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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 10:20

    Ce samedi matin, 2 juin, les rues de Vaux le Pénil ont été quelque peu encombrées par une troupe "joyeusement en colère" qui manifestait contre les cinq fermetures de classes annoncées pour la rentrée prochaine.

 

Composée majoritairement de parents d'élève, celle-ci comptaient aussi des élus, des représentants d'associations et aussi de simples citoyens soucieux du maintien d'un service public de l'éducation de qualité.

 

Ce sont donc environ 250 personnes qui ont défilé sur un parcours reliant les trois groupes scolaires qui seront impactés par ces décisions adminitratives, reposant sur un baisse d'effectif réelle, certes, mais cependant tout à fait contestables si l'on tient compte des futures logements qui seront livrés dans quelques mois et apporteront leur contingent d'élèves.

 

Les associations de parents d'élèves et les élus seront reçus à l'Inspection Académique dans les jours qui viennent, et forts du succès de cette semaine d'actions et porteurs des nombreuses signatures pétitionnaires, ils ne manqueront pas de développer tous les arguments afin de convaincre les autorités académiques de revenir sur leur décision.

 

  IMGP1664.JPG IMGP1667.JPG

 

Merci à tous ceux et celles qui se sont mobilisés et le feront encore.

Merci aussi à ceux et celles qui prendront le train en marche car nul doute que l'issue favorable ne sera pour demain et qu'il faut rester mobilisé.

 

Patrice THEVENY

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 07:03
Comme vous le savez sans doute, à la rentrée prochaine, Vaux le Pénil risque de connaitre 5 fermetures de classe en primaire, dont des postes d'enseignants spécialisés (RASED).
Voir nos autres articles à ce sujet.
 
OCCUPATION SYMBOLIQUE DES ECOLES
ce mardi 29 mai avec parents, élus ...
avant la "grand rendez-vous de samedi"
  
Je ne développerai pas ici les arguments mis en avant par les parents d'élèves contre ces décisions académiques, mais les raisons pour lesquelles notre association familiale soutient cette vague de protestation et s'associe au mouvement.
 
IMPACT BUDGETAIRE, FAMILIAL, PROFESSIONNEL
    Les fermetures de classes en maternelle réduiront ipso facto les capacités d'accueil dans les écoles et entraineront la "non scolarisation" des enfants dont l'anniversaire se situe entre la rentrée et le 31 décembre de l'année civile.
    Pour certaines familles cela se traduira par une année de crèche ou de nourrice supplémentaire ou la prolongation d'un congé parental avec ce que cela implique. A l'heure où tant de familles "rament" pour boucler les fins de mois, notre association ne peut rester silencieuse.
    Dans le même temps, cela ne libèrera pas places pour des bébés en liste d'attente car chacun sait aussi combien il est difficile de trouver des places en crèche ou des nounous disponibles.
 
IMPACT SUR REUSSITE SCOLAIRE
^   Si Vaux le Pénil n'est pas classé ZEP, il n'en demeure pas moins que des enfants connaissent des difficultés d'appentissage ou ne peuvent être aidés efficacement à la maison.
    C'est ce que nous constatons dans le cadre de l'accompagnement scolaire que nous menons de puis 7 ans.
    L'augmentation des effecifs en classe diminuera encore les possiblités de prise en charge particulière de ces élèves, et plus encore si les RASED disparaissent.
 
Ce samedi 2 juin,
marchons tous contre les fermetues de classe
Tous concernés, parents, futurs parents, grand-parents.
 
RENDEZ-VOUS A 9H30 
Devant la maison des Associations
Place des Fêtes à Vaux le Pénil
(prévoir 1h30 à 2 heures)
 
Patrice THEVENY
Président de Familles Laïques Vaux le Pénil
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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 12:29

   Dans toute la France des Cercles de silence sont organiés

 

A MELUN AUSSI DEPUIS 4 ANS

 Espérons que nous serons nombreux pour marquer le 4e ANNIVERSAIRE du Cercle de Silence de Melun.C'est, en effet, en Mai 2008 que Georges Rimbaut lançait le 1er cercle de silence sur la place Saint Jean! Merci à toi, Georges. L'actualité de cette semaine(rafle sur un chantier à Aubervilliers...) nous invite à rester vigilants et montre que notre cercle de silence a toujours, hélas! sa raison d'être. 

 

Actualité du mois de Mai 2012

 

Contre l'enfermement: une grève de la faim au centre de rétention du Mesnil-Amelot.

 

Gervais, Rody : deux pères d'enfants français, enfermés à la prison pour étrangers du Mesnil Amelot, sont en grève de la faim pour protester contre une expulsion. Ils vivent en France depuis plus de 10 ans, n'ont plus d'attaches dans leurs pays d’origine. Chacun d'entre eux a entrepris des démarches de régularisation, encore en cours. Ils demandent que leur situation soit réexaminée et leurs droits rétablis.

