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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 05:58

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Une fois de plus, la programmation de la Ferme des jeux a apporté à son public, un grand moment de plaisir et d'émotion.

 

UTOPIE, (voir autre article dans nos pages) LE SPECTACLE QU'IL NE FALLAIT PAS MANQUER: le texte, la mise en scène, le jeu des comédiens (*) et la participation d'une quinzaine de membres de la chorale Chanterelle ont enchanté les 400 spectateurs qui sont venus le voir lors de ces deux soirées.

 (*) juste un avis personnel, une des comédiennes parlait un peu trop vite lors de la première représentation et parfois je ne comprenais pas très bien ce qu'elle disait)

 

Ceux qui connaissaient peu ou prou cette courte mais intense période de l'histoire de France, ce fut l'occasion de tout réviser, et pour ceux qui ne connaissait pas, .... l'envie d'en savoir plus peut-être, et pour tous une soirée inoubliable.

Les moments chantés ajoutaient à l'émotion du public :

- le duo des jeunes filles était "frissonnant",

- la version du "Temps des Cerises" incroyable de profondeur et superbement interprétée, (**)

- "le pendant d'oreille sur le gâteau", la chanson finale, écrite en 1871 "Elle n'est pas morte" clôturait la soirée avec un à propos absolument non prémédité (du point vue calendaire en tous cas) (**)

  (**) pour le plaisir et la compréhension, en bas de page, les paroles de ces deux chansons

Le hasard du calendrier, car rien n'était prémédité, a contribué, à la veille du second tour des présidentielles, à un surplus d'émotions lié aux nombeux messages délivrés.

 

Au dela des commentaires du public, entendus ici et là, tous élogieux, c'est surtout la formidable expèrience vécue par les choristes amateurs (chevronnés) qui pendant une semaine ont travaillé avec des professionnels, sous la houlette "implacable" du metteur en scène qui avait envers eux, les mêmes exigences que pour ceux et celles avec qu'il dirige.

L'un d'eux me disait hier "jamais je n'aurais imaginé vivre une telle expérience et je pense que cela ne se renouvellera pas et c'est bien dommage"

 

Si certains d'entre eux souhaitent apporter leur témoignage, soit en laissant un commentaire ci-dessous, soit en nous envoyant quelques lignes, nous nemanquerons pas de le publier.

 

En tous cas, un grand merci à La Fermes des Jeux, à Thierry BILISCO qui a déniché ce joyau, à la ville de Vaux le Pénil qui donne à la culture la place qu'elle mérite, à tous ceux qui étaient sur scène, devant et derrière, de nous faire vivre de tels moments et d'engranger (ref à La Grange) de tels souvenirs.

 

Pour Familles Laïques de Vaux le Pénil, un regret ! Ne pas avoir établi un partenariat comme nous le faisons parfois avec la Ferme des Jeux pour des films porteurs d'échanges, et offert à des scolaires, des bénévoles ou des adhérents 

Dans la mesure où toutes les places n'ont pas été vendues, cela aurait été possible, et avec le recul, compte tenu de la qualité de ce spectacle, ce regret est d'autant plus grand.

 

Patrice THEVENY, Président de Familles Laïques Vaux le Pénil

 

 

Paroles : Eugène Pottier (1816-1887).
Musique : l'air de "T'en fais pas Nicolas" de Parizot.
Chanson sur l'écrasement de la Commune de Paris du 22 au 28 mai 1871

(la "Semaine sanglante") qui fit entre 20 000 et 30 000 morts.

ELLE N'EST PAS MORTE

On l'a tuée à coups de chassepot,
À coups de mitrailleuse
Et roulée avec son drapeau
Dans la terre argileuse.
Et la tourbe des bourreaux gras
Se croyait la plus forte.

Refrain
Tout ça n'empêche pas Nicolas
Qu' la Commune n'est pas morte.
Tout ça n'empêche pas Nicolas
Qu' la Commune n'est pas morte !

Comme faucheurs rasant un pré,
Comme on abat des pommes,
Les Versaillais ont massacré
Pour le moins cent mille hommes.
Et les cent mille assassinats,
Voyez ce que ça rapporte.
On a bien fusillé Varlin,
Flourens, Duval, Millière,
Ferré, Rigault, Tony Moilin,
Gavé le cimetière.
On croyait lui couper les bras
Et lui vider l'aorte.

Ils ont fait acte de bandits,
Comptant sur le silence.
Achevez les blessés dans leur lit,
Dans leur lit d'ambulance
Et le sang inondant les draps
Ruisselait sous la porte.

Les journalistes policiers,
Marchands de calomnies,
Ont répandu sur nos charniers
Leurs flots d'ignominie.
Les Maxim' Ducamp, les Dumas
Ont vomi leur eau-forte.

C'est la hache de Damoclès
Qui plane sur leurs têtes.
À l'enterrement de Vallès,
Ils en étaient tout bêtes
Fait est qu'on était un fier tas
À lui servir d'escorte

C' qui prouve en tous cas Nicolas,
Qu'la Commune n'est pas morte.
C' qui prouve en tous cas Nicolas,
Qu'la Commune n'est pas morte !

Bref tout ça prouve au combattant
Qu' Marianne a la peau brune,
Du chien dans l' ventre et qu'il est temps
D'crier vive la Commune !
Et ça prouve à tous les Judas
Qu'si ça marche de la sorte

Ils sentiront dans peu nom de Dieu,
Qu'la Commune n'est pas morte.
Ils sentiront dans peu nom de Dieu,
Qu'la Commune n'est pas morte !

Cette chanson de Jean-Baptiste Clément et Antoine Renard, antérieure à la Commune (1866-1868), n'est pas un chant révolutionnaire, mais une chansonnette d'amour.
Pourtant, elle deviendra, après le massacre des Communards,

le symbole de la Commune et des immenses espoirs qu'elle avait engendrés.

LE TEMPS DES CERISES

 

Quand nous en serons au temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur.
Quand nous en serons au temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur.

 

Mais il est bien court le temps des cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles
Cerises d'amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang.
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant.

 

Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d'amour
Evitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour.

Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des chagrins d'amour.

J'aimerai toujours le temps des cerises
C'est de ce temps là que je garde au cœur
Une plaie ouverte
Et dame Fortune en m'étant offerte
Ne saura jamais calmer ma douleur.
J'aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur.

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Published by familles-laiques-de-vaux-le-penil.over-blog.com - dans ARTS & CULTURES
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