parents attendent l'argent en Roumanie.
 

Réalité : Tout d'abord et comme il est expliqué ici, tous les Roms vivants en France ne sont pas roumains et tous ne sont pas des mendiants !
Au sein de ce que nous appelons les Roms, plusieurs catégories sociales se côtoient et les situations familiales sont très variables. Certains aident leurs parents, d'autres sont exploités.
De plus, le difficile accès à une scolarité effective et durable est un frein important à la sortie de rue. Les familles, dans l'illégalité, n'ont pas le droit aux prestations Caf et, pour les Roumains et les Bulgares, n'ont qu'un accès très restreint au marché du travail. Lorsque l'Aide sociale à l'enfance refuse de prendre en charge les dépenses liées à la scolarisation (fournitures, cantine, ...), les enfants ne peuvent pas aller à l'école et se tournent alors souvent vers la mendicité. Comme l'explique le Collectif pour la scolarisation des enfants roms, «dans plusieurs départements où les droits CAF avaient été ouverts aux familles suite à l'entrée dans l'Union européenne et retirés ensuite, l'interruption des prestations s'est presque toujours accompagnée d'une déscolarisation des enfants qui sont retournés mendier dans la rue. »
 
 
N'est-il pas nécessaire et indispensable de mettre fin à cette discrimination ?
Tous ensemble, pouvoirs publics, associations familiales et de solidarité, associations de ROMS, réfléchissons et agissons pour que le changement permette à ces populations de vivre plus décemment !
 
CDAFAL 77
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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 06:01

L'Association "Familles Laïques de Vaux le Pénil" soutient "les cercles de silence" autant qu'elle le peut sans prendre d'autre parti que celui de la défense de la dignité humaine. Les conditions d'accueil dans certains centres de rétention administrative sont tout simplement inadmissibles, et fortement traumatisantes particulièrement pour les enfants.

Vous trouverez ci-dessous un appel de ces associations locales que nous vous demandons de lire avec attention et, si vous êtes en accord avec ce texte, d'utiliser les liens joints et d'agir à votre niveau.

N'hésitez surtout pas à faire circuler cette information.

Pour Familles LaïquesVaux le Pénil, Patrice THEVENY

 

-oOo-

 

Créés il y a près de 5 ans pour protester contre l’enfermement des étrangers dans des centres de rétention administrative (CRA) au seul motif que ces étrangers se retrouvent dans une situation d’irrégularité administrative, les cercles de silence sont une expression non violente de citoyens isolés ou soutenus par des dizaines d’associations, organisations ou collectifs locaux ou nationaux.Ils regroupent chaque mois dans 174 villes de France, des milliers de personnes qui manifestent en silence durant une heure.
Les centres de rétention administrative sont de véritables prisons où les retenus, enfermés sans jugement, deviennent "vulnérables" et ont de graves difficultés à faire respecter leurs droits. Les expulsions ont créé des situations familiales inextricables : enfants en centre de rétention, familles disloquées, personnes expulsées dans un pays où ils courent de graves dangers….
Le président de la république a changé, la majorité de l’assemblée nationale aussi …..Mais c’est toujours la législation sur les étrangers durcie par l’ancienne majorité qui s’applique.

Nous appelons à un changement de la loi en profondeur avec un souci de justice visant à ne pas compromettre l’avenir de tous ceux qui n’ont d’autre choix que de se retrouver en exil dans notre pays.

En attendant ce changement de la loi, conformément aux engagements pris par le nouveau président avant son élection, «je veillerai à ce que chaque migrant, quelle que soit sa situation, soit traité avec dignité, dans le respect de ses droits fondamentaux»,nous demandons instamment que les mesures suivantes concernant tout le territoire français soient prises de toute urgence afin que la machine administrative et policière cesse de broyer� des existences.

-mettre fin aux objectifs chiffrés en matière d'expulsion qui font voler en éclat les règles qui garantissent les libertés individuelles

-rompre (comme le permet la directive européenne dite « directive retour» ) avec la logique d’enfermement systématique des étrangers et en premier lieu des familles et privilégier des mesures alternatives plus justes et humaines

- instaurer un moratoire sur les expulsions dans l’attente de la nouvelle loi

- traiter le droit d'asile là où se situe la compétence sur la situation à l’étranger

Ces mesures peuvent être prises très rapidement préfigurant une évolution dans la manière de considérer l’étranger.

