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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 13:01

 

Dis Maman on dort où ce soir?

 

Au cours de la manifestation pour le droit au logement du 11 septembre, plusieurs personnes sont venues me voir pour commenter la pancarte que je portais : «  le dessin est beau, émouvant mais triste ».

Oui il ne respire pas la gaieté, ce dessin réalisé par Sapiens reflète la dure réalité vécue par des vraies familles que nous rencontrons régulièrement dans nos permanences sociales.

Le père et la mère sont dans la rue, ils sortent d'un hôtel où ils ont été placés par le 115, ils espèrent un autre hébergement d'urgence et en attendant il se sont réfugiés dans un abri précaire.

Ils s'interrogent comme d'autres et sont inquiets

Ils ne savent pas ce que demain leur réservera.affiche-sapiens.jpg

L'enfant qui serre son jouet sous la table sent l'inquiétude de ses parents.

Les parents eux n'ignorent pas qu'on peut leur retirer la garde de leur tout petit pour le placer dans une famille d'accueil.

Aujourd'hui en 2013, alors que certains s'enrichissent, d'autres nombreux vivent sous le seuil de pauvreté, ils n'arrivent pas à payer leur loyer, ils sont expulsés sans autre forme de procès.

De plus en plus les services sociaux et les juges pour enfant ne font pas de détails, même quand le Conseil Général est de gauche...

Quelle est la faute de ces parents?

D'être au chômage ou de ne pas disposer d'assez de revenus?

D'aucuns commentateurs prétendent que beaucoup d'expulsés sont responsables de leur situation...

Ces censeurs ignorent réellement la réalité sociale de ce pays.affiche-2-sapiens.jpg

Ils n'ont jamais rencontré ce Rmiste de 50 ans qui ne retrouve plus de travail malgré ses tentatives ou ce cadre au chômage et en fin de droit qui endetté vend son pavillon à perte et se retrouve à rechercher en vain un logement.

C'est cela la réalité sociale.

Retirer des enfants à des parents non maltraitants c'est briser une famille et provoquer des séquelles psychologiques graves alors qu'il est possible de faire autrement :

permettre que chaque famille ait un toit par exemple.

J'ai assisté impuissant à une scène chez un juge pour enfants :

la mère expulsée d'un logement et hébergée dans un hôtel a été convoquée un lundi chez le juge des enfants.

Ses enfants ont été placés quasi immédiatement dans des familles d'accueil et le lien aux parents se résume à une rencontre dans un lieu neutre durant deux heures tous les quinze jours.

C'est une indignité de la part des autorités.

Il faut mettre fin aux placements d'enfants de précaires et de sans abri.

Ces hommes et ces femmes ne sont pas responsables de la misère qu'ils subissent !

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 09:09

 

Il a fait beau, très beau durant ces deux mois d'été 2013 .

Les familles qui ont pu partir à la mer, à la montagne ou à la campagne ont été à la fête...

Les autres, toutes les autres, celles qui, plus nombreuses chaque année, restent sur place, ont souffert de la température, de la flambée des prix alimentaires et de leur impossibilité financière de partir elles aussi trouver les joies des vraies vacances.

Le 2 avril, malgré l'appel de nombreuses associations, comme Droit au logement et les associations familiales et de solidarité, les expulsions locatives sans relogement ont été autorisées.

Ainsi, des femmes, des hommes et des enfants se sont retrouvés, du jour au lendemain, dans la rue ou hébergés dans des hôtels par un 115, limité en moyens financiers et débordé par le nombre croissant de personnes à secourir.

Il faudra un jour établir le bilan humain, social et financier de cette logique implacable qui veut que des familles en difficultés soient précipitées dans l'insécurité voire dans la misère.

Certains tirent des avantages de cette situation : ce sont les chaînes d'hôtels qui , hors des lieux touristiques donc quelque peu désertés par les vacanciers, trouvent là une manne non négligeable.

Que penser de ce gérant qui propose à une famille plus couverte par le 115 de rester dans le mê

expulision.PNG

me hôtel avec en contrepartie le versement d'un sur « loyer » ?

Il faut mettre fin à tout ce système qui coûte très cher à la collectivité en prévenant et en interdisant les expulsions sans relogement et en créant des centres d'hébergement fonctionnant comme les foyers de jeu

 

nes travailleurs.

