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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 11:06

 Tous les ans, la rentrée est un casse tête pour les parents qui doivent acheter des cahiers , des classeurs et des fournitures en fonction de la liste fournie par les enseignants...

Les listes diffèrent en fonction des professeurs et des classes. Il faudrait compter 138 € par élève de 6ème...Ce n'est qu'une moyenne.

"Mais vous avez l'allocation de rentrée scolaire, c'est fait pour ça !" ?

 

Ceux qui émettent cette remarque oublient aisément que : toutes les familles modestes ne reçoivent pas l'ARS soumise à quotient; les écoles reçoivent des communes de résidence un forfait élèves pour le matériel scolaire et les fournitures; le temps à rechercher les bonnes fournitures au bon format pourrait être consacré à autre chose si ce matériel était fourni par les établissement scolaires. Sur le site de la revue "60 millions de consommateurs", se trouve un article documenté et pertinent sur le coût de la rentrée scolaire

 http://www.60millions-mag.com/actualites/archives/des_fournitures_qui_mettent_a_mal_l_ecole_gratuite

 

argent_de_l_ecole-6253f.jpg

 

L'Institut National de la Consommation rappelle la règle et souligne les ambiguïtés :

« À l’école primaire, la question de ce qui est à la charge ou pas des municipalités reste posée. Dans un rapport de juillet 2012 consacré au « manuel scolaire à l’heure du numérique », l’Inspection générale de l’éducation nationale indique que, dans les écoles primaires, depuis 1890, l’achat des « fournitures scolaires » (dont la papeterie, les craies, les crayons, les gommes, les photocopies, etc.) incombe aux municipalités, tout en précisant que l’achat de manuels proprement dits n’est pas une obligation. Aucun texte ne fixe cependant clairement ce principe. Chaque commune fait comme bon lui semble. »

 

Une enquête sur l'argent de l'école réalisée en 2002 par le SNUipp avait révélé des écarts budgétaires de 1 à 10 selon les communes. Une ré-actualisation effectuée en 2011 a montré que les écarts entre communes restaient à peu près les mêmes...Les écarts pouvant varier entre 15 € ( voire moins) à 150 € par élève et par an en primaire.... L'étude «  a évalué l’ampleur auprès de 791 communes de 95 départements. En ce qui concerne l’apport des communes, c’est pour les crédits d’investissement que la situation est la plus inégale. En effet si un quart des écoles perçoivent plus de 1800 euros par an, un tiers n’obtiennent... rien. Quant aux crédits de fonctionnement, les écarts s’inscrivent sur une échelle de 1 à 10 (voir graphique) et ce sont les écoles maternelles qui sont les mieux dotées avec une moyenne de 63,92 € par élève. Les élèves relevant de l’éducation prioritaire se voient affecter des crédits plutôt inférieurs à la moyenne (44,56€) alors que les RPI, souvent localisés en milieu rural, se situent 9 € au-dessus de la moyenne. A ces crédits pédagogiques et pour seulement 58% des élèves s’ajoutent des aides municipales pour les activités culturelles. » Il y aurait là matière à corriger les inégalités dépendant souvent de la richesse de la commune et de la volonté des élus.... L'école étant gratuite, les fournitures scolaires devraient être distribuées par les écoles , les parents n'ayant à acheter que la trousse, les gommes, les stylos et les crayons...

.On pourrait comme l un des directeurs de notre commune limiter la dépense des parents à 15 € par enfant.

 Le SNUipp-FSU, l’Andev et l’AMRF ( Association des Maires ruraux de France)ont émis l'an dernier des propositions pour garantir les principes de gratuité et d’égalité de l’école :

«- Etablir une charte nationale d’équipement précisant la dotation minimale en fournitures et matériels indispensables à la mise en oeuvre des programmes.

- Mettre en place un fonds de péréquation abondé par l’Etat afin de venir en aide aux communes déshéritées et d’assurer pour tous les élèves le respect de la charte.

- Définir les responsabilités et les charges entre communes et Etat en matière d’actions éducatives, sachant qu’aujourd’hui l’Etat finance 60% des dépenses liées à l’école et les collectivités 40%.