- Gervais, camerounais de 30 ans, orphelin depuis l'âge de six ans. Son frère aîné est de nationalité française et sa sœur titulaire d'une carte de résident de 10 ans. Il est père de deux petites filles françaises de 7 et 5 ans, très attachées à leur père, affectées psychologiquement par cette éventuelle expulsion

- Rody Sula, Congolais, en France depuis 1990. Toute sa famille vit en France, il est père de 6 enfants français.

 

- Séparer les enfants de leurs pères est révoltant sur le plan humain mais c’est aussi une violation des traités internationaux dont la France est signataire.

Vivre en famille, scolariser les enfants sont des droits fondamentaux qui doivent être respectés, c’est pourquoi nous demandons que cessent de telles expulsions

 

Scolarisation bien tardive d'enfants étrangers.

Le cercle de silence a participé à un rassemblement devant l’école primaire de RUBELLES, le 3 Mai pour réclamer l’application de la loi, c'est-à-dire l’inscription de 18 enfants de familles en demande d’asile. Cette inscription était refusée par le Maire faisant fi de la légalité, en toute discrimination Ces familles résident en hébergement d’urgence depuis le mois de septembre.2011. Lundi 14 mai, 15 enfants ont pu commencer leur année scolaire.

Ces familles ne sont pas responsables du long délai pour statuer sur leur demande d'asile. Comment leur reprocher de ne pas s'intégrer et refuser à leurs enfants d'aller à l'école?

 

Malaise à la Cour Nationale du droit d’asile

Depuis le 14 Mai, les avocats spécialisés mènent une grève des audiences pour dénoncer une « politique du chiffre » conduisant à juger « de plus en plus d’affaires en un minimum de temps » et entraînant une dégradation du traitement des dossiers des réfugiés et des droits de la défense »

Nous soutenons la demande d’ouverture de discussions pour que cessent ces mauvaises pratiques.

 

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Le CERCLE DE SILENCE de Melun.

S’y retrouvent à titre personnel des membres de diverses organisations : Réseau d’éducation sans frontière, Action des chrétiens contre la torture, Ligue des droits de l’homme, Familles Laïques, MRAP, CCFD, Entraide protestante, Cimade, Partenia 77, ou n’appartenant à aucune organisation.

Si vous êtes sensibles à ces situations ,

Venez nous rejoindre

Chaque dernier mardi du mois, de 18h00 à 19h00,

Place Saint Jean à Melun

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 08:06

« Jeanne, le pardon »

roman de Gisèle Leconte

éditions Persée

1er trimestre 2011

317 pages

20 €

 

Une force qui vient de loin !

 

L'auteure nous transporte dans le passé d'une France rurale frappée de plein fouet par cette guerre inexorable, dévoreuse d'hommes qui a déferlé sur la France, il y a bientôt un siècle.

La morale de ces hommes de labeur qui vivent de la terre est rigide et la femme est bien souvent reléguée à la dernière place...

Les pères choisissent le mari de leur fille , tout cela dans un cadre pré établi accepté de tous ou toléré.

Jeanne, la farouche n'a pas bien commencé son existence.

Violée par un inconnu, devenue fille mère, elle est reléguée aux tâches domestiques sans le droit de contester sa condition par un père qui n'a d'yeux et de considération que pour ses deux fils qui travaillent avec lui la terre maraîchère dans le nord de la France....

Il lui faut prendre mari et elle n'a pas le choix :

« Henri était un rêveur, un homme des bois, un paysan pétri de l'odeur des mottes, de la fraîcheur des rives, de la senteur des pluies. »

Un équilibre commence à s'installer et la naissance d'André semble ouvrir une nouvelle ère dans un couple où s'installe une certaine forme d'affection...Mais voilà que la guerre éclate avec le départ des hommes vers le front et l'invasion de la région par l'armée allemande.

Pour les hommes, c'est la guerre brutale, féroce, celle où l'issue individuelle, c'est la mort, l'infirmité ou une blessure psychologique qui meurtrit.

Pour les femmes et les enfants, c'est l'exil, le saut dans l'inconnu avec dévouement et abnégation.

Ce roman est un témoignage poignant, passionnant, fruit d'une recherche généalogique et historique.

J'ai découvert les faces cachées ou ignorées du grand public de cette grande guerre, où la solidarité côtoyait une certaine forme de racisme.

L'auteure ne se contente pas de raconter une histoire humaine et sociale, elle décrit avec goût des régions, des villages .

