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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 06:58

 

L'auteure sera présente au salon littéraire de Vaux le Pénil

 

 

« Ma vie balagan »

livre de Marceline Loridan-Ivens

éditions Robert Lafon

2008

19 €

 259 pages

 

balagan.jpg

 

 

Bouleversant et humain.

 

« JE SUIS VIVANTE »

 

Balagan en hébreu cela veut dire désordre, « la cata ».

« Chacun de nous a un ordre qui pour l'autre paraît un désordre » explique David Zhiran dans une toute petite préface.

L'auteure comme beaucoup d'autres rescapé(e)s des camps d'extermination a attendu très longtemps avant de raconter l'horreur vécue.

Née Rozenberg, Marceline a préféré prendre et garder le nom de son premier mari Loridan avant de l'accoler à celui de son grand amour, Ivens, le cinéaste de renom.

Ce nom était difficile à porter dans cet après guerre au moment où l'antisémitisme était encore très présent.

C'est toute une vie, celle de l'auteure qui est contée dont celle, où adolescente elle est partie de force, de Drancy à Auschwitz-Birkenau dans ces camps de la mort.

Elle nous montre comment là bas, elle a « connu », la peur, l'horreur la souffrance mais aussi la force de la solidarité entre les prisonnières.

« Etre aimée par des copines, dans cette violence terrifiante que nous exprimions toutes,que nous manifestions de différentes façons, en poussant les autres pour survivre... »

Marceline Loridan-Ivens ne cherche pas à rester dans le politiquement correct, elle rappelle comment elle et ses amies juives pouvaient être traitées de « sales juives » par d'autres prisonniers, déportés de droit commun mais aussi politiques.

A la lecture de ce livre émouvant, on comprend pourquoi, républicaine et athée elle reste attachée à ses racines juives où la religion est très présente.

Son désir de retour à cette culture juive d'Europe centrale, en grande parie morte après l'extermination lui est venu lentement :

« ...Il fallait avoir le courage d'être soi-même face aux autres, donc il fallait du temps. »

« Je suis vivante », c'est ce qu'elle crie en montant sur un des miradors lors de la visite qu'elle a rendue au camp bien des années après.

Sa vie est faite de désordres, de souffrances, de rencontres mais aussi d'engagements forts pour des causes justes en des moments où les militants et militantes étaient peu nombreux.

Comme d'autres, elle est passée par la case Parti Communiste sans y rester bien longtemps, non pour passer dans le camp d'en face mais pour mener le même combat sans être prisonnière d'un appareil monolithique.

Elle porte des valises pour le FLN algérien, s'engage pour le droit à l'avortement...

Quand elle rencontre le grand cinéaste Joris Ivens, elle va vivre une histoire d'amour tout en continuant avec d'autres armes le combat politique.

C'est le cinéma qui va les conduire tous les deux au Vietnam au moment où pleuvent les bombes américaines et en Chine, à Pékin au moment de cette révolution culturelle.

Cette petite bonne femme par la taille est une grande dame que la terreur des nazis n'a pas pu détruire. Le hasard l'a préservée de la mort et sa force et son énergie l'ont conduit à rester une femme debout, énergique et combative.

Ce livre, témoignage se dévore littéralement...Les phrases s'enchaînent.

C'est à la fois un roman de réflexion et à la fois un film d'action.

 

Jean- François Chalot

 

 

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 06:44

De nombreuses associations organisent un ou plusieurs lotos dans l'année.

Il s'agit pour l'organisateur :

  • de faire mieux connaître l'association

  • de faire rentrer quelques euros dans la caisse

  • de créer des moments de convivialité

Depuis quelques temps l'administration fiscale devient pointilleuse, elle impose l'application stricte des textes et notamment de la loi du 21 mai 1836 toujours en vigueur.

Elle multiple les contrôles et restreint le nombre d'autorisations.

 

Voici en substance ce qui découle de ce texte

 

« Les lotos, loteries et tombolas doivent présenter un caractère exceptionnel par rapport à l’objet de l’association. D’un point de vue fiscal, les recettes tirées de loteries ou de lotos entrent dans le champ d’application de l’exonération de tous impôts et taxes prévus au titre de 6 manifestations exceptionnelles par an. Le bénéfice de cette exonération est cependant subordonné à 2 formalités :

1. Informer, au plus tard 24 heures avant la manifestation, par simple lettre, le service des impôts du siège social de l’association

2. Envoyer à ce même service des impôt un relevé détaillé des recettes et des dépenses, dans les trente jours qui suivent la manifestation.


