Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 10:32

  

 LA BALADE DES VIVANTS VIVANTS « Les premières bandes dessinées muettes ont pour origine la presse.  
 Elles apparaissent vers 1860 dans les hebdomadaires satiriques allemands comme le Fliegende Blätter 
  et seront importées en France par Caran d’Ache (1859-1909) 
  vers 1880 dans des revues comme Tout Paris, ou Le Chat Noir. » Si les bandes dessinées classiques avec des dialogues et sous titres sont de loin les plus courantes  
 sous la forme d'albums, quelques dessinateurs ont choisi le muet intégral  
 afin de laisser au « lecteur » le loisir de suivre l'histoire et d'imaginer les dialogues. Sapiens qui a commencé à dessiner dans des fanzines a décidé de réaliser un « vieux » projet : 
  dessiner des planches de dessins , le « lecteur » pouvant inventer complètement l'histoire 
  ou laisser aller totalement son imagination. Rejetant cette société de violences et de profits, où les pauvres s'appauvrissent et les riches s'enrichissent, 
  il a rêvé d'une autre vie.... Ces cités si décriées par beaucoup et laissées à l'abandon pourraient très bien être des lieux 
  où il fait bon vivre ensemble. La solidarité pourrait être roi.... C'est la balade des vivants vivants qui discutent entre eux, organisent de grandes tablées,  
 inventent une utilisation originale des espaces.... Et le travail dans tout cela? La BD devait sortir fin décembre 2011 , à l'occasion du centenaire de Paul Lafargue,  
 qui a osé écrire et défendre « le droit à la paresse ». 
 .Lafargue a apporté beaucoup au mouvement social qui semble l'avoir oublié. Les personnages ne sont pas « paresseux » proprement dit, ils vivent autrement, certains, 
  du moins ceux qui arrivent à trouver du travail sont salariés ou fonctionnaires, d'autres sont chômeurs 
  mais tous participent activement même à la vie de la cité, prenant en charge certaines tâches... 
 .Voici que je me mets à interpréter...C'est ma lecture : c'est toute la magie du livre : tout le monde écrit  
 dans sa tête son scénario. Chaque planche, réalisée minutieusement à la main a demandé au dessinateur 5 et 10 jours de « travail » .. 
 .Il ne s'agit pas d'un travail puisque Sapiens était dans le libre choix.! Jean-François Chalot prix de l'album 10 € disponible au local sour demande 
 Sapiens est adhérent à Familles laïques de Vaux le Pénil 
 contact : sapiensbd@yahoo.fr 

RECTO-CIEL--TAIL--ROUGE.jpg

Partager cet article
Repost0
23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 08:50

 Le verdict est tombé le 2/02/2012, la France est condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), et doit en tirer toutes les conséquences, pour lacune grave dans sa procédure d’asile.

 La Cour sanctionne ainsi l’absence de recours suspensif dans la procédure « prioritaire » d’asile. Cette procédure française autorise le renvoi des demandeurs dans leur pays, sans avoir la certitude qu’ils ne seront pas persécutés. Cela signifie qu’un demandeur peut être renvoyé vers son pays avant que la cour ait rendu son jugement définitif.

 

 La CEDH rappelle dans son jugement que « les Etats ne doivent en aucun cas renvoyer une personne dans son pays tant qu’il n’est pas démontré de façon complète et définitive, qu’elle n’y encourt aucun risque ». La Cour a constaté les insuffisances de la procédure prioritaire en France, et a relevé que les requérants ne disposaient pas, en pratique, des moyens de faire valoir leur demande.

 La conclusion est sans appel : il s’agit d’une violation du droit au recours effectif. Selon la Cour « la résistance obstinée des autorités françaises est l’illustration d’une politique d’asile davantage guidée par une logique de suspicion à l’égard des demandeurs d’asile, qu’une véritable volonté de les protéger ».

 Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, le Commissaire Européen aux droits de l’homme et le Comité des droits de l’Homme des Nations Unies, ont manifesté à plusieurs reprises leur inquiétude à l’égard de la France.