Le féminisme est bien présent et de nombreuses femmes se poseront la question essentielle juste après la guerre :

« Faudrait-il apprendre à obéir, à s'effacer, à se taire, à se soumettre? Leur lendemain s'inscrivait-il dans l'ombre d'une société où leur destin leur échapperait? »

 

Jean-François Chalot

 

 

  • L’article de JF Chalot me va droit au coeur. En premier lieu, à mon coeur d’enfant, en tant que petite-fille de Jeanne, à mon coeur de femme, en tant que femme, observant, cherchant à comprendre, vivant mon statut de femme dans cette société d’aujourd’hui née des fruits du passé, un passé bien douloureux si l’on s’en tient à l’époque décrite. Cependant ce qui me touche beaucoup c’est la force que ces hommes, ces femmes, ces enfants ont trouvé pour puiser toujours à la source de la Vie, pour grandir, se transformer, se recomposer, au fil de l’évolution de leurs pensées et ressentis, tant affectifs qu’idéologiques. Des hommes et femmes pris dans leur identité d’individu et de citoyen, je crois, qu’inconsciemment c’est ce que mes mains ont voulu écrire au travers de ce récit. Nos vies affectives, nos vies d’amour,nos vies familiales, nos vies économiques, confrontées à l’organisation globale de la société, et/ou complices avec nos intimes convictions socio-politiques, nos petites vies brassées par des décisions qui tracent l’Histoire et face auxquelles on ressent souvent de l’ impuissance mais toujours du courage, pour dépasser les obstacles, en s’octroyant, à tout le moins, un espoir de survie, et au mieux, un espoir de bonheur !.

     Je suis touchée par votre article, Monsieur Chalot, car souvent je dis "Jeanne, le pardon, c’est un récit de femme, qui touche le coeur des femmes", non pas que je sois sexiste, même si très attentive au sort des femmes, et que l’objet de mon récit éclaire particulièrement la vie d’une femme, mais parce que je constate que c’est plutôt majoritairement les femmes qui lisent mon roman. Cependant mon récit fait vivre aussi une fresque d’hommes, du plus tendre au plus dur, du plus ouvert au plus rigide.Ce qui m’a beaucoup touchée et interpellée, c’est que, quelles que furent leurs convictions morales ou politico-sociales, ils ont été tellement broyés... Et cette souffrance , des uns, unes et autres est éternelle dans le flot de l’Histoire. Moi qui appartient à cette génération dont la jeunesse a souffert de peu, n’étaient les affres d’une opulence dévastatrice..., je suis admirative de leur bravoure et de leur persévérance à vouloir façonner une vie meilleure et un monde plus fraternel...

    Vous indiquez ma présence au salon de Vaux le Penil, le 14 octobre 2012. Participer à des rencontres dédicaces en librairie ou à des salons est toujours pour moi un intense moment d’échange émotionnel avec lecteurs et lectrices. Le sujet de Jeanne le pardon déclenche souvent un retour aux racines, un regard sur sa propre histoire familiale, régionale, globale, qui représente cette richesse de l’unicité et du tout indissociable de notre histoire composant l’Histoire.                                                                                                                                                                                                Gisèle Leconte, auteure de leanne le pardon.

 

 

 

 


 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 07:42

 

En allant faire mes courses, j'ai pu constater que beaucoup de monde achètent de grosses quantités d'eau, quel supplice. Avec un prix moyen de 50 centimes, l'eau en bouteille est 100 fois plus cher que l'eau du robinet.

Je faisais partie de ces gens là, mais j'ai vite constaté que ce n'est vraiment pas rentable et sain d'acheter de l'eau en bouteille. J'utilise désormais un filtre. La consommation d'eau en bouteille reste très élevée alors que nous possédons tout le matériel nécessaire pour ne plus utiliser de bouteille, vous ne trouvez pas ça bizarre !

L'eau en bouteille de plus près

Avantage :
J'ai beau me creuser la tête, j'en trouve pas. A moins que vous en connaissiez ?
 

Inconvénients :
Grosse consommation, d'après ce que j'ai trouvé sur le net, les français consomment 150L par habitant et par an soit 75EUR/an ou 6EUR/mois. Sans parler de toute l'énergie nécessaire pour fabriquer et transporter tout ce beau monde..
Les plastiques sont fabriqués à partir de PET polythylène téréphtalate un dérivé de pétrole brut.
40 % de l'eau mondiale en bouteille est de l'eau du robinet additionné de minéraux !
1 bouteille plastique fabriquée = 7 litres d'eau utilisés
Pollution environnementale catastrophique, présence d'îles de plastiques dans les océans.
 