Toutefois, l’administration peut présumer une activité commerciale lorsqu’une association organise plus de 3 lotos par an. Une requalification, effectuée par les services préfectoraux après enquête, peut alors soumettre l’association aux paiement des impôts commerciaux en l’occurrence, TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) et IS (Impôt sur les sociétés). »

 

Ces commentaires figurent dans l'excellent article paru dans la lettrasso du 3 avril 2004

http://www.loi1901.com/intranet/a_news/index_news.php?Id=1840

 

Alors que les services de l'Etat n'arrêtent pas de parler de simplification des démarches administratives pour les associations, ils imposent des obligations quelque peu obsolètes.

Certaines associations préfèrent mettent la clé sous la porte au lieu de vivre sous l'épée de Damoclès...

 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 07:41

 

Notre Association  Familles Laïques se positionne clairement 

du côté des parents d'élèves, des enseignants et de la Ville de Vaux le Pénil,

contre la fermeture des  classes programmée par l'Inspection d'Académique.

 

Nous invitons nos adhérents et adhérentes à signer la pétition,

elle est à votre disposition pour signature dans notre local.

 

non_fermetures_classes_200px.jpg

 

Des parents vous proposeront aussi cette pétition à signer

dans la rue, devant les magasins.

Faites leur bon accueil !

 

Parents d'élèves, enseignants, citoyens, élus : environ 70 personnes étaient présentes vendredi soir à la Maison des Associations pour parler des fermetures de classes et des postes de RASED à Vaux-le-Pénil.

 

En terme d'action, chacun a convenu qu'il était important d'occuper le terrain médiatique d'ici au prochain CDEN (conseil départemental de l'éducation national) qui révisera les mesures annoncées en février - et avant le premier tour des élections législatives.

 

Dans ce but, il a été décidé d'organiser une manifestation le SAMEDI 2 JUIN depuis Vaux-le-Pénil jusqu'à Melun. Il faut donc tout mettre en œuvre pour que cette manifestation soit une réussite. Pour se faire, une pétition a été lancée ce soir-même. L'objectif de cette pétition est double :

 

  • recueillir plusieurs milliers de signatures ;

 

  • mobiliser les habitants de Vaux-le-Pénil pour la manifestation du 2 juin et pour les autres actions envisagées.

 

La pétition sera remise à l'inspectrice d'académie a l'issue de la manifestation. Il faut s'organiser pour la faire signer et la diffuser massivement

 

vaux_le_penil_15fev2012.jpg

 

D'autres rendez-vous ont été pris :

 

  • parents, élus et enseignants sont invités à se joindre au rassemblement départemental organisé le MERCREDI 11 AVRIL par diverses organisations syndicales à partir de 14h devant l'inspection académique à Melun (voir pièce jointe).

     

  • les parents d'élèves envisagent de mener une action dans la semaine du 29 mai (donc dans les jours qui précèdent la manifestation).

     

  • un débat public sur la question de l'école entre les différents candidats à l'élection législative est également envisagé

  •  

  CE N'EST PAS UNE FATALITE!

TOUT LE MONDE DOIT SE MOBILISER,

TOUT LE MONDE DOIT SE SENTIR CONCERNE

LES PARENTS, certes, mais aussi

les GRANDS-PARENTS,

et TOUS LES PARENTS EN PUISSANCE

 

REPONDEZ ET FAITES REPONDRE A CES APPELS A MANIFESTER

 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 06:35

 

 

 

« Le vieux espère, il a encore le droit de rêver qu'il va être respecté et écouté, que ses cheveux blancs seront honorés, sa marche aidée, ses douleurs soulagées. C'est le devoir des suivants. »

Voici une phrase forte tirée du livre « Le syndrome du glissement ».