Autrefois, des mères avaient peur de la DAS pouvant leur retirer leurs enfants. Ce temps est révolu, semble t-il ? Pas tout à fait malheureusement...

J'ai encore cette image forte et pénible inscrite dans ma mémoire de cette mère qui du jour au lendemain a vu ses trois enfants placés dans des familles d'accueil.

Elle n'était pas maltraitante-bien au contraire- mais contrainte à survivre dans un hôtel à 20 kms de son ex domicile.

Quel gâchis ?

Durant l'été, notre association familiale, le CNAFAL ( Conseil National des Associations Familiales Laïques), comme d'autres mouvement a accompagné et défendu des familles expulsées ou menacées d'expulsions.

Au bout de deux mois de démarches, d'actions de terrain, d'interpellation, nous avons réussi à trouver une solution positive pour les familles suivies....

Mais pour quelques familles relogées ou reconstruites, combien se retrouvent seules, sans issue !?

Ne pensez pas que ces hommes et ces femmes sont des mauvais payeurs et qu'ils récoltent ce qu'ils ont semé ?

La plupart du temps, il s'agit là d'une descente aux enfers, liée à un accident de la vie : perte

 

d'un emploi, divorce, longue maladie....

Les associations caritatives et de solidarité sont présentes, sur le terrain, même en été.

Elles essayent de faire de leur mieux et souvent agissent ensemble de concert.

Durant l'été 2013 , les familles laïques ont ainsi agi à Melun avec le soutien du Secours catholique et du Secours populaire et du DAL ( Doit au Logement), d'autres associations non sollicitées directement ont par ailleurs apporté leur soutien et proposé leur aide comme les AFP et la CSF....

De ces expériences concrètes, ont germé des propositions comme celle ci :

Pourquoi ne pas constituer une coordination permanente locale des associations de solidarité ?

C'est une idée à développer....

Il faudra aussi réfléchir sur la mise en œuvre d'un lien fort entre ces associations et les services sociaux, chacun gardant sa spécificité et son indépendance !

Voici là des pistes de réflexion et d'action à la rentrée avec nécessairement le maintien et le renforcement de l'axe politique ( au sens large du terme)....

Nous aidons et accompagnons les familles et n'oublions pas que notre action nécessaire est parcellaire si elle n'est pas complétée par une mobilisation sociale dans la rue .

Jean-François Chalot

 

 

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 13:30

L’eau coule à nouveau chez les Christophe !
 
Ce matin vers 11 Heures l’émotion était lisible sur le visage de Sylvie et Thomas qui, après un mois et cinq jours de galère retrouvent enfin ce droit élémentaire : avoir l’eau courante dans leur appartement du centre-ville de Melun.


Conformément aux engagements pris le 13 aout par M Brun, adjoint au maire de Melun, un plombier est intervenu pour remettre l’eau dans le logement du jeune couple ce matin en présence d’un représentant du CDAFAL 77.

 eau-coule.JPG


Cela est une victoire pour les Christophe et tout simplement le triomphe du droit sur la force. Cette famille courageuse voit enfin l’horizon s’éclaircir un peu ! Il était temps.

 

J GUERIN ( CDAFAL 77) 

 

Ce n'est qu'une première étape. Le dossier d'attribution d'un logement est en cours, misons pour une issue favorable qui souhaitons le, permettra à ce couple de repartir sur de bonnes bases.

Patrice THEVENY pour Familles Laïques de Vaux le Pénil.

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 23:10

La République de Seine et Marne – 07-08-2013

Melun : Le jeune couple privé d’eau et de son nouveau-né

Après un an de loyers impayés, on leur a coupé l’eau. C’est illégal. Mais ça dure depuis un mois. Dès le départ, l’affaire était mal embarquée.

Dernière mise à jour : 07/08/2013 à 16:05

Lorsque Sylvie, 35 ans, et Thomas, 29 ans, emménagent dans ce studio du n°8 rue du Général de Gaulle à Melun, ils sont déjà en situation difficile, ils viennent de se faire jeter de force à la porte de leur logement de Nangis par un groupe d’amis du locataire “officiel” et du propriétaire, dans une sombre histoire où on leur reproche de squatter alors qu’ils disposent aussi d’un bail (La Rep des 5 et 12 mars 2012). Une affaire déjà curieuse, surtout s’il s’avère qu’elle n’a pas eu de suite judiciaire.