 

Et l'eau du robinet ? L'eau du robinet, malgré qu'elle soit potable, contient de grande quantités de résidus chimiques (chlore, pesticides, métaux lourds...), de plus cette eau est généralement de mauvais goût. Cela fait qu'elle n'est plus potable pour la majorité des personnes, très paradoxale. :D

Je dépensais 35 centimes par jour pour une bouteille d'eau. Soit près de 10EUR par mois. Pour une famille de 5 personnes, par exemple, il faut compter environ 50EUR par mois pour de l'eau en bouteille. Depuis j'ai découvert les filtres ...


Les principaux types de filtre existant (avec prix d'achat)

  •  Pichet filtrant (15EUR). En vente un peu partout. Jamais testé, mais d'après ce que j'ai vu sur les forums, par super efficace en raison d'un système de filtrage simpliste (charbon uniquement). Soit 0.006EUR le litre.
  •  Filtre sur robinet (50EUR). Filtration correct qui revient à 0.01EUR le litre.
  •  Fontaine filtrante (200EUR). Très efficace, puisque qu'elle possède plusieurs couches de filtration (céramique, charbon, minéraux...) avec une cartouche de 50EUR à changer tout les 9mois soit 0.04EUR le litre.

 Osmose inversée (300 à 1500EUR). C'est la royce rolls des filtres. Elle élimine 90 à 99.9% des polluants connus. Cependant pour un litre d'eau filtré il y-a 3 litres d'eaux rejetés, pas très économique :o Son prix de revient est de 0.13EUR

Personnellement j'utilise une fontaine filtrante reminéralisante puisqu'elle convient à mes besoins. Je trouve que c'est très vite rentabilisé. L'eau filtrée n'a absolument rien à voir avec celle du robinet, j'ai été agréablement surpris lors de ma première gorgée ! Bref, les économies que j'ai pu faire en utilisant un système filtrant est de 8EUR par mois et par personne, soit environ 100EUR par an !
 


J'appartiens à la partie de la population qui fait ses courses avec la main gauche dans sa poche. Plus besoins de trimballer des litres d'eau jusqu'à la maison, depuis mon dos me remercie et m'a invité à boire un verre.
"La parole est comme l'eau, une fois versée, on ne la ramasse pas."


Ecrit par Zakari www.eco-facile.com

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 08:56

Les associations d'éducation populaire n'en pouvaient plus...Depuis cinq ans, elles ont subi, entre autres :

- une baisse drastique des subventions;

- la disparition des directions départementales Jeunesse et Sports qui apportaient un soutien et des conseils pour la mise en oeuvre de projets :

- la réduction des sommes allouées pour les postes FONJEP;

- la disparition des contrats éducatifs locaux;

Aujourd'hui de nombreuses associations s'interrogent sur leur avenir...Je ne parle pas de celles qui ont pignon sur rue et qui ont développé un secteur marchand conséquent, mais de toutes celles qui se situent sur le terrain social, dans les quartiers ou dans les villages.

Beaucoup de ces associations se posent les mêmes questions avec espoir mais aussi lucidement  et comme l'écrit Lettrasso (http://www.loi1901.com/redirection/redir_lettrasso.php?num=462) :

« Le changement de président va-t-il renverser la vapeur ? Peut-on espérer un arrêt des coupes budgétaires en direction de la jeunesse ? Il est trop tôt pour le savoir. Un état des lieux est nécessaire.



La suppression des moyens dédiés à l'accompagnement et à l'animation des projets en direction de la jeunesse est en continuité constante depuis 10 ans. Or, les associations locales, au travers de l'accueil dans leurs foyers de jeunes travailleurs, dans leurs comités locaux pour le logement autonome des jeunes, leurs services logement et dans l'ensemble de leurs activités, constatent au quotidien, des besoins de plus en plus importants.

Dans le même temps, l'État, qui reconnaît l'urgence d'agir pour la jeunesse, réduit, voire supprime, les moyens de prendre en compte ces nouveaux besoins. Pourtant, ces moyens permettent d'assurer un accompagnement socio-éducatif et d'éviter le basculement de nombreux jeunes dans des situations de plus grande urgence sociale. »

 

La nomination de Valérie Fourneyron, député-maire de Rouen, comme ministres des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative dans le nouveau gouvernement constitue une rupture symbolique très forte.

C'est plus que le retour de la Jeunesse et des Sports dans le même ministère, c'est la reconnaissance, une première en France de l'importance de l’Éducation populaire.

L’Éducation populaire, ce n'est pas ni la réparation sociale, ni le développement de simples structures d'accueil, c'est un mouvement de transformation sociale qui vise à permettre aux enfants, aux jeunes et aux adultes d'être des acteurs dans la ville et dans la société.

 

Les militants et militantes de l’Éducation populaire se réjouissent des changements opérés mais attendent les premières décisions prises pour juger et notamment la réouverture de directions départementales de la Jeunesse, des sports, de l'éducation populaire et de la vie associative..