 

 Ils ont condamné la procédure dite « prioritaire » et recommandé la mise en place d’un recours suspensif permettant d’offrir les garanties suffisantes contre un éloignement qui comporte un risque de torture. Cette décision est une honte pour la France ! Qu’est devenu notre pays « terre d’accueil » ?

 

 Le CNAFAL souhaite vivement que cet arrêt de la Cour Européenne amène le ministère de l’Intérieur à mettre plus d’humanité dans le traitement des dossiers, plutôt que de s’enorgueillir de chiffres record !!

Partager cet article
Repost0
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 08:51

Le Conseil d'Administration et le Bureau

invitent l'ensemble des adhérents

de Familles Laïques de Vaux le Pénil

à assiter et participer à son

Assemblée Générale Annuelle

 

Elle aura lieu à la Maison des Associations

(Place des Fêtes)

Rue du 11 novembre à Vaux le Pénil

le mardi 13 mars 2012 à partir de 20h00

 

Cette réunion statutaire et décisionnelle

est aussi l'occasion de faire le point et de se rencontrer.

 

Nous comptons sur un maximum de participants.

Tous les adhérents ont normalement reçu leur convocation.

 

Pour ceux qui ne sont pas adhérents,

vous pouvez venir vous renseigner, dialoguer avec nous.

Vous ne pourrez pas (bien sûr) participer

aux différents votes prévus à l'ordre du jour.

 

Pour le Bureau, Patrice THEVENY.

Partager cet article
Repost0
17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 11:52

 

LE 15 MARS C'EST DEJA DEMAIN!

Le 15 mars c'est déjà demain.... Après un hiver très rude où les coûts de chauffage sont pour beaucoup de familles, insupportables, les expulsions vont reprendre....

Des associations nationales et locales se mobilisent contre les expulsions et pour que le droit à un logement décent et accessible pour toutes et pour tous soit EFFECTIF.

De nombreux collectifs militants « Droit au logement » se sont constitués sur tout le territoire national. Certains mènent une action propagandiste, d'autres développent des actions de solidarité allant jusqu'à s'opposer aux expulsions...La trêve hivernale va bientôt prendre fin et de nombreuses familles sont inquiètes pour l'avenir, d'autant plus qu'avec le froid glacial qui sévit, les dépenses pour le chauffage ont augmenté considérablement.

Une trentaine d'associations nationales lancent l'appel suivant :

« Un toit c'est un droit

Le 15 mars sonne le retour des expulsions, l’angoisse pour des dizaines de milliers de familles d’être jetées à la rue avant sombrer dans l’exclusion... Depuis 10 ans, le nombre d’expulsions a doublé, comme le nombre de sans-abris, à mesure que les loyers et l’immobilier flambent, que la précarité, la pauvreté salariale et le chômage s’étendent, que les charges, l’énergie, les transports, les soins, et les produits alimentaires de base augmentent.

Les fins de mois sont dures …

C’est une politique délibérée des gouvernements qui depuis 10 ans, encouragent le logement cher, et soutiennent les milieux de l’immobilier, (bailleurs privés, spéculateurs, BTP, banques), qui s’enrichissent sur le dos des locataires et des accédants.

Le logement cher, c’est le racket des couches populaires : jeunes, salarié-e-s, précaires, mères isolées, migrants, retraités, handicapés ... En plus, les statuts locatifs sont attaqués et précarisés, même en HLM.

Ce n’est pas une fatalité ! il faut se réveiller !

Le logement prend place dans la campagne électorale poussé par le mouvement social et revendicatif. Tous ensemble : on peut gagner, le projet de loi interdisant de vivre dans un camping plus de trois mois a été abandonné,un projet de loi pour encadrer les loyers a été adopté au Sénat , 

Mr Sarkozy nous annonce des mesures qui précarisent les locataires, fragilisent les HLM, soutiennent les spéculateurs et les grands bailleurs et patrons du BTP. STOP !!

À quelques semaines des élections, la crise du logement s’aggrave. Beaucoup ont peur de se retrouver un jour à la rue.

Le logement doit être un droit, comme l’éducation ou la santé ... EXIGEONS TOUS ENSEMBLE :

ARRÊT DES EXPULSIONS ! Application et amélioration de la loi DALO, de la loi de réquisition, de l’obligation d’accueil inconditionnel des sans-logis, jusqu’au relogement. 