Il reste encore beaucoup à faire : transformer totalement les maisons de retraites, les rendre toutes humaines et accessibles, créer les conditions pour que les personnes âgées soient accompagnées et qu'elles puissent le plus longtemps possible vivre chez elles et disposer d'un environnement social et humain permettant d'éviter leur isolement.

L'autonomie c'est un droit! C'est ce qu'affirme le CLIC, centre social d'information et de coordination. Les familles informées peuvent demander l'intervention de professionnels, aidants et TISF , infirmiers....

Parallèlement à l'intervention de professionnels formés, des bénévoles peuvent, eux aussi mener des actions de solidarité comme le transport solidaire ou le parrainage des anciens.

Comme me l'a bien expliqué un bénévole qui agit sur ma commune, à Vaux le Pénil : « Ce n'est pas moi qui apporte, les relations nouées avec les personnes âgées sont pleines de promesses tenues  avec des moments forts partagés.

 

Les bouches commencent à s'ouvrir sur les détresses de certaines personnes âgées et le monde bouge, pas assez mais il bouge.

Il y a tellement à faire! Oui eh bien faisons le!

Le livre d'Elisabeth Laureau Doll constitue une contribution majeure pour notre réflexion.

 

 

« Le syndrome de glissement »

roman d’Élisabeth Laureau-Daull

Éditions Arléa

185 pages

18 €

janvier 2012

 

Émouvant et tellement authentique

 

C'est le premier roman de cette écrivaine...Pour un coup d'essai c'est un coup de maître.

Le lecteur ne sort pas indemne et d'ailleurs, s'il est comme moi il ne peut pas interrompre sa lecture.

Julienne qui vient de « fêter » ses quatre vingts cinq ans dans la maison de retraite qu'elle a rejointe, se remémore son existence et s'interroge sur ce glissement, cette salle d'attente.

Les pensionnaires de cette maison de « retraite » ne sont pas physiquement maltraités....L'inacceptable, l'intolérable ce n'est pas seulement les violences physiques qui ont défrayé la chronique mais les petites violences psychologiques de tous les jours.

Le vieux qui perd son identité, qui est devenu la mémé, qui doit manger à 18 heures du soir et qu'on colle devant la télévision.

Julienne cherche à rencontrer et à faire parler ses « collègues ». Chacune et chacun se raconte dans le cadre de groupes de paroles ou de mensonges, mais qu'importe. Elles n'ont plus 80, 90 ans ou plus jusqu'au moment où, interrompues par la « surveillante », elles sont dégrisées... »Elles ont réintégré leurs corps de vieille ».

Tout est réglé, contrôlé au millimètre dans ces maisons et gare au contrevenant qui bouge l'ordre établi

Les vieux sont là pour glisser tout doucement, pour perdre leurs repères, oublier leur toilette... C'est vraiment cela que la société réserve à ses aînés!.

Le roman vous prend aux tripes et avec une finesse d'écriture, l'auteure nous fait partager son inquiétude, sa colère ….

C'est la vérité qui sort de la bouche de ces anciens qui livrent leur réflexion sur la vie et leur regard :

« Je ne reconnais pas mes enfants....Ils sont ridés, bedonnants et blanchis. Moi j'ai fait des bébés ronds et roses, je vous le garantis. Le pire de la vieillesse, c’est ça, c'est la décrépitude de ses enfants. »

Accrochez vous s'il le faut mais lisez ce livre qui traite d'une question essentielle pour nous, nos proches, pour tous, celle du sort que la société réserve encore à ses aînés.

Oui, je sais on a fait des progrès mais ne doit-on pas encore réfléchir et agir afin de faire que le quatrième, voire le cinquième âge se passe le mieux possible pour ceux qu'on a aimé et qu'on aime tant!

 

Jean-François Chalot

 

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 07:44

Nous étions une quarantaine, ce soir, sur la place Saint Jean, pour ce cercle de
silence axé sur la dénonciation et le refus de l'enfermement des enfants.
Cercle de silence au même endroit que d'habitude avec la banderole habituelle et
quelques grandes photos d'enfants, déroulement d'une grande banderole autour de
la fontaine Saint Jean et distribution de tracts sur la place et même sur les
terrrasses des cafés!L'heure de silence s'est terminée par la lecture d'un poème
ecrit et lu par Monique Bellas(RESFProchain

cercle de silence : MARDI 24 AVRIL à 18h00.
N'hésitons pas à en parler autour de nous.