 

Il est nécessaire et indispensable que s'opèrent un retour en nombre des CEPJ ( Conseillers d'éducation populaire et de jeunesse) si utiles pour l'accompagnement des projets territoriaux initiés par les associations locales, indépendantes ou fédérées.

 

Il va sans dire que la mobilisation et la vigilance sont de mise pour que l'espoir se transforme en réalités.

Nos associations sont indépendantes, elle le resteront

 

Jean-François Chalot et Patrice Théveny

 

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 07:18

Le lundi 14 mai 2012, les enfants privés d'école ont été scolarisés


 

« Vendredi, la mairie a enfin délivré des certificats d’inscription aux 18 enfants étrangers qui n’étaient pas scolarisés depuis le mois de septembre pour certains et ils ont ainsi pu faire leur rentrée scolaire ce matin ; c’est une excellente nouvelle », s’est réjoui Nicole Fautrel, représentante de la Ligue des droits de l’Homme (LDH).
C'est une victoire remportée par les parents d'élèves.

C'est le fruit d'une action menée par de nombreuses associations.

Comme l'explique Yahia Kerbane, du Réseau éducation sans frontières (RESF) :

« Dans un courrier, le préfet de Seine-et-Marne a rappelé au maire ses obligations légales en matière de scolarisation, aussi bien pour le niveau élémentaire que le niveau maternelle et aussi les sanctions pénales qu’il encourt s’il n’applique pas la loi »,

C'est un soulagement pour les familles mais pourquoi a t-il fallu attendre des mois avant que la loi ne soit appliquée?

Comment le retard va t-il être comblé?

Ce sont les enfants qui ont trinqué et la loi qui n'a pas été respectée.

   

COMMUNIQUE DE PRESSE COMMUN DES ASSOCIATIONS QUI SE SONT MOBILISEES

DONT FAMILLES LAIQUES DE VAUX LE PENIL 

 

14 mai 2012

ENFANTS DE RUBELLES :

AU BOUT DE LA MOBILISATION, LA VICTOIRE !

 

Aujourd’hui, lundi 14 mai, tous les enfants dont les familles en ont fait la demande ont été accueillis à l’école.

L’ensemble des organisations signataires se félicite de cet aboutissement et rappelle qu’il n’est que le résultat de l’application de la loi. Après avoir tenu ces enfants durant 8 mois à l’écart de l’école au mépris du droit, Mr le Maire de

Rubelles s’est vu contraint de les inscrire dans les écoles maternelle et élémentaire de sa commune.

Cette victoire obtenue grâce à la mobilisation de tous et à la sensibilisation de l’opinion publique doit servir de repère aux élus qui seraient tentés de se placer dans l’illégalité par rapport au droit essentiel que représente la scolarisation pour tous les enfants résidant sur le sol Français.

Qu’ils sachent qu’ils trouveront sur leur chemin les mêmes appels, les mêmes rassemblements, la même indignation de tous ceux pour qui les valeurs fondamentales de notre République Liberté, Égalité, fraternité, inscrites au fronton de nos mairies ne sont pas des vœux pieux mais des engagements qui obligent.

 

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 15:16

Ils sont retraités depuis plusieurs années et toujours sur la brèche.

Pourquoi ne décrochent-ils pas?

C'est une question que se posent de nombreuses personnes, y compris des responsables associatifs...

Je commence à avoir quelques éléments de réponses fiables.

Ce ne sont ni des carriéristes, ni des bureaucrates qui se battent pour rester aux commandes, mais pour la plupart, des militants qui veulent continuer à agir avec les autres dans la défense d'une cause.

Ils sont prêts à laisser leur place dans les instances décisionnelles, dès qu'un plus jeune se présente mais il n'est pas question pour eux d'abandonner l'action de terrain.

A Melun, j'en côtoie régulièrement dans les permanences surendettement et même sous la pluie ou en plein vent dans les cercles de silence...

Certains ont plus de 75 ans et une vient de souffler ses 85 bougies.

Je tiens à leur tirer mon chapeau et à leur rendre hommage.

Au lieu de jouer aux cartes ou de passer leurs journées devant le poste de télévision, ils préfèrent rester des acteurs sociaux....

Certains parmi eux découvrent l'outil informatique et l'utilisent régulièrement avec dextérité.

Une anecdote m'a bien fait sourire :

Madeleine âgée de 84 ans, a voulu se mettre à l'informatique...

Les premières réactions de ses enfants ont été négatifs : « Maman! Tu n'y arriveras pas, le maniement du portable est trop compliqué »!