Bail inexact

C’est donc dans l’urgence, “on a pris ce qu’on trouvait de libre” confie Thomas, que le bail du studio de Melun est signé le 15 avril 2012. Loué 460 euros par mois, plus 10 euros d’avance sur charge d’eau, pour 20 m2 il n’en fait en réalité pas plus de 16, cabinet de toilette compris. Il n’y a pas d’APL, le logement n’est pas homologué. Quelques défauts sur les ouvertures sont mentionnés sur l’état des lieux.  “Nous avons réclamé les travaux de réfection des défauts notés, ainsi que le certificat de surface (loi Carrez) et le certificat énergétique, mais nous n’avons rien obtenu”, précise Sylvie, très “branchée” sur les démarches et procédures. Les échanges verbaux entre les locataires et les représentants des propriétaires sont vite devenus difficiles. “Nous n’avions pas les moyens financiers d’agir en justice et de faire des constats d’huissier “, explique Sylvie.

Impayés

Dans le même temps la situation financière du couple ne s’améliore pas , et si Thomas a toujours son CDI , Sylvie n’a pas été payée par ses employeurs. Les loyers impayés s’accumulent jusqu’à atteindre aujourd’hui environ 6300 euros de dette, soit plus d’un an. Une demande de logement social a été renouvelée le 21 mai. Un dossier de surendettement est sur le point d’être déposé.

Coupure d’eau

Ce mardi 9 juillet, à l’occasion de la pose de compteurs divisionnaires, l’eau est coupée. Le commissariat de Melun refuse de prendre la plainte ou la déclaration du jeune couple. C’est la canicule, et Sylvie est sur le point d’accoucher, ce sera le 22 juillet. Le service CCAS de la mairie attribue le 16 juillet un “soutien ponctuel” de… vingt euros. Le couple obtient une visite du service hygiène et prévention de la mairie qui constate le 18 juillet que l’arrivée d’eau n’est pas raccordée et que la ventilation ne fonctionne pas ; les deux infractions sont précisées par courrier officiel au propriétaire avec obligation de rétablir l’eau “dans les plus brefs délais “,  avant un mois.

Le bébé retiré à sa mère

Le 15 juillet, l’affaire est rendue publique sur le forum Internet Agoravox par l’Association familiale laïque (AFL), locale et nationale, qui multiplie les interventions, auprès des propriétaires, de la mairie, de la préfecture, envoie un courrier à la ministre du Logement. Rien ne change. L’AFL renouvelle ses protestations, souligne l’illégalité de la coupure d’eau, et réclame pour le couple un logement social en urgence. Un argument de plus est que le service social de l’hôpital de Melun a fait savoir qu’il refusera à la sortie de couveuse de laisser à Sylvie son bébé, né prématuré, prenant sans doute en compte l’absence d’eau et l’inadaptation du studio avec le nouveau né. La présence de deux chiens de bonne taille n’arrangeant pas les choses.

La préfecture nous répondait lundi que le jeune couple était parmi les prioritaires pour l’attribution d’un logement, et soulignait que la mairie allait envoyer au propriétaire une nouvelle mise en demeure de rétablir l’eau, sous menace que les travaux soient exécutés d’office à ses frais.

L’AFL, de son côté multiplie les interventions et s’étonne de l’incapacité ou du manque de volonté des différents pouvoirs publics de régler en urgence ce problème de relogement.

Depuis, c’est aussi le très médiatique comité national « Droit au logement » qui met désormais l’affaire en exergue.

Expulsion

C’est seulement la semaine dernière que le couple a reçu l’avis d’huissier d’injonction de payer, premier pas vers la procédure d’expulsion.

” Ce que nous voulons, c’est qu’ils partent, nous a répondu l’épouse et associée du gérant de la SCI propriétaire, nous avons fait confiance et nous avons été trompés ». Et que penser de la coupure d’eau qui est illégale ? “Cela je ne veux pas l’entendre, nous répond-elle encore, ce qui est illégal c’est de ne pas payer son loyer. Il y a eu des travaux, s’il y a eu un problème technique avec l’eau, qu’on n’attende pas  de nous qu’on lève le petit doigt. Nous voulons qu’ils partent”.