- Garantir au niveau local la juste répartition de l’effort national pour tous les territoires, notamment ceux qui sont les plus en difficulté.

- Définir et élaborer un kit de base de moyens que chaque commune fournira à chaque classe ou chaque élève, sur lequel l’Etat s’engagera dans le cadre de dotations de droit commun »

 

Familles Laïques de Vaux-le-Pénil

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 06:46

Bonjour à tous nos visiteurs.

 

Si vous êtes des habitués, vous avez pu constater que tout au long de l'été, le blog a été régulièrement alimenté, en particulier par Jean-François, avec  : des conseils de lecture, des "coups de gueule", des infos diverses et variées.

Vous avez pu aussi constater que notre "ton" reste le même malgré les changements intervenus à la tête de l'Etat, ce qui, s'il en était besoin, prouve bien que notre seul but est bien la défense des familles et de leurs intérêts.

 

Nos activités mises en sommeil pendant la période estivale vont reprendre progressivement, et vous serez bien sûr informés du calendrier.

 

D'ores et déjà, la permanence télpéhonique est ouverte aux heures habituelles. Carine et Cindy seront ravies de vous renseigner, répondre à vos questions.

 

Notre premier rendez-vous est pour le Forum des Asssociations qui aura lieu à La Buissonnière le dimanche 9 septembre.

Venez nombreux et nombreuses nous voir.

  Affiche 40x60

Ce sera le moment de renouveler votre adhésion pour l'année 2013, qui je vous le rappelle est de  12€ pour une famille avec éventuellement un supplément de 4€ pour l'abonnement à la revue trimestrielle du CNAFAL

 palvert

Je profite aussi de l'occasion pour lancer un appel : nous avons besoin de bénévoles en particulier pour l'accompagnement scolaire. En effet, quelques uns de nos fidèles ont ou vont quitter Vaux le Pénil et nous allons manquer de personnes notamment, les lundi et mardi de 16h30 à 18h30, et le mercredi après-midi de 13h30 à 15h30.

Le mercredi étant un jour où la demande est très forte, nous aimerions pouvoir élargir le créneau d'accueil, mais avec "deux équipes de bénévoles", par exemple : 13h30/15h30 et 15h30/...17h/30.

 

Le  bénévolat repose à Familles Laïques sur le principe que chacun fait ce qu'il peut faire : certains s'engagent à venir de façon régulière en sachant que en cas d'empêchement, il y a une relève assurée par d'autres qui ne font que des remplacements.

Cette manière de faire est la même pour chacune de nos activités. Aussi, n'hésitez pas à venir nous voir, à en parler autour de vous, car vous ne mettez forcément le doigt dans un engrenage infernal qui vous contraindra autant que des obligations professionnelles.

 Affiche colloque2 BD

 

A très vite donc. Cordiales salutations et bonne rentrée à tous.

Patrice THEVENY, Président de Familles Laïques Vaux le Pénil

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 06:58

 

Entre un enfant sur 4 et un enfant sur 3 ne part pas en vacances !?

Un quart des jeunes âgés de 5 à 19 ans n'est pas parti en vacances en 2011, une proportion stable par rapport à 2004, selon une enquête publiée en avril 2012 par l'Observatoire des vacances et des loisirs des enfants et des jeunes .
 

En 2012, la situation aurait empiré....

C'est une moyenne générale car les inégalités géographiques amplifient le phénomène notamment dans les quartiers de nombreuses villes où il s'agirait d'un rapport de un à deux...

De nombreuses municipalités organisent des centres de vacances et permettent avec l'application d'un quotient familial social à des familles en difficultés d'envoyer leurs enfants dans des séjours....Beaucoup de familles ne peuvent pas saisir la perche qui leur est tendue : la précarité qu'elles subissent ne leur permettent pas de mettre même une petite somme pour les congés.

Il y a là un sujet de réflexion....et d'action

Des centres sociaux-et c'est tout à leur honneur- rencontrent des familles et préparent bien en amont des séjours familiaux d'une semaine.