Aujourd'hui elle saisit directement, sur le vif les résumés d'intervention et manie le iphone comme un professionnel, aucune fonction ne lui échappe.

L'autre jour, un de ses petits enfants l'a interpellé ainsi : « Oh Mamie, montre moi! »

C'est un texte que je n'aurais pas écrit il y a dix ans ou même vingt ans car comme d'autres je pensais qu'ils étaient comme ces sénateurs …. à rester pour les honneurs.

Non! Ils sont bénévoles, ne se font même pas rembourser leurs frais et refusent d'abandonner le combat de leur vie pour le maintien et le renforcement du lien social.

Il est important que le fil ne se rompe pas, que les nouvelles générations se nourrissent des expériences des anciens et que ceux ci puissent continuer, s'ils le désirent à agir.

 

Jean-François Chalot

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 17:24

    

COMMUNIQUE DE PRESSE

6 mai 2012

Rubelles : Zéro pointé

Les enfants des hôtels ne sont toujours pas scolarisés !

La loi n'est toujours pas respectée !

Appel à rassemblement

M ERCREDI 9 MAI À 14H  30

DEVANT LA  PRÉFECTURE DE M ELUN

Pour donner au maire de Rubelles et au préfet un cours de rattrapage sur le droit constitutionnel, international et national, dispensé par un professionnel du droit

Et pour exiger la scolarisation de TOUS les enfants de la commune.

Ci-après le bulletin de notes adressé par les organisations signataires au Maire de Rubelles

Bulletin de notes

Année solaire 2011 – 2012

Groupe scolaire Claudine Fabrici de Rubelles 77950

 

Élève :

JJACQUESACQUES BAUMANN BAUMANN, - MAIRE DE RUBELLES MATIÈRES

C APACITÉS ET CONNAISSANCES

D IFFICULTÉS

ET CONSEILS

Déclaration Internationale des droits de l'enfant

 

A laissé une vingtaine d'enfants privés d'école plus de 8 mois.

 

Vous devez prendre

 en compte la déclaration

des droits de l'enfant.

 

Application du droit constitutionnel

 

Erreur manifeste d’appréciation.

 

Il existe une constitution

, 1958.

 

Rédaction d’actes

 

Copie non rendue.

 

Motivez vos décisions !

 

Respect du Code de l'Education

 

Grosses lacunes.

 

Il est grand temps

 de réviser vos bases.

 

Lecture du droit international

 

Non application des textes en vigueur.

 

Le droit international

s'applique aussi à Rubelles.

 

Bilan :

 

Cours de rattrapage obligatoire le

mercredi 9 mai à 14h30 à la préfecture de Melun .

Signature de l’enseignant :

Signature de l’élève :

Signature des parents :

 

 

Une petite commune de Seine-et-Marne refuse de scolariser des enfants étrangers       

LE MONDE | 03.05.2012 à 15h09 • Mis à jour le 03.05.2012 à 15h29

Par Mattea Battaglia

 

Des enfants "sans école fixe", au pays de l'instruction obligatoire ? C'est ce que devaient dénoncer, jeudi 3 mai au matin, Amnesty International, la Ligue des droits de l'homme (LDH) et le Réseau éducation sans frontières (RESF) devant le groupe scolaire Claudine-Fabrici de Rubelles (Seine-et-Marne).

Un "événement" dont cette petite ville de 1 900 habitants, proche de Melun, se serait volontiers passée : difficile d'admettre qu'une vingtaine d'enfants de 3 à 11 ans, au parcours déjà accidenté - la plupart viennent de Tchétchénie, quelques-uns d'Ingouchie, du Sri Lanka ou du Gabon - se sont vus refuser leur inscription à l'école. Et rêvent depuis des mois d'être assis en classe, plutôt que relégués dans une chambre d'hôtel low cost qu'ils occupent à Rubelles, en famille, faute de place dans les centres d'hébergement de Paris et de sa petite couronne.

"Ces familles demandeuses d'asile ont effectué toutes les démarches pour scolariser leurs enfants, mais ce droit-là n'est pas respecté à Rubelles, 

La municipalité leur refuse le certificat d'inscription administratif, préalable à l'admission en classe."

"SIX POLICIERS ÉTAIENT PRÉSENTS... POUR TROIS MILITANTS, SIX MAMANS ET UNE DIZAINE D'ENFANTS"

Un refus illégal ? Contacté, Michel Dreano, adjoint au maire de Rubelles (UMP), préfère mettre en avant la

Un arrêté municipal, adopté en janvier, est venu rappeler l'interdiction d'ouvrir les portes de l'école aux enfants dépourvus du "sésame municipal". C'est cet arrêté qui, selon les associations, permet au gardien, un employé de mairie, de

. Pour elles, le maire, c'est un peu le chef du village. On doit leur faire comprendre qu'il existe une loi au-dessus du maire..."