C’est aussi aujourd’hui ce que souhaitent Thomas et Sylvie, sachant qu’ils devront sans doute se séparer de leurs chiens pour faciliter leur relogement. Mais leur priorité est de mieux se loger pour récupérer leur enfant, qu’ils ont prénommé Noé. Leur dossier devrait être examiné à la prochaine commission d’attribution de logements de Melun.

Didier BARRY 

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7 août 2013 3 07 /08 /août /2013 13:59

Toute la presse en parle et en a parlé : les télévisions, les radios, les journaux

Des militants de Familles laïques de Vaux le Pénil, du CNAFAL et du DAL qui a apporté son soutien sont passés à l'antenne.

Aujourd'hui, nous avons quelques espérances, notamment une proposition de logement pour le couple par la Direction Départementale de la Cohésion Sociale.

Mais nous restons vigilants :

- après la proposition, il y a la réunion de la commission d'attribution;

- dans l'attente l'eau doit être remise, c'est une exigence

( un processus judiciaire va commencer)

 

VOICI CI-DESSOUS UNE REVUE DE PRESSE INCOMPLETE

 

 

 

 

Un couple avec nourrisson privé d'eau pour loyers impayés - (...)

4 août 2013 à 15h49 | Revue de Presse

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 08:53

Le couple privé d'eau est séparé de son bébé !

C'EST UN SCANDALE QUI DOIT CESSER IMMEDIATEMENT

 

Depuis le 9 juillet, un couple est privé d'eau par décision du propriétaire de l'appartement.

Cela se passe en plein été, à Melun, alors que les températures sont élevées et que la mère est enceinte de 7 mois ½ .

Rien ne justifie une telle décision irresponsable aux conséquences humaines qui étaient prévisibles.

Le bébé est né prématurément. Il pèsait à la naissance 1,740 kg....La mère a vécu sans eau courante et avec un stress compréhensible alors qu'elle aurait du avoir un repos complet durant les dernières semaines de grossesse.

 

En accord avec les parents, le Conseil National des Associations Familiales Laïques et le CDAFAL 77 ont tout tenté : interpellation du Maire de Melun pour qu'il agisse, interpellations multiples du propriétaire et de la SCI, lettre à la Ministre du Logement....

Il fallait faire vite mais sans précipitation afin d'obtenir satisfaction.

Suite à l'action menée et à l'implication forte des parents qui ont été les principaux acteurs, les services de la Préfecture ont contacté le couple en leur annonçant qu'il pourrait obtenir très vite un logement social.

Il faut savoir que le logement actuel, privé d'eau est loué pour 20 M2 et mesure, salle de bain comprise ; 16 M2 !

 

Aujourd'hui le couple est désemparé et en colère et qui ne le serait pas à sa place : Les services sociaux de l'hôpital de Melun viennent de lui annoncer que leur fils ne leur sera donné que lorsqu'ils pourront disposer d'un logement avec une chambre pour le bébé.

Les médecins ont comme premier souci la santé des patients donc de ce bébé :dans l'urgence l'enfant est mieux soigné à l'hôpital qu'il le serait chez lui, sans eau, certes, mais pourquoi ne propose t-on pas un logement provisoire à l'hôpital s'il en existe un ou alors un logement définitif en relation avec la Préfecture et le Conseil Général ( responsabilité petite enfance).

 

Retirer un bébé à ses parents est un acte d'une telle violence !

Comment se fait-il que les institutions républicaines ne fonctionnent pas quand il s'agit de remettre l'eau illégalement fermée et qu'elles soient si rapides, expéditives quand il s'agit de retirer un bébé à des parents qui sont si heureux de cette naissance qu'ils accueillent avec affection et attention.

Oui, ils ont besoin d'un logement décent, suffisamment grand mais sont-ils responsables du système ? : il faut attendre des mois et des mois, parfois plus pour obtenir un logement social et comme beaucoup de familles, le couple s'est replié pour prendre ce qu'ils ont trouvé : un studio tout petit loué « à prix d'or »....sans qu'il soit aux normes !