La démarche participative est intéressante :

  • les familles choisissent une destination dans une liste proposée et préparent plusieurs mois à l'avance leur départ avec un co-financement : CAF, ville et personnel en fonction des capacités financières ;

  • les lieux sont des centres VACAF, ils ont trois qualités : un agrément qui garantit une qualité d'accueil, une simplification pour les familles puisque la partie CAF est directement versée au centre, des animations sur place pour les enfants et les adultes.

Des villes qui accueillent des enfants à la journée dans des accueils de loisirs ont multiplié les séjours de 3 à 4 nuits pour à la fois réduire les coûts et à la fois rassurer les parents....

Oui car les aides financières ne règlent pas tout...Des familles n'osent pas envoyer leurs enfants en vacances ou ne considèrent pas qu'il s'agisse là d'une priorité.

Des municipalités qui ont des difficultés budgétaires sont contraintes de réduite la voilure et de diminuer le nombre de séjours en centres de vacances ou dans le cadre du mini séjour.

Il est indispensable que cette question de l'accès aux loisirs et aux vacances de tous les enfants soit traitée comme une priorité à part entière.

Le loisir des enfants de 0 à 18 ans devrait être une responsabilité prévue par la loi, attribuée aux communes, ce qui suppose que des crédits soient donnés aux communes...

Est-ce une utopie ? Je ne le pense pas.

 

Jean Bouet

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 08:24

La recrudescence de noyades dans les piscines privées et publiques commence à créer une mini psychose chez des parents inquiets pour leurs enfants.

Les piscines appartenant à des particuliers sont souvent dangereuses à cause à la fois d'un manque de vigilance des parents et d'une protection insuffisante pour interdire l'accès en dehors de la baignade "autorisée"...Quant aux piscines publiques : tant que le nombre de baigneurs ne sera pas limité et que ne nombre de maîtres nageurs augmenté, les risques seront aussi importants demain qu'aujourd'hui.

Certaines sont à "l'avant garde". A Pontchâteau en Loire Atlantique, un jour de juillet, une personne a fait un malaise en dehors de l'eau.

Immédiatement un maître nageur a donné les premiers soins pendant que l'autre faisait sortir tout le monde du grand bain pour rejoindre le petit bain dont elle assurait la surveillance. Tout est resté ainsi jusqu'au moment où les pompiers ont emmené la "blessée".

Venons-en aux baignades organisées dans le cadre des accueils de loisirs et de vacances des enfants..

Elles sont fortement règlementées par la Jeunesse et Sports et préparées minutieusement par les équipes d'animation.

Je rappelle pour mémoire la baignade en rivière ou sur un plan d'eau....Pour la piscine le taux d'encadrement reste le même mais c'est le maître nageur qui assure la sécurité .

Pour la rivière ou la mer, il faut que la baignade soit autorisée et non dangereuse.

 

Voici donc-en résumé- la législation

- pour les moins de 6 ans : pas plus de 20 enfants dans l'eau avec un animateur

dans l'eau pour 5 enfants. Le surveillant de baignade diplômé doit être présent

sur la berge durant toute la baignade pour assurer la sécurité ( ses ordres et

consignes sont impératifs)

- pour les 6- 14 ans : pas plus de 40 enfants avec un animateur pour 8 enfants

dans l'eau et là aussi un surveillant de baignade.

Le périmètre de sécurité est obligatoire et pour les moins de 12 ans, les bouées doivent être reliées par une corde de sécurité visible.

 

Lorsque cette règlementation a été mise en place, des organisateurs ont ronchonné devant les coûts en personnel....Les grognement ont cessé devant l'efficacité du système.

Une baignade collective est sous la responsabilité du directeur qui est tenu de l'organiser en respectant à la lettre les textes.