BAISSE DES LOYERS ET DE L’ÉNERGIE  Encadrement et baisse de 10 à 20% des loyers privés, des charges, hausse des allocations logement, taxation de la spéculation, suppression des cadeaux fiscaux aux riches 

RÉALISATION MASSIVE DE HLM ! 150 à 200 000 par an (PLUS, PLAI) aux normes environnementales, renforcement du Livret A et du 1% logement, gel des loyers HLM et des charges, abrogation des mesures de marchandisation des HLM (CUS, ventes, démolition, privatisation...), un service public du logement !

UN LOGEMENT C’EST UN DROIT ! Abrogation des Lois qui précarisent les locataires ( loi Boutin, congé vente … ), relogement des habitants de taudis, toxiques (saturnisme), de bidonville ; des droits pour les habitants de camping, de foyers, d’habitat hors norme et/ou choisi ; soutien à l’habitat coopératif …

Plate forme logement des mouvements sociaux :

AC, ACDL, AFVS, AITEC, ATTAC, CAL, CAHL 94, CNL,CGL 75 et national, CSF, CGT, CNAFAL, COPAF, DAL, Advocacy, Bagagérue, Fondation Copernic,FSU, HALEM, Jeudi Noir, MRAP, RESF, Sud Santé Sociaux, USP, Union Syndicale Solidaires, Syndicat de la Magistrature,Syndicat des Avocats de France »

Il s'agit pour elles de rappeler un certain nombre de principes et d'appeler à une manifestation nationale qui se tiendra le 10 mars à Paris.

 

 

 

LA SITUATION DES PLUS DEMUNIS NOUS CONCERNE TOUS

 

Le nombre de familles en difficulté augmente....

Beaucoup de familles attendent avec inquiétude les notes de chauffage qui risquent d'être salées sous le double effet de l'augmentation des tarifs de l'énergie et du froid glacial que nous avons supporté.

Les « restos du cœur » ne désemplissent pas et la fréquentation est bien plus forte que l'an passé.

Des retraités comptent parmi les bénéficiaires ...Comme l'explique avec émotion un des bénévoles de l'association : « Nous sentons surtout chez ceux-ci combien la démarche est douloureuse »

N'importe qui peut être touché par la vie chère et beaucoup de familles sont fragilisées et au bord de la rupture.

Le Conseil Municipal unanime de Vaux le Pénil a voté une subvention exceptionnelle au Secours populaire français et aux Restos du cœur …

C'est un acte de solidarité important et nous espérons que d'autres conseils municipaux feront de même.

Partager cet article
Repost0
16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 11:44

 SOLIDARITE OU CHARITE PUBLIQUE?

 

Le président de la République a posé une question le 29 janvier 2012 :

« En France, on a une spécificité, ce sont les entreprises qui paient la politique familiale. Mais pourquoi? Quelle est cette logique? »

Il lui aurait suffi de relire le texte de l'ordonnance du 4 octobre 1945 pour trouver une réponse à sa fausse question :

Article premier :

« Il est institué une organisation de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu'ils supportent. »
Article 34 :

« La cotisation des allocations familiales est intégralement à la charge de l'employeur. Le taux de cette cotisation est fixé suivant les modalités déterminées par un arrêt du ministre du travail et de la sécurité sociale et des ministres de l'économie nationale et des finances. »

Si le 1er octobre 2012, comme le propose le président de la République, c'est l'augmentation de la TVA qui finance « la politique familiale » :

  • c'est une exonération des cotisations dites patronales de 13 milliards d'euros, donc un cadeau royal fait aux entreprises;

  • c'est le début de la fin du principe même le la Sécurité sociale;

  • c'est une charge supportée par les familles elles mêmes.

Ne s'agirait-il pas en fait de passer d'un système de solidarité qui voulait que les prestations familiales procèdent d'un droit inscrit dans la loi comme un salaire différé, payé selon le nombre d'enfants à une aide sociale procédant de la « charité publique ».

La Commission pour la libération de la croissance, dite commission Attali ne propose t-elle pas de « conditionner les prestations familiales aux revenus des ménages »?