Justice doit leur être rendue.

 

Madame la Préfète de Seine et Marne doit intervenir immédiatement pour qu'un appartement soit attribué à ce couple !

Si l'eau courante doit être rétablie sans délai dans le studio de ce couple, il faut aujourd'hui empêcher que la décision inqualifiable du propriétaire ne conduise à ce que cette mère et ce père soient séparés de leur bébé.

 

Jean-François CHALOT, CADFAL 77

Patrice THEVENY, Familles Laïques de Vaux le Pénil

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 07:15

UN COUPLE PRIVE D'EAU DEPUIS PLUS DE QUINZE JOURS

 

L'édition du Parisien du 25 juillet relate les faits

 couple-coupure-eau.jpg

 

« Mardi soir, 19h45, rue Charles-de-Gaulle à Melun. Thomas quitte le café M : 15.15 pour se rendre dans son logement en face. Dans ses mains, deux bombonnes d’eau et un sac rempli de bouteilles d’eau… Car depuis le 9 juillet, le 16 m2 qu’il loue en face ne reçoit plus l’eau. Une situation particulièrement difficile avec les températures qui avoisinent les 30 degrés. D’autant que sa femme, enceinte de sept mois et demi, a accouché le 22 juillet d’un petit Noé, poids plume d’1,7 kg.

5 800 € de loyers impayés

« On paye 470 € par mois, charges incluses. Les propriétaires ne nous remettent pas l’eau car on a 5800 € de loyers impayés », explique le jeune homme, âgé de 29 ans, employé dans le commerce. Un salaire insuffisant pour faire face? « J’avais cinq crédits, je n’en ai plus que deux. Ma femme ne travaille plus et n’a pas été payée par deux de ses employeurs. On a ouvert un dossier de surendettement. » Patron du café, Sergio laisse de bon cœur Thomas remplir ses bombonnes. « J’ai connu la précarité car j’ai grandi dans un bidonville à Saint-Denis dans les années 1970. L’eau, c’est vital. Comme l’air », explique-t-il. Contactée par téléphone, l’épouse du propriétaire explique que le couple n’a pas payé son loyer depuis plusieurs mois et qu’une procédure d’expulsion est en cours.

Au service hygiène et prévention de la ville de Melun, une visite du logement a été effectuée et un dossier est en cours d’instruction : « un propriétaire n’a pas à faire la loi lui-même, assure l’association d’information sur le logement (Adil 77). Il n’a pas le droit de couper l’eau à un locataire, c’est la réglementation. Là, le nouveau réseau d’alimentation en eau de l’immeuble est présent dans l’appartement, mais il n’est pas raccordé, ce qui rend le logement indigne par rapport aux WC, à la salle de bain, etc.

Le maire a donné aux locataires des bons d’aide alimentaire pour qu’ils achètent de l’eau. » De son côté, l’association Familles laïques a mandaté un juriste qui a écrit à la ministre du Logement, Cécile Duflot, pour l’alerter sur ce cas. »

 

Tout est exact...

Juste un élément à modifier : c'est le juriste du CNAFAL qui suit le dossier en relation avec Familles Laïques de Vaux le Pénil et la lettre à la ministre est signée du président national du CNAFAL, Jean-Marie BONNEMEYRE

 

Il y a plusieurs scandales réunis ici :  la coupure d'eau tout d'abord, l'attitude du propriétaire et de la SCE et la lenteur pour ne pas dire plus des « institutionnels »....

Nous ne lâcherons pas l'affaire quant à nous :

  • l'eau doit être remise

  • le couple doit pouvoir obtenir un logement social décent 

Jean-François Chalot, Patrice Théveny

pour Familles Laïques de Vaux le Pénil

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 08:13

 

Voici un document qui m'a été remis en main propre par un couple qui s'est rendu, à ma demande à la permanence des « familles laïques »

 

Informé de leur situation par des amis qui les avait rencontrés, j'ai voulu en savoir plus pour essayer d'intervenir en leur faveur.

 

Le texte est in extenso, j'ai juste retiré leurs noms même s'ils acceptaient que j'indique leur identité :

« AVIS A LA POPULATION »

 

Ici vit un couple, dont la femme est enceinte de 7,5 mois de

grossesse, sans eau depuis mardi 9/7/2013 sur action illégale

du propriétaire.