Formé dans le cadre du BAFD ou d'un diplôme professionnel, il est tenu en plus :

de ne pas faire se baigner des enfants qui ne sont pas en forme; de demander

que les enfants soient reposés, c'est à dire qu'ils ne "sortent" pas d'un jeu actif

(si les enfants sont en sueur, ils se posent avant d'entrer dans l'eau);

l'entrée dans l'eau est progressive et les futurs baigneurs sont invités

à se mouiller la nuque, le ventre et le dos avant de "plonger";

.Quant au temps de digestion de plusieurs heures avant la baignade, c'est du vent : il faut simplement que le repas pris avant soit normal donc pas trop lourd ...Autrement dit, on peut se baigner après un repas

En accueils collectifs de mineurs les enfants ne se baignent pas juste après le repas de midi parce qu'il existe un temps calme de deux heures environ avant la reprise d'une activité.

Je voulais rappeler tout ceci afin de bien faire comprendre, qu'en colonies de vacances, les enfants sont en sécurité maximale....

Les animateurs sont particulièrement alertés et mobilisés en ce qui concerne la prévention baignade...

Parents! soyez rassurés !

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 12:14
 
 
Le CDAFAL 77 est une association familiale laïque indépendante qui défend l'intérêt de toutes les familles. Aujourd'hui comme hier, nous agissons pour que toutes les familles installées en France disposent des mêmes droits que les autres dans le cadre du respect des lois républicaines.
Les démantèlements des campements de Roms qui se sont succédé depuis le début de l'été ont abouti à la précarisation des familles évacuées.
C'est avec consternation que les associations de solidarité ont appris qu'un charter parti de Roissy le 9 août,  a expulsé 240 Roms en Roumanie sans qu’aucune concertation ni recherche d'une solution alternative ne soit cherché.
Qui ne partage pas l'appréciation portée par le président de la Voix des Roms quand il déclare:
«Cet exécutif ne considère pas plus les Roms que le précédent. Il faut faire attention car ce que l’on a dit pour la droite vaut aussi pour la gauche. A force d’attiser le vent de la stigmatisation, on va encore accentuer l’anti-tsiganisme. Vu le climat qui règne depuis deux ans autour des Roms, je m'étonne même que cette forme de racisme ne soit pas encore plus forte aujourd’hui."
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Vals vient d'annoncer la tenue d'une conférence interministérielle la semaine prochaine pour aborder la question de l'intégration des Roms.
Cette initiative peut être un premier pas mais pourquoi ne pas organiser des journées d'études et de réflexions avec la participation des associations familiales et de solidarité ainsi que des groupements comme la Voix des Roms ?
Il existe un certain nombre de questions qui méritent une réponse urgente ?
Pourquoi les Roms, ressortissants européens ne peuvent exercer que 150 métiers, les autres leur étant fermés....Y a t-il en France et en Europe des citoyens européens de deuxième zone ?
Pourquoi les roumains et les bulgares provenant de deux pays intégrés à l'Union Européenne en janvier 2007 doivent-ils obtenir une autorisation de travail et une autorisation de séjour ?
Pourquoi héberger les roms dans des hôtels coûteux et souvent peu adaptés? N'est-il pas possible d'ouvrir de nouvelles pistes de réflexion et d'action ?
Voici là trois sujets qui doivent être traités afin qu'un changement notable soit opéré.
D'autres sujets de préoccupation existent comme la scoalarisation des Roms, leur accompagnement social....
 
La CMADE a sorti un document fort intéréssant :réponses à 11 idées reçues
 
Voici notamment ce qui est dit sur la question de la scolarisation
Idée reçue n°4 : Les enfants roms qui mendient dans la rue ont été envoyés seuls en France, les parents attendent l'argent en Roumanie.
 