 

Enfances raflées en bleu-blanc-rouge

 

Ils ont cinq ans, trois ans,… descendus du fourgon – blanc, le fourgon, blanc

Tête brune, tête blonde, ils n’ont vu que quelques pauvres fleurs, jaunes

Comme eux derrière des grilles, de bien pauvres fleurs – jaunes, les fleurs, jaunes

Ils ont salué les fleurs jaunes, longtemps, longtemps, près du fourgon - blanc

 

La mère et le bébé, descendus du panier à salade – blancs ces nouveaux paniers - blancs

Les policiers se font discrets – bleus ces policiers, et jeunes, d’un bleu discret

Des militants sont venus, souriants, inquiets, souriants pour cacher l’inquiétude

Et les avocats sourient aussi ; les avocats - en noir, les avocats - se montrent confiants.

 

Dix heures, midi, deux heures… dans la cour les heures s’égrènent – rouges, les heures, rouges –

Qu’ils sont sages ces enfants, les plus grands – si petits pourtant – n’ont rien dit

Pendant l’audience, ils ont fait silence. Bébé Alicia seule a pleuré, protesté - tout rouge

Des heures, dans la cour du Tribunal, les policiers, la femme et les enfants reviennent

 

Sous le soleil de plomb, entre les fourgons blancs, les policiers bleus, les avocats en noir…

Et les militants, le rouge au front – rouge de honte, le nouveau rouge du drapeau français. 

La jeune femme, elle, garde un calme parfait, confiante dans nos couleurs. Par ses enfants

Lucas, Nicole et Alicia nés, ici, en France, par ses amis, par ses voisins depuis sept ans

Elle a confiance. Elle espère en notre justice, ne craint pas notre police d’avant-avant-hier soir

 

Raflée dans la Creuse, devant chez elle, avec ses trois petits. Embarqués comme ils étaient

Sans rechange, sans rien – pour sept heures de route – pour des jours de rétention

Trois nuits déjà qu’ils sont au Mesnil-Amelot, près des avions – avec maman, en prison

Maman sourit, bébé Alicia s’agite, mais les cinq ans de Lucas savent que l’heure est grave.

 

Il ne s’éclairera qu’au verdict : les bras au ciel, le sourire lumineux – il a entendu « annulé »

Annulée l’obligation de quitter le territoire français, annulée la rétention, annulée…

Comment a-t-il compris si vite ce mot magique qui annule les soucis ? Mystère de l’enfance

Annulée les décisions, mais pas effacées les souffrances des enfants raflés, raflés en France.

 

Monique Bellas

TA- Melun – septembre 2011

 

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 08:21

 

 Comme annoncé lors du dernier cercle de silence de Février, le Cercle de
Silence du MARDI 27 MARS, à 18h00, Place Saint Jean à MELUN, aura un caractère exceptionnel, et sera un temps fort sur le thème de l'enfermement des enfants étrangers en Centre de Rétention Administrative.

 

Mardi 27 Mars de 18H à 19H

 Place Saint Jean à MELUN

 

il faut en finir avec l'enfermement des enfants étrangers !

 

165 enfants en 2004

242 enfants en 2007

318 enfants en 2009

356 enfants en 2010

C'est le nombre d'enfants privés de liberté

 

parce que leurs parents sont sans papiers.

 

Au motif que leur situation administrative n’est pas à jour – c'est là leur seul crime – de plus en

plus de familles sont aujourd'hui détenues dans des centres de rétention administrative (CRA).

Ce sont parfois de très jeunes enfants

 80% de ceux qui sont enfermés en CRA ont moins de 10 ans. Et encore ces chiffres sont bien plus conséquents si l’on prend en compte  l’Outre-mer : dans la seule petite île de Mayotte, en 2010, 6400 mineurs ont été éloignés de force.

Priver de liberté des dizaines de milliers d’étrangers

- parfois jusqu’à 45 jours - pour des  raisons administratives est l’affichage le plus visible de la politique du gouvernement en matière  d’immigration et de ses objectifs chiffrés.