Nouvelle-image-copie-2.JPG

L'eau est un droit fondamental

Les propriétaires et gestionnaires de l'immeuble sont

coupables de « voie de fait» (Paris, 14e chambre, le

6/12/1981) et « mise en danger» (art. 223-1 du code pénal),

ce qui est passible d'une peine de prison ferme et d'amende.

Cette situation rend le logement indécent (décret n02002-120

du 30/1/2002).

Malgré les innombrables appels de la mairie, les responsables

n'ont rien fait pour rétablir la situation.

Le commissariat de police de Melun a refusé de prendre la

plainte, ce qui est également illégal! La commission régionale

de déontologie sera saisie dès la semaine prochaine.

Le vice-procureur renvoi la charge à la mairie.

De nos jours, n'importe qui peut mourir sans que cela se

sache, personne pour les sauver!!!!

 

M. et Mme -----------------------

« Locataires révoltés et indignés! »

 

Comment est-ce possible?

A l'occasion de travaux, le propriétaire a fait remettre l'eau aux 5 autres locataires et à l'institut de beauté du RdC, mais pas à eux.

Une journaliste a demandé aux proprios pourquoi ils avaient fermé l'eau : il aurait répondu :  pour défaut de paiement de loyer.

Le commissariat de police de Melun a refusé le dépôt de plainte et même une main courante.

La jeune femme est enceinte, avec le col ouvert, et doit prendre plusieurs douches par jour. Son mari va chercher de l'eau dans un seau au bistrot d'à côté !!...

 

A la lecture du dossier j'apprends que ce studio qu'ils louent 460 € par mois et 10 € de provision d'eau est considéré comme un logement de 20 m2 alors qu'il n'a que 16 m2 si l'on compte la salle de bain et 12 m2 sans la salle de bain.

Des traces de champignons existent dans cet appartement ce qui dénote un niveau d'insalubrité que les services compétents de la Mairie de Melun vont évaluer.

J'adresse ce jour un courrier au propriétaire et à la SCI pour que l'eau soit rétabli immédiatement …

Évidemment comme il est dit dans cette lettre: si rien n'est fait très vite, une plainte sera déposée.

 

J'espère que cette information exacte sera reprise par des média et qu'une enquête sera menée.

En attendant, tous les services compétents sont contactés.

Ce jeune couple impressionnant dans sa détermination a besoin de soutien.

L'essentiel, c'est le rétablissement de l'eau!

 

Jean-François Chalot

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 08:05

 

Quand on ne trouve pas un logement, il ne reste plus que la rue ou des solutions précaires.

Quand il n'y a pas de logement social disponible dans le parc public ou même privé; quand on ne dispose par de revenus suffisants pour « séduire » un propriétaire, il ne reste plus qu'à accepter la première offre que l'on trouve....

C'est ainsi que de nombreuses personnes ou familles tombent sur des margoulins étant prêts à louer n'importe quoi au prix le plus élevé possible.

 

La loi interdit de louer une habitation de moins de 9 m2. Il est même prévu qu'il y ait une douche dans l'appartement...

La loi est la loi et doit être respectée.

Malheureusement sur Paris et dans de nombreuses villes, des hommes et des femmes survivent dans des « chambres de bonnes » minuscules, beaucoup n'atteignent pas la surface requise.

Une histoire réelle et malheureusement non fictive, racontée par RTL et reprise sous forme d'article par « et les autres » revue de la Fondation Abbé Pierre nous apprend qu'un homme a « logé » 17 ans dans un réduit d'1, 56 m2 habitable! qu'il payait 330 € par mois.

 

OUI VOUS AVEZ BIEN LU : 1 mètre carré et 56 décimètres carrés !

 

"Libération livre de nouveaux détails après avoir contacté Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé Pierre. Il précise que "depuis mars 2012, la propriétaire des lieux est en théorie contrainte par un arrêté préfectoral, qui lui interdit de mettre le logement en location. Pourtant, Dominique y est encore resté de longs mois, avant de s’en aller récemment". L'homme attend encore que "sa propriétaire lui fournisse un nouveau logement, comme la loi l’y oblige. Sans succès pour l’instant", ajoute-t-il »!