Réalité : Tout d'abord et comme il est expliqué ici, tous les Roms vivants en France ne sont pas roumains et tous ne sont pas des mendiants !
Au sein de ce que nous appelons les Roms, plusieurs catégories sociales se côtoient et les situations familiales sont très variables. Certains aident leurs parents, d'autres sont exploités.
De plus, le difficile accès à une scolarité effective et durable est un frein important à la sortie de rue. Les familles, dans l'illégalité, n'ont pas le droit aux prestations Caf et, pour les Roumains et les Bulgares, n'ont qu'un accès très restreint au marché du travail. Lorsque l'Aide sociale à l'enfance refuse de prendre en charge les dépenses liées à la scolarisation (fournitures, cantine, ...), les enfants ne peuvent pas aller à l'école et se tournent alors souvent vers la mendicité. Comme l'explique le Collectif pour la scolarisation des enfants roms, «dans plusieurs départements où les droits CAF avaient été ouverts aux familles suite à l'entrée dans l'Union européenne et retirés ensuite, l'interruption des prestations s'est presque toujours accompagnée d'une déscolarisation des enfants qui sont retournés mendier dans la rue. »
 
 
N'est-il pas nécessaire et indispensable de mettre fin à cette discrimination ?
Tous ensemble, pouvoirs publics, associations familiales et de solidarité, associations de ROMS, réfléchissons et agissons pour que le changement permette à ces populations de vivre plus décemment !
 
CDAFAL 77
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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 08:10

 

 

L'allocation de rentrée scolaire qui sera versée le 21 août 2012 bénéficie d'une hausse de 25% par rapport à celle versée l'an dernier. C'est la concrétisation d'un engagement pris par le candidat François Hollande.

Les ressources de la famille ne doivent pas dépasser un certain plafond qui dépend du nombre d'enfants, c'est le revenu net catégoriel de 2010 qui sert de référence.

 

"Les plafonds de ressources sont, pour la rentrée 2012, les suivants :

Nombre d'enfants à charge

Plafond de ressources 2010

Pour 1 enfant

23.200 €

Pour 2 enfants

28.554 €

Pour 3 enfants

33.908 €

Par enfant supplémentaire

ajouter 5.354 €


 

Le plafond est identique, quelle que soit la situation de la famille bénéficiaire : double activité professionnelle au sein du couple, une seule activité ou personne isolée.

À savoir : en cas de léger dépassement du plafond, une allocation dégressive appelée "allocation différentielle", calculée en fonction des revenus, peut être versée. "

C'est une allocation qui profite aussi bien à des familles à revenus très bas qu'à des revenus modestes...Trois millions de familles sont concernées dont de nombreuses familles mono parentales.

Quelles sont donc les sommes versées ?

356,20 € pour un enfant de 6 à 10 ans (284,97 € en 2011), 375,85 € pour un enfant de 11 à 14 ans (300,06 € en 2011) et 388,87 € pour un enfant de 15 à 18 ans (311,11 € en 2011), « soit une augmentation toujours supérieure à 70 € »

Le versement est automatique pour les enfants de 6 à 16 ans et pour ceux âgés entre 16 et 18 ans, il sera effectué par les CAF après réception d'un certificat de scolarité ou d'apprentissage.

Après la réunion du conseil des ministres du 30 mai au cours de laquelle a été prise officiellement la décision d'augmenter de 25% l'allocation de rentrée scolaire, des commentateurs plus ou moins bien avisés ont prétendu que cette allocation servait à des achats "extrascolaires"....Ah les fameux écrans plats achetés par de nombreux allocataires !

Aucune étude ne corrobore cette affirmation.

Quand des associations familiales interrogent les familles sur leurs intentions, toutes expliquent que cet argent sert à acheter des fournitures , des chaussures et autres habits pour la rentrée.

C'est un coup de pouce appréciable et comme nous l'explique une adhérente, mère de quatre enfants

"C'est formidable je vais pouvoir habiller mes enfants !"

 

CDAFAL 77

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 08:48

L'humour et l'aventure pour nos vacances Que ferions-nous si nous retrouvions sur une île déserte ? Pas grand chose et de toutes façons il n'y a plus d'île déserte et avec les moyens de transmission d'aujourd'hui, tout avion en amerrissage forcé est retrouvé..

 

.Oui peut-être mais avec Paasilinna, rien n'est impossible !

 

 

 "Prisonniers du paradis roman d'Arto Paasilinna

 collection folio éditions Denoël 201 pages mars 2011 6 €

 

Voici un nouveau roman d"Arto Paasilinna traduit en français.