Le changement, ce doit être dès maintenant

« Au début ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, puis vous combattent, mais à la fin c’est vous qui gagnez. » - Mahatma Gandhi

Avec ou sans papiers,
l’étranger est une personne.
La dignité de chaque personne ne se discute pas, elle se respecte.
Notre silence le crie.


Envoyez ce texte tel quel ou avec vos amendements à vos élus locaux ou à :
http://www.elysee.fr/ecrire/
premier-ministre@cab.pm.gouv.fr
manuel.valls@interieur.gouv.fr
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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 06:35

 

 

 

« Le vieux espère, il a encore le droit de rêver qu'il va être respecté et écouté, que ses cheveux blancs seront honorés, sa marche aidée, ses douleurs soulagées. C'est le devoir des suivants. »

Voici une phrase forte tirée du livre « Le syndrome du glissement ».

Il reste encore beaucoup à faire : transformer totalement les maisons de retraites, les rendre toutes humaines et accessibles, créer les conditions pour que les personnes âgées soient accompagnées et qu'elles puissent le plus longtemps possible vivre chez elles et disposer d'un environnement social et humain permettant d'éviter leur isolement.

L'autonomie c'est un droit! C'est ce qu'affirme le CLIC, centre social d'information et de coordination. Les familles informées peuvent demander l'intervention de professionnels, aidants et TISF , infirmiers....

Parallèlement à l'intervention de professionnels formés, des bénévoles peuvent, eux aussi mener des actions de solidarité comme le transport solidaire ou le parrainage des anciens.

Comme me l'a bien expliqué un bénévole qui agit sur ma commune, à Vaux le Pénil : « Ce n'est pas moi qui apporte, les relations nouées avec les personnes âgées sont pleines de promesses tenues  avec des moments forts partagés.

 

Les bouches commencent à s'ouvrir sur les détresses de certaines personnes âgées et le monde bouge, pas assez mais il bouge.

Il y a tellement à faire! Oui eh bien faisons le!

Le livre d'Elisabeth Laureau Doll constitue une contribution majeure pour notre réflexion.

 

 

« Le syndrome de glissement »

roman d’Élisabeth Laureau-Daull

Éditions Arléa

185 pages

18 €

janvier 2012

 

Émouvant et tellement authentique

 

C'est le premier roman de cette écrivaine...Pour un coup d'essai c'est un coup de maître.

Le lecteur ne sort pas indemne et d'ailleurs, s'il est comme moi il ne peut pas interrompre sa lecture.

Julienne qui vient de « fêter » ses quatre vingts cinq ans dans la maison de retraite qu'elle a rejointe, se remémore son existence et s'interroge sur ce glissement, cette salle d'attente.

Les pensionnaires de cette maison de « retraite » ne sont pas physiquement maltraités....L'inacceptable, l'intolérable ce n'est pas seulement les violences physiques qui ont défrayé la chronique mais les petites violences psychologiques de tous les jours.

Le vieux qui perd son identité, qui est devenu la mémé, qui doit manger à 18 heures du soir et qu'on colle devant la télévision.

Julienne cherche à rencontrer et à faire parler ses « collègues ». Chacune et chacun se raconte dans le cadre de groupes de paroles ou de mensonges, mais qu'importe. Elles n'ont plus 80, 90 ans ou plus jusqu'au moment où, interrompues par la « surveillante », elles sont dégrisées... »Elles ont réintégré leurs corps de vieille ».

Tout est réglé, contrôlé au millimètre dans ces maisons et gare au contrevenant qui bouge l'ordre établi

Les vieux sont là pour glisser tout doucement, pour perdre leurs repères, oublier leur toilette... C'est vraiment cela que la société réserve à ses aînés!.

Le roman vous prend aux tripes et avec une finesse d'écriture, l'auteure nous fait partager son inquiétude, sa colère ….

C'est la vérité qui sort de la bouche de ces anciens qui livrent leur réflexion sur la vie et leur regard :

« Je ne reconnais pas mes enfants....Ils sont ridés, bedonnants et blanchis. Moi j'ai fait des bébés ronds et roses, je vous le garantis. Le pire de la vieillesse, c’est ça, c'est la décrépitude de ses enfants. »

Accrochez vous s'il le faut mais lisez ce livre qui traite d'une question essentielle pour nous, nos proches, pour tous, celle du sort que la société réserve encore à ses aînés.

Oui, je sais on a fait des progrès mais ne doit-on pas encore réfléchir et agir afin de faire que le quatrième, voire le cinquième âge se passe le mieux possible pour ceux qu'on a aimé et qu'on aime tant!