Comment est-ce possible ?

Le propriétaire indigne sera t-il poursuivi en justice et condamné à une forte amende et à verser des dommages et intérêts à son « locataire »?

L'avocat du « locataire », conseillé par le service juridique de l'Espace Solidarité Logement porte l'affaire devant les tribunaux...

Le propriétaire délictueux a fait appel à un avocat qui a réussi à obtenir le renvoi de l'affaire et ceci par deux fois, en novembre et en février.

Comme quoi il vaut mieux être riche et malhonnête que pauvre et honnête....

Ce cas est extrême, certes mais pas isolé, ils sont nombreux à devoir accepter n'importe quoi . Certains logement insalubres et aux normes métrées sont louées sans que soit effectué le moindre contrôle.

Une proposition de loi est déposée devant le Sénat.

Il s'agirait d'obliger tout bailleur a subir une visite des appartements à louer avant l'attribution d'une aide au logement....afin d'établir un certificat de décence.

L'idée est louable mais une proposition de loi n'est pas un projet de loi donc elle peut rester pendant des années dans les cartons.

C'est un projet de loi clair qu'il faut, interdisant toute location de logements indécents et prévoyant que les contrevenants soient pénalisés

J'entends certains, crier à l'abus : comment vont faire les petits propriétaires?

Il est possible et utile qu'une aide soit apportée à tout propriétaire qui s'engage à restaurer le logement qu'il loue dans le cadre de la signature d'un contrat.


 


 


 


 

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 07:41

 

LES INTENTIONS DU GOUVERNEMENT SONT DEVOILEES :

IL VEUT REDUIRE DE 30% LES AIDES AU LOGEMENT !

 

Les associations familiales et de locataires peuvent êtres inquiets pour l'avenir...

Les familles peuvent s'attendre à une violente attaque prévue et programmée .

Une note du Ministère des finances, publiée par Médiapart annonce les grandes lignes du plan de rigueur prévu :

« une réduction d’environ 30 % des aides au logement, qui atteignent actuellement près de 15 milliards d’euros, et à raboter d’environ 600 millions d’euros les crédits inscrits dans deux programmes, celui des aides à la pierre et celui de l’hébergement et accompagnement pour les personnes les plus défavorisées, qui disposent actuellement de près de 1,7 milliard d’euros ».

Les libéraux ont comme double objectif de réduire les aides à la pierre qui permettent de construire de nouveaux logements sociaux et les allocations logements.

Si cette politique va à son terme, elle conduira à un appauvrissement des familles humbles qui ont de plus en plus de mal à régler leurs loyers et à multiplier encore le nombre d'expulsions.

UNE NOUVELLE ORIENTATION EST NECESSAIRE ET QUELS QUE SOIENT LES RESULTATS DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES ET LEGISLATIVES, DES MESURES DOIVENT ETRE PRISES DANS LE DOMAINE DU LOGEMENT

- La construction de 500 000 logements par an (dont 150 000 sociaux)et, pour mettre fin au non ou mal logement :

  • l'augmentation des APL

  • le gel des loyers

  • l'application réelle de la loi DALO avec une réduction importante du délai de traitement

  • la construction de centres d'hébergement dignes de ce nom.

Seul le maintien à un haut niveau de la mobilisation des locataires, des familles et de leurs associations pourront efficacement peser sur l'avenir et permettre que les promesses électorales ne soient pas « lettres mortes »

 

Jean-François Chalot

 

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  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77

AGENDA

 

 

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PROCHAINES PERMANENCES "INFO DETTE"

  à VAUX LE PÉNIL

 

 Vendredi 11 septembre 2020

 Vendredi 09 octobre 2020

 Vendredi 13 novembre 2020 

sur rendez-vous au 

09 75 38 81 13 

 

    Affiche surrendetement RVB    

 

Sinon, toute l'année,  il y a des permanences hebdomadaires à 

 Melun, Dammarie, Le Mée, St Fargeau-Ponthierry, Moissy Cramayel.....

Renseignez vous auprès de notre secrétariat !

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Association fondée sur le principe de la laïcité,

intervenant dans tous les domaines

 où l'intérêt des familles est concerné.

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