 

 

 Les naufragés sont sympathiques et leur histoire commune est invraisemblable mais tellement originale et amusante. Cet avion qui fait un amerrissage forcé tout près d'une île mélanésienne contient du matériel médical et de prévention. Les stérilets en nombre qui seront dégagés par des nageurs improvisés vont s'avérer très utiles, pour la pêche, pour d'autres travaux et accessoirement pour que les nombreuses jeunes femmes puissent avoir une vie sexuelle sans risque de grossesse. Les Robinson s'organisent tant bien que mal, chacun trouve sa place peu à peu et la pénurie ne dure pas trop longtemps. Il est vrai que les hommes et les femmes, perdus sur cette île disposent d'atouts indéniables : ils ont parmi eux trois médecins, 14 infirmières, 10 sages-femmes et, cerise sur le gâteau, 10 bûcherons finlandais, deux mécaniciens forestiers et 2 ingénieurs.... La vie s'organise et comme le conteur est l'auteur "fantaisiste" qui avec humour est capable de tout et surtout de nous passionner en nous écartant du drame, le lecteur est ravi, il en demande encore. Une nouvelle société surgit avec ses codes, une administration démocratique et une justice fondée collectivement et acceptée de tous. Les distilleurs pourront même produire de l'eau de vie....Il faudra d'ailleurs compenser ce travail personnel et la consommation déclarée licite après un vote, en monnaie locale : l'heure supplémentaire de travail collectif.

 

 Sans le savoir, ni l'imaginer, ces femmes et ces hommes ont construit une société solidaire... mais comme l'explique l'un des héros narrateur de l'histoire, "nous ne pouvions appliquer un autre système, car nous irions à notre perte." Quand après plusieurs mois de vie dans ce nouveau paradis, une perspective de "sauvetage" est en vue, beaucoup préféreraient rester ici : Pourquoi retourner "dans un monde déchiré par les guerres, pour payer des impôts, acheter des produits coûteux et superflus, avoir un cancer du poumon ou quelque autre maladie, écouter les Jérémiades continuelles de nos épouses au sujet de leurs jambes enflées et de la laverie toujours bondée" C'est ce que pense et exprime Taylor, un homme. Les femmes n'ont pas de divergences si ce n'est de tancer, elles en contre point l'attitude de leurs maris ou fiancés restés au pays. Que vont-ils décider, revenir à la civilisation pour retrouver leurs familles ou rester dans leur paradis...Le désaccord est profond mais nous sommes dans du Paasilinna....

 

Le rêve, l'humour et la fantaisie sont au cœur de cette aventure extraordinaire et rafraîchissante

 

 Jean Bouet

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 09:10

Affiche surrendetement RVB

 

 

 Dans un entretien accordé au journal du dimanche, Benoît Hamon, ministre de l'Economie sociale, déclare qu'il existe deux options en ce qui concerne les crédits revolving " une suppression pure et simple ou un encadrement et un contrôle renforcé".

 Son analyse rejoint celle des associations de consommateurs : "Ce type de prêt a peu à voir avec ma vision de la consommation, car il incite à s’endetter davantage. C’est un business qui, dès lors qu’il n’est pas encadré, prospère sur le dos du consommateur et l’entraîne dans la spirale du surendettement. Dans des cas extrêmes, il met des familles à terre et brise des vies. Il faut donc encadrer ces pratiques." Pourquoi donc continuer à réfléchir et à tergiverser ? La loi Lagarde n'a que peu gêné le crédit dit renouvelable, les banques se sont adaptées et ont plus ou moins respecté la loi en évitant de prendre des risques. Ces crédits révolving sont en cause dans 80% des cas de surendettement. Tant qu'ils existent, ils constitueront de faux planches de salut pour les personnes en difficultés. Très régulièrement sollicitées partout : dans les magasins, sur le net, dans le cadre d'un matraquage publicitaire, avec une multiplication de messages alléchants et mensongers sur les boïtes mail, les familles qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts et qui ont des dettes pensent à tort, qu'elles vont sortir la tête de l'eau. C'est un leurre ! Elles se trouvent dans une spirale infernale.