"UN CAS HEUREUSEMENT RARE"

Du côté de l'inspection académique, le malaise est palpable.

  "Tout parent qui réside dans une commune, même à titre provisoire, doit pouvoir faire admettre son enfant dans l'école du secteur, se borne à rappeler Patricia Galeazzi, la directrice académique des services de l'éducation nationale

. Rien ne peut conduire à différencier l'inscription."

Insuffisants, les moyens des écoles à Rubelles ?

  "Il reste encore des places en classe", répond Mme Galeazzi. Quelque 80 élèves sont scolarisés en maternelle, 125 en élémentaire. "Deux enseignantes spécialisées interviennent, une fois par semaine chacune, auprès d'élèves non francophones, deux enfants arabophones" , dit-elle.

"Accueillir ces enfants ne changerait pas grand-chose pour moi,

Les effectifs ? Ils bougeraient peu. Le niveau en classe ? C'est oublier qu'à cet âge, les enfants sont des éponges. Apprendre le français ne leur prend souvent que quelques mois."

Selon la Rue de Grenelle, quelque 38 000 "nouveaux arrivants non francophones de plus de 6 ans"ont été scolarisés l'an dernier, 18 500 en élémentaire, 19 600 en collège et lycée. Créteil s'impose, semble-t-il, comme la principale académie d'accueil. Mais combien d'enfants restent hors de l'école ?

"C'est très difficile à chiffrer, répond Marie Paindorge, directrice de la Coordination de l'accueil des familles demandeuses d'asile. Tant que les familles ne sont pas stabilisées, la scolarisation reste extrêmement complexe. Les municipalités ne peuvent pas l'anticiper. On est à l'intersection de responsabilités entre l'Etat et les collectivités locales. Et sans concertation, ça peut dysfonctionner." Comme à Rubelles, "un cas heureusement rare, relève Mme Paindorge, sans être unique" reconnaît un enseignant de maternelle, qui préfère rester anonyme. "non-conformité d'instructions données par l'inspection académique" de Seine-et-Marne. "Elle a voulu nous imposer d'admettre ces enfants à l'école sans certificat d'inscription ! C'est faire peu de cas du règlement, de nos limites budgétaires et de la situation dans nos classes, qui ne peuvent accueillir autant d'élèves non francophones", assure l'élu. "Et nous sommes en attente de 27 logements sociaux. Les familles qui les occuperont sont, pour moi, prioritaires", lâche M. Dreano. "faire le tri entre les élèves". "On en a encore fait l'expérience lundi 30 avril, raconte Margot Cimic, d'Amnesty International. On espérait que les enfants pourraient, enfin, faire leur rentrée, mais on a vite déchanté. Six policiers étaient présents... pour trois militants, six mamans et une dizaine d'enfants !" "Les familles ont peur, ajoute Nicole Fautrel s'indigne Nicole Fautrel, de la LDH.

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 05:58

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Une fois de plus, la programmation de la Ferme des jeux a apporté à son public, un grand moment de plaisir et d'émotion.

 

UTOPIE, (voir autre article dans nos pages) LE SPECTACLE QU'IL NE FALLAIT PAS MANQUER: le texte, la mise en scène, le jeu des comédiens (*) et la participation d'une quinzaine de membres de la chorale Chanterelle ont enchanté les 400 spectateurs qui sont venus le voir lors de ces deux soirées.

 (*) juste un avis personnel, une des comédiennes parlait un peu trop vite lors de la première représentation et parfois je ne comprenais pas très bien ce qu'elle disait)

 

Ceux qui connaissaient peu ou prou cette courte mais intense période de l'histoire de France, ce fut l'occasion de tout réviser, et pour ceux qui ne connaissait pas, .... l'envie d'en savoir plus peut-être, et pour tous une soirée inoubliable.

Les moments chantés ajoutaient à l'émotion du public :

- le duo des jeunes filles était "frissonnant",

- la version du "Temps des Cerises" incroyable de profondeur et superbement interprétée, (**)

- "le pendant d'oreille sur le gâteau", la chanson finale, écrite en 1871 "Elle n'est pas morte" clôturait la soirée avec un à propos absolument non prémédité (du point vue calendaire en tous cas) (**)

  (**) pour le plaisir et la compréhension, en bas de page, les paroles de ces deux chansons

Le hasard du calendrier, car rien n'était prémédité, a contribué, à la veille du second tour des présidentielles, à un surplus d'émotions lié aux nombeux messages délivrés.