L’ouverture, en août 2011, de 40 places pour les familles et l’installation de structures  d’accueil et aires de jeux dans le nouveau CRA du Mesnil-Amelot, envoient le signal d'une augmentation voulue et programmée de l'enfermement des enfants. Tirés du lit au petit matin ou arrêtés avec leur père, leur mère, leurs frères et soeurs, séparés de leurs amis, privés d'école, ces enfants s’en remettront-ils ? Ils sont enfermés près des aéroports, gardés par des policiers, derrière des grillages, à chaque déplacement ils voient devant eux leurs parents menottés, au  seul motif qu'ils sont sans-papiers. . Ils sont régulièrement témoins de la grande détresse que  manifeste leurs codétenus. La peur de l’expulsion ne les lâchera plus.

L’enfermement des enfants et des mineurs étrangers , seuls ou avec leurs parents,  heurte les principes de protection des mineurs garantis par des textes internationaux dont la Convention Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) et la Convention Internationale des  Droits de l'Enfant (CIDE).

Régulièrement, le Comité des droits de l'enfant des Nations Unies et, récemment, la Cour  européenne des droits de l’Homme, rappellent la France à l'ordre à ce sujet. En vain : ne serait ce  que pendant l’été 2011, des dizaines d’enfants ont été arrêtés à leur domicile avec leurs  parents, et placés en rétention.

Nous exigeons que cesse immédiatement et définitivement  l'enfermement des enfants et mineurs étrangers

 

Collectif des 

sans papiers

de Melun

 

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 09:41

 dett2

 

Lorsqu'une famille en surendettement a déposé un dossier à la banque de France et que ce dossier est jugé recevable, elle connaît un répit … C'est dans la loi mais cette loi est bafouée par des sociétés de crédits qui continuent à harceler et à menacer, et même par la CAF et le Trésor public.

  • De nombreuses CAF de remettent pas en place l'APL des débiteurs après recevabilité de leur dossier;

  • Le Trésor Public ne suspend pas toutes les poursuites dès la recevabilité du dossier.

Si des associations accompagnent les familles et les aident à établir un dossier de surendettement, elles apportent une aide utile et nécessaire mais il faudrait pouvoir aller plus loin, c'est à dire attaquer en justice certaines maisons de crédits .

C'est une action qui commence.

Le livre de Sabine Esponda tombe à pic : il apporte un témoignage fort intéressant ouvre des pistes pour le combat contre les dérives des sociétés de crédit.

 

 

surendette

 

 Témoignage

« surendetté »

livre de Sabine Esponda

en lutte contre les dérives

des sociétés de crédits

Éditions Eyrolles

240 pages

février 2012

 

Les requins du « revolver » doivent cesser de nuire

 

J'ai trouvé quelques longueurs au début mais peu à peu je me suis installé et j'ai partagé les interrogations et les colères de l'auteure.

La mise en bouche n'a pas été longue.

Ce témoignage dévoile bien les pièges tendus par les crédits « revolver »et explique la mécanique qui conduit de nombreuses personnes à être prises dans des rets dont leurs rugissement ne les purent défaire.

Malheureusement, à l'opposé de la fable de La Fontaine, il n'y a aucun rat pour proposer son aide.

Les rats ici, sont nocifs : ce sont les vendeurs de crédits qui ne vérifient pas la situation des clients.

Il faut du chiffre, du résultat, tant mis si des personnes ne sont pas solvables.

Antoine, le frère de l'auteure va se retrouver très vite dans le rouge, les dettes vont s'accumuler et la machine infernale va s'enclencher.

« Antoine est reconnu travailleur handicapé....pour déficience intellectuelle légère... »

Cette fragilité n'est pas du tout un obstacle et sans aucun complexe les prédateurs vont charger la mule...

Tout aurait pu bien se passer pour les établissements « révolving » si Antoine n'avait pas appelé sa sœur à la rescousse.

Sans aucune connaissance du surendettement, elle va avec beaucoup de patience et de ténacité aider Antoine à déposer un dossier à la Banque de France....

Elle va même aller plus loin et c'est là que son témoignage est instructif et passionnant.

Elle attaque en justice les sociétés de crédit...Ce sera long, certes mais elle indique un chemin que beaucoup n'osent pas pratiquer et pour cause.