 

 Lorsque les familles surendettées ne peuvent plus payer, elles voient les intérêts atteindre le niveau maximal, leur dossier est revendu à une société de recouvrement qui multiplie les menaces et n'hésite pas à envoyer les huissiers. Il m'est arrivé souvent d'intervenir car ces sociétés de recouvrement continuent même quand un dossier de surendettement est jugé recevable par la commission de la Banque de France à harceler les familles. Ce sont des requins ! ( J'en arrive presque à insulter ces poissons!) Il est nécessaire et indispensable d'interdire ce type de crédits et de mener une action pédagogique de prévention.

 

 Dans ce même entretien, le ministre envisage de répondre favorablement à une demande forte et argumentée des associations de consommateurs "Nous réfléchissons à la mise en place d’une action de groupe "à la française". Il ne faut ni compromettre l’innovation ni ralentir l’économie. Elle permettra aux plaignants qui partagent le même sort de saisir collectivement le juge pour bénéficier d’une indemnisation."

 

Ce serait une excellente initiative !

 

Faites vite Monsieur le Ministre et tout d'abord, INTERDISEZ LE CREDIT REVOLVING, VERITABLE CREDIT REVOLVER !

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 16:40

La commune de Rubelle refait parler d'elle. 

Souvenez-vous de ces enfants de familles "sans papier en attente de régularisation", résidant on ne peut plus officiellement sur son territoire, et que celle-ci refusait de scolariser.

 

Ci-dessous une info à ce sujet. Nous ne manquerons pas à nouveau de faire appel à la mobilisation.

 

Patrice THEVENY

 

 

QUELLE MOUCHE LES A DONC PIQUES ?

 

Le Conseil municipal de Rubelles a osé voter le principe d'un recours contre la décision préfectorale contraignant d'appliquer la loi, c'est à dire d'inscrire les enfants étrangers à l'école.

Non contente d'avoir laissé pendant huit mois des enfants non scolarisés, la Municipalité de Rubelles, au lieu de faire profil bas, déclare par la voix du maire.« Nous étudions avec l’avocat de la commune la possibilité ou non de déposer un référé au tribunal !?

C'est le monde à l'envers ! Le coupable devient le plaignant : alors que la commune se devait de scolariser ces 18 enfants hébergés avec leurs familles sur le périmètre communal, elle envisage de se pourvoir en justice ?

 

Faut-il rappeler, comme l'explique Hervé Brun, conseiller vie scolaire du 1er degré« L’inspection académique a mis des moyens à disposition de l’école en fonction des besoins des enfants, contrairement à ce que veut bien dire le maire. Deux enseignants du dispositif Clin (N. D. L. R. : classes d’initiation pour les enfants non francophones) interviennent à l’école à raison de 4 h 30 par enfant chaque semaine. Les enfants ont été préalablement évalués et nous répondons en conséquence. La plupart avaient un niveau scolaire excellent dans leur pays, certain vont passer au collège, aucun ne posent problème. En septembre tout restera en place. »

 

Que la commune ne se plaigne pas du coût des fournitures scolaires, c'est la traduction de la loi et elle s'applique à tous ; les enfants quelles que soient leurs nationalités et leurs origines doivent être scolarisés dans leur commune de résidence !

 

Notre association, le CDAFAL 77 connaît bien ces familles de Rubelles qui sont hébergées dans des hôtels...Plusieurs adultes assistent aux cours de français que nous organisons et ces hommes et ces femmes, particulièrement assidues souhaitent être intégrées et respectent les lois de la République...

L'image de la République que leur renvoie le Conseil Municipal n'est pas conforme aux principes républicains !

Nous ne pouvons que soutenir l'appel indigné du Réseau Education Sans Frontière et partageons l'avis de Monsieur Kerbanne :

« Cette décision ( celle du Conseil Municipal) est complètement déplacée compte tenu du préjudice subi par ces enfants. C’est le monde à l’envers, nous allons demander une enquête administrative pour comprendre comment la situation a-t-elle pu perdurer pendant plus de huit mois, alors que les plus hautes instances étaient au courant.