Le taux de cotisations patronales à la branche famille de la Sécurité sociale a connu plusieurs baisses, il s'élevait à 16,65% en 1951 pour tomber à 9% en 1990, puis à 5,4% en 2010 pour « atteindre » les 0% en octobre 2012?

Qui est gagnant?; le patronat

Qui est perdant : la famille qui devra payer plus cher ses produits de consommation...

Quant à l'emploi, n'en parlons pas : les différentes exonérations et baisses de cotisations patronales n'ont jamais conduit les employeurs à embaucher plus de personnels...bien au contraire!

 

Jean-François Chalot

Partager cet article
Repost0
14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 11:00

Comme d'autres, notre association locale « Familles laïques » de Vaux le Pénil met en vie un projet de cours de français en direction des personnes qui arrivent en France ou qui, installés depuis peu ne maîtrisent pas notre langue.

 

L'action « Français-langue étrangère- alphabétisation » est assurée totalement par des bénévoles.

 

Pour répondre à la demande et ne pas bricoler, des séances de formation sont organisées pour les bénévoles...C'est ainsi que notre association s'est tournée vers la FOCEL puis cette année, elle s'est adressée aux GRETA .

Nous sommes très satisfaits des « prestations » proposées par ces deux entités.

Aujourd'hui les GRETA sont menacés....Le gouvernement prévoit une réforme qui assez vite peut dénaturer ces regroupements en les coupant de l'Education nationale avec trois conséquences prévisibles :

  • un affaiblissement du niveau du service rendu....Les enseignants et formateurs de haut niveau pourront être remplacés par des vacataires et autres CDD dans le cadre de la logique du moindre coût;

  • une augmentation des tarifs pratiqués...Alors que les formations sont abordables, elles risquent de coûter plus cher aux associations demandeuses

  • un moindre maillage territorial avec la fin de la formation de proximité.

 

Le réseau des GRETA est le dispositif de Formation tout au long de la vie de l'Education Nationale. Le réseau des GRETA (GRoupements d'ETAblissements publics) fondé en 1973 est devenu le premier organisme de formation d'adultes en France. Les 290 GRETA, répartis sur le territoire national, assurent une mission de service public au bénéfice des demandeurs d'emploi (actions financées par les pouvoirs publics). Ils accompagnent aussi les PME -PMI et les grandes entreprises dans la formation de leurs salariés .

Ils aident les personnes désireuses de se former " tout au long de la vie " à réaliser leur projet en apportant conseils et accompagnements.

 

Aujourd'hui, comme l'indique l'extrait du communiqué syndical suivant, il s'agit pour le gouvernement de balayer ce système au service d'une autre logique, principalement financière :


« Au prétexte d'une indispensable réforme qui devait avoir pour objectif l'amélioration du fonctionnement des structures et de la gestion des personnels, l’État se désengage en remplaçant l'actuelle structure juridique des GRETA rattachés à un établissement public local d'enseignement (EPLE) par un Groupement d'Intérêt Public (GIP) autonome. Le ministère place ainsi la formation continue des adultes en marge de l’Éducation nationale. Il veut faire supporter aux GIP-GRETA des charges financières nouvelles. Les personnels ne seront plus des agents de l’Éducation nationale. Ce projet pose de nombreuses difficultés techniques, juridiques et financières ignorées par le ministère. Il remet en cause la viabilité des GRETA et donc de la formation continue des adultes dans l'Éducation nationale
Le ministère s’obstine et travaille en catimini sur cette réforme sans dialogue social et sans négociation, alors que ce projet a été rejeté unanimement par les organisations syndicales. Tous les acteurs -administratifs, formateurs, coordinateurs, conseillers en formation continue, services formation continue des rectorats, agents comptables, chefs d'établissement...- qui sont opposés à cette réforme dénoncent le mépris envers les personnels qui font vivre, grâce à leur engagement et leur implication, un réseau des GRETA efficace et puissant dans un environnement concurrentiel, alors qu'ils exercent aussi des activités de service public d'utilité sociale.
Les organisations syndicales signataires (CGT Éduc'action, Sgen-CFDT, SNCL-FAEN, Snes-FSU,
Snuep-FSU, UNSA-Éducation,SUD ) réaffirment leur opposition à la structure juridique du GIP pour les GRETA et demandent l'ouverture d'une véritable négociation pour définir une réforme porteuse de progrès pour l'ensemble du réseau et des personnels qui :
- garantisse la viabilité des GRETA, préserve la cohérence du réseau et son appartenance au
service public d'éducation par une structure juridique autre que celle correspondant au GIP ;
- reconnaisse enfin l’engagement et l’implication des personnels des GRETA depuis de
nombreuses années ;
- maintienne un maillage des territoires qui préserve une offre de formation continue de
proximité ;
- revienne sur les décisions de désengagement de l'État concernant notamment les postes de
conseillers en formation continue. »