 

Au dela des commentaires du public, entendus ici et là, tous élogieux, c'est surtout la formidable expèrience vécue par les choristes amateurs (chevronnés) qui pendant une semaine ont travaillé avec des professionnels, sous la houlette "implacable" du metteur en scène qui avait envers eux, les mêmes exigences que pour ceux et celles avec qu'il dirige.

L'un d'eux me disait hier "jamais je n'aurais imaginé vivre une telle expérience et je pense que cela ne se renouvellera pas et c'est bien dommage"

 

Si certains d'entre eux souhaitent apporter leur témoignage, soit en laissant un commentaire ci-dessous, soit en nous envoyant quelques lignes, nous nemanquerons pas de le publier.

 

En tous cas, un grand merci à La Fermes des Jeux, à Thierry BILISCO qui a déniché ce joyau, à la ville de Vaux le Pénil qui donne à la culture la place qu'elle mérite, à tous ceux qui étaient sur scène, devant et derrière, de nous faire vivre de tels moments et d'engranger (ref à La Grange) de tels souvenirs.

 

Pour Familles Laïques de Vaux le Pénil, un regret ! Ne pas avoir établi un partenariat comme nous le faisons parfois avec la Ferme des Jeux pour des films porteurs d'échanges, et offert à des scolaires, des bénévoles ou des adhérents 

Dans la mesure où toutes les places n'ont pas été vendues, cela aurait été possible, et avec le recul, compte tenu de la qualité de ce spectacle, ce regret est d'autant plus grand.

 

Patrice THEVENY, Président de Familles Laïques Vaux le Pénil

 

 

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Paroles : Eugène Pottier (1816-1887).
Musique : l'air de "T'en fais pas Nicolas" de Parizot.
Chanson sur l'écrasement de la Commune de Paris du 22 au 28 mai 1871

(la "Semaine sanglante") qui fit entre 20 000 et 30 000 morts.

ELLE N'EST PAS MORTE

On l'a tuée à coups de chassepot,
À coups de mitrailleuse
Et roulée avec son drapeau
Dans la terre argileuse.
Et la tourbe des bourreaux gras
Se croyait la plus forte.

Refrain
Tout ça n'empêche pas Nicolas
Qu' la Commune n'est pas morte.
Tout ça n'empêche pas Nicolas
Qu' la Commune n'est pas morte !

Comme faucheurs rasant un pré,
Comme on abat des pommes,
Les Versaillais ont massacré
Pour le moins cent mille hommes.
Et les cent mille assassinats,
Voyez ce que ça rapporte.
On a bien fusillé Varlin,
Flourens, Duval, Millière,
Ferré, Rigault, Tony Moilin,
Gavé le cimetière.
On croyait lui couper les bras
Et lui vider l'aorte.

Ils ont fait acte de bandits,
Comptant sur le silence.
Achevez les blessés dans leur lit,
Dans leur lit d'ambulance
Et le sang inondant les draps
Ruisselait sous la porte.

Les journalistes policiers,
Marchands de calomnies,
Ont répandu sur nos charniers
Leurs flots d'ignominie.
Les Maxim' Ducamp, les Dumas
Ont vomi leur eau-forte.

C'est la hache de Damoclès
Qui plane sur leurs têtes.
À l'enterrement de Vallès,
Ils en étaient tout bêtes
Fait est qu'on était un fier tas
À lui servir d'escorte

C' qui prouve en tous cas Nicolas,
Qu'la Commune n'est pas morte.
C' qui prouve en tous cas Nicolas,
Qu'la Commune n'est pas morte !

Bref tout ça prouve au combattant
Qu' Marianne a la peau brune,
Du chien dans l' ventre et qu'il est temps
D'crier vive la Commune !
Et ça prouve à tous les Judas
Qu'si ça marche de la sorte

Ils sentiront dans peu nom de Dieu,
Qu'la Commune n'est pas morte.
Ils sentiront dans peu nom de Dieu,
Qu'la Commune n'est pas morte !

Cette chanson de Jean-Baptiste Clément et Antoine Renard, antérieure à la Commune (1866-1868), n'est pas un chant révolutionnaire, mais une chansonnette d'amour.
Pourtant, elle deviendra, après le massacre des Communards,

le symbole de la Commune et des immenses espoirs qu'elle avait engendrés.

LE TEMPS DES CERISES

 

Quand nous en serons au temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur.
Quand nous en serons au temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur.

 

Mais il est bien court le temps des cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles
Cerises d'amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang.
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant.

      

 Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d'amour
Evitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour.

Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des peines d'amour.

 

J'aimerai toujours le temps des cerises
C'est de ce temps là que je garde au cœur
Une plaie ouverte
Et dame Fortune en m'étant offerte
Ne saura jamais calmer ma douleur.
J'aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur.

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  • C'est une association familiale laïque qui lie le combat social et le combat laïque
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