 

CDAFAL 77

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 16:12

 

Un petit vent frais au pays de l'Edition

 

Si des "petites" maisons d'édition ne pouvant pas faire face aux difficultés de diffusion ferment boutique, d'autres se lancent dans l'aventure.

Ce sont des amoureux du livre qui ne se voient faire autre autre chose.

Ces hommes et ces femmes souvent en auto-entreprises reçoivent des dizaines et des dizaines de manuscrits. Ils lisent eux mêmes les productions reçus ou demandent à des écrivains de connaissance de le faire.

A Sokrys Editions, l'éditeur imprime lui même les livres. Un vrai travail de militant.

Si le manuscrit est de qualité-il s'agit là d'un jugement de valeur- l'éditeur se met au travail : correction, mise en page et impression.

Combien touche l'écrivain? : dans le meilleur des cas 10% du prix de vente du livre. Ce n'est pas un marché de dupes puisque l'éditeur prend à sa charge tous les autres coûts : correction, impression, les 30% de marge du libraire, publicité et diffusion.

Comme me l'a expliqué un éditeur: "c'est ainsi que doivent se comporter les éditeurs et surtout dites bien aux écrivains que vous connaissez de refuser d'avancer de l'argent. Ce n'est pas à l'écrivain de faire de l'avance de fonds, sinon qu'il se mette "auto-éditeur"

On trouve souvent chez les "petits"éditeurs des petits bijoux. C'est ainsi que j'ai découvert Enzymis, roman fantastique écrit par un jeune de 19 ans.

 

"Enzymis"

"Tome 1 : la confrèrie d'Harfang"

de Quentin Dubois

SOKRYS Editions

215 pages

avril 2012

20 €

  Un combat épique contre les ténèbres

 

Dès le tout début, le lecteur est dans le bain, le cadre est fixé et les principaux protagonistes sont présentés. Tout en n'étant ni un fan du fantastique, ni un habitué, je me suis vu partir avec les héros pour combattre les ténèbres et les monstrueux êtres qui veulent régner en maîtres.

Le royaume de Casiel, hier composé de six cités libres, n'en possède plus aujourd'hui que deux encore en état. La capitale Taïr-Castellan est dirigée par le roi de Casiel qui ne bouge pas du tout quand la flamboyante cité de Lûmbredor dirigée par son vassal est attaquée et détruite.

Matheor, devenu souverain après la mort de son père tué dans l'attaque le Lûmbredor, va reconstruire la ville avant de mener une expédition pleine de risques visant à défaire les armées maléfiques de Skorn.

Une prophétie veut qu'un homme vaillant soutenu par les sages et puissances du bien devienne un héros libérateur.

La confrérie légendaire d'Harfang, composée au départ de six personnes s'engage dans une quête dangereuse semée d'innombrables embûches.

Les rencontres sont diverses mais l'ennemi est là avec ses alliés, il frappe sans pitié.

Tous les êtres sont là : les minotaures, les elfes, les farfadets les gnomes et les trolls géants et bien d'autres. Certains sont des ennemis irrecductibles de nos héros, d'autres des alliés potentiels puis réels.

La mythologie et les contes et légendes ont inspiré le jeune auteur de ce livre.

C'est une épopée fantastique qui se poursuit.

L'écologie s'invite même pour donner une leçon fort utile par la voix d'un centaure:

"Alors, remerciez la nature pour ce qu'elle vous offre en évitant de vider les cours d'eau des poissons, de chasser des espèces en voie de disparition....Quand les humains se seront rendus compte du mal qu'il nous font, il sera trop tard...."

Ce premier livre est une réussite indéniable. Pendant trois ans ce jeune auteur a conçu et écrit un roman d'aventures fantastiques qui devrait passionner les lecteurs, jeunes et vieux et notamment les grands adolescents.

Vivement qu'il écrive la suite, en continuant à utiliser l'imparfait et le passé simple comme il l'a fait si bien ici.

 

Jean-François Chalot

 

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