 

Jean-François Chalot

 

Partager cet article
Repost0
10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 17:56

 

Le Conseil d’État reconnaît que le droit à l’hébergement d’urgence est une liberté fondamentale

 

ENFIN UN ARRET HISTORIQUE !

Deux sans-abri ont été retrouvés morts à Paris, l'un vendredi dernier et l'autre lundi, victimes à des degrés divers de la vague de froid.
L'un des sans-abri, retrouvé le 6 février dans le 10e arrondissement de Paris, était "en situation d'hypothermie", selon la mairie. L'autre SDF, retrouvé trois jours plus tôt dans le bois de Vincennes, était "en situation d'alcoolémie" et le froid n'aurait "pas arrangé sa situation", selon une dépêche de l'AFP.

Il aura fallu que plusieurs personnes sans abri meurent de froid pour qu'enfin une juridiction de la République s'en émeuve et prenne une décision qui comme le souligne DROIT AU LOGEMENT....

Comme l'explique le DAL dans le communiqué suivant, il faut que l’État donne des ordres immédiats à ses préfets afin que cet arrêt donne lieu à une application immédiate,
c'est une urgence sociale et vitale
« Un arrêt historique :  
Le Conseil d’État reconnaît que le droit à l’hébergement d’urgence est une liberté fondamentale
Par un arrêt historique rendu aujourd’hui, suite à une requête du DAL et communiqué en début d’après midi, le Conseil d’État a reconnu :
“ qu’il appartient aux autorités de l’État de mettre en œuvre le droit à l’hébergement d’urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique et sociale; qu’une carence caractérisée dans l’accomplissement de cette tâche, peut, contrairement à ce qu’a estimé le juge de référé de première instance, faire apparaître pour l’application de l’article L 521-2 du code de la justice administrative, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale lorsqu’elle entraine des conséquences graves pour la personne intéressée”.

Cette décision permet à toute personne sans abri, quelque soit sa situation administrative, qui a saisi en vain le dispositif de veille social (115 ...) , de saisir le tribunal administratif en “référé liberté”, et d’obtenir une décision portant injonction à l’État de l’héberger.

Cette décision est historique car elle ouvre enfin un recours effectif pour faire respecter les droits de tous les sans abris. En effet, si la loi était appliquée et respectée, il n’y aurait plus de sans abri dans notre pays.
Cet Arrêt impose à l’État de mettre en œuvre tout les moyens nécessaires à leur accueil, et par ce fait, au maintien jusqu’à leur relogement.

L’importance du nombre sans abri, de personnes logées dans des conditions de grande précarité, et de logements vacants justifie d’appliquer également la loi de réquisition, en attendant de réaliser massivement des logements sociaux, et de faire baisser le prix des logements et des loyers.

DAL demande au Gouvernement de tirer immédiatement les conséquence de cette décision, ordonne aux Préfets de mobiliser et si nécessaire réquisitionner tout les locaux et logements permettant la mise en œuvre des droits des sans abri, l’accueil toute personne sans logis, et de ne plus en remettre un seul dans la rue contre sa volonté, et de suspendre les expulsions. »
Les bénévoles vont effectivement agir et demander que le droit à l'hébergement et au logement soit garanti et appliqué.
Mais cette mobilisation de suffit pas...Dans des quartiers ou des villages, des personnes souffrent de froid et risquent leur vie sans peut être avoir la possibilité de rencontrer des bénévoles sur leur route.
Il faut donc que l'Etat mobilise tous les moyens dont il dispose et ceci sur tout le territoire.
Jean-François Chalot
Partager cet article
Repost0
10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 15:50

Nous avons reçu quelques courriers émanant d'élus.

