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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 16:59

   roms1.jpg

 

Changeons notre regard.

 

 

Nés sous une mauvaise étoile, ils sont habitués depuis des siècles

à raser les murs et à ne pas lutter contre l’injustice qui leur est faite.

On aurait pu penser que l’astre européen sous lequel ils évoluent

 désormais  leur soit plus favorableou qu’un jour la France, pays de naissance

des droits de l’homme, leur fasse rendre justice. Hélas, il n’en est rien.

Aux expulsions « de droite », précédées d’un discours de haine et de rejet,

 succèdent maintenant des expulsions « de gauche » accompagnées

 d’un discours savoureux sur l’importance fondamentale

qui s’attache  désormais  au respect de l’exécution des sentences de justice.

La différence d’approche est certes importante, dans le dire,

 mais au niveau des intéressés et de leurs familles le changement de manière

de faire n’est pas au rendez-vous.

Alors, pourquoi tant d’obstination à organiser « dans les règles »,

 leur retour à la case départ ?

La Roumanie, le pays de leur servitude historique,

vient d’être sommée par deux ministres français de leur faire désormais

toute leur place et même de tuer le veau gras quand les Roms

prodigues   retrouvent  leur merveilleuse patrie, dévorée par la corruption

et le combat des dirigeants qui détournent allègrement

les subventions européennes destinées à améliorer le sort de cette minorité.

 

Alors quoi faire ?

roms2.jpg

Leur ferons-nous une place dans nos quartiers, dans nos écoles,

 à eux qui n’ont jamais eu le droit « d’aller à l’école » ?

Depuis plus de 15 ans qu’ils sont venus chez nous, bien peu d’entre eux

ont eu cette chance.

 Aurait-on peur qu’ils prennent nos emplois, eux qui ne savent ni lire ni écrire ?

 Quand nos préfets les autorisent « au cas par cas » à travailler,

 ils occupent les emplois non qualifiés que les français ne se précipitent pas

à accepter, eux qui ont eu la chance de « faire des études ».

Les Roms sont peu nombreux en France,

(entre 15 et 20000 selon les estimations)

mais leur dénuement est visible, ce que nous ne supportons pas.

 Laissons-les travailler librement, ils mendieront moins.

 

 roms3.jpg

 

Rien ne peut justifier qu’un enfant soit empêché d’être inscrit

 et de fréquenter régulièrement l’école de la République.

 

Rien ne peut justifier qu’il soit condamné à vivre son enfance

au milieu des rats et des ordures, sous la pression quasi permanente

 des forces de l’ordre, déplacé de lieu, jeté à la rue, même en hiver,

 sans que soit mis en place pour lui et ses parents

(quel crime ont-ils donc commis ??) des lieux d’accueil dignes

(de l’eau, des toilettes, des moyens de se protéger du froid)

 

La France a mieux à faire que de s’acharner sur cette population,

 la plus pauvre d’Europe et qui n’a jamais pu, dans son histoire

 souvent tragique, accéder à une école et à un travail correctement rémunéré.

 Mieux à faire aussi que de consacrer en pure perte des sommes considérables

 à leur éloignement alors qu’il s’agit de citoyens européens,

en principe à part entière, ayant le droit de circuler librement

sur l’ensemble des territoires de l’Union Européenne.

Les héritiers de Jules Ferry et de Jean Jaurès doivent choisir clairement

 entre l’accueil de ces populations avec l’aide de l’Europe et une politique

de rejet qui n’ose même pas dire son nom.

Il faut désormais parcourir un chemin, à rebours de ce que nous avons vécu

pendant 10 ans, chemin qui est celui du DROIT figurant

dans les engagements internationaux signés par la France,

 la CONVENTION INTERNATIONALE des DROITS de l’Enfant

 

Un plan d’accueil d’urgence payé intégralement par l’Europe

 (les crédits sont disponibles mais pas utilisés) doit être décidé pour que

 le visage de la France soit réhabilité aux yeux du monde.

Il n’est jamais trop tard pour bien faire et, comme le disait Michel Rocard

dans les années 80 : « La France ne peut accueillir toute la misère du monde

 mais ELLE DOIT EN PRENDRE TOUTE SA PART »

 

Ecrit le 20 Septembre 2012 après une vague d’expulsions de familles roumaines stationnant n’importe où parce que rien n’est prévu pour elles.

 

Yves DOUCHIN

Correspondant du Collectif « ROMEUROPE-Droits de l’Homme »

pour la Seine et Marne.

Tel : 01 60 63 42 15 ou 06 72 78 46 21

Yves.douchin1@sfr.fr

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