Une famille fragilisée, en surendettement important se retrouve toute seule, son seul recours c'est la commission de surendettement qui, elle, n'a pas le moyen d'accompagner les familles et de les aider.

Ce témoignage devrait être connu.

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 08:33

 

 

La trêve hivernale a pris fin, les expulsions vont malheureusement reprendre...

Le tableau que dresse le CNAFAL dans un communiqué est inquiétant :

 

« Plus de 100 000 expulsions locatives par an !

Sans doute le double, ou le triple de départs à la « cloche de bois », sous la pression des huissiers, des bailleurs, et des propriétaires… Le nomadisme social de familles ou de personnes qui vont d’hébergement provisoire en hébergement provisoire, chez de la famille, chez des amis, chez des voisins, en structures d’accueil officielles, en squats. Voilà un fait de société devenu un pur scandale. L’indignation ne suffit plus ! »

Les familles en grande difficulté financière ne connaissent pas tous les rouages « administratifs » et juridiques et se retrouvent très vite démunies et isolées lors d'une saisie annoncée ou même d'une expulsion programmée.

Que faire?

Peuvent -ils m'expulser comme cela du jour au lendemain ?

L'huissier qui frappe à ma porte a t-il le droit de venir faire l'inventaire de mes biens?

Dois-je verser les 100 ou 200 euros qu'il me demande comme acompte afin que je dispose d'un délais avant poursuite?

Ce sont ces questions et beaucoup d'autres que se posent les personnes qui se trouvent pris dans les tenailles de l'huissier ou de la société de recouvrement.

Les associations familiales et de solidarité essayent avec leurs faibles moyens de mettre en place un dispositif d'information-intervention.

Elles disposent d'un levier,le portail de la consommation de l'Institut National de la Consommation.

Celui ci vient de publier un guide en ligne fort utile et très intéressant

http://www.conso.net/page/bases.5_vos_droits.1_conseils.6_fiches_pratiques_web.8_l_expulsion_du_locataire.3_l_expulsion_forcee./#moment_expulsion

 

Plus de trente associations et organisations viennent de créer un « 115 juridique » :

Elles

« Décident :

De mettre en place ensemble un site ressource appelé « 115 juridique.org », et tout autre moyen approprié pour multiplier les actions en référé-liberté et obtenir l’hébergement en urgence de ceux et celles qui sont à la rue, ou le seront à la fin de la trêve hivernale des expulsions, et à la fin du plan grand froid.

Déclarent qu’une telle action, dont l’issue ultime devrait être l’éradication totale du mal-logement, s’inscrit dans la lutte qu’elles mènent pour que notre société se mette en branle, resserre les filets de la protection sociale et fasse du droit au logement une liberté fondamentale.

 

AC !, ACDL, ADVOCACY, ATTAC, BAGAGERUE, CAL, CFDT CREDIT FONCIER IDF, CGT, CGT de l’IEDOM, CNAFAL, COPAF, DAL, FASTI, France Terre d’Asile, Fondation Copernic, FSU, LDH, MRAP, RESF, SNP-FO Caisses d’épargne, SNUCLIAS-FSU, SPUCE CFDT, Syndicat des Avocats de France, Union Syndicale Solidaires, SUD Education, SUD santé-sociaux, Syndicat de la magistrature, Union Syndicale de la Psychiatrie »

 

Il faut que dans tous les départements et toutes les localités les associations signataires de cet appel

mutualisent leurs moyens en faisant vivre un réseau de solidarité qui s'appuie sur l'information, l'interpellation et l'intervention sur le terrain.

Il n'y a pas de trêve électorale qui tienne, les familles ne peuvent pas attendre les élections.

C'est tout de suite qu'il faut intervenir!

 

Jean-François Chalot

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 09:41

 

 

salonvlp.jpg

 

Pour la troisième année consécutive, l’Association de la Ferme des Jeux, Familles laïques, la bibliothèque municipale de l’Arcature et Ciclop 77 ateliers d’écriture organisent à la Ferme des Jeux de Vaux-le-Pénil leur salon littéraire

 

Cet événement aura lieu le dimanche 14 octobre 2012.