Une des responsables du CDAFAL 77 a répondu à l'une de ces lettres

Il est des moments où il faut dire ce qui est et ce qu'on pense

Réponse publique à Yves Jégo, député de Seine-et-Marne,
qui a eu la gentillesse de m'envoyer des voeux d'anniversaire

A LIRE sur le site du CDAFAL 77

 

http://www.cdafal77.fr/voeux.html

Partager cet article
Repost0
8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 09:55

 

LA VAGUE DE FROID ENGENDRE DES DRAMES...

 

Les associations humanitaires et de solidarité lancent un appel pressant : Des personnes qui n'ont pas de toit ou un logement précaire, mal isolé et mal chauffé, souffrent...

La carence d'un État est manifeste.

Aujourd'hui, encore plus qu'hier, les associations de solidarité n'en peuvent plus : avec les subventions en berne, les fermetures de services d'aides aux plus démunis, l'augmentation du nombre de familles en détresse.

 

 

Le SPF vient de faire la déclaration suivante que nous relayons:

« Le Conseil d’Administration du Secours populaire français, réuni à Paris le samedi 4 février 2012, a reçu d’innombrables témoignages des drames engendrés par la vague de froid qui s’abat sur notre pays.

Cette situation intervient à un moment ou, déjà, les conditions des vies des familles en difficulté sont très difficiles.

Mais, les nouveaux besoins s’ajoutent à ceux du quotidien.
Dans tous les départements, les bénévoles de toutes générations prennent des initiatives mais les demandes sont si nombreuses que le Secours populaire français lance un pressant appel à tous les gens de cœur.

Des dizaines de milliers de nos compatriotes ont faim, sont mal logés dans des logements mal chauffés, certains sont à la rue. Rejoignez dans tous les départements, les dévoués bénévoles du Secours populaire français.

Vous pouvez souscrire vos dons dans au Secours populaire français

Secours populaire français
1.000 rue du Maréchal Juin
ZI de Vaux le Pénil-BP 51925
77019 Melun cedex

Tél : 01 64 39 88 70
Fax : 01 64 37 82 69
Email : contact@spf77.org

C'est un appel auquel il faut répondre, il y a là une urgence sociale et humanitaire

D'autres associations agissent sur le terrain dans la même direction comme les restos du cœur

Téléphone : 01.64.39.42.11
Fax : 01.64.37.84.79
Contact : ad77.siege@restosducoeur.org
 

Mais au-delà de cette réponse immédiate et vitale, il y en a une autre concomitante :

L’État doit prendre immédiatement ses responsabilités, c'est à dire :

  • réquisitionner les logements et bâtiments vides ;

  • ouvrir des centres d'hébergement ;

  • mettre fin à la précarité énergétique ;

  • déclencher un plan d'urgence sociale et humanitaire.

 

UNE MANIFESTATION; UN TOIT, UN DROIT A LIEU A PARIS LE 10 MARS

Le CNAFAL ( Conseil National des Associations Familiales Laïques) y appelle

http://www.cdafal77.fr/10mars.html


 

Partager cet article
Repost0
5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 15:53

 

Alain Bentolila, linguiste bien connu nous a fait l'honneur de sa présence lors de notre deuxième salon littéraire de Vaux le Pénil.

Il nous avait annoncé son intention d'écrire un livre de propositions....

Le voici, c'est un ouvrage indispensable à l'usage des enseignants et des parents

 

« Au tableau,

Monsieur le Président! 

Pour une école

enfin républicaine »

livre d'Alain Bentolila

Editions Odile Jacob

149 pages

janvier 2012

9,90 €

 

Pour une école exigeante et généreuse, donc Républicaine

 

 

Dès le début de son ouvrage, l'auteur voue aux gémonies l'opposition farouche, caricaturale des deux groupes, l'un conservateur, prêt pour « sauver l'école » à « négliger le sort du quart des élèves » et à prôner l'apprentissage frontal et l'autre, « moderne », rejetant volontiers l'analyse grammaticale, les règles de grammaire, l'apprentissage systématique de la lecture et préférant la « littérature de jeunesse » aux grands auteurs....