 

Jean-François Chalot

 

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 07:44

Nous étions une quarantaine, ce soir, sur la place Saint Jean, pour ce cercle de
silence axé sur la dénonciation et le refus de l'enfermement des enfants.
Cercle de silence au même endroit que d'habitude avec la banderole habituelle et
quelques grandes photos d'enfants, déroulement d'une grande banderole autour de
la fontaine Saint Jean et distribution de tracts sur la place et même sur les
terrrasses des cafés!L'heure de silence s'est terminée par la lecture d'un poème
ecrit et lu par Monique Bellas(RESFProchain

cercle de silence : MARDI 24 AVRIL à 18h00.
N'hésitons pas à en parler autour de nous.

 

Enfances raflées en bleu-blanc-rouge

 

Ils ont cinq ans, trois ans,… descendus du fourgon – blanc, le fourgon, blanc

Tête brune, tête blonde, ils n’ont vu que quelques pauvres fleurs, jaunes

Comme eux derrière des grilles, de bien pauvres fleurs – jaunes, les fleurs, jaunes

Ils ont salué les fleurs jaunes, longtemps, longtemps, près du fourgon - blanc

 

La mère et le bébé, descendus du panier à salade – blancs ces nouveaux paniers - blancs

Les policiers se font discrets – bleus ces policiers, et jeunes, d’un bleu discret

Des militants sont venus, souriants, inquiets, souriants pour cacher l’inquiétude

Et les avocats sourient aussi ; les avocats - en noir, les avocats - se montrent confiants.

 

Dix heures, midi, deux heures… dans la cour les heures s’égrènent – rouges, les heures, rouges –

Qu’ils sont sages ces enfants, les plus grands – si petits pourtant – n’ont rien dit

Pendant l’audience, ils ont fait silence. Bébé Alicia seule a pleuré, protesté - tout rouge

Des heures, dans la cour du Tribunal, les policiers, la femme et les enfants reviennent

 

Sous le soleil de plomb, entre les fourgons blancs, les policiers bleus, les avocats en noir…

Et les militants, le rouge au front – rouge de honte, le nouveau rouge du drapeau français. 

La jeune femme, elle, garde un calme parfait, confiante dans nos couleurs. Par ses enfants

Lucas, Nicole et Alicia nés, ici, en France, par ses amis, par ses voisins depuis sept ans

Elle a confiance. Elle espère en notre justice, ne craint pas notre police d’avant-avant-hier soir

 

Raflée dans la Creuse, devant chez elle, avec ses trois petits. Embarqués comme ils étaient

Sans rechange, sans rien – pour sept heures de route – pour des jours de rétention

Trois nuits déjà qu’ils sont au Mesnil-Amelot, près des avions – avec maman, en prison

Maman sourit, bébé Alicia s’agite, mais les cinq ans de Lucas savent que l’heure est grave.

 

Il ne s’éclairera qu’au verdict : les bras au ciel, le sourire lumineux – il a entendu « annulé »

Annulée l’obligation de quitter le territoire français, annulée la rétention, annulée…

Comment a-t-il compris si vite ce mot magique qui annule les soucis ? Mystère de l’enfance

Annulée les décisions, mais pas effacées les souffrances des enfants raflés, raflés en France.

 

Monique Bellas

TA- Melun – septembre 2011

 

 

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  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77

AGENDA

 

 

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PROCHAINES PERMANENCES "INFO DETTE"

  à VAUX LE PÉNIL

 

 Vendredi 12 novembre 2021

 Vendredi 10 decembre 2021

sur rendez-vous au 

09 75 38 81 13 

 

    Affiche surrendetement RVB    

 

Sinon, toute l'année,  il y a des permanences hebdomadaires à 

 Melun, Dammarie, Le Mée, St Fargeau-Ponthierry, Moissy Cramayel.....

Renseignez vous auprès de notre secrétariat !

Qui sommes nous ?

Association fondée sur le principe de la laïcité,

intervenant dans tous les domaines

 où l'intérêt des familles est concerné.

     logo rose afl

Animée uniquement par des bénévoles, l'association propose différentes actions telles que : Accompagnement scolaire, alphabétisation, info dettes, écoute et soutien des familles, écrivains publics, informatique, échanges de savoir-faire. 

 

Surtout n'hésitez pas à nous laisser des commentaires en utilisant le lien en dessous de chaque article De même, lisez les commentaires, ils vous en inspireront peut-être d'autres Notre PAL est subventionné par la Caisse d'Allocations Familiales 77 et le Conseil Régional d'Ile de France