 

C'est un lieu de rencontres, d'échanges entre des éditeurs qui n'ont pas encore une grande pignon sur rue, des auteurs et un public.

Tous les genres seront présents : du livre jeunesse au polar, en passant par la bande dessinée et le roman de science fiction.

Les initiateurs de ce salon ont la prétention d'ouvrir les portes à toutes celles et à tous ceux qui sont intéressés par la démarche et qui cherchent à se faire mieux connaître.

Ni les éditeurs, ni les écrivains ne paieront un droit d'entrée ou leur stand.

Quant aux visiteurs, ils pourront librement s'informer, demander une dédicace et acheter un ou plusieurs livres.

Voici quelques échos des précédentes éditions :

d« Nous saluons votre initiative car le livre s’éloigne malheureusement d’une partie de la population. Les divers salons

du livre maintiennent un lien, ce qui est fondamental. » - Sandrine Duvillier, les Éditions du Sonneur.

d« Nous avons été ravis de participer. L’ambiance était chaleureuse. Nous avons trouvé la taille du salon très agréable et

son orientation politique et sociale très bénéfique par les temps qui courent. » - Martine Lévy, Éditions La cause

des livres.

Les éditeurs et auteurs intéressés peuvent, dès maintenant, prendre contact à l’adresse mail indiquée ci-dessous.

A l'occasion de ce troisième salon, les organisateurs ont décidé de créer un prix littéraire :

Les petites pages“, le prix du 1er album

jeunesse 0-7 ans de la ville de Vaux-le-Pénil

Ce prix sera remis à l’occasion du salon.

 

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 22:17

Victor HUGO disait « La liberté commence où l’ignorance finit ». Cela exprime le fait que les citoyens ne peuvent faire usage de leur libre arbitre s’ils sont ignorants.

Autrement dit, la maxime « nul n’est censé ignorer la loi » résume la nécessité pour l’Etat d’assurer à ses citoyens une connaissance minimale des règles juridiques. Un individu ne pourra pas faire valoir ses droits s’il ignore qu’ils sont violés.

Le Conseil National des Associations Familiales Laïques pour faire face aux difficultés rencontrées par les familles a mis en place des permanences d'informations- consommation

Le CNAFAL est une association familiale qui bénéficie aussi de la qualité d’association de consommateurs, dont l’objet est la défense des intérêts moraux et matériaux des familles. C’est un véritable corps intermédiaire au service des citoyens.

Dans ce contexte socio-économique tendu, le Conseil National en étroite collaboration avec le Conseil Départemental Des Associations Familiales Laïques de Seine et Marne et l'Association familiale laïque du Mée sur Seine, propose une journée de sensibilisation ouverte au public, sur des problématiques récurrentes qui affectent particulièrement les catégories sociales les plus démunies.

Cette journée, ouverte sur inscription se tiendra  le lundi 26 mars de 9h à 17h, au Centre social municipal d’Yves Agostini 60, allée de la Gare - 77350 Le Mée sur Seine

pour tout contact

tél 09 75 38 81 13

familleslaiques.vlp@orange.fr

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  • familles-laiques-de-vaux-le-penil.over-blog.com
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77
  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque Son projet associatif s'inscrit dans le PAL ( prestation d'animation locale) et le PAL Vaux le Pénil est adhérent à la Fédération des Centres Sociaux 77

AGENDA

 

 

  -oOo-

 

PROCHAINES PERMANENCES "INFO DETTE"

  à VAUX LE PÉNIL

 

 Vendredi 12 novembre 2021

 Vendredi 10 decembre 2021

sur rendez-vous au 

09 75 38 81 13 

 

    Affiche surrendetement RVB    

 

Sinon, toute l'année,  il y a des permanences hebdomadaires à 

 Melun, Dammarie, Le Mée, St Fargeau-Ponthierry, Moissy Cramayel.....

Renseignez vous auprès de notre secrétariat !

Qui sommes nous ?

Association fondée sur le principe de la laïcité,

intervenant dans tous les domaines

 où l'intérêt des familles est concerné.

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Animée uniquement par des bénévoles, l'association propose différentes actions telles que : Accompagnement scolaire, alphabétisation, info dettes, écoute et soutien des familles, écrivains publics, informatique, échanges de savoir-faire. 

 

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