Il s'agit alors pour Alain Bentolila de proposer, non de revenir à l'école magnifiée d'hier, mais de bâtir une école que l'élève n'est pas obligé de fréquenter parce qu'il grandit mais qui constitue une entité éducative qui le fait grandir.

Dans cette adresse argumentée au Président de la République – qui sortira des urnes- l'auteur propose que soit mis au cœur de son projet politique d'éducation, « le pouvoir de résilience de l'école » .

« Ce pouvoir signifie que l'attention portée aux plus fragiles de nos élèves, l'ambition et l'exigence signifiées aux plus démunis et enfin l'accompagnement constant de ceux qui n'ont reçu que silence et indifférence ont la vertu d'élargir leur horizon scolaire et social. »

 

Rien n'est passé sous silence, ni la question des contenus du programme, ni celle des points de passage, de la maternelle et des cinq failles qui marquent un changement important pour l'élève en termes d'exigence et ce « complexité des apprentissages »durant tout son cursus.

L'auteur propose ainsi, notamment pour ce qu'il appelle « l'école fondamentale » de la moyenne section de la maternelle à la 6 ème , trois sas de transition, au cours desquels, les enfants en difficultés sont aidés et accompagnés.

Il ne s'agit surtout pas de privilégier la réflexion à l'action et vice versa mais de mettre en place une formation polyvalente et polytechnique s'appuyant sur les facultés et goûts de chacun et renforçant les savoirs et savoir faire fondamentaux.

Durant le cycle unique des savoirs et des techniques, constitué de la 5éme et de la 4 ème, il faudra à la fois expliquer un texte littéraire et savoir construire un circuit électrique ou construire un objet.

Quant à la formation des enseignants, il faut arriver pour chacun d'entre eux à une maîtrise disciplinaire et à une maîtrise pédagogique...Rien n'est inné, tout s'apprend , y compris et surtout la conduite d'une classe.

 

L'auteur termine son ouvrage en traçant des perspectives crédibles et lisibles pour le combat contre l'illettrisme en laissant de côté le discours moralisateur pour « faire toucher du doigt » à ceux et à celles qui sont en difficulté que « lire, écrire, argumenter et compter permet de mieux contrôler des choix de vie, c'est à dire de fixer soi-même ses propres buts. »

Voici là un livre qui sera date et qui permettra, je l'espère, de déboucher sur une réflexion collective et des décisions pour la fondation d'une école exigeante et généreuse...donc Républicaine.

 

Jean-François Chalot

Partager cet article
Repost0

  • familles-laiques-de-vaux-le-penil.over-blog.com
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77

AGENDA

 

 

  -oOo-

 

PROCHAINES PERMANENCES "INFO DETTE"

  à VAUX LE PÉNIL

 

 Vendredi 09 avril 2021

 Vendredi 14 mai 2021

sur rendez-vous au 

09 75 38 81 13 

 

    Affiche surrendetement RVB    

 

Sinon, toute l'année,  il y a des permanences hebdomadaires à 

 Melun, Dammarie, Le Mée, St Fargeau-Ponthierry, Moissy Cramayel.....

Renseignez vous auprès de notre secrétariat !

Qui sommes nous ?

Association fondée sur le principe de la laïcité,

intervenant dans tous les domaines

 où l'intérêt des familles est concerné.

     logo rose afl

Animée uniquement par des bénévoles, l'association propose différentes actions telles que : Accompagnement scolaire, alphabétisation, info dettes, écoute et soutien des familles, écrivains publics, informatique, échanges de savoir-faire. 

 

Surtout n'hésitez pas à nous laisser des commentaires en utilisant le lien en dessous de chaque article De même, lisez les commentaires, ils vous en inspireront peut-être d'autres Notre PAL est subventionné par la Caisse d'Allocations Familiales 77 et le Conseil Régional d'Ile de France